L’arrivée d’un nouvel enfant dans la famille : entre joie et questionnements





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Compte Rendu Soirée Reaap du 30/09/14
L’arrivée d’un nouvel enfant dans la famille : entre joie et questionnements

Intervenante : Nathalie Virnot, psychologue clinicienne et psychanalyste

Lieu et date : crèche des Filoustics, Palaiseau, le 30/9/14
Les propos ci-dessous n’ont pas vocation à être un guide pour les parents mais bien à accompagner une réflexion sur le sujet. Certains sont rapportés tels que dits pendant la soirée.
Le thème l’arrivée d’un nouvel enfant est en fait un socle à partir duquel on discute : qu’on parle de premier, deuxième, troisième, quatrième. C’est une réflexion qui peut s’adapter à tous les cas de figure. C’est à la fois un sujet banal ; beaucoup de parents passent par cette étape, et à la fois intense, et pas si anodin. Il n’y a évidemment pas de recettes.
Le désir d’un (nouvel) enfant est souvent le premier élan amoureux (ou pas) qui va transformer le couple, va rassurer les parents sur leurs capacités ; la maman sur l’engendrement, le papa sur sa paternité ; c’est important pour les générations du dessous. Le premier enfant est particulièrement investi. Par le nom d’abord, la charge porte sur l’aîné.

La décision d’un deuxième est souvent plus réfléchie car en connaissance de cause : fatigue, organisation, etc. L’oubli devient alors un mécanisme de défense utile. Les dispositions sont différentes car les parents ont déjà une première expérience. Ils sont plus libres de faire à leur manière et moins sensibles aux injonctions/conseils extérieurs (professionnelles petite enfance, livres, famille, etc.) que pour un premier. Souvent, les parents on l’espoir de s’améliorer avec le deuxième et de « faire mieux ». L’écoute sur un deuxième bébé est différente ; l’attention donnée au premier n’est pas la même qu’au second (puisqu’il y en a un premier déjà). Parfois, fatiguant et usant, les disponibilités ne sont pas les mêmes notamment à cause de la fatigue.
Communiquer autour de son désir d’enfant:

Comment parle-t-on à l’aîné de l’arrivée d’un deuxième ?

Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour tout le monde. On a peur de traumatiser le premier, de l’inquiéter. Ca dépend de l’âge du premier enfant aussi. A 6 mois, pas utile d’en parler tout de suite.

Il faut voir le cadre : dans quelle mesure le premier a perçu les signaux : parfois tôt, il a pu voir ses parents plus joyeux, plus tristes, plus fatiguées, moins patients. Il peut percevoir des changements. S’il a perçu quelque chose, le parent peut valider cette impression qu’il se passe bien quelque chose. Ne rien lui dire à ce moment-là ne l’aiderait pas. Dans sa construction, l’enfant doit pouvoir faire confiance dans ce qu’il ressent.

Le mieux est encore de choisir son moment : être disponible pour répondre aux questions. Pareil avec un premier enfant qui ne parle pas encore. On peut lui raconter l’arrivée d’un deuxième pour que ça fasse son chemin. On peut associer le plus grand à la venue d’un petit. Les limites dépendent des parents mais l’emmener dans trop d’intimité (des parents) -le faire assister à une échographie par exemple- n’est pas souvent bien vécu par les enfants. C’est une entrée dans le ventre de sa mère, dans l’intimité du parent.

De même obliger un enfant à embrasser le ventre de maman alors que l’enfant n’en a pas envie ; cela rassure les parents uniquement. S’il en émet le souhait, c’est différent.

Attention au partage de son désir de parent avec son enfant. On fait un enfant parce qu’on en a envie, parce qu’on pense que c’est bien, etc. par pour faire plaisir au premier ou pour le premier. Là encore, on rentre dans l’intimité des parents, son désir…

Parfois, à l’arrivée d’un autre enfant, le premier va « régresser » ; ça ne dure pas. L’entourage régresse également : la famille est gaga, parle « bébé », admire les « petites » choses du bébé (pieds, mains, nez, etc.).
Q : Une petite fille fait des cauchemars, sa maman est enceinte d’un deuxième et la famille déménage.

A quoi cela est du ? A-t-elle pu percevoir quelque chose ? Cela peut être du aux changements que cela engendre ; difficile à dire. Qu’on déménage pour mieux, ça ne change rien pour l’enfant, ça reste de l’inconnu ; il faut qu’il s’y adapte. Quand on change de repères, il faut en reconstruire.
Rassurer l’aîné n’est pas facile : ça reste très abstrait pour lui. On peut lui dire qu’on l’aimera autant qu’avant, que ça ne changera pas, etc. c’est très mystérieux pour les parents : comment aimer un deuxième enfant autant qu’on aime un premier ? On dit souvent que l’amour d’une mère est illimité, se multiplie, etc.
Q : Y a-t-il une différence selon si l’aîné est un garçon ou une fille ?

Ca peut jouer selon ce qu’on a été nous en tant que frères et sœurs, nos places dans une fratrie. On croit que c’est évident mais pas tant que ça.

Parfois on va projeter sur le deuxième les réussites du premier : tu es tellement formidable qu’on en voudrait un deuxième comme toi. Parfois calqué sur le mari ou la femme aussi (tu seras aussi belle que maman, aussi fort que papa). L’histoire des parents joue forcément : on a été aîné et pas toujours comme on aurait du ou voulu. Ex : un monsieur fait des cauchemars pendant la deuxième grossesse de sa femme. C’est difficile à vivre. Il n’arrive pas à le partager car ravi de l’arrivée de nouvel enfant, il est rattrapé la nuit par des angoisses. En thérapie, il va reconsidérer les relations dans sa propre fratrie et la culpabilité de « massacrer » son petit frère. Il va repasser par tout ça pour pacifier l’arrivée de cet enfant. C’est ressenti de façon inconsciente et ça apparaît parfois incohérent.
Le fait de devenir parent pose la question des relations avec ses propres parents : ce qu’on reprend volontiers, ce qu’on n’a pas aimé, ce qu’on regrette, ce dont on n’a pas conscience. On arrive à bricoler à partir de ce matériau-là. Certains, qui n’ont pas eu de parents ou ont été malaimés, réussissent remarquablement en tant que parent. « On ne peut que répéter ce qu’on a connu » : pas forcément ! Plus on est conscients de notre passif sur la question, mieux on y arrive.

Parfois, on est surpris, on se fâche et on se rend compte que ce n’est pas nous. Mais que nous reproduisons des schémas appartenant à notre oncle, notre mère, père, etc. 

Les relations entre frères et sœurs sont souvent très refoulées. Parfois, on s’en souvient en regardant ses enfants. On y voit de la rivalité par exemple.
Chacun de nous peut être plus à l’aise avec des filles ou avec des garçons. C’est bien de s’y intéresser. Les psys ont coutume de dire que les enfants d’une même famille n’ont pas les mêmes parents. Alors que l’idéal de tout parent est d’être pareil avec les deux (trois, quatre…). « Je ne fais pas de différence » : c’est pire ! Oui à l’équité mais il y a des différences entre enfants.

Est-ce différent pour les jumeaux ? Le parent sera différent avec l’un ou autre ; selon si c’est une fille, un garçon, selon les caractères de chacun. Les besoins de chacun sont différents. Il est utile de s’en rendre compte, de faire face.

Pareil dans le couple ; on peut voir les choses différemment, puis ça évolue avec le temps. Les parents ont la volonté d’être pareils mais n’ont pas la même disponibilité matérielle, psychique ; selon l’âge où on a l’enfant, la maturité n’est pas la même non plus.
On remarque moins de pression sociale sur le deuxième. Si on fait « différent » des autres, on est stigmatisés, on cérébralise donc beaucoup. Certains parents vont plus chercher des réponses pour un premier, et se laisser vivre pour un deuxième. Tout dépend de comment a été vécu l’arrivée du premier (angoisses, questions, injonctions extérieures, attentes…). La société est très normative de nos jours. Pour un premier d’une famille élargie, c’est pire : il est le premier de sa génération, la famille a un avis sur tout ; on peut être perdu en tant que parent. Pour un deuxième, souvent, on est plus à l’écoute de soi, on a plus de maturité, plus de distance, de confiance.
Q : Peut-on se servir du deuxième pour « éduquer » le premier ? Responsabiliser le premier ? Le laisser s’occuper du deuxième ?

Tout dépend de l’âge du premier. Un aîné ‘grand’ qui surveille les petits ou enfant de 4 ans qui surveille un bébé…Tant que cela se passe bien, ça va mais s’il arrive un drame, la culpabilité de l’aîné sera horrible. L’enfant peut être associé (ce qui est différent de ‘responsable’) et porter des petites missions en rapport avec son âge.

Culturellement, il y a des différences : les contextes déjà. En Afrique, les aînés sont responsabilisés très vite, font beaucoup à la maison. La notion de famille est différente selon si on est ici ou ailleurs. On ne peut pas transposer des modes de vie ou des schémas familiaux dans l’isolement parisien. Ca ne marche pas comme ça.
On peut tout à fait prendre sa place avec plaisir à 4 ans et montrer qu’on est grand. Comment rendre l’arrivée d’un deuxième stimulante (positive) pour l’aîné ? Aucun intérêt pour l’enfant au départ car devra partager ses jouets, ses parents, l’attention, etc. L’aîné peut vivre l’arrivée d’un frère ou d’une sœur comme une perte de quelque chose. Il faut redéfinir son espace à lui, ses moments à lui. Gagne-t-il un truc immatériel ? On peut lui « vendre » comme ‘tu auras un super copain’ mais au début, ça n’est pas ça du tout et il ne peut l’entendre. Pour le premier, c’est forcément une perte. Il y aura forcément de la jalousie (parents attendris, cadeaux, etc.) ; c’est pour le premier une relation affective imposée. La jalousie peut être un bon moteur s’il n’y a pas que ça. Il faut aider le grand à trouver des bénéfices à être grand, avec notamment d’autres adultes disponibles. Le second a une cible à atteindre, un exemple proche duquel se rapprocher, se référer, se déterminer ; le grand, lui, est ‘lâché’ dans l’inconnu. C’est perturbant pour l’aîné. Mais il peut avoir des moments privilégiés avec les adultes aussi. Ex : une maman qui prend « rdv » avec ses enfants pour étendre le linge. Comme ça, chacun peut avoir un moment privilégié avec son parent. Ce n’est pas l’activité qui compte mais le temps passé (poubelle, jardin…). Ce qu’il perd avec ses parents, il va le gagner en dehors. Va partager avec l’extérieur. Une fois que l’interaction arrive, cela devient plus facile pour les aînés.
Q : Mon enfant pleure, hurle ; il régresse. Tout le monde vient du coup, est appelé. Comment faire ? Il veut manger à part, être un bébé…

Il essaye d’avoir les mêmes armes que sa petite sœur. Il y a un seuil de tolérance à la frustration de l’enfant. S’il peut attendre, c’est plus facile pour lui. La maman ne veut pas l’encourager dans ce comportement, ne pas laisser faire mais pas le braquer non plus…du coup, le porte en écharpe.

On peut reconnaître le fait qu’il est jaloux. C’est très violent pour un enfant. L’enfant du milieu –c’est une théorie- se cherche énormément. On peut être jaloux du dernier et ne pas trouver de relais des fois. On peut être tiré par l’aîné ou régresser pour retrouver un état qu’on aimait avant.
Des sentiments ambivalents existent. Les frères et sœurs s’aiment et se haïssent en même temps. Parfois, on se souvient qu’on voudrait qu’il disparaisse (de la terre) ; cela entraine de la culpabilité.
Comment accompagner les enfants dans cette violence ?

Parfois, ils retournent l’agressivité contre eux-mêmes. Ils sont inquiets, ont mal partout, ne s’intéressent plus à rien, refoulent leur agressivité, font des cauchemars notamment. Ils peuvent retourner le truc et avoir un souci permanent du petit (ce qui est plus ‘recevable’ pour les parents mais pas moins compliqué pour le grand). Ca peut être très étouffant pour l’aîné. Exemple de phrase d’un aîné : « les bombes, je les range sous le berceau ».
Quand les choses rentrent-elles dans l’ordre ?

La rivalité peut durer ou pas. Certains enfants verbalisent bien. « Quand est-ce que tu le poses ? ». « Quand est-ce que tu le rends ? ». On peut expliquer à son premier enfant que quand il était petit, lui aussi avait ces besoins-là et on a fait ci et ça… » ; En lui montrant des photos par exemple. Pas les mêmes références pour les enfants mais nous, en tant que parents, on a pensé que c’était bien.

Dans quelle mesure était-ce équitable ? Ca coince parfois le parent…
Q : Quid des ressemblances physiques dans une fratrie : au papa, à la maman, aux frères et sœurs.

Le jeu dans toutes les familles et ce, dès la naissance, est de trouver des ressemblances entre l’enfant et ses parents, cousins, etc. Mais on n’est pas tous pareils. Et ces ressemblances peuvent même évoluer dans le temps ; si bien qu’on ressemblera à papa à la naissance puis à maman plus tard, etc. Les enfants parfois s’interrogent : si mon frère ressemble à papa et moi à aucun des deux ; est-ce que ce sont bien mes parents, etc ? Ce sentiment est présent chez tout le monde.
Q : Quid de la religion ? Ma fille aînée, de mère musulmane, ne mange pas de porc. Ma deuxième, avec une autre maman, en mange. Des questions se posent entre elles. Se différencier par rapport à l’autre en expliquant.
Q : L’arrivée d’un enfant bouscule aussi le couple : est-ce que ça se vérifie avec l’arrivée d’autres enfants ?

A certains égards, c’est plus facile car on a plus d’expérience ; mais on peut aussi mettre la barre plus haute. Il est utile d’avoir des conjoints ; quand on peut séparer les tâches, la charge et la responsabilité ; ça aide. Le temps imparti au couple peut être diminué aussi. Tout dépend des gens. Certains continuent de fonctionner comme s’ils n’avaient pas d’enfants, en sortant comme avant, d’autres ont changé de rythme et d’organisation. Selon un papa présent, quand on vieillit, on sait plus ce qui est important et ce qui l’est moins. On s’allège, même au niveau matériel, on est moins stressés.
Q : Pour un deuxième, on s’accroche plus au ressenti qu’aux livres, médicaments, etc. Tout dépend du médecin et l’intérêt qu’il nous corresponde.
Q : Une maman trouve qu’en avançant et en ayant à chaque fois un enfant en plus (trois en tout), elle a de plus en plus de questions ; elle n’a pas l’impression de gagner en confiance, au contraire.

A eu une fille en troisième, connaît moins aussi.

Se poser des questions et tourner en rond, ça n’est pas super mais autrement il est bon de se poser des questions. Il y a plus de modèles de maternage maintenant. La société évolue aussi. La crèche parentale donne un droit de parole. Il y a moins de discours culpabilisant que dans d’autres structures où un médecin pouvait être jugeant (ressenti d’un parent présent). Le prix de la liberté est là : on invente sa propre façon de faire. C’est assez français car les Anglais sont beaucoup moins normatifs que nous.
Q : Une maman ne s’est jamais reconnue dans les livres mais a posé des questions aux professionnelles en crèche. Ca lui donne des réponses.
Q : Aimer un enfant plus qu’un autre.

S’en rendre compte, c’est déjà bien. On peut aimer différemment. La relation avec le premier n’est pas la même ; le premier portait des attentes. Si un enfant met répétitivement le parent en difficulté, il aura peut-être plus d’allant vers son autre enfant. On peut comprendre un enfant plus facilement qu’un autre. On peut ressembler à un enfant plutôt qu’à un autre et s’y retrouver. L’enfant va vérifier parfois que c’est bien ça qui se passe en se manifestant et en appuyant là où ça fait mal. Les choses peuvent évoluer dans le temps aussi : on peut se sentir plus proche d’un enfant à un moment donné puis d’un autre plus tard. Le degré de proximité et de bonheur dans les relations change dans le temps. Parfois, ce n’est pas une question de préférence mais d’affinités, de choses qui nous touchent plus dans une personnalité plutôt que dans une autre. Si on vit mal cette situation, il faut le travailler (PMI, psy, etc.). C’est compliqué de le dire devant les autres. Faut-il le dire à l’enfant ? Tout dépend de ce qu’il en perçoit lui…Ce n’est pas une nécessité de le dire. Ca fait aussi partie de la vie.

Certains parents disent des choses comme : « Si j’avais pu commencer par le deuxième directement ». Tout ne se dit pas à l’enfant.

Le psychologue est là pour parler avec l’enfant ou l’enfant qu’on a été si on consulte une fois adulte. « On a voulu te faire passer » est quand même très pénible à entendre pour un enfant.
Q : Quand un enfant n’est pas désiré

On peut toujours le verbaliser mais ce qui est important c’est le choix de l’avoir, pas la manière de l’avoir fait (accident, etc.). Ca appartient à l’intimité des parents. Et en même temps parfois l’entourage se charge de le dire pour nous, ce qui n’est pas forcément une bonne chose non plus…Il faut parler du problème s’il a une importance dans l’histoire de la famille pour que l’enfant s’épanouisse.
Q : Doit-on expliquer à son enfant qu’on a plus envie d’autres enfants ?

Pas forcément. On peut lui dire qu’on vieillit, qu’on a plus envie…Le désir d’enfant relève du couple parental. Attention à la rêverie de l’enfant (je veux un frère, une sœur). Il est important que l’enfant sente qu’il n’a pas de poids dans la décision (qui peut être une charge) et que les parents ne choisissent pas si c’est une fille ou un garçon.
Q : Doit-on dire frère ou sœur avant qu’il soit né ?

Nommer un petit ‘frère’ ou une petite ‘sœur’, ça n’est plus un bébé, c’est autre chose. On peut déjà avoir des représentations sur l’enfant à venir…
Q : Quand on fait une fausse couche, doit-on en parler à notre enfant ?

Cela dépend de plein de choses. On devra parler de la mort d’un bébé. La mort n’a pas le même sens selon l’âge de l’enfant à qui on parle. Bien de pouvoir dire que la fasse couche c’est très dur, dire pourquoi on a des coups de blues, etc. Mais un enfant, surtout petit, aura déjà du mal à comprendre une grossesse et à l’élaborer ce qui s’est passé. Après, il faut voir le personnel, le religieux là-dedans ; tout le monde ne fonctionne pas pareil. Cela dépend pour certains du stage de la grossesse également (quelques semaines, mois).

Faut-il en parler plus tard à l’enfant, lui rappeler l’évènement ?

On peut l’avoir en tête, si ça revient par le biais de l’enfant. A partir d’un certain mois de gestation, l’enfant peut être inscrit dans le livret de famille, être enterré. Un enfant arrivant après une fausse couche est-il considéré comme l’aîné (enfant mort né) ? C’est différent selon les familles. Ca peut être compliqué pour celui juste derrière car les parents ressentiront une inquiétude plus grande, et celui d’avant aura pu être idéalisé, pas la hauteur du précédent. Il devra alors vivre avec un « fantôme »…La mort d’un bébé dans le ventre de sa maman est déjà abstrait et difficile à accepter pour l’adulte. Il est plus facile d’en parler une fois qu’on a eu un autre enfant et réussi à mener une grossesse à terme.
Conclusion :

La parentalité est une super aventure mais il faut laisser émerger ce qu’on ressent. Ce qui vient des autres enfants, plus grands, est légitime et logique, et ça va passer ou se transformer en moteur. Si l’enfant réagit mal, on peut lui rappeler qu’on ne l’a pas ramené lui et qu’on ne ramènera pas le deuxième non plus à la maernité (poubelle, etc.) ; qu’on ne le fera pour aucun des deux.

L’aîné n’est pas obligé d’aimer son frère ou sa sœur ; parfois, il y a une alchimie, parfois non. La relation est imposée mais les sentiments sont libres eux ; ils s’aiment ou pas. Il ne faut cependant pas les laisser faire n’importe quoi : le grand qui va dénigrer le petit toute sa vie….le harcèlement, le mépris amènent une réaction du parent. Ca peut être toxique pour celui qui en est la cible. On peut intervenir dans les disputes ou pas. On peut aussi raconter à nos enfant comment on se disputait nous petits avec nos frères et sœurs ; ça les rassure de se représenter leurs parents petits.

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