Comité Permanent pour la Recherche Islamique et l’Ifta





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Si une personne dit qu’elle prie six raka’as pour la prière du duhr, est ce que cette adoration est en conformité avec la législation ? Pas du tout, parce qu’elle n’est pas en conformité avec elle dans la quantité.


Et si une personne dit « subhanallah wal hamdulillah wallahu akbar » 35 fois après la prière obligatoire, cela est-il bon ?

La réponse : Nous disons :

Si tu as pour intention d’adorer Allah avec ce chiffre alors tu es dans l’erreur.

Si tu as pour intention le rajout sur ce qu’a légiféré le messager (salallahu ‘alayhi wasalam) mais tout en croyant fermement que ce qui est prescrit est 33, alors pas de mal à ce rajout ici, parce que tu les as séparés de l’adoration avec cela.
4- Que l’adoration soit en accord avec la législation dans sa manière :
Si une personne accomplit une adoration dans son genre, sa quantité et sa cause mais a contredit la législation dans sa manière, alors cela n’est pas bon.

Exemple : un homme perd ses ablutions. Il fait ses ablutions mais il a lavé ses pieds, puis essuyé sa tête, puis lavé ses mains, puis lavé son visage. Est ce que ses ablutions sont bonnes ? Pas du tout, car il a contredit la législation dans sa manière.

5- Que l’adoration soit en accord avec la législation dans le temps :
Comme si une personne jeûne le Ramadan pendant le mois de Cha’bân ou de Chawâl. Ou qu’il prie la prière du duhr avant al-zawal (le déclin du soleil) ou après que la taille de l’ombre d’une chose ait la même taille que cette chose. Parce que s’il l’a priée avant al-zawal (le déclin du soleil), il l’a priée avant le temps et s’il l’a priée après que la taille de l’ombre de toute chose ait la même taille que cette chose, il l’a priée après le temps donc sa prière n’est pas bonne.

C’est pourquoi nous disons : si une personne délaisse la prière volontairement jusqu’à que soit sorti son temps sans excuse, alors sa prière n’est pas acceptée de sa part même s’il prie 1000 fois.

Et ici nous prenons une règle importante dans ce chapitre qui est : Toute adoration fixée dans le temps, si la personne la fait sortir de son temps sans excuse, alors elle n’est pas acceptée, au contraire elle est rejetée.

Et la preuve de cela est le hadith de ’Aïsha qui rapporte que le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Toute personne qui accomplit un acte sur lequel il n’y a pas notre ordre, alors sont acte est rejeté » Al Bukhari - Mouslim.
6- Que l’adoration soit en accord avec la législation dans son lieu :
Si une personne fait halte le jour de ‘Arafat à Muzdalifa (ndt : nom d’un des lieux du pèlerinage situé entre ‘Arafat et Mina), sa halte n’est pas bonne, car l’adoration n’est pas conforme avec la législation dans son lieu. (ndt : car il aurait dû faire halte à ‘Arafat et non à Muzdalifa).
Et le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), lorsqu’il a vu certaines de ses femmes dresser des tentes dans la mosquée, a ordonné de les enlever et d’annuler Al I’tikaf (retraite de dévotion dans les mosquées), et il ne les a pas guidées à ce qu’elles fassent Al I’tikaf dans leurs maisons à cause de la contradiction à la législation dans le lieu.
Donc ceci sont six caractéristiques, Al-Mutâba’a (le suivi) ne se réalise qu’en les regroupant dans l’adoration. Et Allah est plus savant, et la prière et le salut sur Mohammed, sur sa famille et sur ses compagnons.
Source : Tiré d’une risala intitulée At-Tawhid

Revu par les salafis de l’est.

Bayan de shaikh Rabi’

Nous mettons en ligne, pour ceux qui ne l’ont pas encore entendu, le bayan de Rabi’ As-Sunna. Vous trouverez dans ces cassettes la position que doivent adopter tous les salafis. Nous ne pouvons pas traduire toute les cassettes, mais nous proposons un (très) court résumé de ce qu’a voulu le shaikh. Désolé pour la qualité des cassettes, mais c’était encore pire sur l’original, nous avons retravaillé le son afin que ce soit audible et compréhensible.

Contexte : cette assise de shaikh Rabi’ date d’il y a à peu près un mois, il a réuni autour de lui deux « groupes » : d’un côté ceux qui ont soutenu à l’excès shaikh Falih, ce qui a conduit certains à insulter des savants comme shaikh Rabi’, shaikh ‘Abdel Muhsin, mais aussi des prêcheurs comme shaikh ‘Abdel Malik et les masha’ikh de Jordanie. De l’autre côté : ceux qui ont soutenu ces prêcheurs dans leurs erreurs, ce qui en a aussi conduit certains à insulter shaikh Rabi’, shaikh Falih et ne pas se ranger derrière l’avis des savants après les erreurs de ces prêcheurs. Voilà pour le contexte. L’assise se déroule à Médine, mais wallahi cela aurait été pareil à Alger, Marrakech, Paris, Lyon, Marseille, Londres, Toronto… wallahul musta’an
Shaikh Rabi’ débute cette assise en rappelant l’importance de l’intention, de la sincérité envers Allah, car shaytan fait tout pour détourner cette intention pure au départ. Il insiste aussi sur l’importance de l’union entre les musulmans, tous doivent être unis sur une même parole, unis sur la sunna du prophète et des califes bien guidés. Pour chaque problème, on ne revient pas vers untel ou untel, mais on revient vers le Livre d’Allah et la Sunna.
Le shaikh souligne qu’il est malheureux de voir qu’il y a beaucoup de divergences entre ceux qui se disent salafis, et ça c’est quelque chose qui n’existait pas avant. Les gens du pays (l’Arabie) étaient tous unis sur une même parole, ils étaient tous frères. Plus encore, les gens venaient du monde entier : d’Afrique, d’Asie, d’Europe, d’Amérique et c’était comme s‘ils appartenaient tous à une seule et même famille, ils n’y avait pas de divergence entre eux. Et c’est ainsi que la salafya s’est répandue dans le monde.
La voie de la salafya est la voie du milieu : elle n’est ni du tamyi’ (le shaikh expliquera plus tard ce qu’est le tamyi’) ni de la dureté. A notre époque, il y a un groupe dur qui a divisé la salafya, ils considèrent les salafis qui étaient connus pour leur science, leur attachement à la sunna comme des mumayi’un, alors qu’au contraire ce sont eux qui sont (trop) durs. Ce groupe a été dur avec les savants et ils se sont éloignés d’eux, et cela est contre la da’wa salafya.
Le shaikh rappelle ensuite qu’il y a des cycles : une fois c’est un groupe de mumayi’un qui vient (il cite ‘Abdurahman ‘Abdul Khaliq), puis ce groupe s’en va et laisse place a des mutashadidun (des gens durs). Ce groupe considère tous ceux qui ne sont pas aussi durs qu’eux comme des mumayi’un. Et le shaikh met en garde contre cela, il enjoint les frères à revenir vers cette unité sur la sunna et à ce que les frères ne reviennent pas dans leurs pays respectifs divisés mais au contraire unis !
Les vrais mumayi’un sont les ikhwan et les qutbyun : ils sont durs avec les gouverneurs et les savants et ils se mélangent avec tous les gens de l’innovation, c’est cela le tamyi’ !

Le shaikh met sévèrement en garde les frères contre le fait de juger quelqu’un avant d’avoir bien étudier la situation, car notre but est de faire entrer les gens dans la religion de la vérité, qu’ils soient mécréants ou innovateurs. Il ne faut pas se précipiter pour juger quelqu’un, il faut patienter, il faut étudier. La douceur et la sagesse ne se trouvent dans une chose sans l’embellir. Il faut donner une bonne image du manhaj salafi ! La dureté fait fuir les gens et elle a même fait fuir des salafis.
Voilà (très résumée) l’introduction qu’a fait le shaikh, ensuite les frères présents se sont dénoncés les uns les autres devant le shaikh : « untel a dit ça sur vous », « celui qui est devant vous, vous critiquez… », et le shaikh leur a dit qu’il pardonnait à tous ceux qui parlaient sur lui. Ensuite le shaikh a expliqué le cas de nombreuses personnes : Abul Hassan, shaikh Falih, les masha’ikh de Jordanie, shaikh ‘Abdel Malik.
Pour shaikh Falih, shaikh Rabi’ a rappelé qu’il a patienté des années, qu’il n’a cessé de le conseiller, de s’asseoir avec lui de lui téléphoner, comme l’ont fait shaikh ‘Ubayd, shaikh Muhammad Al-Madkhali, mais il n’est pas revenu sur ces erreurs. Et ses erreurs sont dans les fondements (usul), donc est-ce qu’il est permis à quelqu’un de sincère envers Allah de le suivre dans ces erreurs ? Non ! Mais on espère qu’il va revenir sur ces erreurs.
Shaikh Rabi’ a parlé de Abul Hassan, pour souligner les erreurs qu’on commis les masha’ikh de Jordanie et shaikh ‘Abdel Malik. Il a rappelé, par exemple, que shaikh Salim Al-Hilali a un très bon livre sur ce qu’on appelle le khabar ahad (par exemple un hadith qui nous parvient d’une seule chaîne de transmission), il montre qu’il faut l’accepter et le mettre en pratique. Mais lorsque la fitna d’Abul hassan est venue c’est comme s’ils avaient oublié tout cela (en le soutenant), car Abul Hassan refuse la mise en application du khabar ahad. Il y a donc une contradiction, mais le shaikh dit qu’il patiente et que malgré le fait qu’ils parlent sur lui, lui n’a jamais parlé sur eux, et il espère qu’ils reviennent. De même pour shaikh ‘Abdel Malik qui a fauté sur cette question en ne se rangeant pas derrière les savants. Mais le shaikh précise bien qu’ils sont salafis et que l’on espère qu’ils reviendront de ces erreurs.
Voilà en résumé, pour les francophones, ce qu’a voulu le shaikh, et wallahi il a dit vrai. Où est passée la douceur, où sont les assises de science, l’apprentissage du Qur’an ? Pourquoi la da’wa s’est développée les premières années pour finalement stagner ? Où sont les fruits de ceux qui ont 5 ans 10 ans de salafya ? Qui a appris le Qur’an ? Al-Arba’un An-nawawiya ? Usul Thalatha ? Allahul musta’an ! On ne rencontre que des spécialistes du jarh, des frères et sœurs qui ont écouté une cassette dans laquelle shaikh Rabi’ hausse le ton contre les égarements de Sayid Qutb ou d’autres, et les voilà partis en guerre contre les Qutbyin, les Mumay’in qu’ils voient partout. Subhanallah ! Le frère ou la sœur qui a des ambiguïtés des ikhwan n’est pas Sayid Qutb, et toi tu n’es pas shaikh Rabi’ ! Celui qui côtoie les savants ne voit que science, miséricorde, douceur, alors pourquoi ne suivons-nous pas leur exemple ? Pourquoi les savants patientent des années sur les erreurs des têtes de l’innovation et que nous nous éloignons de nos frères et sœurs qui peuvent commettre des erreurs ? 
Pour terminer, nous conseillons aux frères, où qu’ils soient de s’asseoir ensemble, d’écouter cette cassette et de se séparer comme l’a voulu le shaikh : en se serrant la main, en se pardonnant ce qui a pu être dit ou fait.
Wallahu ‘alam. Et que la prière et le salut d’Allah soient sur notre prophète Muhammad.

Traduit par les salafis de l’Est.

La méthodologie et l'instruction dans le prêche

[ad-Da'wah] pour Allah -Ta'âla

SHEIKH AL-'ALLÂMA SÂLIH IBN FAWZÂN AL-FAWZÂN (HAFIDHAHULLÂH)

Certes, appeler à Allah [ad-Da'watu-ila Allah] est le chemin [voie] du Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) et de ceux qui l'ont suivit, comme Allah -Ta'âla- dit :

« Dis : Voici ma voie, j'appelle les gens à [la religion] d'Allah, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente. Gloire à Allah ! Et je ne suis point du nombre des associateurs. »

[Coran, 12/108]

Certes, l'appel à Allah était la mission [essentiel] de tous les Messagers et de l'ensemble de ceux qui les ont suivit afin de faire sortir les gens de l'obscurité [ad-Dhulumât] vers la lumière [an-Nûr], de la mécréance vers la [véritable] Foi [Imân], du polythéisme [Chirk] vers le Tawhîd [Unicité d'Allah], et du Feu vers le Paradis. Cet appel à Allah est basé sur des piliers fermes, bâti sur des fondations totalement essentielles. Si une de ces choses vient à manquer, cet appel [à Allah] n'est point authentique [Sahîh] et ne produira pas les résultats demandés. Peu importe les efforts déployés et le temps dépensé - Et ceci est la réalité qui témoignera pour beaucoup de ceux qui appellent [à Allah] à cette époque, qui n'ont pas appuyé [leurs appels] sur ces piliers et n'ont pas construit [cette Da'wah] sur ces fondations.

Ces piliers supportant la « Da'wah » authentique sont clairement exposés dans le Livre et la Sounnah, et ils peuvent être résumés de la sorte :

1] La Connaissance [al-'Ilm] de ce à quoi on appelle :

L'ignorant [ad-Djâhal] n'est pas prédisposé à être prêcheur [Dâ'î]. Allah -Ta'âla- a dit à Son prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) :

« Dis : Voici ma voie, j'appelle les gens à [la religion] d'Allah, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente [al-Bassîrah]. Gloire à Allah ! Et je ne suis point du nombre des associateurs. » [Coran, 12/108 ]

« Al-Bassîrah » c'est la science [al-'Ilm]. Ainsi les prêcheurs [ad-Dâ'iyyah] doivent faire face aux savants de l'égarement, ceux qui les attaqueront avec les doutes et les polémiques inutiles et vaines pour réfuter la vérité [al-Haqq].

Allah -Ta'âla- dit :

« Et discute avec eux de la meilleure façon. » [Coran, 16/125]

En outre le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit à Mu'âdh (radhiAllahu 'anhu) : « Tu vas partir chez un peuple faisant partie des Gens du Livre ». Ainsi, si le prêcheur n'est pas fortifié avec la science [al-'Ilm] suffisante afin de faire face à tout doute et lutter contre tout adversaire, alors il sera vaincu dès la première rencontre, et il se sera arrêté au début du chemin [at-Tarîq].

2] Les actions [al-'Amal] en conformité à ce à quoi on appelle :

Afin qu'il soit un modèle [pour les gens], ses actions doivent témoigner de la véracité de ses mots, afin de ne laisser aucune excuse à ses adversaires de [rejeter] la Vérité. Allah -Ta'âla- dit au sujet de Son Prophète Chu'ayb ('alayhi as-sallam) qui a dit à son peuple :

« Je ne veux nullement faire ce que je vous interdis. Je ne veux que la réforme, autant que je le puis. » [Coran, 11/88]

Allah -Ta'âla- a dit à Son Prophète Muhammad (sallallahu 'alayhi wa sallam) :

« Dis [O Muhammad] : En vérité, ma Salâ [prière], mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l'Univers. A Lui nul associé ! Et voilà ce qu'il m'a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre. »

[Coran, 6/162-163]]

Allah -Ta'âla- dit :

« Et qui profère plus belles paroles que celui qui appelle à Allah, fait bonne œuvre et dit : Je suis du nombre des Musulmans ? » [Coran, 41/33]

3] La Sincérité [al-Ikhlâs]

De sorte que l'appel [ad-Da'wah] soit purement et sincèrement que pour le Visage d'Allah [qu'à la recherche de Sa Satisfaction] - non pas par ostentation ou notoriété ou modèle ou pour diriger, non pas par désir des buts de ce bas-monde - De ce fait, si l'une de ces choses venait à s'introduire, l'appel ne sera pas pour Allah, mais plutôt ce sera un appel pour soi ou pour l'acquisition des biens de ce monde, tel qu'Allah a informé que Ses Prophètes ont dit à leurs peuples :

« Je ne vous demande pas pour cela de salaire » [Coran, 6/90]

« Je ne vous demande pas de richesse en retour. » [Coran, 11/29]

4] Commencer [cet appel] avec ce qui est d'importance principale, et ce qui vient après cet essentiel, et ainsi de suite :

Certes [le prêcheur] doit en un premier temps appeler à la correction de la croyance [al-'Aqîda], en ordonnant que toute l'adoration soit sincèrement [et exclusivement] destinée à Allah et en condamnant le polythéisme [Chirk], en ordonnant l'accomplissement de la prière, le versement de la Zakât [Impôt obligatoire], l'accomplissement des devoirs obligatoires et le délaissement des interdictions. Et cela était le chemin [at-Tarîq] de tous les messagers, comme Allah -Ta'âla- le Dit :

« Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, (pour leur dire) : Adorez Allah et écartez-vous du Tâghoût. » [Coran, 16/36]

Et Il -Ta'âla - dit :

« Et Nous n'avons envoyé avant toi aucun Messager à qui Nous n'ayons révélé : Point de divinité en dehors de Moi. Adorez-Moi donc. » [Coran, 21/25]

Et d'autres versets encore.

De plus, quand le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a envoyé Mu'âdh au Yémen, il lui dit : « Tu vas partir chez un peuple faisant partie des Gens du Livre. Donc, la première chose que tu devras faire est de les appeler à proclamer l'Unicité d'Allah -Ta'âla. S'ils reconnaissent cela, informe-les qu'Allah leur impose cinq prières pour la nuit et jour… »

Il y a ainsi dans son chemin et dans sa vie [au Prophète] pour l'appel [à Allah] le meilleur exemple [à suivre], une parfaite et complète méthodologie [Minhaj] lorsqu'il (sallallahu 'alayhi wa sallam) est resté treize années à la Mecque [Mekka], appelant les gens au « Tawhîd » [l'Unicité d'Allah] et leur interdisant le polythéisme [Chirk], avant de leur ordonner l'accomplissement de la prière, la Zakât, le Jeûne, et le Hadj, et avant de leur interdire l'usure, la fornication, le vol et le meurtre.

5] La patience [as-Sabr] face aux difficultés rencontrées dans l'appel à Allah [ad-Da'wah] et le fait de faire face aux mal des gens :

Le chemin de la « Da'wah » n'est pas semé de roses, mais plutôt recouvert d'épreuves et de vicissitudes. Le meilleur exemple en cela sont les Messagers ('alayhim as-sallam) qui ont vécu le mal et la moquerie et qui ont souffert de leurs peuples. Comme Allah -Ta'âla- l'a dit :

« Certes, on s'est moqué de messagers avant toi, mais ceux qui se sont raillés d'eux, leur propre raillerie les enveloppa. » [Coran, 6/10]

Et Il dit :

« Certes, des messagers avant toi (Muhammad) ont été traités de menteurs. Ils endurèrent alors avec constance d'être traités de menteurs et d'être persécutés, jusqu'à ce que Notre secours leur vînt. » [Coran, 6/34]

De même, ceux qui ont suivit le Prophète ont connu la souffrance et l'épreuve pour leurs efforts dans l'appel à Allah et dans le suivi de l'exemple de ces Messagers nobles - et que soient sur eux de la part d'Allah les éloges et les salutations les plus pures.

6] Le prêcheur [ad-Dâ'iyyah] se doit d'être une personne de bonnes manières qui emploie la sagesse dans son appel :

Cette [façon d'être] est importante pour l'acceptation [par Allah] de son appel, comme Allah a ordonné à Ses deux nobles prophètes « Mûsâ et Hârûn » ('alayhihumâ as-salât wa sallam) d'utiliser cette façon face au plus grand incrédule [Akfar] des gens de ce bas-monde qui était « Fir'awn » [Pharaon], celui qui a prétendu pour lui-même la seigneurie jusqu'à ce qu'Allah - Subhânahu - dise :

« Puis, parlez-lui gentiment. Peut-être se rappellera-t-il ou [Me] craindra-t-il ? » [Coran, 20:44]

Et Allah -Ta'âla- a dit à Mûsâ ('alayhi as-salât wa sallam) :

« Va vers Pharaon. Vraiment, il s'est rebellé ! Puis dis-lui : Voudrais-tu te purifier ? et que je te guide vers ton Seigneur afin que tu Le craignes ? [Coran, 79/17-19]

Et Allah - ta'âla - a dit à notre Prophète Muhammad (sallallahu 'alayhi wa sallam) :

« C'est par quelque miséricorde de la part d'Allah que tu [Muhammad] as été si doux envers eux ! Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. » [Coran, 3/159]

Et Il -Ta'âla- a dit :

« Par la sagesse et la bonne exhortation appelle [les gens] au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. » [Coran, 16/125]

7] Le prêcheur [ad-Dâ'î] se doit de rester fort [dans sa da'wah] et garder espoir :

Il ne doit pas perdre espoir dans l'effet de son appel et dans la guidance de ces gens, ni il ne doit désespérer du secours d'Allah quand même cela prend du temps. Et il a en cela le meilleur exemple dans les Messagers d'Allah tel que le Prophète d'Allah Nûh ('alayhi as-salât was sallam) qui pendant neuf cent cinquante années a appelé son peuple à Allah. De même que pour notre Prophète Muhammad (sallallahu 'alayhi wa sallam), lorsque le mal que les mécréants lui ont causé était devenu rude, l'Ange des montagnes est venu à lui afin qu'il lui donne l'ordre d'écraser [ces gens] avec les deux montagnes, il a répondu : « Non ! Je souhaite au contraire faire preuve de patience à leur égard. Il se peut qu'Allah sorte de leurs progénitures des gens qui adoreront Allah Seul, sans lui associer aucune chose ». Ainsi, si le « Dâ'î » [prêcheur] manque à cette caractéristique, il s'arrêtera au tout début du chemin, découragé dans ses actions. De ce fait, tout appel qui n'est pas construit sur ces bases fondatrices, et dont la voie [manhaj] n'est pas sur la voie [manhaj] des Messagers, celui-ci [cet appel] sera un échec et sera perdu, et il n'en tirera aucune leçon. La meilleur des preuves sur cela sont ces « Djamâ'at » [Groupes] actuelles qui ont tracé pour elles-même une voie [manhaj] pour la « da'wah » [l'appel] différente de la voie des Messagers. Certes ces groupes [Djamâ'at] ont été négligents, à l'exception de très peu parmi eux, au sujet de la « 'Aqîdah » [Dogme], et ils se sont contentés de demander l'amélioration [la correction de la leur pratique] que sur des sujets secondaires.

Certes ces groupes [Djamâ'at] appellent à la réforme [l'amélioration] des règles et de la politique, demandent l'établissement des peines capitales [al-Hudûd], et à ce que la « Charî'ah » [Loi Islamique] soit appliquée afin de juger parmi les gens. Cela étant, c'est quelque chose de très important, mais ce n'est pas l'essentiel. Comment peuvent-ils chercher à établir et appliquer le Jugement d'Allah sur le voleur et sur le fornicateur, avant de chercher à établir et appliquer le Jugement d'Allah sur le polythéiste [Muchrik]. Comment peuvent-ils demander que le Jugement d'Allah soit appliqué à deux hommes qui débattent au sujet d'un mouton ou d'un chameau, avant de demander que le Jugement d'Allah soit appliqué sur ceux qui adorent les idoles et les tombes, et ce qui nient ou tiennent des croyances hérétiques dans les Noms et Attributs d'Allah, déforment leur véritable signification en les altérant. Est-ce que ces gens ne sont pas de plus grands criminels que ce qui forniquent, qui boivent du vin et qui volent? Toutes ces transgressions vont contre les droits de l'adorateur [d'Allah]. Le polythéisme [Chirk] est une négation des Noms et Attributs d'Allah et une offense contre le Créateur -Subhânahu- et les droits du Créateur ont la préséance sur les droits de Ses créatures.

SHeikh ul-Islâm Ibn Taymiyyah a dit dans son livre : « al-Istiqâmah - 1/466 » :

« Certes ces péchés avec un authentique « Tawhîd » sont meilleurs qu'un « Tawhîd » touché de perversité [altéré] en l'absence de ces péchés. »

Ainsi, ceci et cette autre « Djamâ'ah » [groupe] trouve leur origine dans la « da'wah », mais leur voie [manhaj] est aussi en désaccord avec la voie [manhaj] des Messagers. Ils ne donnent aucune importance à la « 'Aqîdah » essentiellement, mais ils donnent plutôt de l'importance à quelques actes d'adoration et « dhikr » [rappel d'Allah] sur la voie des Soûfîs. Ils se concentrent sur les « khuroûdj » [sorties] et les voyages [à la rencontre des frères], et ce qui importe pour eux est qu'ils réussissent à attirer les gens [à l'Islâm] sans se soucier de leur dogme ['Aqîdah]. Et tout ceci représente des chemins [Tarîq] innovateurs [Mubtadi'ah], commençant [par des choses] qui avait été laissées jusqu'à la fin dans l'appel des Messagers. Cela est à l'exemple de celui qui cherche à guérir un corps dont la tête a été décapitée, et la place de la « 'Aqîdah » dans religion est identique à la tête par rapport au corps. Et ce que nous demandons à ces groupes est qu'ils corrigent leurs idées et leur compréhension, en revenant au Livre et à la Sounnah afin de connaître la voie des Messagers dans l'appel à Allah. Et certes Allah -Subhânahu- a informé que la règle conforme et souveraine est la partie centrale de l'appel de cette « Djamâ'ah » que nous avons rappelé, et qu'elle ne peut pas s'accomplir si ce n'est qu'après avoir corrigé sa « 'Aqîdah », de sorte que toute l'adoration soit exclusivement pour Allah Seul et que soit abandonnée toute autre adoration en dehors de Lui.

Allah -Ta'âla - dit :

« Allah a promis à ceux d'entre vous qui ont cru et fait les bonnes œuvres qu'Il leur donnerait la succession sur terre comme Il l'a donnée à ceux qui les ont précédés. Il donnerait force et suprématie à leur religion qu'Il a agréée pour eux. Il leur changerait leur ancienne peur en sécurité. Ils M'adorent et ne M'associent rien et celui qui mécroit par la suite, ce sont ceux-là les pervers. » [Coran, 24/55]

De ce fait, ces gens veulent établir un état Islamique avant de purifier les terres de croyance idolâtre qui se traduisent par l'adoration des morts qui n'est pas différente de l'adoration de « al-Lât » - « al-'Uzzâ » et « al-Manât » qui était le troisième. Bien au contraire, cela est pire car ils tentent de ne faire que ce qui s'avère impossible :

« Et qui cherche l'élévation sans effort, gaspillera seulement sa vie à chercher l'impossible. »

Ceci est la « Muqadima » [introduction] du SHeikh al-'Allâma Sâlih Ibn Fawzân al-Fawzân (hafidhahullâh) tiré du livre du SHeikh al-'Allâma Rabî' Ibn Hâdî al-Madkharî (hafidhahullâh) qui se nomme :

« Minhaj al-Anbiyyâh fî ad-Da'wati ila Allah fihi al-Hikmati wal-'Aql - p.19-25 »
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