La Petite Auto, Appolinaire





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La Petite Auto, Appolinaire


La Petite Auto d’Apollinaire

La petite Auto, est un poème extrait du recueil Calligrammes, d’Apollinaire. Apollinaire est un poète née le 26 aout 1880 et mort « pour la France » en 1918. Il fut le chantre de nombreux courant avant-gardiste tel que le cubisme et le surréalisme. Il crée lui-même l’expression « surréaliste », en 1917, pour désigner un art à venir, du futur. Par le mélange de la représentation imagée et du texte les poèmes de Calligrammes sont une nouvelle façon d’envisager l’espace poétique. C’est un poème figuratif mélangeant l’image et le texte. Ce poème fut écrit en 1917 ; il se souvient de son départ de Deauville pour la guerre. Dans un premier temps nous étudierons le changement d’époque, un passage d’un temps de paix à celui de la guerre, puis, dans un second temps, nous verrons la dimension surréaliste du texte et enfin le thème omniprésent de la guerre.
1. Un changement d’époque

A. Un passage d’une époque calme à une époque moderne, de guerre

« Dans la petite auto de Rouveyre … nous dîmes adieu à une époque » Dans cette phrase, Apollinaire présente l’auto comme un moyen, le moyen de changer d’époque. Apollinaire sous entend que ce changement d’époque est due à la modernisation : de nouveau moyens sont découverts pour changer d’époque de monde, de territoires. Le monde devient de plus en plus petit. Il devient ainsi plus facile de faire « les choses en grand », comme la guerre. La modernisation permet aussi des confrontations inouïes qui n’ont pas lieu sur terre, elle dépasse l’entendement : « Hauteurs inimaginables ou l’homme combat ». Apollinaire et son Ami Rouvreye disent adieu à l’époque de la paix et de la simplicité.

B. La comparaison des deux époques

« Les chiens aboyaient vers la bas ou étaient les frontières » Les chiens signalent un danger qui approche, le danger de la guerre. « Les morts tremblaient de peur dans leur sombres demeures » Le poète décrit les préparatifs à la guerre qui laissent présager la guerre notamment entre la comparaison, et l’opposition de la l’avant-guerre heureuse et de l’avenir sombre. Les allitérations en « m » dans la phrase ci-dessus met en relief l’avenir qui va suivre à cette guerre, la violence inouïe : la brutalisation du soldat. Le champ lexical du départ présent dans tous le début du texte qui  : « partis, dîmes adieu, quittaient allais » qui sont tous des verbes au passé simple ou a l’imparfait insiste sur le fait que l’on ne peut plus retourner en arrière, l’époque ancienne est révolue.

2. L’influence du surréalisme

A. Images du surréalisme

Apollinaire développe dans ce poème de nombreuses images à travers le texte. « Les morts tremblaient de peur dans leur sombres demeures » Cet extrait du poème me fait penser à un tableau de guerre surréaliste de la première guerre mondiale illustrant la brutalisation du soldat, la violence des combats et la mortalité très élevée de ceux-ci. Ce tableau est le tryptique d’Otto Dix, un peintre surréaliste qui transmit ses expériences combattantes sur un tableau. L’influence surréaliste est présente à travers la métaphore des Animaux, qui montre, expose la sauvagerie du combat. Les aigles représentent les allemands, des êtres sanguinaires et violents qui partent à la guerre pour tuer leur proie. « Serpentaient » le serpent représente les trachées… C’est la personnification et la déshumanisation de l’homme. L'humanité est exclue d'un conflit qui met l'homme aux prises avec lui-même: « L'homme y combat contre l'homme »v. 24

B. La guerre prend de l’ampleur

« Artères ferroviaires ou ceux qui s’en allaient mourir saluait encore la vie colorées ». Les artères ferroviaires font références aux veines de l’Europe. Elle se vide de son sang : elle s’en va mourir dévastée par la guerre. Le champ lexical de l’apocalypse «  montaient des abysses, les monstres… » Montre bien l’étendue du conflit, ce n’est plus une guerre à laquelle nous nous étions confrontée avant, c’est une guerre totale, c’est une guerre où tous les moyens sont mobilisés pour vaincre l’enemie. « Avec les forets, les villages heureux de la Belgique » Cette guerre d’une nouvelle ampleur dévaste tout sur son passage. v.17 « Région par ou se font toujours les invasions. » Apollinaire fait une opposition entre la Belgique avant la guerre et la Belgique après la guerre. Car cet état neutre fut exterminé par l’Allemagne : 1,2 millions de belges trouvèrent la mort.

3. Une guerre omniprésente

A. Une guerre intérieure et extérieure au poète

Le poème tient son originalité de l’alternance entre la dimension extérieure et intérieure du poème. La guerre aura lieu autant autour du poète qu’en lui-même. « Portant en moi ». L’expérience forte intérieure du combat représente l’expérience combattante des soldats dont certains en revinrent métamorphosées. La description de la guerre est empreinte d’une tonalité épique : «  Des géants furieux se dressaient sur l’Europe ».

B. Apollinaire dénonce la guerre

« Et des bergers gigantesques menaient de grands troupeaux qui broutaient les paroles et contre lesquelles aboyaient les chiens de la route » Les grands troupeaux « muets » représentent les millions de soldats qui combattirent durant la 1èreGM, des soldats aveuglée par la propagande de guerre. Apollinaire fait référence au bourrage de crane : les soldats sont condamnés au silence. Les combattants sont menés à la guerre comme de bêtes sont menés à l’abattoir. Les chiens représentent tous les pacifistes qui dénoncèrent tant la guerre. Une guerre sanglante, sans limites qui malgré les efforts des pacifistes fit beaucoup de dommages.  

Conclusion :

Comme un orage qui s'annonce le poète prévoit des évènements terribles : la guerre est sur le point d'éclater. Plus rien ne sera comme avant. L’auteur joue sur l’opposition de l'automobile, symbole de liberté individuelle et de la modernité menant un voyage léger et insouciant à Deauville, une station balnéaire qui représente les vacances, et à Paris le 30 Mais : le monde a changé ; entre-temps, des évènements terribles se préparent et assombrissent singulièrement cette fin de l'été. Ils renaissent dans un nouveau monde, un monde qui leur est inconnu : Plus d'insouciance, plus de naïveté mais la dure réalité de la guerre qui fait irruption qui hante les consciences désormais. Cependant la liberté n’a pas pour autant disparu grâce à la « magie » de la poésie, de l’art poétique. Elle est exprimée par le renouvellement des formes poétiques, une poésie associant art picturale et mots de la poésie. Cette inspiration moderne présente dans Calligrammes transforme la poésie.

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