«Mal jazyk da vsem telom vladeet» [La langue est courte mais tout le corps dépend d’elle] Proverbe





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La langue séductrice (sur la sémantique de la geste ancienne)

Igor’ Morozov (Institut d’ethnologie et d’anthropologie, Moscou), Aleksandr Mahov (MGU, Moscou)




« Mal jazyk da vsem telom vladeet »


[La langue est courte mais tout le corps dépend d’elle]

Proverbe



Contre toute attente, dans la hiérarchie des parties du corps établie par les cultures populaires traditionnelles, la langue n’occupe pas la place qui devrait normalement lui revenir en tant qu’organe de la parole, c’est-à-dire cette faculté essentielle qui distingue l’homme de l’animal. En tout cas, par le nombre de croyances qui s’y rapportent et par son rôle dans la vie rituelle, la langue est largement dépassée par beaucoup d’autres organes humains (il n’est que de penser par exemple aux fonctions rituelles et magiques ainsi qu’aux croyances qui se rapportent à la tête, aux mains, aux yeux, aux cheveux, etc.)1.

Sans prétendre faire une analyse exhaustive de la symbolique de la langue et des fonctions qu’elle remplit dans la culture russe en tant que partie du corps humain, nous ne souhaitons aborder ici qu’un seul geste, mais un geste particulièrement éloquent, lequel se retrouve à un niveau équivalent dans les modes de vie traditionnel et contemporain, au sein des milieux populaires aussi bien que parmi les élites sociales. Nous parlons ici du fait de tirer la langue, geste symbolique qui se rapporte ordinairement à la subculture enfantine, où il exprime surtout la raillerie, la moquerie2.

Ce geste a attiré notre attention lors de la rédaction d’un article consacré à l’interprétation du concept de « jeu » dans l’œuvre d’A. S. Puškin3. Chez cet auteur, tirer la langue est un geste doté de sa propre histoire. Relatant la mort de Nikolaj, le frère d’Aleksandr Puškin, décédé en 1807 à l’âge de 6 ans, P. V. Naščokin note ceci : « avant de mourir…, pour le taquiner, il lui a tiré la langue, et il est mort aussitôt ». Épisode que le poète gardera en mémoire toute sa vie4. À l’époque de Puškin, la littérature reconnaît l’existence d’un lien entre une langue que l’on tire et un défunt, comme le montre la parodie de Voejkov sur Žukovskij dans la Maison des fous (« Voici Žukovskij, enveloppé dans un long linceul / …qui tire la langue au Diable »5). L’intérêt de Puškin pour ce geste fait écho à sa passion persistante pour des sujets tels que les cadavres « ambulants », ou encore la résurrection imaginaire des défunts par les démons. Il se remémore le geste lorsqu’il écrit cette scène où l’on voit Ruslan, un de ses personnages, se battre avec une tête « qui raille le héros / de son affreuse langue ». Ce geste de provocation a son efficacité puisque Ruslan décide de relever le défi. Or ici, la langue tirée vient renforcer la sémantique démoniaque et infernale de la tête du mort vivant – rappelons que lors des pratiques rituelles, et notamment dans les procédés magiques de conjuration et de protection, quand la tête d’un homme ou d’un animal est séparée de son corps, elle acquiert un pouvoir magico-rituel exceptionnel6.

La nature démoniaque de ce geste d’excitation devient par la suite encore plus évidente dans l’œuvre de Puškin. Chez lui, non seulement les démons « soufflent et crachent », mais ils sont toujours en train de tirer la langue. En 1829, dans l’album d’E. Ušakova, Puškin se dessine revêtu d’un froc de moine à côté d’un démon qui lui tire la langue. Un peu plus tôt, en 1823-24, un démon à la langue tirée était apparu dans les marges du manuscrit d’Eugène Onéguine. Selon toute apparence, ce dessin renvoie à un geste similaire que l’on trouve dans le texte du poème. Au troisième chapitre, Tat’jana hésite à sceller une lettre et reste méditative, la langue sortie : « […] La lettre tremble dans sa main, / Le cachet rose s’est durci / Et brûle sa langue de carmin ». Et au cinquième chapitre, Tat’jana voit en songe des diables lui faire le même geste : « Des barbes, des langues sanglantes... / Et tous ensemble ils la désignent ».

Si le poète renvoie de manière parodique au geste de la langue tirée, c’est que « parodier » signifie aussi « taquiner ». Les mauvais esprits parodient le rêve que fait Tat’jana d’une union avec Onegin, en mettant en scène un simulacre de mariage, qui prend l’apparence d’un enterrement (« Derrière la porte c’est un vacarme : / Des cris, des verres entrechoqués. On hurle, on chante, on fait ripaille / Comme à de grandioses funérailles. »). Cette parodie excitante est figurée par ces « langues sanglantes » que tirent les démons et qui viennent s’entrelacer avec celle de Tat’jana, laquelle humidifie le cachet qui doit lui servir à sceller sa lettre à Onegin.

Pour comprendre l’usage que fait le grand poète russe de ce geste de la langue tirée, il faut le replacer dans son contexte historico-culturel, et notamment dans l’espace de la mythologie et des anciennes pratiques rituelles et magiques. Notre champ d’étude se limitera ici aux éléments propres à la culture russe7.

Afin d’étudier la sémantique de ce geste, il est indispensable de prendre en compte à la fois son positionnement à l’intérieur de modèles complexes de communication et de comportement, et son importante variabilité, tant situationnelle que contextuelle, par rapport aux conditions historico-culturelles concrètes et aux facteurs socioculturels. Ainsi, de nos jours, le fait de tirer la langue est connoté différemment selon le mouvement gestuel auquel il est associé. Par exemple, avec des yeux baissés, il peut signifier le recueillement, la concentration, une sorte de détachement du monde8. Combiné à une gestuelle différente, un clignement de l’œil ou un pouce levé, il exprime l’astuce ou le triomphe. Ouvrir grands les yeux, écarter les mains et tirer la langue, cela exprime l’embarras, la perplexité, voire le désarroi ; on se rapproche alors du sens que revêt ce geste aux yeux des Chinois9.

L’interprétation métaphorique et métonymique de la langue – avec par exemple « la langue de la cloche » – se rapporte à ses fonctions d’organe de la parole. De là vient, d’un côté, le rituel de l’ « arrachage de la langue » de la cloche10, et de l’autre, l’utilisation du marteau de la cloche pour guérir les lésions de la parole. « Lorsque la langue du malade est engourdie, on lui donne à boire et on arrose le marteau de la cloche avec de l’eau ». C’est ce que l’on appelle dobyt’ jazyk na kolokol’ne (recouvrer l’usage de la parole sur le clocher)11. En leur qualité de principaux vecteurs de la parole, la langue et la bouche sont fréquemment employés comme synonymes – comparer l’expression zakroj rot (ferme ta bouche) ou dans une version moins prude zakroj past’ (ferme ta gueule), et celles-ci : prikusi jazyk (mords-toi la langue) ou ukoroti jasyk (raccourcis-toi la langue) dans le sens de « tais-toi, ferme ta gueule ». Tirer la langue et se la mordre est un geste courant dans la culture populaire des régions de la Volga. Il est employé lorsque l’on doit exiger des autres qu’ils se taisent :
Ce que tu dis, il ne t’est pas autorisé de le dire. Si au cours d’une discussion – quelle qu’elle soit – quelqu’un se met soudain à parler de politique ou d’un sujet similaire dont on ne doit pas parler en public, alors tu le regardes [en tirant un peu la langue et en la mordant] et tu lui dis : "Mords ta langue, mords-la !" Tu lui fais une mimique, pour lui faire comprendre qu’il ne faut pas parler de ça, que c’est interdit, que c’est bête.12
On peut remarquer que le geste de se mordre la langue figurait dans le rituel du « baptême du coucou » (kreščenie kukuški) et venait confirmer le vœu fait de ne plus « se disputer » (ne branit’sja) – ainsi des formules qui accompagnent le rituel de réconciliation (ou pacte d’amitié, kumlenie) entre jeunes filles : « Pokumimsja, kumuška, pokumimsja, golubuška, čtob nam s toboju ne branitisja ! » (Faisons la paix, ma commère, faisons la paix, ma chère, et que nous ne nous disputions plus !), « Kukušečka-rjabušečka, pokumisja i bol’še nikogda ne branisja ! » (Ma cocotte, ma gelinotte, fais la paix et ne te fâche plus !), « Kuma, kuma, pokumisja, i bol’še ne branisja ! » (Ma commère, ma commère, fais la paix et ne te chamaille plus !)13, et c’est de là que vient l’expression populaire « Kukušku kstili, da jazyka ne prikusili » (On voulait se raccommoder, mais on en a trop dit)14.

Dans la tradition livresque russe, la langue intervient fréquemment comme attribut des forces impures. Sur les chromos (lubok) où l’on voit des langues tirées, Baba Jaga est souvent représentée luttant avec un crocodile, la Mort ou le Diable15 ; c’est-à-dire que la langue s’y manifeste comme signe démoniaque. Cette symbolique se rattache à la tradition médiévale des arts graphiques imprimés et de la peinture d’icônes16. Comme le remarque N. I. Tolstoj, dans les anciennes miniatures russes des XVII et XVIIIee siècles, « hormis la nudité, ce sont des cheveux hérissés et une langue tirée – comme teščin jazyk (la langue pendue d’une belle-mère) – qui définissent le démon »17. Ce geste est également évoqué dans le livre du prophète Isaïe, et s’y trouve déjà fortement diabolisé : « Mais vous, approchez ici, fils de l’enchanteresse… ! De qui vous moquez-vous ? Contre qui ouvrez-vous une large bouche et tirez-vous la langue ? N’êtes-vous pas des enfants de péché, une race de mensonge… ? ». De qui se moquent ces « fils de l’enchanteresse » ? De Dieu lui-même bien sûr. Par son influence, ce texte biblique a contribué à faire du geste en question un élément de l’iconographie démonologique18. Sur une miniature extraite d’un manuscrit anglais (datant de 1150), et représentant la descente du Christ en enfer, on voit le démon non seulement tirer la langue, mais aussi se mettre les doigts dans la bouche, « élargissant » celle-ci comme dans le texte d’Isaïe.

Dans la tradition folklorique, tirer la langue est le fait d’un personnage ésotérique, d’un « défunt ambulant » ou d’un mort vivant. Dans la Russie du Nord, parmi les esprits domestiques, le cas de buka (croque-mitaine) touche de près à notre problématique – « épouvantail avec des cheveux ébouriffés, une bouche énorme et une longue langue », il « se déplace seulement la nuit, près des maisons et des cours ; et il attrape, emporte et dévore les enfants »19. Et c’est aussi souvent à l’aide de leur langue que sorciers et sorcières nuisent aux hommes. C’est par exemple sous les traits d’un crapaud qu’une sorcière vient abîmer la pâte préparée par la maîtresse de maison. Celle-ci, suivant les conseils d’un sorcier, attrape le crapaud et le frappe sur les pattes et la langue. Le lendemain, la sorcière « parcourt le village en secouant sa langue et ses mains ; et elle ne recommence plus ses sorcelleries »20. Par ailleurs, le maniement de la langue est un moyen mnémonique particulièrement répandu dans la magie des guérisseurs : par exemple, la guérisseuse lèche la tête d’un enfant malade pour éloigner le « mauvais œil »21.

Une langue d’un rouge vif, longue et pendante, est un attribut permanent des déguisements traditionnels lors des veillées de Noël, que ce soit dans la bouche d’une « chèvre », d’un « défunt » et d’un « démon »22 dans les représentations scéniques lors des veillées de Noël. Cet usage s’explique par la croyance que « celui qui porte un masque ressemble à un diable », que « porter un masque signifie prendre le visage du diable »23, et qu’un masque peut d’ailleurs être désigné comme « trogne diabolique »24.

Comme on pouvait s’y attendre, dans un certain nombre de cas, la langue est le propre de personnages dotés d’un don particulier pour la parole. Ainsi, la langue démesurée du buka se rapporte entre autres à sa capacité à tenir de beaux discours. Le mot même de buka (*bauk) se place dans un rapport dialectique avec la manière de désigner les personnes âgées – associés aux « ancêtres » (bauška dans le sens de babuška, la grand-mère) – , les hommes gros et maladroits (courtauds, patauds, disgracieux, bedonnants), les ours et enfin les joyeux drilles – les bajuny (terme qui vient de bajat’, « parler joliment et de façon cohérente » ou parfois simplement « parler », et de bajukat’ (*bauk-), c’est-à-dire « endormir par la parole, bercer », lorsque le discours et la langue, son instrument, sont porteurs de sortilèges et de magie).

La loquacité est jugée négativement par les esprits traditionnels qui y voient une sorte de source « diabolique », et qui font ainsi de la langue une synecdoque du diable (dans la région de Smolensk : « la langue dans la bouche, comme un diable dans les marécages », et sa variante phraséologique : « seul, comme un diable dans les marécages »)25. Transmis par des contes et des légendes, le sujet mythologique de la langue que l’on coupe à celui qui s’est laissé aller à des diableries ou à des commérages excessifs (comportement vu comme nuisible et donc inadmissible)26, se retrouve dans les pratiques juridiques du Moyen-Âge.

Parallèlement, la langue des animaux est utilisée pour soigner les muets et les bègues27, et pour transmettre sortilèges et savoirs magiques – en premier lieu, la capacité de comprendre d’autres langues28. Ce principe est couramment employé dans la pédagogie populaire. Ainsi, pour apprendre aux enfants qu’il ne faut pas détruire les nids des oiseaux ni toucher aux petits, on leur raconte l’histoire de cet homme dont tous les enfants sont nés sourds-muets parce que, dans sa jeunesse, il avait arraché la langue à des oiselets29.

Mais c’est la fonction pragmatique de la langue qui reste la plus significative. Cet organe assume une tâche essentielle, fortement présente dans les pratiques rituelles, ainsi que dans la mythologie, le folklore et la phraséologie, et qui est de lécher (lizat’ et oblizybat’). Cette action apparaît dans le nom donné à certains personnages mythologiques. Par exemple, le terme lizun – et ses dérivés lizunka et lizunec –, pouvait désigner l’esprit protecteur de la maison (domovoj) ainsi que d’autres « démons subalternes ». Il était également employé pour effrayer les enfants : « Lizun est couché dans le sillon, sa langue est longue et verte » ; « Lizun était assis dans la rivière ; et on faisait peur aux enfants en leur racontant que Lizun allait les lécher » ; « très vite, Lizun va vous lécher jusqu’à vous faire tous disparaître »30. On le voit, la langue et le fait de lécher (lizanie) interviennent au même titre que d’autres moyens pour inspirer de la frayeur. Dans le système de croyances des Russes du Nord, « l’esprit de la maison vit dans la cave, sous le seuil de la maison, dans le grenier ; il est poilu comme un sylvain ; il respire et lèche les cheveux des gens »31. Et comme nous le savons, ce type de comportement est partagé par un autre esprit domestique, laska, qui peut lécher les bêtes du troupeau jusqu’à provoquer leur mort32. En outre, quand elle lèche la sueur d’une vache, laska lui retire tout son lait, ce qui montre combien lécher est très négativement connoté. D’autres faits linguistiques viennent le confirmer : liznut’ signifie également « frapper, fouetter » ; lizok veut dire « une claque, une gifle » ; lizun « un coup de poing ou de cravache ». D’où l’expression, « Ja emu dal lizuna » (Je l’ai frappé, je lui ai donné une baffe), et l’avertissement, « Ja tebja tak liznu, čto ty i nog ne sobereš’ ! » (Je vais te frapper au point que tu ne retrouveras même plus tes jambes !)33. Évidemment, dans ce cas-là, le mot
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