Le plus simple pour garantir une motivation est de répondre à un besoin, si en plus IL déclenche un intérêt qui entraîne du plaisir, IL y a toutes les chances





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Animation Ecriture 2009


  • Le plaisir d’écrire


Le plus simple pour garantir une motivation est de répondre à un besoin, si en plus il déclenche un intérêt qui entraîne du plaisir, il y a toutes les chances que l’élève réussisse, qu’il ait envie d’apprendre…

Les enfants n’échappent pas à cette règle. Ne proposons à l’enfant que ce qu’il est en mesure de réussir.


  • Qu’est-ce que l’écriture ?


L’écriture est le produit d’un geste qui gère l’espace pour créer et déposer sur un support des formes codifiées non symboliques dont l’agencement en lettres puis en mots constitutifs de phrases ou isolés permettra au lecteur qui connaît le code de saisir le sens de l’écrit.
Cela implique :
L’acquisition de compétences techniques nécessaires à l’acte graphique. Ce qui est du domaine de la maternelle.
« La belle écriture »

Ecrire dans une belle langue : ce n’est pas notre propos aujourd’hui

Avoir une écriture agréable à regarder : C’est une écriture en tant que produit d’une action finie. On peut la rapprocher de l’écriture au clavier.
On l’appelle la gestion statique de l’espace graphique :
-Une direction  gauche-droite horizontale et une zone médiane d’où partent jambages et hampes…

-Dimension régulière et proportionnée.

-Espacements réguliers entre les mots ;

-Axe des lettres vertical.
Avoir une écriture efficace : rapide renvoie aussi à la formation des lettres ; il s’agit là du geste qui forme les lettres que nous nommons la gestion dynamique de l’espace graphique.
Notre but est d’installer le geste dans l’inconscient cognitif pour libérer l’esprit et permettre la création littéraire.
Il s’agit donc de mettre en oeuvre une modélisation de cet acte d’écriture qui de manière concomitante cherchera la mise en place de compétences de base
Latéralisation : usage de la main appropriée, sens de l’écriture

Développement de compétences motrices : tenue correcte du crayon, posture adapté des organes scripteurs, déplacement adapté de ces organes.

Développement de compétences visuospatiales et auditives : organisation de l’espace graphique. Gestion statique de l’espace graphique 

Développement de compétences kinesthésiques : production des formes de base de l’écriture au moyen de geste adaptés et agencement des formes. Gestion dynamique de l’espace graphique
Nous ne sommes donc pas dans un répertoire graphique ou de la reproduction


  • La latéralité

Outils scripteur et organe scripteur : on considère souvent à tort la main comme organe scripteur. Le cerveau est l’organe scripteur.

Sur 1000 dessins sur 5 millénaires nous trouvons 93% de droitier.

95% des foetus sucent leur pouce à droite. Ce n’est donc pas culturel.

Actuellement en France on entend parfois parler de 7, 8 gauchers par classe c'est-à-dire 30%

On peut se poser la question de gauchers authentiques…attention aux enfants « pleine main » gauche…droitiers forcés ?
Anecdote du stylo à capuchon… prise palmaire à gauche.

Mise en place du coin écriture et écriture en miroir.
Sachons que : on peut changer à tout âge. La réussite dépend de la qualité des réinvestissements (amputés, paralysés…) Neurobiogramme….


« Signatures proprioceptives » de divers symboles graphiques et dessins

Feedbacks proprioceptifs évoqués par l’exécution de divers symboles graphiques et dessins de formes géométriques. De haut en bas : courbe de fréquence instantanée, message sensoriel (fibre Ia), trajectoire X et Y en fonction du temps, feedback d’une population de récepteurs issus du même muscle.
Aidons l’enfant à se repérer par rapport à son schéma corporel et à reconnaître sa droite.

En cas d’inconfort à gauche : on placera la feuille plus haut et plus inclinée à droite.
On utilisera l’interdisciplinarité pour l’encodage mnésique.
Question du type : quelle est votre main droite ? Mettre en place une action destinée à la repérer sans partir du corps mais de l’extérieur et par la fonction.
1. Observer ses mains, jeux et comptines avec les mains, les doigts, leurs noms…

Ombres chinoises…

2. Choisir 1 lieu d’observation une fois pour toute ; choisir un objet observé toujours fixé au même endroit sur la droite des enfants. Mieux vaut un objet chargé affectivement.

3. « Où est Doudou ? » « Il est là… » Demandez aux enfants de montrer de la main du coté du Doudou. Ritualiser. (encodage mnésique)

4. 5 semaines après : Le Doudou est à droiteOù est le doudou ? « Il est à droite… » Ritualiser  intégration spontanéité…

5. La main qui montre le doudou est à … « droite »

6.5 semaines ; ritualisation ; interdisciplinarité ; 10 jours de latence…réinvestissement…
Les tests de latéralisation.
2 nécessités : pas d’appui/ pas d’obstacle…Pas d’imitation différées.

Des activités motrices ;

Des mimes,

Des ateliers actions spécifiques

Les yeux

Les pieds


  • La tenue, le maniement du crayon, la position de la main, la posture


Le rôle de l’index…il guide le stylo exactement comme l’index sur le sable ; mieux vaut dire « tenir » que « pincer » entre pulpe du pouce et phalangette du majeur.

Des jeux de doigts et d’ombres chinoises participent à cette mise en place.

Peindre au doigt avec par exemple une boule de coton dans la paume et l’index légèrement tourné vers la droite (ou la gauche)
Le mouvement des doigts.

Attention aux attitudes crispées, proposer des activités ludiques sur bande différentes largeurs avant le A4 vertical.

Des enroulements sur un axe par exemple…

Cherchez à installer des continuités dans le geste.

Les focalisations sur des modèles peuvent ralentir et crisper.
La main :

Rechercher à éviter les crispations. Nous sommes sur un principe d’économie d’énergie.

On peut pour aider à placer correctement la main faire écrire dans du sable avec des roseaux de 40 cm…pour que l’enfant ressente le meilleur axe doigt-main-bras…
Il convient

  1. de placer la main dans l’axe de l’avant bras.

  2. de pratiquer des premières traces graphiques à partir de petits tracés descendants

  3. d’encourager le contact poignet / feuille

  4. d’entraîner au déplacement du bras avec dégagement du coude par des jeux…

  5. Eviter l’allongement et la rotation du coude.


L’autre main :

La main se place légèrement en dessous de l’autre de manière à avoir les deux épaules à la même hauteur.
La posture :

Le matériel influe beaucoup : table trop basse = dos courbé en revanche il est normal que jusqu’à 7, 8 ans l’enfant appuie son corps contre la table.
Eviter les activités graphiques au feutre sur pan incliné qui entraîne un soulèvement du poignet.
Choix de l’outil :

Eviter les extrêmes…gros-fins

Les capuchons peuvent être fixés sur un socle en TPS/PS...MS


  • La gestion statique de l’espace graphique : mise en place de l’écriture


Il s’agit de l’existence d’une ligne régulière, d’espaces réguliers entre les lettres et entre les mots, de la régularité de l’axe des lettres et de leurs dimensions.

L’encodage visuel se différencie de la création de formes.

Il rend important le travail sur les algorithmes et les alignements. Par exemple avec des cubes, des formes découpées en évitant le rond…

Eviter les lignes supports : l’objectif est de rejoindre deux points.

La conduite visuelle ce fera par le bord de la feuille d’où la pertinence des bandelettes (3 fois la hauteur de l’élément)

L’adulte se gardera de référencer le travail à la feuille mais désignera plutôt l’objet.
On pourra demander ensuite de relier les deux objets d’un trait.
Les rails : 2mm en seyes 2 fois 1/2 pour les hampes, 3 fois pour les jambes.

On peut commencer en GS/ CP sur des plus gros rails : la proportion doit rester la même.
L’entraînement se fait en cursif par des tracés en alternances « petit grand grand petit…. »

Eviter les successions de plus de 3 « grands » qui n’existe pas en écriture « fff » « lhk »…
Il est utile d’encoder auditivement et « kinesthésiquement » ces rythmes.
Les étiquettes permettent aussi de travailler l’axe d’inclinaison. C’est l’entrée dans les majuscules topographiques qui sont une solution d’attente « acceptable »

Progression :


    1. ILFEHT

    2. MANVWKXYZ

    3. COQGDPBRVJ

    4. S


A faire en même temps : Les courses en zigzag
Evitez soigneusement l’écriture scripte.


  • Le code scriptural : unité minimale et formes de base


La finalité de l’écriture c’est la fonction sémantique.

Il faut avoir travaillé sur la fluidité du geste et intégrer les formes de base avec un geste adapté.

Dans le sens gauche droite tous les contacts de courbes se font sur la ligne de base.
C’est le feston uuuuuu à l’âge adulte on passe facilement au sens antihoraire (mmm devient uuu)

Pour les gaucher et le sens du rond.

73 % des lettres sont en sens antihoraire boucle ou coupe

19% en horaire et courbe/pont

11% en jambage antihoraire

Jambage horaire rare g, j, y
Toutes les lettres soit en attaque soit en corps soit en finale possède un tracé antihoraire, tracé de prédilection du contact à la ligne de base.
Forme de base eee uu o mm
Ce qui donne les unités minimales (idéalités) :


    1. e la boucle qui progresse en sens antihoraire sur la ligne de base.

    2. n le pont qui progresse en sens horaire au sommet de la zone médiane.


e u o progression de l’unité minimale « petite boucle »
Sachant que les formes des lettres varient…
p et q québécois
Facteurs de position relative (on et en regardez le n…ov et ev de novembre et février…

Facteur synchroniques externe = la part du maître : oeilleton ou pas, angulation ou non

Facteurs diachroniques= 1980/1990 apparition d’une semi-script d’inspiration anglo-saxonne

Et/ou Facteurs diastratiques = strates de la société comme les « bonnes soeurs » qui écrivent au métronome et cela se répercute sur leur écriture ;



  • La gestion dynamique de l’espace graphique : création des formes et accès à l’écrit


Pour que l’acte d’écriture soit efficacement mis en oeuvre, le geste d’écriture doit être automatisé de façon à ce que l’enfant soit libéré de l’effort d’attention destiné à former les lettres pour se concentrer sur le sens de qu’il écrit.
Mise en place d’une mémoire procédurale qui met en oeuvre des processus neuronaux qui mettront en place une image mentale des formes adéquates et non observation et verbalisation du dessin des lettres.
La boucle : mise en oeuvre d’encodages kinesthésiques : jeux de maillets, mime, jeux de foulards…dès la TPS/PS…ne pas précipiter mais aller vers la fluidité et la régularité du mouvement… ( danse contemporaine…)

Et encodage visuel …les autres élèves font…

La consigne peut –être ensuite : « laisse la trace du mouvement des rubans… » et non « dessine les boucles faites par le ruban… »
Jamais de graphisme décoratif qui produise des boucles à l’envers…
Travail en EPS les rythmes et trajectoires

Association de boucles petites grande grande petite ( pas trois grandes…)

Ellelellellellellellellelle donne elle et le

Avec des étiquettes on peut opposer elle et il le et la
Puis vient ullullullullull on peut sortir il lu lui…et compléter les oppositions par exemple.

Puis i puis t … (introduction du point et de la barre…)
Ce sont les prémices de l’écriture /lecture
Puis vint le rond…
C’est le point d’attaque qui pose problème.

Il n’est abordé que la coupe réussie ( u) elle-même abordée après réussite de la boucle (e)

On peut partir du « c » par exemple… qui bénéficie d’une attaque imposant le sens anti horaire.

On peut partir d’une croix et demander au enfants de commencer du centre…puis a puis d…
Attention : avec le rond on entre dans des suites graphiques à plusieurs unités graphiques. Le rond marque un arrêt.

On peut en profiter pour mettre les points sur les i et les barres aux t…
Le pont…

Dans la même logique on favorisera les gestes continus…et non des suites de cannes…

Puis sur une piste verticale ou ruban…eennnnn…
Les eee servent ici de lanceurs dynamiques…c’est l’accélération…
Les jambages sont à commencer par les jambages bâtonnés p et bouclés j



  • Des lettres simples à l’ensemble de l’alphabet


On peut donc passer aux autres lettres mais en faisant attention à ne bas exagérer les oeilletons de liaison ( b,o,v,w) et le s

  • Les majuscules


Des majuscules accentuées ? Oui dit l’académie.

Vers des majuscules simplifiés ?

Vers la calligraphie ?


Les majuscules n’ont pas le même ductus ; il s’agit donc d’un apprentissage progressif une fois installée l’écriture cursive minuscule. On peut admettre une variante simplifiée des majuscules en école maternelle ( GS) voir modèle.



  • Les règles de conduite de l’écriture


Nous proposons la gestion suivante du ductus :

Interruption du tracé uniquement devant les lettres rondes. Qui seront attaquées en haut à droite sans lever le crayon ( pour les experts suppression de l’interruption bo et vo…)
Les points et barres aux arrêts seulement après les lettres rondes ou après écriture entière du mot ce qui d’ailleurs implique une relecture entière du mot ce qui est intéressant pour l’orthographe.

(référence au code de la route..)


  • Progression, diversité des niveaux, compétences transversales et interdisciplinarité




  • Difficultés d’écriture et remédiation

Il nous semble plus judicieux que l’enfant mette en oeuvre peu à peu ses capacités et se fixe un projet qu’il est capable de réaliser dans de bonnes conditions plutôt que se retrouver confronté à des exigences qu’il ne peut dans bien des cas satisfaire.

Ecrire avant de maîtriser l’écriture revient souvent à dessiner des lettres à tel point qu’il n’est pas rare d’entendre « il écrit bien son prénom mais à l’envers… » Dys ?


Annexes :



Illusion d’écriture de la lettre a

Le pattern de vibration à appliquer sur 4 muscles de l’épaule et du coude est construit grâce à un modèle géométrique de l’ensemble bras/avant-bras couplé à un modèle mathématique de propriocepteur. Le sujet, dont la main est immobilisée, perçoit une illusion de mouvement qu’il reproduit sur une tablette à digitaliser.





Activités graphiques et écriture à l’école maternelle et au CP  


Auteur : Direction de la programmation et du développement
Niveau : grande section - cours préparatoire






L’éducation systématique du geste et de la trajectoire ne doit pas s’effectuer sans la mise en place, en parallèle, d’activités d’écriture où écrire prend du sens. Il y a en effet nécessité, en grande section, de bien mettre en relation ces deux activités différentes : dessiner et écrire. On veillera donc, comme les nouveaux Programmes le montrent, à bien opérer les distinctions entre : les activités de dessin, les activités graphiques, et les activités d’écriture.
Le développement et l’enrichissement du geste graphique chez l’enfant sont à la fois un processus de maturation et le résultat de l’apport de son environnement.

Les activités graphiques en grande section

Proposées et conduites quotidiennement, les activités graphiques vont permettre aux enfants de disposer de nouvelles compétences, celui de s’exprimer en laissant des traces, d’utiliser leur motricité pour communiquer sur un support qui conserve la marque de leur action.
Conjointement, par un dialogue constant avec le maître, l’enfant devient capable d’un regard extérieur sur ses productions, les inscrivant dans un projet, les confrontant à ses intentions.

Ces nouvelles compétences combinées au développement de son habileté motrice permettent à l’enfant :
- de réaliser les traces, graphismes, dessins ou écrits qu’il souhaite ou que l’on attend de lui ;
- de reproduire les formes et les figures qui lui sont données ou qu’il choisit comme modèle.
Dès que les enfants sont capables de percevoir la relation entre le mouvement effectué et la trace produite, ils vont pouvoir faire évoluer leurs tracés. Les premiers gestes graphiques constitués, de balayages et de mouvements circulaires, vont se déplacer sur l’espace fait de grandes feuilles disposées verticalement ou horizontalement.

Des éléments disposés sur celles-ci - objets collés, papiers, matériaux divers - vont constituer des obstacles ou des pôles d’intérêts à contourner, à suivre ou à atteindre.
En jouant sur la taille des formats proposés, sur la disposition des matériaux, la grosseur des outils, les enfants réduisent peu à peu les tracés, les déplacent, les arrêtent, les orientent. Ils contrôlent mieux les mouvements linéaires (horizontaux ou verticaux), les mouvements circulaires, les mouvements continus et discontinus.

Il s’agit alors pour l’enseignant d’être vigilant, d’observer, d’accompagner les enfants dans ce développement :
- les rendre attentifs à la façon qu’ils ont de prendre leurs outils et aux résultats qu’ils obtiennent selon leur préhension ;
les faire passer progressivement à la prise en pince dès que le fléchissement du pouce est acquis ;
les amener à prendre conscience des différents segments qu’ils mobilisent pour peindre, colorier, dessiner ou écrire :




- le travail debout, sur grand format, en plan vertical mais aussi horizontal, mobilise prioritairement l’épaule ;







- à l’inverse le travail sur petit format nécessite la mobilisation du poignet et des doigts. Le travail assis sur plan horizontal est alors nettement plus facile.

C’est par l’alternance des propositions que l’enseignant permettra aux enfants de découvrir ces différentes articulations et de s’entraîner.
Du plaisir du geste, typique des premières années, l’école maternelle doit amener l’enfant au plaisir de la représentation et de la réalisation d’un projet dont la moyenne et la grande section, marquées par une véritable exubérance graphique, sont le symbole. Les composantes élémentaires du geste graphique (stopper, ralentir, accélérer, tirer, pousser, tourner dans un sens, dans l’autre, monter, descendre, revenir en arrière…. ) doivent pouvoir être mises en place et exercées.

L’espace graphique doit être exploré dans sa dimension (grand, petit), ses frontières (dedans, dehors), son orientation (haut, bas, droite, gauche). On a vu qu’au-delà des possibilités variables de réalisation selon sa grandeur, l’espace graphique peut mobiliser très différemment les compétences des enfants.
Un travail sur l’espace, notamment en ce qui concerne la découverte de ses frontières et de son orientation, peut se faire très tôt y compris en petite section alors que les compétences graphiques de l’enfant restent très limitées.
On peut avoir alors recours à toutes les activités d’impression pour amener l’enfant à avoir un premier contrôle intentionnel de sa production : couvrir une surface, poser les « tampons » partout, en haut, en bas, à droite, à gauche…

Au-delà des aides techniques (élucidation de certains gestes pouvant passer par la proposition de modèles, par l’aide motrice et, si nécessaire par la main guidée), la verbalisation conduite par l’enseignant est précieuse pour l’élève, notamment en grande section lorsque le contenu représentatif de sa production devient dominant. C’est ainsi que l’on peut le confronter à la qualité de ses réalisations en fonction de son projet initial, qu’on l’amène à ajuster son geste pour mieux reproduire le modèle qu’il s’est choisi ou qui lui a été proposé.
Des jeux graphiques les plus divers sont alors proposés à l’élève selon des organisations spatiales variables : remplissage, rayonnement, symétrie, alternances… Si la précision du geste est nécessaire, l’organisation des données perceptives est également importante. Par l’observation, la compréhension, l’anticipation sur l’organisation des actions, il trouve les gestes adéquats qui lui permettent la réalisation de la tâche. Le recours au langage lui permet de structurer son activité graphique.

Associer l’enfant à la description du geste, à l’énoncé des règles d’exécution, à l’analyse des procédures diverses, lui fournit des instruments pour penser l’action.
La ligne, par exemple, devient plus qu’un simple tracé statique ; elle se courbe, s’enroule, se brise, éclate, se fractionne, se tord, elle s’allège, s’affine, s’épaissit. Pour ce faire, la tenue de l’outil, le rythme d’exécution, le choix de la trajectoire ont toute leur importance.
L’enfant peut également retrouver les variations de cette ligne dans des œuvres : croquis, dessins, affiches, photos, reproductions ou œuvres d’art, ou dans l’environnement quotidien.

C’est aussi au cours de ces activités que l’on observera si un enfant est gaucher ou droitier. L’enjeu est de permettre l’émergence de cette composante importante, de respecter les hésitations de l’élève qui dans un premier temps utilise indifféremment ses deux mains pour dessiner, mais aussi de lui permettre de ressentir et repérer ce qui lui convient le mieux. C’est au maître d’aider l’enfant dans cette découverte en lui offrant une réelle alternative, en lui faisant prendre conscience des résultats qu’il obtient en fonction du geste et de la main qu’il mobilise.

Écrire en grande section 

« C’est par l’observation de ses productions que l’enfant, guidé par l’enseignant,

parvient à comprendre en quoi elles sont inabouties ou inadéquates. »

(Programmes de l’école maternelle.)


Les termes « capitales d’imprimerie » et « cursive » peuvent être remplacés par une expression utilisée dans la classe pour désigner ces deux types d’écriture.

L’entrée dans l’écriture s’appuie sur l’ensemble des compétences développées par les activités graphiques. Elle requiert toutefois des compétences particulières : la capacité de percevoir les traits caractéristiques d’une lettre ; de les analyser et les décrire ; de les reproduire.

Le recours à l’écriture en capitales d’imprimerie facilite l’activité en proposant des formes aisées à reproduire. Cela nécessite un accompagnement vigilant, notamment pour parvenir à une orientation correcte.

Toutefois, le recours à l’écriture cursive s’impose quand l’enfant est amené à reproduire des enchaînements de mots ou de phrases, elle favorise le nécessaire découpage en mots de l’écrit. Elle doit donc être proposée à tous les enfants de l’école maternelle dès qu’ils en sont capables.

En référence aux nouveaux programmes, à la fin de l’école maternelle, l’enfant devra être capable :
- d’écrire son prénom en capitales d’imprimerie et en lettres cursives ;
-de copier des mots en capitales d’imprimerie, en cursive, avec ou sans l’aide de l’enseignant ;
-de copier une ligne de texte en écriture cursive en ayant une tenue correcte du stylo, en plaçant sa feuille dans l’axe du bras et en respectant le sens du tracé.
Pour ce faire, de nombreux exercices peuvent être mis en place dans les différents domaines d’activités. À titre d’exemples :
- travail systématique sur le tracé de chaque lettre ;
- chaque enfant écrira son prénom sur les travaux réalisés ;
- le maître pourra proposer une copie des titres de comptines ou de chansons afin d’établir un répertoire ;
- les observations relatives aux expérimentations menées en classe dans le cadre des activités scientifiques pourront être relatées très succinctement dans le cahier d’expériences ;
- un cahier de « progrès » pourra permettre à l’enfant d’apprécier l’évolution de son écriture tout au long de l’année.
De façon plus globale, l’écriture doit être présente dans les différentes activités proposées aux enfants.

Éléments d’observation des productions
- L’orientation : de gauche à droite
- La forme des lettres
- L’ordre des lettres
- La permanence du choix : capitale ou cursive
- La tenue du crayon
- Le sens de rotation des cursives
- La trajectoire des capitales
- La connexion des lettres

Écrire au cours préparatoire

À l’école maternelle, l’enfant a appris à maîtriser les gestes essentiels de l’écriture.

Qu’il soit droitier ou gaucher, il tient normalement son crayon ou son stylo sans crisper la main, il sait placer sa feuille sensiblement dans le prolongement de son avant-bras, il maîtrise les principaux tracés et respecte les sens de rotation, afin de faciliter la mise en place progressive d’une écriture cursive rapide et lisible.

Les enseignants devront veiller à ce que chaque élève s’approprie les caractéristiques graphiques de chacune des lettres de l’alphabet et acquiert une aisance dans le mouvement.

En découvrant, en particulier dans le domaine des arts visuels d’autres écritures, il est possible d’articuler les usages instrumentaux de l’écriture avec ses usages esthétiques. Des projets d’édition manuscrite des textes rédigés permettent d’explorer les multiples visages de la calligraphie. Il peut en être de même avec les polices d’imprimerie de logiciels de traitement de texte lorsqu’on vise une édition électronique ou une édition imprimée.

De nombreux exercices peuvent être mis en place dans les différents domaines d’activités de la classe. À titre d’exemples :
- le maître pourra proposer d’établir un répertoire des poèmes et chansons appris sur un cahier spécialement conçu à cet effet ;
- les conclusions des expériences dans le cadre des activités scientifiques seront relatées dans un cahier d’expériences ;
- un dictionnaire des mots usuels pourra être élaboré.
De façon plus générale, l’écriture devra être présente dans les différentes activités proposées aux élèves.

Éléments d’observation des productions


- La lisibilité de chacun des mots écrits
- Le respect du tracé
- Le sens de rotation en cursive
- La présence de chaque mot
- La présence de chaque lettre
- Le respect du choix ou de la demande : capitales ou cursive
- La position du stylo


Nota bene 
Ces situations pédagogiques sont extraites d’Évaluation et aide aux apprentissages en grande section de maternelle et en cours préparatoire.
Cet outil est présent dans chaque école sous forme d’une brochure verte et d’un cédérom et également accessible sur le site banqoutils (http://www.banqoutils.education.gouv.fr).
L’objectif de ces outils est d’aider les enseignants à faire le point en début d’année scolaire sur des compétences et des difficultés de leurs élèves afin de concevoir la programmation des activités pour leur classe en prenant en compte les acquis et les besoins de chacun.
En prolongement des exercices d’évaluation des compétences sont proposées des situations pédagogiques pour aider aux apprentissages, telles celles qui précèdent.
En prolongement des exercices d’évaluation des compétences, vous pouvez accéder aux outils d’évaluation proposés (d’où sont extraites les situations présentées) concernant les compétences suivantes :
- « produire un tracé continu non aléatoire dans un espace donné » (EGCAGA01 fichier PDF - 172 Ko)
- « maîtriser un sens de rotation et l'inverser » (EGCAGB01, fichier PDF - 157 Ko)
- « reproduire des lettres en capitales d’imprimerie », « écrire son prénom en capitales et en cursive » (EGSAFA01, fichier PDF - 139 Ko) « maîtriser l’écriture cursive » (ECPAFB01 fichier PDF - 118 Ko).







LES ACTIVITÉS GRAPHIQUES À L’ÉCOLE MATERNELLE

Marie-Claude Javerzat, Sciences de la Formation, IUFM Aquitaine, Avril 2005


En entrant à l’école maternelle, le jeune enfant découvre les pouvoirs des outils scripteurs pour dessiner, orner et écrire. Il agit certes avec sa main, sollicite les organes de perception mais c’est l’intégralité de la cognition qui est sollicitée et réorganisée par le développement des capacités graphiques. Le développement similaire du langage et du dessin sont largement soutenus par l’étayage et le support verbal d’un adulte bienveillant qui en présupposant l’intention de représenter permet à l’enfant, à l’élève, de vouloir dire ou de dessiner.
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