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ELEMENTS DE CORRIGE POUR LE SUJET DE TYPE BAC SUR L’OBJET D’ETUDE :

CONVAINCRE, PERSUADER, DELIBERER
PREMIERE PARTIE

I) Etudier rapidement la structure des textes…

Eléments de réponse attendus :

La Fontaine : se définit comme une fable  genre est déjà dans le titre

  • une partie récit v.1 à 31 avec schéma narratif complet.

    • Etat initial v.1-2

    • Elément perturbateur v.3 « courut »

    • Péripéties v.4-27

    • Evénement final v.28-30

    • Etat final ( ou amorce de la morale à venir ?) v.31

    • + noter emploi du passé simple/imparfait typiques du récit

  • une partie morale v.32-37 : au présent + implication du narrateur et du destinataire « nous » v.32, « je » v.35. Discours

Fontenelle : se définit comme une dissertation  volonté de démonstration, non de narration. Est confirmé par la structure globale.

  • l.1 à 3 : morale initiale comme une affirmation à démontrer + emploi du nous destinataire+énonciateur « assurons-nous » + présent

  • l.4-17 : récit avec schéma narratif à dégager (noter guillemets)

    • Noter l.17 : état final qui est en fait une transition vers le morale

  • l.18-21 : retour au discours moral (noter indices temps / personne)

Etchegoyen : titre du texte renvoie à texte poétique de V. Hugo mais le titre de l’ouvrage annonce explicitement une fable  on est en droit d’en chercher la structure.

  • Récit

    • l.1-18 : état initial (imparfait)

    • l.18-19 : Elément perturbateur « un jour » + passé simple

    • l.19-22 : péripéties

    • l.22-25 : événement final

    • l.25-26 : état final qui amorce la morale

  • l.27-34 : morale emploi du présent pas d’implication directe de l’énonciateur absence destinataire.

Bilan : points communs sont que tous trois alternent un récit et une morale explicite avec des éléments linguistiques facilement identifiables (les temps, l’implication du narrateur et du destinataire dans deux des trois textes).

DEUXIEME PARTIE : COMMENTAIRE COMPOSE


I) la fable se construit selon un schéma complexe de récit enchâssé

1) Structure générale

  • Un fil conducteur : le récit de ce que fait l’orateur :

v.1-4 parle sans être écouté

v.10-15 changement de tactique

v.20-31 parle et est écouté

  • 2 discours enchâssés

v.5-9 discours non écouté

v.16-20 fable de Cérès

  • hors récit, la morale du fabuliste v.32-37

2) Les indices de la parole et leur sens

  • Qui est l’orateur : (v.2) manifeste une forte volonté de s’exprimer (v.15 « harangueur »)

« art tyrannique » v.3 « parla fortement » v.5 « figures violentes » v.7 « fit parler les morts » v.9

Texte oppose force rhétorique et absence d’effet v.11-12 « ne daignait l’écouter »

  • Comment il s’adapte v.15 « il prit un autre tour ». Noter le D.D. (au lieu du récit de sa tentative de discours)  quand le discours agit, on le restitue tel quel. Permet de mieux saisir en quoi ce discours est percutant (au sens 1er le lecteur lui aussi entend enfin l’orateur)

3) Le dialogue avec la foule

  • Quand la parole de l’orateur est entendue, celle de la foule répond  dialogue instauré

v.20-21 « cria d’une voix ». Auditoire à l’unisson. Montre que fable de Cérès a capté son attention.

  • V.22-27 réplique de l’orateur. Noter la rapidité (pas d’incise, il faut « deviner » que c’est à nouveau l’orateur). Cette rapidité est représentative de son habileté à manier le langage.

  • Noter que son discours s’achève par une question rhétorique v.27  provoque cette fois réaction de l’auditoire

II) Elle opère une réflexion fondée sur une mise en abyme


1) Qui est le narrateur

  • 1er niveau est l’orateur mais intervient finalement peu v.16 à 20 et 22 à 27

  • en réalité le narrateur est celui qui raconte la fable de l’orateur et l’orateur est un personnage parmi les autres. Ses interventions sont multiples, parfois évidentes v.32-37, parfois plus discrètes pour « planter le décor » ex. v.10 « le vent emporta tout » ou pour porter un jugement v.1 « peuple vain et léger »

 on voit bien comment La Fontaine se place à la fois en tant que conteur ET moraliste

2) Qui est le peuple d’Athènes

  • Quand est inattentif les appellations sont volontiers péjoratives v.1 ; v.6 « on » ; v.8 « les âmes les plus lentes » v.11…

  • Quand attentif appellations moins variées et mélioratives « assemblée » v.20 « réveillée » v.28

  • V.32 « nous sommes tous d’Athènes ». Rappelle que cette fable est là aussi pour nous instruire. Comme les Athéniens nous n’écoutons que lorsque qqch nous fait plaisir à entendre.

3) Quelle est la fable

  • Jeu de poupées russes. Ensemble du texte ne cesse de renvoyer à l’écriture des fables : cf. champ lexical : v.29 « apologue » ; v.31 « fable » ; « moralité » v.33 évocation de persg mythologique « Cérès » et d’animaux « l’hirondelle et l’anguille » v.16-17 + titre lui même « le pouvoir des fables ».

Noter aussi que ces fables sont associées à l’idée d’amusement, de jeu d’enfant : « contes d’enfants » v.24 ; v.34

  • 1°) On a donc la fable de Cérès v.16-27. Elle n’est là que pour attirer attention des Athéniens avant de les orienter sur le danger réel v.2 « patrie en danger » v.5 « commun salut » v.25 ; v.27

 elle permet de détourner l’attention des futilités « combats d’enfants » v.14

  • 2°) on a la fable de l’orateur (racontée par La Fontaine). Elle est là pour montrer la puissance des contes « le pouvoir des fables ».

 paradoxe d’une fable qui nous séduit pour nous dire que les fables séduisent. Leur but prétendu d’après la fable de Cérès serait de nous instruire parce que nous ne sommes pas capables de nous intéresser aux choses qui ne nous ont pas d’abord amusées. Mais la morale de La Fontaine v.32-37 tend à « assumer » la dimension ludique des fables. La Fontaine avoue son plaisir enfantin pour les contes v.34-37 et l’on en vient à se demander si l’intention d’instruire n’est pas un prétexte que se donne le fabuliste pour se laisser aller au plaisir de la narration.

DISSERTATION


Pensez-vous que l’on retienne les apologues parce qu’ils nous amusent ou parce qu’ils nous instruisent ?

I) La force d’attraction de ce qui amuse paraît primordiale


1) Le jeu est le mode d’apprentissage de l’enfant :

  • Pour le jeune enfant, le jeu est absolument fondamental. L’en priver serait compromettre gravement ses chances de développement intellectuel (recherches des pédopsychiatres cf. Dolto). Bien plus que « cogito ergo sum », nous pourrions nous définir par « ludo ergo sum ».

  • Ex : Déjà présent dans les théories humanistes sur l’éducation (Rabelais, Comenius)

2) L’esprit répugne aux abstractions

  • Difficulté d’intégrer les mathématiques, les concepts philosophiques. On cherche à passer par des images concrètes : parabole < autre image

  • Ex : Candide permet de cerner la critique de l’optimisme plus facilement que ne le ferait un traité philosophique

3) Ne chercher que l’amusement dans un texte peut se révéler superficiel (signe d’immaturité)

  • Si le jeu est une manière d’accrocher l’attention d’un esprit jeune peu enclin à l’effort intellectuel, il reste cependant limité. Il faut par la suite accepter l’effort de la réflexion sans quoi l’on se cantonne à un amusement inconséquent.

  • Ex : « Le pouvoir des fables » illustre ce nécessaire passage de l’amusement (comme « accroche ») à la réflexion utile (il est urgent de s’inquiéter de la situation politique)


II) Cependant nous retenons les apologues parce qu’ils ne cherchent pas seulement à nous distraire : ces textes ont quelque chose à nous dire

1) Les textes dont on se souvient sont ceux qui ont un effet durable sur notre esprit :

  • Le film ou le roman qui nous fait rire, et seulement cela, a certes le mérite de nous avoir distrait quelques instants. Mais qu’en reste-t-il si ce n’est quelques crampes à la mâchoire ? Celui qui au-delà de l’amusement nous a permis de réfléchir, de mieux comprendre, d’envisager un problème sous un aspect nouveau a en revanche toutes les chances de nous rester en mémoire.

  • Ex : J’ai tout oublié ou presque des « blagues » racontées lors d’une soirée entre amis mais je me souviens encore de… (une fable au choix « La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf »)

2) L’amusement ne suffit pas toujours. L’homme cherche des réponses (ou à défaut des questions).

  • Penser que l’Homme peut vivre en ne regardant que Loft Story ou Buffy contre les Vampires , c’est le couper d’une part de lui même. L’Homme s’interroge sur sa place dans le monde, le sens de son existence et pour nourrir sa spiritualité (pas nécessairement religieuse) il a besoin de lire ou d’entendre une parole qui l’aide dans son cheminement.

  • Ex : Ceux qui partent d’Omelas d’U. Le Guin illustre ce propos. A une première partie ludique, s’oppose une seconde où le martyre de l’enfant sacrifié pour le bien de la collectivité nous renvoie aux interrogations concernant les périodes les plus noires de l’histoire du XXe siècle. Que vaut la vie d’un innocent si elle en sauve des milliers ? Que vaut une vie si elle se fonde sur le sacrifice d’un innocent ? Comment porter le poids d’une culpabilité collective ? etc.

3) Acquérir un savoir, développer une technique ou une connaissance passe par le travail, l’effort

  • Que l’on veuille apprendre la musique et il faudra tôt ou tard passer par le solfège et les gammes. Que l’on veuille développer, approfondir sa réflexion et l’on passera par des textes de réflexion. Dans ce cas, l’apologue constitue une invitation à poursuivre une étude.

  • Ex : le récit de Candide reste partiellement incompris si l’on ne fait pas l’effort de saisir en plus la théorie de Leibniz sur l’Optimiste. Il devient indispensable de travailler sur des concepts philosophiques pour comprendre les enjeux du débat entre Voltaire et Leibniz.


III) Quel sens cela a-t-il d’opposer l’instruction et l’amusement ?

Amuser ou instruire : on peut dans un dernier mouvement se demander pour quelles raisons historiques et idéologiques nous tendons à les opposer. S’agit-il bien de deux pôles antinomiques ou ne sont-ils pas « les deux faces d’une même médaille » ?

1) Dans le langage courant, la défiance face au plaisir est toujours de mise

  • Il semble que la société garde encore ce préjugé favorable à la notion d’effort, de peine. L’opposition amusant / sérieux se charge de connotations qui conduisent inévitablement à peu important / important (et pas seulement fait rire / ne fait pas rire).

  • Ex : C’est « pour de rire » disent les enfants. Ca ne compte donc pas réellement. « Passons aux choses sérieuses » phrase clé de l’instruction ou machine à contraindre l’esprit ?

2) N’y a-t-il pas une volonté de donner à culpabiliser celui qui s’amuse ?

  • Le rire est dans la tradition chrétienne hautement suspect. Il est l’affaire du démon. Vouloir apprendre, (et apprendre sur le plan moral), en s’amusant peut donc devenir également suspect.

  • Ex : c’est le thème de l’énigme policière dans Le nom de la rose. Le livre sur le rire, (la comédie) a disparu parce que dangereux (« le sage ne rit qu’en tremblant », le diable ricanant etc.)

3) Voir de nouveau le monde avec des yeux d’enfant

  • L’apologue par sa dimension ludique a le pouvoir de nous rendre nos yeux d’enfant c’est à dire qu’il nous donne à re-découvir le monde, à le voir d’un regard neuf. Le rire nous permet de renouveler le regard que nous portons sur le monde, il réveille notre intelligence. Il nous donne une chance de recommencer, d’améliorer ce que par habitude, lassitude indifférence nous avions laissé se dégrader.

  • Ex : Le gai savoir de Nietzsche ( ?)

Quatrième de couverture
" Toute philosophie qui assigne à la paix une place plus élevée qu'à la guerre, toute éthique qui développe une notion négative du bonheur, toute métaphysique et toute physique qui prétendent connaître un état définitif quelconque, toute aspiration, de prédominance esthétique ou religieuse, à un à-côté, à un au-delà, à un en-dehors, à un au-dessus de, autorisent à se demander si la maladie n'était pas ce qui inspirait le philosophe (...) J'en suis encore à attendre la venue d'un philosophe médecin qui un jour aura le courage d'oser avancer la thèse : en toute activité philosophique il ne s'agissait jusqu'alors absolument pas de trouver la " vérité ", mais de quelque chose de tout à fait autre, disons de santé, d'avenir, de croissance, de puissance, de vie... "
Ou bien (en vrac)

I) Les apologues ont pour mission d’instruire en amusant

Voir corrigé précédent

II) Leur valeur morale (instructive) ne va cependant pas sans difficulté

Cf. critique de Rousseau à l’encontre des Fables de La Fontaine (que retiendra un enfant qui aura entendu la fable « Le loup et l’agneau » ? Contenu nettement immoral

Qui sont les auteurs pour nous donner des leçons ? Peut-on dire que Voltaire avait raison et Leibniz tort ? Caricatural. Le style de l’un est même un critère dangereux. Il plait même s’il se trompe.

III) Le pouvoir d’instruire ne serait-il pas un leurre, un prétexte que se donne l’auteur pour se laisser aller au plaisir d’écrire (et le lecteur au plaisir de la lecture) ?

Cf. au XVIIIe, le refus du statut de roman aux œuvres de fiction (ex. préambule de Le paysan parvenu)

A quoi servent les fables de La Fontaine puisque l’on a déjà celles d’Esope ? Du point de vue de l’enseignement, rien. Il s’agit de réécriture  plaisir des mots.
ECRITURE D’INVENTION

Imaginer une fable à caractère contemporain (satire sociale) en adoptant un registre comique.

Barème pour l’évaluation

Respect des consignes explicites

I) Un sujet qui soit une satire de la société contemporaine (4 points)

II) utilisation d’un registre comique (4 points)

III) Une fable c’est à dire un récit dont le schéma narratif est complet + une morale (5 points)

Consigne implicite

IV) correction grammaticale et orthographique (3 points)

Critère d’excellence

V) Qualité esthétique, originalité, pertinence du propos.

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