2 J’ai voulu également prendre des albums labellisés (par l’Education Nationale par ex.) ou bien placés dans les critiques de la Revue des Livres pour enfants. 3





télécharger 38.68 Kb.
titre2 J’ai voulu également prendre des albums labellisés (par l’Education Nationale par ex.) ou bien placés dans les critiques de la Revue des Livres pour enfants. 3
date de publication21.04.2017
taille38.68 Kb.
typeDocumentos
l.20-bal.com > littérature > Documentos
Filles d’albums
Les représentations du féminin dans l’album
Par Nelly Chabrol-Gagne

Maître de conférences en Littérature Française du 20 e siècle à l’Université de Clermont-Ferrand, Nelly Chabrol-Gagne est responsable pédagogique du Master Création éditoriale des littératures générales et de jeunesse.

Elle enseigne la littérature de jeunesse dans plusieurs formations et niveaux universitaires.

Son ouvrage : Filles d’albums, paru à L’atelier du poisson soluble, est disponible au local du CRILJ 13 où on pourra le consulter et même l’emprunter.
Ce que je vais exposer ici c’est le résultat de quatre ans de recherche.

Et c’est l’objet de ma deuxième thèse.

Avant d’en livrer les résultats je voudrais indiquer ma méthode.

Ma méthode
Au départ de cette analyse il y avait un état de confiance.

Après 1968, après l’introduction de la mixité dans les écoles, on pouvait penser que la société était devenue plus paritaire.

Mais c’était ignorer :

  • que la lecture du Deuxième sexe de Simone de Beauvoir s’était limitée à des cercles restreints.

  • que la loi sur la littérature de jeunesse qui met en garde contre le sexisme avait remplacé ce terme par celui, plus général, de discrimination.

  • que Pierrette Fleutiaux, avant les élections de 2007, dans La saison de mon contentement regrettait que l’enseignement historique en littérature continue d’ignorer Sapho, Christine de Pisan, ou Colette.

Si la littérature de jeunesse est florissante, si ce marché est bien portant, ce n’est pas forcément grâce à une production anti- sexiste.

Il n ‘y a pas d’album qui échappe à la finitude imposée socialement à la femme.

Où sont les fillettes issues de 1968 ?

  • Julie qui avait une ombre de garçon ?

  • La Judith de Ruy-Vidal ?

  • Marie d’Adela Turin ?(dans Salut poupée)

Ces héroïnes demeurent très confidentielles.
1 Pour faire cette étude je me suis appuyée sur la production française de ces 20 dernières années.

Mes critères de choix ont été les suivants :

  • des albums icono textuels

  • des personnages féminins humains, non stéréotypés, non caricaturés, pas des personnages appartenant aux contes.

  • des personnages qui échappent à l‘éternel féminin.


2 J’ai voulu également prendre des albums labellisés (par l’Education Nationale par ex.) ou bien placés dans les critiques de la Revue des Livres pour enfants.

3 Enfin, j’ai choisi d’étudier les femmes de façon chronologique, de la naissance à la vieillesse, et quelques rescapées ou oubliées qui feront l’objet d’une nouvelle étude et publication.

Les Nouvelles-nées
Il n’y a pas, ou très peu, de bébés dans la littérature de jeunesse. Il est vrai que ce petit être qui dort 20 h n’est peut-être pas un personnage porteur

Il y a encore moins de bébés filles, du moins repérables comme telles. Il y a surtout des bébés peu ou pas sexualisés.

Ils sont surtout présents dans les livres sur la naissance comme dans le livre d’Agnès Rosenstiehl, La Naissance réédité aux éditions Autrement en 2008, ou dans l’ouvrage de Fran Manushkin : Bébé (Ecole des loisirs, 1976).

Ce qui est privilégié ici c’est la relation fusionnelle avec la mère, quand ce n’est pas le petit être encore relié à elle par le cordon ombilical.

Trois ouvrages ici peuvent être cités :

Un cœur qui bat de Joëlle Jolivet (Thierry Magnier, 2004).

Cet album est comme un hymne à la création. On va, grâce à un zoom-avant, du macroscopique de l’univers au microscopique d’un tout petit cœur qui bat dans le ventre de la maman bien installée dans un fauteuil, dans son salon .

Ça y est, je vais naître du japonais Katsumi Komagata (One Stroke, 1995)

Cet album montre de la conception à la naissance, et à travers des couleurs splendides, la lente et rigoureuse croissance d’un petit être humain dans le liquide amniotique.

Le bravo de Corinne Lavera Vitali (Th. Magnier, 2006) est aussi un livre sur l’avènement de la vie, du désir d’être, à travers un texte très poétique.
Quant à Nicole Claveloux, dans Tout est bon dans le bébé (Harlin Quist, 1997), si elle s’intéresse bien au bébé isolé, (devenu d’ailleurs un petit monstre tyrannique qu’elle décrit avec humour grâce à un texte détourné et volé à La Bruyère) elle ne distingue pas davantage les filles des garçons.

Pas de bébé sexué donc. Pas d’enfant mort à la naissance.

Pas d’enfant imparfait non plus. Une seule exception ou presque :

Le Monsieur, la dame et quelque chose dans le ventre d’Eva Eriksson (Ecole des loisirs, 2003) où l’anormalité de l’enfant est appréhendée sur le mode métaphorique.
Les petites filles
Elles sont de moins en moins des petites filles modèles. Les fillettes se sont détachées du modèle de la Comtesse de Ségur. Ce sont surtout des écolières. Ecoliers et écolières sont sur-représentés dans le monde de l’édition.

Les filles osent davantage, elles ont plus d’esprit d’initiative mais leurs bêtises ne sont pas excusées comme chez les garçons.

Nous savons par les historiens que depuis le 16e siècle notre société fonctionne sur le modèle suivant : Les garçons seront forts, actifs, au service de la nation. Les filles confinées à l’espace domestique et vouées à la maternité.

L’expression de ce modèle on le trouve par ex. dans Martine, petite maman (1968 !)

Mais ce modèle est également présent, en filigrane, dans un ouvrage d’Agnès Rosensteihl : Seins qui propose des textes en regard de tableaux de maîtres où le sein n’est vu que dans sa fonction nourricière.

De même, dans l’ouvrage de Catherine Dolto Filles et garçons les rôles du père et de la mère restent très stéréotypés. Ils sont illustrés l’un, à travers la conduite d’une voiture, l’autre d’une séance de maquillage !

Dans cette production, un ouvrage retient l’attention : Pas belle de Claude Dubois ( Pastel, Ecole des loisirs , 2008)

Il est consacré à une petite fille qui ne s’accepte pas, parce qu’elle ne se considère pas belle,

parce qu’elle croit qu’il faut être belle pour être reconnue dans cette société.

Ce sentiment conduit à un rejet de sa personne au point d’engendrer des idées de suicide.

Ce n’est qu’après que le père lui ait donné une photo représentant un paysage d’une perfection parfaite mais totalement ennuyeux que la petite fille s’acceptera comme elle est.
Dans Anton et les filles de Ole Könnecke (Ecole des loisirs, 2007)

Anton, petit garçon, déploie beaucoup d’énergie pour attirer l’attention de 2 fillettes qui jouent tranquillement dans le bac à sable. Il expose son matériel, mais ne recueille aucun regard. Il se livre à des exploits physiques de plus en plus dangereux, mais elles ne le regardent toujours pas. Il construit une maison de plus en plus haute.. qui s’écroule.

Alors Anton pleure et, à ce moment-là seulement , une des fillettes lui tend un biscuit pour le consoler.

Dès lors, Anton peut entrer dans le carré des filles où il peut jouer.

Ce qui est intéressant dans cet album c’est qu’il faut qu’un garçon pleure pour que les filles prennent conscience de son existence ! Ce qui montre que le rôle dans lequel elles se reconnaissent essentiellement c’est celui du maternage dans lequel ont été depuis longtemps confinées leurs mères.
Les adolescentes
Il y a peu d’adolescentes dans les albums. Ce média cible surtout les jeunes enfants. Les adolescentes n’y ont pas bonne presse. Lorsqu’elles apparaissent c’est qu’elles ont réussi le test de la bonne conduite.

Mary la penchée de F. Schuiten (Casterman, 1996) met en scène une adolescente en total décalage par rapport à son entourage car elle est penchée, elle marche penchée, elle parle penchée. Le médecin consulté conseille un pensionnat pour redressement où elle est abandonnée et livrée à toutes sortes de quolibets et d’humiliations, mais sans résultat. Alors elle rêve d’une planète bleue où elle pourrait vivre dans sa posture. Elle s’enfuit et après de nombreuses aventures finit par rejoindre sa planète bleue où elle est accueillie par de nouveaux amis, penchés comme elle.

Celle qui a été rejetée, expulsée de sa famille, peut enfin lui écrire pour la rassurer et lui dire qu’elle ne reviendra jamais.

A la fin de l’album, Mary, se tournant vers son compagnon, l’interroge :

« Dis, Raoul, tu crois que parfois il faut traverser le monde pour découvrir sa vraie famille ? »
Autre album consacré à une adolescente : Tendre est la mort de la japonaise Kinotoriko (Sarbacane, 2009)

Cet album se présente comme un ensemble de doubles-pages de couleurs alternées, une blanche à gauche, une noire à droite, symbolisant le face à face d’une jeune fille avec la mort.

D’une grande réussite formelle cet ouvrage vaut aussi par la force du dialogue qui s’instaure entre les deux protagonistes.

« Oui, tendre est vraiment la mort lorsqu’elle est source d’entretiens avec soi-même selon un art de vivre qui l’inclut dans son programme et n’est pas forcément une issue fatale.

Nous savons bien que l’idée de la mort nous hante dès notre plus jeune âge et que pour nous protéger, notre société l’éloigne, la cache, la fuit alors qu’il y a des réponses graphiques comme celle-ci qui mettent en scène la si juste envie de mourir, mais aussi la possibilité de la remettre à plus tard. » (Nelly Chabrol-Gagne- Filles d’albums, p. 89)

Les Aventures de Léna Lena d’ Harriett van Reek (Etre, 2004)

Dans cet album on suit une adolescente, qui vit, bien dans son corps, au fil des saisons, en toute liberté. Pas d’interdit. Pas de punitions. Elle évolue seule, sans parents pour la guider ou la sermonner, ingénue, candide.

« Harrëtt Van Reek conduit le lecteur loin des adolescentes en souffrance ou en rupture de ban avec leur famille ou la société. La sienne, toute jeune, prend plaisir à grandir au plus près d’elle-même, accordant sa respiration à celle du monde… » (Filles d’albums, p. 93)
La femme
1- La femme c’est plutôt la mère, puisque la fonction maternelle est comme sacralisée.

Aimable, aimante, toujours disponible, coquette, sentant bon, telle elle apparaît dans la série des Petit Ours. (cf. Petit Ours aime sa maman/ D. Bour, Bayard jeunesse).
Pourtant les mères ont évolué et elles ne sont plus cantonnées à l’espace de leur cuisine, comme en témoignent les titres suivants :
A calicochon d’Anthony Browne (kaleidoscope, 2010)

Dans cet album très ironique, on rencontre la famille Pochon : la mère est représentée sur la 1ère de couverture portant sur son dos un homme et deux garçons. Elle est toujours affairée, assumant seule les tâches domestiques bien que travaillant aussi à l’extérieur. Quant à son mari et ses enfants, paresseux, grossiers, et misogynes, ils sont affalés dans leur fauteuil, face à la TV. Un jour la mère disparaît.

Quand elle revient, la maison est devenue une vraie porcherie et ses « hommes » se sont métamorphosés en cochons ! Ils la supplient de rester mais ils devront désormais participer aux tâches ménagères.

Ce qui permettra à la mère, quelquefois, de plonger les mains dans le moteur de la voiture…

Belle redistribution des rôles.
Papa n’a pas le temps de Corentin, (éditions Rivages, 1986)

Un album où images et textes en contrepoint soulignent, de façon féroce parfois, l’inégalité des conditions masculine et féminine.

Ex. Elle est à la lessive/Il est lessivé

Elle fait les courses/ il y va (aux courses, mais sous-entendu : de chevaux)

L’album est plein de saveur, d’autant que Corentin le dédie. ..à son futur gendre !
2- Mais c’est aussi la femme, seule, libre, ou qui ne vit pas que par ses enfants

Dudu de Betty Bone (Thierry Magnier, 2005)

C’est l’histoire de 2 fillettes « pas très sages » qui sont à la recherche de leur « têtue de sœur qui s’est perdue tout à l’heure ».

L’album retrace leur parcours à travers la ville et ses dangers pour retrouver celle qui a échappé à leur vigilance.

Une fois réunies les 3 sœurs doivent faire le trajet inverse, mais dans le noir puisque la nuit vient de tomber. Les voici enfin chez elles. Elles sont accueillies par une jeune femme élancée, cheveux longs et robe rouge écarlate. C’est leur mère. Tranquille. Enfin rassurée.

Cet album ose présenter ici une figure maternelle paisible, pas obsédée par les enfants.

Une femme autant qu’une mère.
Dans Ce type est un vautour de Sara et Bruno Heitz (Casterman, 2009) on retrouve cette idée qu’à être mère on n’en demeure pas moins femme.

L’histoire est racontée du point de vue du chien.

La mère d’une petite fille a rencontré l ‘homme à l’harmonica. Tous deux vont faire la fête dans un bar et oublient l’enfant. C’est le chien qui la raccompagne à la maison. Seule la violence de l’homme sur la fillette va faire réagir la mère qui mettra enfin ce « vautour » à la porte.
Le Voyage de la femme éléphant de Manuela Salvi (Sarbacane, 2007) propose une image de femme indépendante et a-typique.

C’est en raison de son obésité que Véra se produit dans un cirque. Dans chacune de ses étapes un admirateur lui écrit. C’est Grégori. Un jour, il lui donne rendez-vous chez lui pour son

anniversaire. Elle s’y rend. Elle arrive dans une maison « hors normes » car Grégori est photographe de choses énormes. Véra a été invitée parce qu‘elle est la seule à pouvoir porter une robe achetée par Grégori, « une robe merveilleuse, légère comme de la soie ».

La dernière image de l’album montre Véra et Grégori se donnant la main , face à la mer. Véra porte la robe merveilleuse mais elle a conservé sur la tête son casque de side- car.

Grosse, heureuse, enfin accompagnée, mais libre !
Jeanne et le Mokélé de Fred Bernard (Albin Michel, 2001)

Devenue vieille Jeanne se souvient qu’en 1918 elle est partie en Afrique à la recherche de son père disparu alors qu’il était en quête du Mokélé. Elle se remémore sa vie d’aventurière quand elle avait sauvé une femme pygmée des pattes d’un gorille ou tiré sur un hippopotame.

Alors elle était reconnue, à l’image des hommes…
La vieillesse
En négatif, la vieillesse est souvent représentée sous les traits de tantes horribles et acariâtres (syndrome Tatie Danielle !)

Un exemple : Touche pas à mon corps, tatie Jacotte ! (Thierry Magnier, les 400 coups, 1999) dresse le portrait d’une tante un peu sorcière, laide, désagréable, effrayante, dont sa petite nièce redoute les caresses et les bisous…mais qu’elle doit respecter à cause de son patrimoine !

En positif, ce sont ces trois vieilles tantes extraordinaires, toutes ridées mais pleines d’humour et de sagesse, qui rendent visite à Garmann dans l’ Eté de Garmann de Stian Hole

(Albin Michel, 2008).

Venues apporter leur cadeau de rentrée scolaire à un petit garçon qui s’apprête à entrer au CP mais qui a peur, elles vont lui permettre de découvrir que les adultes aussi ont peur, et vont l’amener à s’interroger sur les grandes questions de la vie et de la mort…
Le vieil âge, dans les albums, effraie. S’agissant de femme il est synonyme de flétrissement, de décrépitude. La maladie d’Alzeimer n’est retenue pour ses aspects anecdotiques.
La vie amoureuse des vieilles femmes est peu ou pas abordée. A signaler néanmoins : Mamie Marie de Laurent Jaffé ( Rouergue, 2004)

Au lieu de recevoir ses 3 petites filles pour l’habituelle soupe aux pissenlits, un samedi Mamie Marie s’éclipse. Mais où est donc mamie Marie ?

Elle a laissé ses bas sur son fauteuil et un petit mot sous la porte où elle annonce qu’elle va se marier. Dans ce petit mot ironique elle dit à chacune de ses petites-filles de «  se faire cuire un œuf » et de » prendre dans le buffet le reste de gratin de courge qu’elle leur a laissé ».
Certains livres montrent que les femmes âgées peuvent vivre à leur idée, sans souci des convenances. C’est le cas de Deux sœurs reçoivent de la visite de Sonja Bongaeva (Sarbacane, 2007). Deux sœurs vivent heureuses sur une île. Le cousin Hans vient les voir.

A peine arrivé il décide de mettre de l’ordre dans cette maison qui en a bien besoin. Il répare, range, désencombre…Mais les deux sœurs n’apprécient guère ces changements et quand Hans s’en va, chez elles, tout redevient comme avant !
Les oubliées et les rescapées
Elles sont nombreuses les femmes absentes des albums de jeunesse : les nouvelles-nées d’une autre couleur de peau, les répudiées, les violées, les excisées, les massacrées, celles qui craquent…les religieuses. Citons pourtant :

Maïmouna qui avala ses cris plus vite que sa salive de Yves Pinguilly (Vents d’ailleurs, 2007)

C’est un album qui traite du thème très dur de l’excision. Les vieilles femmes qui la pratiquent sont représentées sous la forme de terribles oiseaux noirs au bec jaune qui coupent, mutilent, blessent , pendant que Abdou, le garçon, n’est préoccupé que par sa moto bleue…
Je suis là, maman ! de Claude Dagail (Compagnie créative, 2009) évoque un fait social souvent caché : l’alcoolisme féminin. Ici, on nous montre le double isolement d’une mère et de son enfant après une séparation conjugale : Une mère qui n’en peut plus, part à la dérive, se laisse engloutir dans la boisson (« elle est ailleurs, loin, très loin… »). Et l’enfant qui se sent abandonné et rejeté : « Moi, à l’école je n’ai plus de copains.»
La délicate question de l’identité sexuelle est assez peu évoquée. Si ce n’est dans 2 titres :

Mehdi met du rouge à lèvres de Dumortier (2d.Cheyne, 2006), album-poème sur un enfant pas comme les autres qui vit à sa façon le genre dans lequel il se reconnaît.

Et Yoon comme un garçon de Lee-Hyun-Young (Chan Ok, 2007) qui montre les difficultés pour une fillette coréenne de s’habiller comme un garçon quand on est une fille.

Quant à Histoire de genre édité par la maison féministe Talents hauts il ne règle pas la question du sexisme.. Il s’agit d’une simple inversion des valeurs, pas d’un réel progrès.
Que ce soit dans le domaine de l’histoire, de l’art ou des lettres, du sport même, la littérature de jeunesse reste sexiste, amnésique et injuste. Seule émerge Jeanne d’Arc, icône des oubliées. Mais où sont les artistes féminines par ex.? Aucune ne figure chez Palette et deux seulement chez Dada.

C’est pourquoi il faut saluer la nouveauté que constitue La Petite sœur de Kafka d’Anne Herbauts (Eperluette, 2004).

Le monde de l’édition jeunesse s’autocensure, redoute la réaction des parents acheteurs. En attendant, le sexisme reste bien tapi dans les œuvres. Pour l’en déloger le chemin sera long.

.

similaire:

2 J’ai voulu également prendre des albums labellisés (par l’Education Nationale par ex.) ou bien placés dans les critiques de la Revue des Livres pour enfants. 3 iconExposé de criminologie le 20 mai 2005
«L’homme ne peut devenir homme que par l’éducation. IL n’est que ce que l’éducation fait de lui. IL faut bien remarquer que l’homme...

2 J’ai voulu également prendre des albums labellisés (par l’Education Nationale par ex.) ou bien placés dans les critiques de la Revue des Livres pour enfants. 3 iconRésumé : Critiques et analyse de livres documentaires pour les petits, par domaine

2 J’ai voulu également prendre des albums labellisés (par l’Education Nationale par ex.) ou bien placés dans les critiques de la Revue des Livres pour enfants. 3 iconRouen, le 12 juin 2017
«Il appartient aux inspecteurs de l’Education nationale de déterminer les priorités de formation pour leur circonscription, sur la...

2 J’ai voulu également prendre des albums labellisés (par l’Education Nationale par ex.) ou bien placés dans les critiques de la Revue des Livres pour enfants. 3 iconDrôles d’oiseaux. 17 poèmes à chanter, 19 poèmes à lire
«prendre au sérieux» les enfants, de les aider à grandir en les ouvrant à la magie des mots, à la musique produite par les mots eux-mêmes....

2 J’ai voulu également prendre des albums labellisés (par l’Education Nationale par ex.) ou bien placés dans les critiques de la Revue des Livres pour enfants. 3 iconEthiopiques numéro spécial revue socialiste de culture négro-africaine...
«soie» et de «velours», de grands Etats bien ordonnés, et cela dans les moindres détails, des souverains puissants, des industries...

2 J’ai voulu également prendre des albums labellisés (par l’Education Nationale par ex.) ou bien placés dans les critiques de la Revue des Livres pour enfants. 3 iconCentre Culturel Péruvien janvier 2005
«C’est un beau film, IL a pris son autonomie par rapport au livre. Pour des raisons qui lui tenaient à cœur, Manuel Poirier a voulu...

2 J’ai voulu également prendre des albums labellisés (par l’Education Nationale par ex.) ou bien placés dans les critiques de la Revue des Livres pour enfants. 3 iconCalendrier Religions
«le principe des 3 caractères» livres imps appelés classiques qui ont toujours jing sanzijing = petite phrases simples, expressions...

2 J’ai voulu également prendre des albums labellisés (par l’Education Nationale par ex.) ou bien placés dans les critiques de la Revue des Livres pour enfants. 3 iconTravail partagé entre les étudiants master mes université Stendhal, Site de Valence, 2012-2013
«de qualité». Les publications de l’école des loisirs favorisent la reconnaissance de créations inhabituelles à savoir les albums...

2 J’ai voulu également prendre des albums labellisés (par l’Education Nationale par ex.) ou bien placés dans les critiques de la Revue des Livres pour enfants. 3 iconRéunion d'information du
«Pour comprendre les mathématiques ce2», édition 2009, environ 2 livres pour 3 enfants. Complété éventuellement par Vivre les maths,...

2 J’ai voulu également prendre des albums labellisés (par l’Education Nationale par ex.) ou bien placés dans les critiques de la Revue des Livres pour enfants. 3 iconA l’heure actuelle, le terme album est encore et toujours ambigu...
«Counterpoint in style», lorsque mots sérieux et images ironiques se font face – ou l’inverse





Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
l.20-bal.com