Séance 11 : Toi le frère que je n’ai jamais eu : le double – fantôme du frère





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date de publication24.04.2017
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Séance 11 : Toi le frère que je n’ai jamais eu : le double – fantôme du frère

« Fils unique, j’ai longtemps eu un frère » : p.11… 18, 23, 24 : « Frère ennemi, faux frère, frère d’ombre, retourne à ta nuit ! »

Ce double ne le quitte pas (p.60)

« Le frère que je m’étais inventé, celui qui avait rompu ma solitude, ce grand frère fantôme avait donc existé. » (p.76). (Il avait perçu, intuitivement, dans les silences et les non-dits, l’existence de celui qui l’avait si tragiquement précédé. 
Sentiments contradictoires (« jalousie féroce ») à l’encontre de ce frère qu’il avait désiré : « Ce qu’elle me disait de Simon provoquait en moi une colère sourde dont je me sentais coupable. […] je ressentais la morsure d’une jalousie féroce lorsque Louise évoquait les traits, le corps si bien dessiné du double parfait de Maxime, couvé par le regard admiratif de son père. » (p.78-79.) Pulsion de jalousie (puérile, infantile) liée au poids du complexe que la comparaison par son père de son physique avec celui de Simon –sans qu’il l’ait su jusque-là – l’amenait à développer. La douleur égoïste prend le pas sur la raison qui devrait lui faire éprouver de la pitié, de l’empathie.

« Après avoir vécu toutes ces années sous l’ombre d’un frère, je découvrais celui que mes parents m’avaient caché. Et je ne l’aimais pas. » (p.79)

Portrait de Simon p.94

« C’était lui ou moi, un scénario comparable à celui des corps-à-corps nocturnes avec le frère imaginaire qui partageait ma chambre. On ne prononcera plus son nom, ni celui d’Hannah ; ne resteront d’eux que des sacs abandonnés derrière un fauteuil. Des vêtements, des odeurs, un chien de peluche, des objets orphelins, quelques photos que l’on relèguerait dans l’ombre, et des pensées coupables, dont je supporterais le poids. » p.146 : François / Philippe est coupable d’être le fruit de cet amour condamnable. Reste à déterminer aux yeux de qui leurs pensées sont coupables.

Lorsqu’il apprend le secret, François est psychologiquement guéri (d’une forme de schizophrénie) car il sait : « je ne luttais plus avec mon frère, maintenant que je connaissais son nom. » p.157, physiquement aussi, il s’accepte mieux : « Mon apparence ne m’était plus une souffrance, je m’étoffais, mes creux se comblaient […à lire…] Pour autant je ne succombais plus sous le poids de ce silence, je le portais et il étoffait mes épaules. […] Depuis que je pouvais les nommer, les fantômes avaient desserré leur étreinte : j’allais devenir un homme. » p.158 (roman initiatique)

Prolongement : chanson : « Mon frère », de Maxime Le Forestier : voir le clip :



Ecoutez le clip ci-dessous, puis répondez à l’écrit aux questions figurant à droite des paroles de la chanson :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/mon%2Bfr%25C3%25A8re%2Bmaxime%2Ble%2Bforestier/video/xi8ka_maxime-le-forestier-mon-frre_music



Mon frère (1972)

Maxime Le Forestier


Toi le frère que je n'ai jamais eu
Sais-tu si tu avais vécu
Ce que nous aurions fait ensemble
Un an après moi, tu serais né
Alors on n'se s'rait plus quittés
Comme des amis qui se ressemblent
On aurait appris l'argot par cœur
J'aurais été ton professeur
A mon école buissonnière
Sur qu'un jour on se serait battu
Pour peu qu'alors on ait connu
Ensemble la même première

{Refrain:}
Mais tu n'es pas la
A qui la faute
Pas à mon père
Pas à ma mère
Tu aurais pu chanter cela

Toi le frère que je n'ai jamais eu
Si tu savais ce que j'ai bu
De mes chagrins en solitaire
Si tu m'avais pas fait faux bond
Tu aurais fini mes chansons
Je t'aurais appris à en faire
Si la vie s'était comportée mieux
Elle aurait divisé en deux
Les paires de gants, les paires de claques
Elle aurait surement partagé
Les mots d'amour et les pavés
Les filles et les coups de matraque

{Refrain}

Toi le frère que je n'aurais jamais
Je suis moins seul de t'avoir fait
Pour un instant, pour une fille
Je t'ai dérangé, tu me pardonnes
Ici quand tout vous abandonne
On se fabrique une famille



http://www.dailymotion.com/relevance/search/mon%2Bfr%25C3%25A8re%2Bmaxime%2Ble%2Bforestier/video/xi8ka_maxime-le-forestier-mon-frre_music

Questions :

1.Trouvez deux adjectifs caractérisant la mélodie de la chanson « Mon frère ».

2.Que le chanteur aurait-il partagé avec son frère, s’ils avaient vécu ensemble ? Reprenez les différentes activités ou aventures énumérées avec vos propres mots.

3.Relevez un vers en lien avec l’argot. Dans quel registre de langue est-il rédigé ? Précisez quelles sont les caractéristiques de ce registre dans le vers relevé.

4.De quelle « première » est-il question au vers 12 ?

5.Quels sentiments le poète éprouve-t-il face à l’absence du frère ? Justifiez votre réponse.

6.Dans le deuxième couplet, relevez 1 vers exprimant une opposition à travers deux métaphores que vous expliquerez.

7.A qui le poète en veut-il de n’avoir pas ce frère ? Justifiez votre réponse.

8.A quoi font référence « les pavés » et les « coups de matraque » ?

9.En quoi peut-on rapprocher la chanson de Maxime Le Forestier du thème du frère vécu comme un double dans Un secret ?

10.En quoi le thème du frère « jamais eu » est-il différent dans la chanson et dans le roman ?

11.Quelle est la raison de l’absence du frère, dans les deux œuvres ?


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