L'air c'est rafraîchissant





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date de publication16.10.2016
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Les quatre éléments

L'air c'est rafraîchissant

Le feu c'est dévorant

La terre c'est tournant

L'eau - c'est tout différent
L'air c'est toujours du vent

Le feu c'est toujours bougeant

La terre c'est toujours virant

L'eau - c'est tout différent
L'air c'est toujours changeant

Le feu c'est toujours mangeant

La terre c'est toujours germant

L'eau - c'est tout différent
Et combien davantage encore ces drôles d'hommes espèces de vivants

Qui ne se croient jamais dans leur vrai élément.

Claude Roy


Les quatre éléments

L'air c'est rafraîchissant

Le feu c'est dévorant

La terre c'est tournant

L'eau - c'est tout différent
L'air c'est toujours du vent

Le feu c'est toujours bougeant

La terre c'est toujours virant

L'eau - c'est tout différent
L'air c'est toujours changeant

Le feu c'est toujours mangeant

La terre c'est toujours germant

L'eau - c'est tout différent
Et combien davantage encore ces drôles d'hommes espèces de vivants

Qui ne se croient jamais dans leur vrai élément.

Claude Roy

Météorologie

L’oiseau vêtu de noir et vert

m’a apporté un papier vert

qui prévoit le temps qu’il va faire.

Le printemps a de belles manières.
L’oiseau vêtu de noir et blond

m’a apporté un papier blond

qui fait bourdonner les frelons.

L’été sera brûlant et long.
L’oiseau vêtu de noir et jaune

m’a apporté un papier jaune

qui sent la forêt en automne.
L’oiseau vêtu de noir et blanc

m’a apporté un flocon blanc.
L’oiseau couleur du temps que m’apportera-t-il ?

Claude Roy


Météorologie

L’oiseau vêtu de noir et vert

m’a apporté un papier vert

qui prévoit le temps qu’il va faire.

Le printemps a de belles manières.
L’oiseau vêtu de noir et blond

m’a apporté un papier blond

qui fait bourdonner les frelons.

L’été sera brûlant et long.
L’oiseau vêtu de noir et jaune

m’a apporté un papier jaune

qui sent la forêt en automne.
L’oiseau vêtu de noir et blanc

m’a apporté un flocon blanc.
L’oiseau couleur du temps que m’apportera-t-il ?

Claude Roy

Le flocon

Venant de Norvège
Un flocon de neige
Qui volait au vent
S’en allait rêvant.

Voyant une fille
D’allure gentille
Par le Nord giflée
Bien emmitouflée
D’un bonnet de laine
Il se dit : "Ma veine !
De la bonne aubaine
Si je profitais pour me camoufler
Et me réchauffer.
J’attendrai demain
Pour continuer tout ce long chemin."

Il n’eut pas de peine
A mettre le nez
Dessous le bonnet
Mais sa longue route
Soudain s’arrêta :
Une frêle goutte
Fut le résultat.
Ceux qui se figurent
Pouvoir ignorer
Tout de leur nature
N’ont plus qu’à pleurer.
Louis Delorme

Le flocon

Venant de Norvège
Un flocon de neige
Qui volait au vent
S’en allait rêvant.

Voyant une fille
D’allure gentille
Par le Nord giflée
Bien emmitouflée
D’un bonnet de laine
Il se dit : "Ma veine !
De la bonne aubaine
Si je profitais pour me camoufler
Et me réchauffer.
J’attendrai demain
Pour continuer tout ce long chemin."

Il n’eut pas de peine
A mettre le nez
Dessous le bonnet
Mais sa longue route
Soudain s’arrêta :
Une frêle goutte
Fut le résultat.
Ceux qui se figurent
Pouvoir ignorer
Tout de leur nature
N’ont plus qu’à pleurer.
Louis Delorme


Il a neigé

Il a neigé dans l'aube rose
Si doucement neigé,
Que le chaton croit rêver.
C'est à peine s'il ose
Marcher.

Il a neigé dans l'aube rose
Si doucement neigé,
Que les choses
Semblent avoir changé.

Et le chaton noir n'ose
S'aventurer dans le verger,
Se sentant soudain étranger
À cette blancheur où se posent,

Comme pour le narguer,
Des moineaux effrontés.

Maurice Carême

Il a neigé

Il a neigé dans l'aube rose
Si doucement neigé,
Que le chaton croit rêver.
C'est à peine s'il ose
Marcher.

Il a neigé dans l'aube rose
Si doucement neigé,
Que les choses
Semblent avoir changé.

Et le chaton noir n'ose
S'aventurer dans le verger,
Se sentant soudain étranger
À cette blancheur où se posent,

Comme pour le narguer,
Des moineaux effrontés.

Maurice Carême

Un brouillard à couper...

Un brouillard à couper au couteau
Tombe, tombe petite pluie,

Tu m’ouvres l’appétit !

Bienvenue, tous les vents,

Vous me rendez gourmand !

J’engloutis vos tempêtes

A grands coups de fourchette.

Oh ! neige, j’aime tes flocons,

Qui me rendent glouton !

J’avale tes congères

A la petite cuillère,

Elles glissent sur le manche

Comme  des avalanches.

J’aime tant le brouillard,

J’en coupe des grosses parts

Avec un grand couteau,

Ça vaut un bon gâteau !

François BOUCHER

(Faire la pluie et le beau temps)

Un brouillard à couper...

Un brouillard à couper au couteau
Tombe, tombe petite pluie,

Tu m’ouvres l’appétit !

Bienvenue, tous les vents,

Vous me rendez gourmand !

J’engloutis vos tempêtes

A grands coups de fourchette.

Oh ! neige, j’aime tes flocons,

Qui me rendent glouton !

J’avale tes congères

A la petite cuillère,

Elles glissent sur le manche

Comme  des avalanches.

J’aime tant le brouillard,

J’en coupe des grosses parts

Avec un grand couteau,

Ça vaut un bon gâteau !

François BOUCHER

(Faire la pluie et le beau temps)

L'air en conserve

Dans une boîte, je rapporte
Un peu de l'air de mes vacances
Que j'ai enfermé par prudence.
Je l'ouvre ! Fermez bien la porte

Respirez à fond ! Quelle force !
La campagne en ma boîte enclose
Nous redonne l'odeur des roses,
Le parfum puissant des écorces,

Les arômes de la forêt... 
Mais couvrez-vous bien, je vous prie, 
Car la boîte est presque finie : 
C'est que le fond de l'air est frais.

Jacques Charpentreau (né en 1928)


L'air en conserve

Dans une boîte, je rapporte
Un peu de l'air de mes vacances
Que j'ai enfermé par prudence.
Je l'ouvre ! Fermez bien la porte

Respirez à fond ! Quelle force !
La campagne en ma boîte enclose
Nous redonne l'odeur des roses,
Le parfum puissant des écorces,

Les arômes de la forêt... 
Mais couvrez-vous bien, je vous prie, 
Car la boîte est presque finie : 
C'est que le fond de l'air est frais.

Jacques Charpentreau (né en 1928)

Je jouais

Je jouais à grimper à l'arc-en-ciel
comme à l'échelle
Sur le jaune
j'ai cueilli des boutons d'or
Sur l'orange
j'ai des clémentines
Sur le rouge
des framboises et des cerises
Plus haut, j'ai respiré les violettes
Dans le bleu
j'ai coupé une fenêtre de ciel
pour voir l'indigo
Et je suis tombé par la fenêtre
sur l'herbe verte.

Luce GUILBAUD


Je jouais

Je jouais à grimper à l'arc-en-ciel
comme à l'échelle
Sur le jaune
j'ai cueilli des boutons d'or
Sur l'orange
j'ai des clémentines
Sur le rouge
des framboises et des cerises
Plus haut, j'ai respiré les violettes
Dans le bleu
j'ai coupé une fenêtre de ciel
pour voir l'indigo
Et je suis tombé par la fenêtre
sur l'herbe verte.

Luce GUILBAUD

Sept couleurs magiques

Rouge comme un fruit du Mexique

Orangé comme le sable d'Afrique

Jaune comme les girafes chics

Vert comme un sorbet de Jamaïque

Bleu comme les vagues du Pacifique

Indigo comme un papillon des tropiques

Violet comme les volcans du Martinique

Qui donc est aussi fantastique

Est-ce un rêve ou est-ce véridique ?

C'est dans le ciel magnifique

L'arc aux sept couleurs magiques.


Mimy Doinet (née en 1958)

Sept couleurs magiques

Rouge comme un fruit du Mexique

Orangé comme le sable d'Afrique

Jaune comme les girafes chics

Vert comme un sorbet de Jamaïque

Bleu comme les vagues du Pacifique

Indigo comme un papillon des tropiques

Violet comme les volcans du Martinique

Qui donc est aussi fantastique

Est-ce un rêve ou est-ce véridique ?

C'est dans le ciel magnifique

L'arc aux sept couleurs magiques.


Mimy Doinet (née en 1958)

L’eau discrète

Une eau glacée qui coule. On l’entend sans la voir

(La pensée de l´été qui chantonne sous l´herbe)

Les toutes petites abeilles noires leur bourdon continu

(Le rêve que le soleil fait à bouche fermée)

A onze heures en août le monde est transparent

Il sera brûlant après la méridienne

Une très modeste éternité baigne de clarté vive

L´eau qui court les abeilles le soleil triomphant

Une éphémère qui nous habite toi et moi

Elle fondra dans le jour comme le sucre dans l´eau

Comme le temps dans le temps.

Claude Roy

L’eau discrète

Une eau glacée qui coule. On l’entend sans la voir

(La pensée de l´été qui chantonne sous l´herbe)

Les toutes petites abeilles noires leur bourdon continu

(Le rêve que le soleil fait à bouche fermée)

A onze heures en août le monde est transparent

Il sera brûlant après la méridienne

Une très modeste éternité baigne de clarté vive

L´eau qui court les abeilles le soleil triomphant

Une éphémère qui nous habite toi et moi

Elle fondra dans le jour comme le sucre dans l´eau

Comme le temps dans le temps.

Claude Roy

Le Lac

“Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,

Dans la nuit éternelle emportés sans retour,

Jeter l’ancre un seul jour?
Ô lac! l’année à peine a fini sa carrière,

Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,

Regarde! Je viens seul m’asseoir sur cette Pierre

Où tu la vis s’asseoir!
Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,

Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,

Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes

Sur ses pieds adorés.”

Alphonse De Lamartine, Le Lac, (extrait)

La Bibliothèque de la Poésie

La Poésie Romantique.

Le Lac

“Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,

Dans la nuit éternelle emportés sans retour,

Jeter l’ancre un seul jour?
Ô lac! l’année à peine a fini sa carrière,

Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,

Regarde! Je viens seul m’asseoir sur cette Pierre

Où tu la vis s’asseoir!
Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,

Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,

Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes

Sur ses pieds adorés.”

Alphonse De Lamartine, Le Lac, (extrait)

La Bibliothèque de la Poésie

La Poésie Romantique.


CHANSON DE LA ROSE DES VENTS

C’est le vent du Sud qui fait l’amour aux scabieuses
C’est le vent du Sud qui fait l’amour au soleil

C’est le vent du Nord qui fait la mort à la terre
C’est le vent du Nord qui fait la mort à l’amour

C’est le vent d’Ouest qui fait le songe à la mer
C’est le vent d’Ouest qui fait le songe au sommeil

Et c’est le vent d’Est qui fait le jour à la nuit
Et c’est le vent d’Est qui fait le jour à la vie

Georges Emmanuel Clancier (né en 1914), Une Voix, Gallimard


CHANSON DE LA ROSE DES VENTS

C’est le vent du Sud qui fait l’amour aux scabieuses
C’est le vent du Sud qui fait l’amour au soleil

C’est le vent du Nord qui fait la mort à la terre
C’est le vent du Nord qui fait la mort à l’amour

C’est le vent d’Ouest qui fait le songe à la mer
C’est le vent d’Ouest qui fait le songe au sommeil

Et c’est le vent d’Est qui fait le jour à la nuit
Et c’est le vent d’Est qui fait le jour à la vie

Georges Emmanuel Clancier (né en 1914), Une Voix, Gallimard


Le vent
Ce n’était pas
Une aile d’oiseau.

C’était une feuille
Qui battait au vent.

Seulement,
Il n’y avait pas de vent.

S’il faut rendre compte
Des beautés du monde,

On n’oubliera pas
Les moulins à vent

Que le vent détraque
Et qui nous oublient

Pour le vent,
l’aurore et la liberté.

Guillevic (né en 1907), Exécutoire, Gallimard

Le vent
Ce n’était pas
Une aile d’oiseau.

C’était une feuille
Qui battait au vent.

Seulement,
Il n’y avait pas de vent.

S’il faut rendre compte
Des beautés du monde,

On n’oubliera pas
Les moulins à vent

Que le vent détraque
Et qui nous oublient

Pour le vent,
l’aurore et la liberté.

Guillevic (né en 1907), Exécutoire, Gallimard

Vent
Vent qui rit
Vent qui pleure
Dans la pluie,
Dans les cœurs; 

Vent qui court,
Vent qui luit
Dans les cours
Dans la nuit ;

Vent qui geint,
Vent qui hèle
Dans les foins, 
Dans les prêles ;

Dis-moi, vent
Frivolant,
A quoi sert
Que tu erres

En sifflant
Ce vieil air
Depuis tant
tant d'hivers ?
Maurice Carême
Vent
Vent qui rit
Vent qui pleure
Dans la pluie,
Dans les cœurs; 

Vent qui court,
Vent qui luit
Dans les cours
Dans la nuit ;

Vent qui geint,
Vent qui hèle
Dans les foins, 
Dans les prêles ;

Dis-moi, vent
Frivolant,
A quoi sert
Que tu erres

En sifflant
Ce vieil air
Depuis tant
tant d'hivers ?
Maurice Carême

L'air en conserve











Dans une boîte, je rapporte 
Un peu de l'air de mes vacances 
Que j'ai enfermé par prudence. 
Je l'ouvre ! Fermez bien la porte 

Respirez à fond ! Quelle force ! 
La campagne en ma boîte enclose 
Nous redonne l'odeur des roses, 
Le parfum puissant des écorces, 

Les arômes de la forêt... 
Mais couvrez-vous bien, je vous prie, 
Car la boîte est presque finie : 
C'est que le fond de l'air est frais.

Jacques CHARPENTREAU



L'air en conserve











Dans une boîte, je rapporte 
Un peu de l'air de mes vacances 
Que j'ai enfermé par prudence. 
Je l'ouvre ! Fermez bien la porte 

Respirez à fond ! Quelle force ! 
La campagne en ma boîte enclose 
Nous redonne l'odeur des roses, 
Le parfum puissant des écorces, 

Les arômes de la forêt... 
Mais couvrez-vous bien, je vous prie, 
Car la boîte est presque finie : 
C'est que le fond de l'air est frais.

Jacques CHARPENTREAU



LE VENT D'AUTOMNE












Ah! ce grand vent, l'entends-tu pas ?

L'entends-tu pas heurter la porte ?

A plein cabas il nous apporte

Les marrons fous, les feuilles mortes.

Ah! ce grand vent, l'entends-tu pas ?

Ah! ce grand vent, l'entends-tu pas ?

L'entends-tu pas à la fenêtre ?

Par la moindre fente il pénètre

Et s'enfle et crache comme un chat.

Ah! ce grand vent, l'entends-tu pas ?

- J'entends les cris des laboureurs,

La terre se fend, se soulève.

Je vois déjà le grain qui meurt,

Je vois déjà le blé qui lève.

Voici le temps des laboureurs.

Pierre Menanteau




LE VENT D'AUTOMNE

Ah! ce grand vent, l'entends-tu pas ?

L'entends-tu pas heurter la porte ?

A plein cabas il nous apporte

Les marrons fous, les feuilles mortes.

Ah! ce grand vent, l'entends-tu pas ?

Ah! ce grand vent, l'entends-tu pas ?

L'entends-tu pas à la fenêtre ?

Par la moindre fente il pénètre

Et s'enfle et crache comme un chat.

Ah! ce grand vent, l'entends-tu pas ?

- J'entends les cris des laboureurs,

La terre se fend, se soulève.

Je vois déjà le grain qui meurt,

Je vois déjà le blé qui lève.

Voici le temps des laboureurs.

Pierre Menanteau

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