Le lyrisme comme exaltation du sentiment amoureux





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date de publication20.07.2019
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  1. Le lyrisme comme exaltation du sentiment amoureux

  2. Un jeu d’inversion

  3. L’amour donnant un sens à la vie



  1. a. Présence du moi : Le destinataire est l'être aimé, source de désir et de douleur à la fois. Hormis sujet et objet, quasiment aucune indication descriptive ou narrative de l’objet aimé ne nous est donnée. L’objet amoureux est simplement désigné par son aspect phys. : tes grâces, v. 6

La concentration du discours sur le sujet (« je ») et l'objet (« toi ») crée une intimité très étroite entre « je » et « toi ». L’écriture poétique permet de mettre en valeur cette intimité, grâce à la répét. du pronom toi (v. 2,8) et l’associat° des déterminants poss. : mes yeux (v.1) ma voix (v. 4), ma main(v. 5) pour tes grâces (v. 6)

- Présence du moi : contrairement à ce qui se passe dans le blason, le corps de l’être aimé n’est nullement évoqué. Tous ses attributs concrets ont disparu, il est simplement évacué, réduit au seul pronom. Au contraire on remarque la prédominance du moi lyrique à travers le corps (yeux, mains), l’esprit, et la parole poétique (je). Toute l’attention est sur la personne de la poétesse.
b. L’élégie (lorsque l’écriture poétique console et enchante la douleur. Expr. du chagrin et de la mélancolie, du regret)

Le mal d'amour : c’est un thème traditionnel de l'élégie bien entendu, particulièrement développé dans la littérature courtoise ou d'inspiration courtoise.

Sentiment amoureux mélangé : Le sentiment amoureux est dominé par une émotion mélancolique et se mélange avec un sentiment de douleur : « Larmes épandre » v. 1, « sanglots » « soupir » v. 2, tournure négative v. 9 : « je ne souhaite encore point mourir ». L’amour peut ê douloureux, ms il est cependant désirable, souhaité, car il est aussi l’express° de du bonheur.

Le thème de l’amour : champ lexical de l’émotion amoureuse, regret du bonheur et aussi focalisation sur le thème de l’expression amoureuse (épandre des larmes, utiliser la parole, chanter les grâces en tendant les cordes du luth). Les sentiments paraissent intenses et exclusifs à travers l’hyperbole et les négations : « rien fors que toi comprendre », « je ne veux point mourir »

c. l’amour et le temps

Le topos de la fuite du temps oppose les deux parties du poèmes entre elles (quatrains d'un côté, sizain de l'autre). L’amour est périssable, de même que l’h. Il est condamné à ne pas durer. Cette durabilité éphémère est mise en évidence par la reprise des conj. de sub. de temps : « tant que » (2x) qui s’opp. à quand v. 10. La conj de coord. « mais » marque l’opp. entre deux temporalité, celui de l’amour, synonyme de vie et celui de la fin de l’amour, synonyme de mort.

Valeur des temps : abondance du futur, qui exprime l’extens° de l’amour ds le présent et ds les temps à venir+ inff. présent qui inscrit l’action ds la durabilité.

Principale v. 9 : prést d’énonciation, qui clot l’idée 1ère de la durée déterminée de l’amour. Ensuite la construct° est déplacée : le futur est repris de nveau pr indiquer l’extens° de la fin du sentiment, mais l’inff présent n’est plus à la fin du vers , il est au milieu (noircir v.14) car ce n’est plus la poétesse qui est en act° , elle devient passive et se laisse prendre par la mort.


  1. a. Les sentiments contraires

- Les oppositions entre quatrains et tercets : antithèse La vie/la mort

L’amour/la fin de l’amour

dans la syntaxe : opposition « Tant que »/ « Quand » : durée, espoir/ brutalité, désespoir

ampleur ds les quatrains des subordonnées/ brièveté et rapidité de l’enchaînement ds les tercets, « ma voix cassée, ma main impuissante »

 dans le lexique (l’expression amoureuse ds les quatrains/ champ lexical de la perte et de la mort ds les tercets)

- L’amour et la mort : Le thème de la mort : lié à la pensée de la fin de l’amour. Ce thème est particulièrement mis en valeur grâce à la syntaxe et à la chute :

 dans la syntaxe : subordonnée de temps avec accumulation dans les quatrains (« tant que… ») puis brutalité de la proposition principale , rejetée en fin de phrase sur un seul vers (je ne souhaite encore point mourir)

brutalité de l’opposition « Tant que »/ « Mais quand » : rupture rythmique
b. La construction du sonnet

- 1ère partie (vers 1-9) Les 2 quatrains évoquent le désir de vivre. (L'amour= la vie)

2ème partie (vers10-14): en opposition, les 2 tercets expriment le souhait de mourir, lorsque l'amour sera impossible, l'âge venu. 

- Les parallélismes entre quatrains et tercets :

 dans le lexique : yeux strophe 1 et 3/voix strophe 1, 2 (chanter)

Le corps (yeux, voix main)/l’esprit (V8 et 12)

Ce sonnet est donc structuré très rigoureusement en 2 phrases qui mettent en évidence la nécessité vitale de l’amour.

les échos sonores : allit. en [r] [s] [m][t]. Mais ces allit. s’opposent : sons doux (m, s)/sons durs (t, r)



  1. a. La place de la poétesse

Les verbes st des verbes d’act° qui st celles de la poétesse : ces verbes sont mis en relief systématiquement en fin de vers, s’enchaînent sur la totalité des quatrains et riment ensemble. Ainsi ces actions sont mises en relief. Cela met aussi en évidence le rôle actif de la femme ds la relat° amoureuse. C’est elle qui la fait vivre.

L’amour s’exprime à travers le corps (yeux, mains, voix )mais c’est uniquement le corps de la poétesse, et non celui de l’être aimé, qui est évoqué. L’amour s’exprime aussi à travers l’expression de soi (la voix, le chant et le luth). Dans les tercets, la reprise des mêmes termes afin de dire l’impuissance (voix cassée, main impuissante, ne pouvant pas montrer) témoigne bien de l’importance de ce thème pour l’auteure : expression narcissique de l’amour. Il n’y a finalement pas de partage, tout est tournée vers elle. La relation est ainsi exclusive, obsessionnelle.
b. Le sens de l’amour (ce qui donne une sens à la vie)

Le poème montre que la vie ne vaut d’ê vécu sans amour (topos)

champ lexical de la dégradation et de la mort avec la rime « tarir »/ « mourir ». La chute est particulièrement dure avec l’effacement du je dans le dernier tercet (ellipse du je « prierai ») qui signifie bien la mort (effacement du je).

 l’oxymore hyperbolique qui oppose la mort et le noir au jour et à la clarté, détermination à mourir si l’amour cesse, et allitération en R qui renforce l’effet de la mort d’autant que « jour » rime avec « mortel séjour ».(On peut dire que celui qui était le destinataire du chant dans les quatrains, toi, est comme remplacé par la Mort, personnifiée par la majuscule et ainsi apparaissant comme une allégorie : cette allégorie rend la mort plus présente car vivante en quelque sorte)

L’expression semble donc vitale elle aussi : aimer, c’est s’exprimer et c’est vivre. Ds les quatrains on peut remarquer une évolution positive des larmes au chant ; ces actions sont liées à l’écoulement du temps, à l’idée de durée (tant que) et donc à la vie ; de plus elles sont nombreuses. La répétition de pouvoir dans les quatrains, en antithèse avec l’impuissance évoquée dans les tercets, montre l’importance de cette expression personnelle aux yeux du je.

De plus, les verbes à l’infinitif dénotent des actions, qui renvoient à l’expression, et donc suggèrent une vitalité considérée comme nécessaire : ils sont particulièrement nombreux et mis en relief systématiquement en fin de vers.



Concl : Ce sonnet est donc un poème d’amour qui associe la perte de l’amour à la mort. En effet, la fin de l’union signifierait la fin du chant. C’est pourquoi plus que l’être aimé lui-même c’est le chant amoureux qui est célébré.

En réorganisant de manière singulière la disposition thématique du sonnet mais également en nous livrant les différents états contradictoires de l’amour, Louise

Labé a pris le parti d’une poésie sincère et universelle. Elle annonce aussi la tendance baroque de l’instabilité, du fluctuant mais aussi les états passionnels des héros raciniens et leur analyse dans La Princesse de Clèves.

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