Louange à Allah, le Très-Haut, Maître des Mondes; Fin heureuse à ceux qui Le révèrent; Bénédiction et Paix sur son Prophète Muhammad





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Mon fils ! Je t’assure que si tu chemines sur la voie d’Allâh, tu verras des merveilles à chaque étape. Sacrifie ton âme, car l’essence est dans le sacrifice, comme l’a dit Dû n-Nûn al- Misrî -qu’Allah lui fasse Miséricorde- à l’un de ses disciples: “Si tu peux donner ta vie, viens à moi; sinon ne t’occupes pas des futilités du Soufisme”.
Mon fils ! Je vais te donner huit conseils; reçois-les pour que ta science ne soit pas ton ennemie au jour de la Résurrection; quatre concernant ce que tu dois pratiquer et quatre, ce que tu dois éviter.
Voici d’abord ce que tu dois éviter:
1) Te garder absolument de discuter avec autrui, car la discussion cause bien des dommages et recèle plus de mal que de bien. Elle est, en effet, la source de tous les vices comme l’hypocrisie, la jalousie, la fierté, la rancune, l’inimitié, l’orgueil et les autres. Certes tu peux discuter sur une question avec une personne ou un groupe da personnes mais à condition que tu veuilles leur montrer la vérité. Et ce vouloir doit s’accompagner de deux signes:
Nétablir aucune différence entre la véri découverte par toi et celle qui serait découverte par un autre.
Préférer discuter dans un lieu retiré plutôt que devant une grande assemblée. Ecoute, je vais te donner une règle:

Sache que poser des questions au sujet de certaines difficultés, c’est exposer une maladie de cœur au médecin; la réponse, c’est l’effort que le médecin prodigue pour la guérir.
Sache aussi que les ignorants sont des cardiaques et les savants, leurs médecins. Le savant incomplet ne réussit pas le traitement. Le savant vraiment savant ne traite pas tout malade, mais seulement celui quil estime apte à recevoir le traitement et le salut. Si le mal est chronique ou incurable, l’art du médecin est de dire: celui-là est inguérissable. Il ne s’occupera donc pas de la soigner, car il perdrait son temps.
Sache qu’il y a, sous le nom d’ignorants, quatre espèces de malades: l’un est curable, les autres non. Le premier de ceux-ci est celui dont les questions et les réponses sont provoquées par la jalousie et la haine14.
Répondre au jaloux de son mieux, avec éloquence et clarté, c’est le pousser davantage dans la voie de la haine, de l’inimitié et de la jalousie. Il ne faut donc pas se soucier de lui:
“On espère guérir toutes les maladies, hormis l’inimitié dont la cause est l’envie”.
Tu dois donc t’éloigner de lui et l’abandonner avec sa maladie. Allahu ta’âlâ, n’a-t-il pas dit:
Ecarte-toi de celui qui refuse de Nous prier et qui ne recherche que les plaisirs de ce bas monde”?

(Coran, LIII, 30; XX, 17.)
Le jaloux, par ses propos et par ses œuvres, incendie le grain de ses actes. Comme l’a dit notre Prophète Muhammad -salla Allahou ‘alayhi wa salam- : “La jalousie dévore les bonnes actions, comme le feu consume le bois”.
Le mal du second vient de sa sottise. Lui aussi est inguérissable. Comme l’a dit Îsâ –aleyhi salâm- : “Il ne m’a pas été impossible de ressusciter les morts, mais j’ai été incapable de guérir les sots”. Car le sot est un homme qui travaille à apprendre en peu de temps quelque chose, tant dans les connaissances révélées que dans les rationnelles. Poussé par sa sottise, il interroge et contrarie le grand savant qui a passé sa vie à étudier les sciences révélées et rationnelles. Ce sot est un ignorant qui s’imagine cependant que ce qui l’embarrasse, embarrasse aussi le grand savant15. S’il ne se rend pas compte de cette erreur, ses questions et ses répliques viennent de sa sottise. Tu n’as donc pas à t’occuper de lui répondre.
Le troisième demande à être dirigé: tout ce qu’il ne comprend pas dans les paroles des grands savants, il en attribue la cause à la faiblesse de ses facultés intellectuelles. S’il interroge, c’est en vue de tirer profit de la réponse, mais c’est un sot qui ne saisit pas les vérités; il ne faut pas non plus t’occuper de lui répondre, comme a dit Muhammad -salla Allahou ‘alayhi wa salam- : “Nous, les prophètes, il nous a été ordonné de parler aux gens selon leur intelligence”.
Le seul qui soit curable, c’est le vrai chercheur de la vérité: sage et compréhensif; il ne doit pas être l’esclave de la jalousie, de la colère, des honneurs, des biens de ce monde et des passions. Il doit rechercher la voie droite. Ses questions et ses réponses ne doivent être suscitées ni par l’envie, ni par l’entêtement ni par un amour excessif de la critique. Celui-là est guérissable; tu peux donc te soucier de lui répondre; bien plus: tu dois lui répondre.
2) Tu dois, en second lieu, éviter avec le plus grand soin d’être un sermonneur et un missionnaire. Car cela présente bien des inconvénients. A moins, toutefois, que tu ne joignes l’exemple à la parole; puis tu inviteras les autres à t’imiter. Médite la parole qui fut dite à Î’sâ -‘aleyhi salâm- fils de Marie: “Sermonne alors ton nafs d’abord; si elle en profite, sermonne alors les autres. Sinon, aie honte devant ton Seigneur”. Mais si tu te vois contraint d’entreprendre cette tâche, garde-toi de deux défauts:
De l’affectation dans la parole, les expressions, les gestes, les extravagances, les vers et les strophes. Allahu ta’âlâ déteste les hommes affectés. L’affectation révèle en effet, le désordre et l’insouciance intérieurs. Prêcher, c’est pousser l’homme à se rappeler le feu de l’autre vie, sa négligence à servir le Créateur, le temps passé à s’occuper de choses inutiles; c’est l’inviter à penser aux obstacles qui peuvent l’empêcher de croire en l’au-delà, à penser aussi à l’état dans lequel il se trouvera entre les mains de l’ange de la mort, à se demander s’il peut répondre aux questions de Munkar et de Nakr, à s’occuper sérieusement de son état au jour de la résurrection. Pourra-t-il passer sain et sauf le pont qui sépare ce monde de l’autre ou bien tombera-t-il dans le précipice ? Toutes ces choses resteront gravées dans son cœur et le tourmenteront. L’embrassement du Feu, les lamentations à la pensée de ces malheurs, cela s’appelle l’avertissement.
Informer les gens et leur montrer ces choses, attirer leur attention sur leur négligence et leurs excès, les inciter à penser à leurs défauts afin que l’ardeur de ce Feu touche les membres de l’assemblée et que ces malheurs les effrayent de telle sorte qu’ils rattrapent, dans la mesure du possible, les jours passés de leur vie et regrettent ceux qui ont été employés à autre chose qu’à la soumission à Allahu ta’âlâ, ces idées que je viens de résumer forment ce que l’on appelle un sermon. Si tu voyais l’inondation atteindre une maison où se trouve ton semblable avec toute sa famille, tu crierais: “Prenez garde! prenez garde! fuyez devant le torrent!” Dans une pareille situation, tu n’avertirais pas le propriétaire de la maison avec des manières, des expressions affectées, des traits d’esprit et des allusions, certes pas! Ainsi doit être le prédicateur: il doit éviter tout cela.
Le deuxième défaut, c’est de prétendre à soulever tes auditeurs pour qu’ils expriment avec ostentation leur enthousiasme devant tes dons et ton génie, par exemple en déchirant leurs vêtements, afin qu’on se récrie: Quel extraordinaire orateur! Tu ne pencherais alors que vers les choses d’ici-bas, ce qui est un fruit de la futilité. Mais ton élan et ton ardeur doivent prendre pour buts d’appeler les gens de ce monde à l’autre, de la désobéissance à l’obéissance, de l’attachement aux choses de ce monde à la vie ascétique, de l’avarice à la générosité, du doute à la certitude, de l’oubli négligent au sursaut de la conscience, de la vanité à la piété; et de leur faire aimer l’au-delà et détester ce monde; de leur apprendre la science de l’adoration et de l’ascétisme; et de ne pas les faire présumer de la générosité d’Allahu ta’âlâ, ni de sa miséricorde; car ce qui domine leur nature, c’est l’éloignement de la voie de la religion, la recherche de ce qu’Allahu ta’âlâ n’agrée pas et la pratique des mauvaises mœurs. Jette alors la peur dans leurs cœurs, effraie-les, terrifie-les, qu’ils redoutent le péril qui les attend, ils s’attacheront alors fermement à obéir à Allahu ta’âlâ et à cesser de Lui désobéir.
Telle est la voie à suivre pour sermonner autrui et lui donner des conseils. Toute autre manière de prêcher constitue un danger pour celui qui parle comme pour celui qui écoute. Bien mieux, on l’a dit: un mauvais prédicateur est un monstre de perfidie diabolique qui écarte les gens de la voie droite pour les perdre. Ils doivent donc le fuir, car Satan en personne n’altérait pas leur Foi autant que lui. L’auditeur qui en aurait le pouvoir devrait le faire descendre de la chaire et l’empêcher de poursuivre ses ravages — conséquence naturelle du précepte qui commande de faire le bien et interdit de pratiquer le mal.
3) Tu dois, en troisième lieu, éviter de fréquenter les princes et les sultans. Tu dois même éviter de les rencontrer, car leur rencontre et leur société, autant que leur fréquentation, constitue un danger. Si, cependant, tu es obligé de les fréquenter, évite de les complimenter, car Allahu ta’âlâ est courroucé quand on loue les oppresseurs et les scélérats. Et celui qui implorerait pour eux une longue vie, exprimerait ainsi le désir qu’il soit désobéi à Allahu ta’âlâ sur la Terre.
4) Tu dois, quatrièmement en enfin, éviter d’accepter quoi que ce soit des dons et des cadeaux des Sultans, quand bien même tu serais sûr qu’ils ont été bien acquis. Car, accepter leurs dons, c’est corrompre la religion, puisque c’est en venir à les flatter, les respecter, à approuver leur injustice. Tout cela corrompt la religion. Le moindre mal qui puisse en résulter c’est qu’en acceptant leurs dons et en profitant de leurs richesses, tu n’en arrives à aimer ces Sultans. Or, celui qui aime quelqu’un, aime par le fait même à le vivre le plus longtemps possible et demeurer en ses fonctions. — Prendre plaisir à voir persister l’injustice, c’est vouloir que l’injustice opprime les créatures d’Allahu ta’âlâ, c’est vouloir la ruine du monde. Quoi de plus nuisible à la foi et à la fin de l’homme? Garde-toi bien d’être fasciné par le démon ou trompé par des paroles comme celles-ci: “Qu’il vaut mieux soutirer de l’argent de ces Sultants pour le donner aux pauvres. Ils dépensent, eux, cet argent dans la débauche et la désobéissance; tu le dépenseras, toi, pour les faibles: tu agis donc mieux qu’eux”. Le maudit a coupé le cou à beaucoup de gens par des tentations semblables et les dégâts qu’il a causés sont profonds et immenses. J’en ai parlé dans la Régénération des sciences, consulte cet ouvrage.
Voici maintenant les quatre autres conseils que tu dois mettre en pratique:
1) Ta conduite avec Allahu ta’âlâ doit être telle que si ton serviteur agissait de même avec toi, tu en serais content, n’y trouverais nulle offense et nul sujet de colère; ce que, par contre, tu ne permets pas à ton prétendu serviteur, Allahu ta’âlâ, qui est ton vrai Maître, ne l’acceptera pas, non plus, de ta part.
2) Fais à autrui ce que tu voudrais qu’il te fit, car la foi de l’homme n’est parfaite que lorsqu’il désire pour tout le monde ce qu’il aime pour soi-même.
3) Soit que tu enseignes ou que tu étudies, il faut que ta science améliore ton coeur et ton âme. Si tu apprenais qu’il ne te reste à vivre qu’une semaine, tu ne t’occuperais alors ni de jurisprudence, ni de controverse, ni de sources ni de théologie ou d’autres sciences semblables, parce que tu sais qu’elles ne t’enrichissent pas. Mais tu t’occuperais de surveiller ton cœur et d’étudier les dispositions de ton âme, de t’éloigner des attaches du monde et de purifier ton âme des mauvaises habitudes, tu t’occuperais d’aimer Allahu ta’âlâ, de l’adorer et d’acquérir les plus belles vertus. Souviens-toi que l’homme, chaque instant, peut mourir.
Mon fils, écoute encore ces quelques paroles, médite-les bien pour y trouver ton salut. Si l’on te disait que le sultan va venir te faire visite dans une semaine, je sais bien qu’alors tu ne t’occuperais qu’à améliorer ce qui va tomber sous ses yeux: vêtements, corps, maison, meubles, etc. Maintenant, médite ce que je viens de te signaler; car tu es capable de comprendre et celui qui est intelligent saisit, en peu de mots. Le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam-, bien-aimé d’Allahu ta’âlâ dit: “Allahu ta’âlâ ne regarde pas vos visages, ni vos actions, mais IL regarde vos coeurs et vos intentions." Si tu veux savoir les états que peut connaître le cœur, reporte-toi à la “Ihyâ-ul-ulûm- id-dîn” et à d’autres de mes ouvrages. Car cette science est un devoir individuel16; les autres sont des devoirs qui incombent à l’ensemble de la communauté17, sauf ce qui touche aux devoirs envers Allah, tels les ablutions rituelles, les prières et autres.
Qu’Allahu ta’âlâ t’assiste pour que tu apprennes et pratiques tout ce que je viens de t’exposer, si Allah le veut.
4) N’amasse pas des biens de ce monde plus qu’il ne te faut pour entretenir ta famille pendant une année: ainsi faisait Muhammad -salla Allahou ‘alayhi wa salam- avec certaines de ses femmes. Il disait: “Mon Allah fais que la nourriture de la famille de Muhammad soit suffisante”. Il n’agissait ainsi que pour ses femmes dont la résignation (à cause de lhumani) était faible. Pour celles dont la résignation était ferme, il se bornait à souhaiter la nourriture d’un jour ou même d’une demi-journée.
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