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INTRODUCTION INTRODUCTION

INTRODUCTION
« Introduction »
Les premières poésies coréennes ont été écrites dès l’aube de la civilisation coréenne. . « Le chant des loriots dorés », le plus ancien poème existant, composé en caractères chinois par le Roi Yuri ( 19 a.v. J.-C., 17 ) du royaume de Koguryo (c.a. 3B.C-668A.D.), déclare ceci:
Les loriots dorés tournoient aux environs,

Mâles et femelles s'apprécient mutuellement.

Abandonné à moi-même, dans ma solitude,

Qui voudra rentrer avec moi ?
L'histoire raconte que le roi Yuri, de retour de la chasse, constata que la favorite de ses deux épouses l'avait quitté, suite à une dispute avec son autre femme. Il s'est empressé de la rattraper, la priant en vain de revenir. Sur le chemin du retour, il vit par hasard un couple de loriot volant autour d'un arbre.
Il est avéré que nombres de poèmes ont été produits au cours des quatorze siècles qui précèdent la dynastie Koryo (918-1392). À notre grand dam, toutefois, 25 poèmes seulement ont survécu aux ravages du temps. Les Hyangga, chants originels, comme on les appelle, constituent le patrimoine poétique du royaume de Shilla. La plupart d'entre eux sont thématiquement liés au bouddhisme, comme cette "Prière pour le Nirvana" qu'une une veuve récite pour le repos de l'âme de son défunt mari :

O lune, poursuivez-vous

Aussi loin que l'Occident?

S’il vous plait allez dire au Bouddha

De incommensurable béatitude

Qu'une pauvre âme est abandonnée

Priant, mains jointes,

Devant le miséricordieux Amitabha

Afin que son mari puisse entrer au Nirvana.

Pour elle-même, elle ne désire

Exhausser que quarante vœux.
Dans la dernière partie de la dynastie Koryo, le hyangga, de quatre à dix lignes de longueur, a évolué vers le tanga, courts poèmes de généralement trois lignes. Vers le milieu du 15ème siècle, avec l'invention et la propagation du hangul, l'alphabet purement coréen, le tanga est conditionné dans une forme fixe, appelé Sijo au cours du 18ème siècle. Nous avons conservé environ 3600 Sijo compris ceux écrits tout au long de la dynastie Chosun (1392-191O). Alors que la tradition des Sijos a persisté jusqu'à présent, la tradition coréenne a connu un arrêt brutal en 1910, avec le début de la colonisation japonaise, qui a duré jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945.
Naturellement l'histoire de la poésie moderne coréenne est récente, car aucun ensemble substantiel de poèmes de sensibilité moderne n'apparait avant le début du 20e siècle, alors que la Corée se réveille tout juste d'une longue période d'isolement. Alors que la littérature traditionnelle connait principalement l'influence de la littérature chinoise, au tournant du siècle, la littérature moderne a commencé à prendre forme au contact de la pensée littéraire occidentale. En d'autres termes, le mouvement embryonnaire date de Practical Learning (1770s-1820s), qui place la Corée en contact direct avec l'Occident, inaugurant son ère des Lumières, d'environ 1880 à 1910.
Emportée par la vague des réformes politiques, éducatives et sociales pendant cette période, la littérature coréenne est prête à s'engager sur la voie de la modernisation, sous la bannière du Style Nouveau; bannière portée en poésie par Namson Choi et par Yi Kwangsu en littérature.
"Au garçon de la mer » de Choi est publié en 1908 dans son propre magazine, Sonyon (The Boy), et les premières œuvres de Yi paraissent en 1917. Il convient de souligner dans ce contexte que, même si ces deux auteurs sont souvent cités comme les pères de la littérature coréenne moderne, ils agissent davantage comme des catalyseurs modernistes de la littérature coréenne dans son ensemble. Plus soucieux de la fonction didactique de la littérature, ils ont tendance à utiliser l'art comme un moyen d'éclairer le peuple et de promouvoir le progrès social. Pour être plus précis, la poésie coréenne a commencé, dans une perspective historique, avec Yohan Chu et Ok Kim. La littérature coréenne en général et la poésie coréenne en particulier ne sont pas sorties de leur coquille didactique avant la fin des années 191O, lorsque, près d'un siècle plus tard qu’ailleurs, les courants littéraires européens du 19e siècle atteignent la Corée.
Ni influencés par les sermons du nouveau style ni par l'explosion de l'émotion romantique, Kim et Chu réussissent à mettre en œuvre un univers de paroles écrites dans la tradition des ballades folkloriques. C'est en fait avec Kim et Chu que la poésie coréenne moderne prend conscience de son originalité. Il semble opportun de signaler en passant que le romantisme coréen n'est pas une copie exacte du schéma occidental. Comme dans d'autres domaines de l'art, une étude comparée de la littérature coréenne devraient être entreprise dans le contexte culturel coréen. Il est vrai qu’à l'instar de leurs homologues européens, les poètes coréens étaient à l’écoute de leur univers pour en extraire l’émotion, mais la notion romantique d'unité de l'homme et la nature ajoutait un piment amer à la tristesse et à la mélancolie de l’époque. Puis, vers le milieu des années 1920, Chu et Kim furent remplacés respectivement par Tonghwan Kim et Kim Sowol.
Incontestablement le meilleur poète de l'époque, Kim Sowol éclipse de loin Ok Kim, son professeur et mentor, et se distingue en cristallisant les sentiments et le pathos vernaculaire de la population dans une série de poèmes étincelants comme «Les azalées", " Fleurs dans la montagne ", et" Invocation ", pour n'en nommer que quelques-uns. Il fut le premier à témoigner d'une profonde connaissance et d’un si large éventail d'intérêts pour la nature. Il voyait la nature, non comme une simple source de beauté, mais plus comme l’origine intime de la vie. Par ses créations subtiles de paradoxes, il utilise les éléments naturels comme métaphores des situations humaines. Son contemporain Tonghwan Kim, à l'instar d’Yongno Pyon, évoque les attraits du pays perdu. "Quand la rivière se déchaine" et "La neige tombe" sont de remarquables exemples de cette période, bien que souffrants de lourdeurs structurelles, ils constituent les premières tentatives d'une mémorable épopée. Néanmoins, la majorité des écrits lyriques de cette période sont encore limités en terme d'importance et de qualité, et surtout centrés sur les sentiments. À la fin des années 1920, Sanghwa Yi et Han Yongun a donné de l’épaisseur à la poésie coréenne, en y incorporant la texture et la profondeur métaphysique et un aperçu de la conscience humaine. Malgré ses errements romantiques par trop sensuels mélancoliques, Yi a su donner une forme pondérée à son expérience:
Madonna, déjà le jour se lève, viens vite

Avant que la cloche d’un temple ne nous surprenne.

Allons, tes mains agrippées autour de mon cou,

en compagnie de cette nuit au pays de l’éternité.
(extrait de "De ma chambre")
Moine bouddhiste consacré, tout comme son compatriote Yongun Han, il s’immortalise au travers d’une série de poèmes. Son tour de force est évident dans son recueil de poèmes, Le Silence de l’amour (1925), qui incarne le paradoxe et la complexité métaphysique de la condition humaine par le biais l'expression poétique et de prières bouddhistes. Selon le bouddhisme, le soi et l'objet sont transmutables du point de vue ontologique, aussi longtemps que le karma existe entre les deux ; au moment de la perte du karma dans cette relation, l’être et l'objet perdent en même temps leur raison d’être. Cette correspondance est illustrée dans “Je ne sais pas”.
Les cendres consommées redeviennent sève à nouveau,

Dont le feu est mon coeur qui scintille tout au long de la nuit,

Je ne sais pour qui?
Quand nous pensons à l'histoire, nous avons tendance à penser à un laps de temps caractérisé par certains événements et par leurs conséquences. En 1910 que la Corée, après quasiment une décennie où son identité a été bafouée en tant que nation, amorce sa reconquête face à la domination coloniale japonaise. Mais le mouvement indépendant subit alors de cuisantes défaites devant la brutalité des oppresseurs. Ce sursaut de conscience nationale suscite un semblant d’élan, mais bientôt l'immense sentiment de perte et de désespoir plonge à nouveau le pays dans l'obscurité. Au milieu des ténèbres, le sentiment de défaitisme fait place à la frustration et au pessimisme. Au milieu du tourbillon de la décadence et de la confusion se dégagent un collectif poète d’inspiration communiste, qui considèrent l'art comme un simple moyen dans la lutte contre l’oppresseur. Leurs travaux restent, cependant, d’une qualité esthétique inférieure. Loin du chaos de la période, Sanghwa Yi se fait le porte voix de son époque dans son « Le printemps refleurit-il les terres confisquées? »:
Le printemps reviendra-t-il sur ce pays qui n’est plus à nous,

Sur ces terres confisqués?

Baigné dans le soleil, je me vais comme en rêve le long d'une route

Qui qui trace une raie au milieu des rizières

Là où le ciel bleu et le vert des champs se fondent.
Vers le début des années 1930, un courant intellectualiste l’emporte et atténue un temps le cette poésie mélancolique et morbide. En même temps, la clameur déferlante des thèmes communistes apparait en faveur d’un art pour l'art. Yongnang Kim, Chong Chiyong et Sok Chong Shin font partie des meilleurs poètes de cette période. Yongcho1 Park excelle davantage dans la théorisation sur l'écriture que dans la composition effective. Rappelons que pour "Le départ du bateau", Park jouit d'une réputation de fin critique, plus que de fin poète.
Profondément préoccupé par la forme et la musicalité de la langue, Yongnag Kim réussi créé une ambiance onirique à travers l'harmonie des sens et des sonorités. Chong Chiyong, d'autre part, l'image-reliefs sculptés dans la tradition moderniste de l'Occident. Sokchong Shin, bien connu comme poète pastorale, a passé la plus grande partie de son enfance dans les campagnes reculées, où il a évolué vers un artisan consciencieux, avec un large éventail d'intérêts pour l'homme et une connaissance intime de la vie campagnarde.

Vers cette période, Kirim Kim fait son apparition. Tournant le dos à la tradition lyrique, il refuse de suivre ses prédécesseurs en cherchant les purs idéaux esthétiques. Parnassian de coeur, il introduit dans la poésie coréenne une galerie d'images dénuées de sentimentalisme. « Le bulletin météo », de plus de quatre cents lignes, se présente ainsi:
La chaîne

Est vivante et élégante

Comme le dos du serpent

Couvert d’écailles hérissés.

Les jeunes chaînes de montagnes sont drapées de costumes arabes colorés
Kirim Kim a été le premier à familiariser le lecteur avec des poètes comme occidentaux T.E. Hulme, Ezra Pound, W.H. Auden et T.S. Eliot. Kwangkyun Kim, qui a suivi son exemple, a écrit des poèmes dont beaucoup surpassent ceux de Kirim Kim. Écrits dans la tradition moderniste, "Le lyrisme d'une journée d'automne" et "Nuit enneigée" sont considérés comme les meilleurs des morceaux de cette période. L’époque où, Yi Sang fait ses débuts. Il manifeste son désintérêt pour les modes d'expression conformistes conformistes en vogue et se tourne vers par l'expérimentation surréaliste et, à la manière de Joyce, donne libre cours au flot de l’inconscience dans son travail. Sa « Fleur de l'arbre», par exemple, n’a guère de sens comprise à la surface de la conscience:
Au milieu de la nature sauvage se tient un arbre fleurit, aucun autre arbre près de lui. Il s'épanouit en passion tout comme il espère son compagnon quelque part ailleurs. Pourtant, il ne peut pas appeler ses pairs qu’il aime tellement. Je cours vers un autre arbre, comme si j’étais cet arbre fleurit.
À la fin des années 1930, les magazines littéraires et poésitique sortent comme des champignons après la pluie. Dans cette galaxie de poètes on trouve Chonmyong Non, Kwangsop Kim, So Chongju, Sokcho Shin et Ch'ihwan Yu. En révolte contre l’arridité et la vacuité du modernisme, So, quant à lui, souffle un peu de vitalité dans la poésie coréenne. Il exprime la force de la vie à travers la magie des mots, "Le Serpent" et "Midi" constituent certains de ses plus mémorables travaux. Par son travail, il a su indiquer à la poésie coréenne la direction à prendre.
Yu était intéressée par l'essence de la vie et la recherche identitaire. Sangyong Kim, en revanche, s’estimait satisfait de sa retraite à la campagne.

Parmi les autres poètes de cette génération on compte Chongmyong No et Yunsuk Mo. Peut-être que dans la longue tradition de la douleur et le regret de poèmes rédigés par des femmes, l’œuvre de No concerne la douleur et l'amertume de tout espoir déçu alors que ceux de Mo projètent vision plus optimiste de la vie.

Libellés : INTRODUCTION 12/03/22 par AD Supprimer

Modifier Afficher Songbu Lee

Songbu Lee
[Photo]1942 ~

Né à Kwangju, dans le sud Jolla Diplômé du département de coréen de l'Université Kyonghee de Séoul. Il travaille comme un journaliste au Hanguk Ilbo. Il a commencé sa carrière littéraire en 1961, lorsque ses poèmes, dont "Train", sont publiés dans la revue Littérature Moderne.
Il a choisi de ne pas faire de sa vie privée la matière de ses poèmes. Au lieu de cela, suivant la plus radicale des traditions sociales de la poésie coréenne moderne, il a écrit de nombreux poèmes illustrant de façon éclatante la plus sombre des réalités et la dure vie des paysans opprimés. Le cadre de ces poèmes est principalement celui du Jolla, celui de l'ancien Royaume de Paekje, deux endroits associés à la douleur et l'oppression. Son émotion est d’une profonde compassion pour les victimes d’aliénations.
Un critique a écrit: " Grâce à ses dons littéraires, à son imagination et à ses talents d’artisan, et bien qu'il témoigne de ces choses de façon réaliste, il ne se contente pas de dénoncer ou, par le biais de procédés bruts de l'idéologie, de les transformer en simples abstractions ; il a plutôt été en mesure de leur donner une dimension intérieure, fondée sur un objectif corrélatif. "
Sa voix poétique est forte et vigoureuse. Bien qu’une grande partie de la poésie coréenne soit énoncée dans un style agonisant plutôt féminin, il n'a pas peur d'affirmer sa contestation. Dans le même temps, il reconnait franchement ses propres limites, et avoue ouvertement qu'il est le plus bourgeois des porte-paroles populaires. Il a souvent insisté sur le fait que bien que le présent soit sombre et douloureux, l'espoir est permis. Pourtant, après les tragiques événements marquant le soulèvement de Kwangju en Mai 1980, il est resté silencieux pendant plusieurs années et sa poésie est devenue nettement plus sombre.
Il a publié des volumes tels que Poèmes par Lee Songbu (1969), Notre Nourriture(1974), Voué à Paekje (1977), La nuit précédente (1981), Passé le versant désert (1989). Escalade de nuit (1996).
Il a reçu le Modern Literature Prize en 1969 et le Korean Literary Author Award en 1977. Les grains de riz

Les grains de riz sont regroupés

et dépendent les uns des autres.

Plus les torride rayons du soleil les brulent,

plus vite ils murissent,

prenant soin d'eux-mêmes,

s’en remettant aux soins de leurs voisins.

Regardez-les, si solides les uns contre les autres.

Voyez leurs coeurs, d'autant plus ardents

qu’ils sont innocents de tous crimes. Lorsqu’ils se mettent à chahuter c’est qu’ils se perdent en silence

Les grains de riz savent se tenir, lavant leurs tristes yeux sous le ciel d'automne,

cachant leur propre mécontentement

dans le souffle du vent.

Ils savent comment leurs coeurs sont brulants.
Ce générosité d’amour

que les grains de riz offrent en poussant, et qu’ils tombent pour renaitre à nouveau ce besoin vital,

Cette force généreuse...

14/05/08 par AD Supprimer

Modifier Afficher Kim Chiha

Kim Chiha
[Photo]1941 ~

Né à Mokpo, province du Sud Jolla Son vrai nom est Yongil. Chiha est son nom de plume. Diplômé de l'Université de Séoul en 1966, il commence sa carrière littéraire en 1963 par la publication du poème " Chemin de sédiments " dans Le poète.
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