Cours de Paolo tortonese, février-mai 1999





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LE ROMANTISME ET LA REPRÉSENTATION


Dans la période romantique, un philosophe allemand a écrit sur le sujet abordé par les auteurs antiques : c’est Schelling (1775-1854) — un poète anglais, Coleridge, a beaucoup écrit de textes théoriques également.
A) Schelling
En 1802, Schelling publie Bruno (ou : le principe divin des choses), un dialogue sur les rapports entre la beauté et la vérité. Trois amis y discutent et partent d’un problème précis. L’un affirme qu’une œuvre peut être vraie sans être belle, et un autre affirme que la vérité et la beauté coïncident dans la réussite d’une œuvre. Le troisième personnage, qui mène le jeu, dirige la conversation vers une solution. Il affirme que la vérité doit être absolue (c’est-à-dire non sujette au temps) pour être solide (ce qui est une idée platonicienne).

Notre effort de connaissance vise en effet ce qui est fixe (« les choses telles qu’elles sont préfigurées dans l’intelligence archétypique » — c’est-à-dire le monde des Idées). Il faut parvenir par nos pensées à cette existence intemporelle des choses.

Schelling montre une distinction entre la nature archétypique et la nature productive (il distingue une nature supérieure et une nature inférieure). L’intelligence archétypique est « le miroir où toutes les choses sont préfigurées ». La nature productive, elle, est celle qui « imprime ses modèles à la substance » ; elle est assujettie à la loi du temps (au contraire de l’archétype, immuable, voire éternel). C’est un type de platonisme qui souligne la séparation entre le monde sensible et le monde des Idées, et qui souligne peu l’imitation et l’analogie entre les deux (mais il y a l’image du « miroir », un peu paradoxale : on a l’image de la chose avant même qu’elle existe).

Le discours de Schelling, dans la suite du texte, se rapproche de plus en plus d’un rapport entre le métaphysique et le sensible. Il déclare : « La création aspire avec nostalgie à la gloire des enfants de Dieu, qui est l’excellence de ces archétypes éternels » (citation détournée de l’Épître aux romains de Saint Paul). Ce qui appartient à la nature productive est séparé des archétypes, mais aspire à revenir vers eux.

On a (ce qui est conforme aux idées platoniciennes) une distinction entre le métaphysique et le sensible, et le besoin de communication entre l’homme et les principes éternels (plus la réminiscence, le mot « nostalgie » renvoyant aux souvenirs). Chez Plotin, déjà, on avait des éléments qui, sans être chrétiens, facilitaient la relecture chrétienne du platonisme (l’homme veut retourner vers son créateur — mais bien sûr, Platon n’a pas utilisé la théorie de la réminiscence dans cette intention).

Schelling, c’est l’intervention d’un discours où l’œuvre d’art a une place, une place nouvelle et importante. S’il y a la possibilité d’une communication entre les deux mondes, c’est grâce à l’art.

Il y a des liens entre les deux mondes. Par exemple à travers le mot « symbole ». L’Idée est, cette fois-ci, appelée ‘symbole », « art vivant ». Un symbole a quelque chose qu’il faut déchiffrer, il est a priori conçu comme possédant un sens : symbole n’est pas reproduction terrestre. L’expression « art vivant » est un peu étrange : elle marque la possibilité d’un amalgame entre Idéel et artistique.

Un des personnages de Schelling revient à la beauté, qui selon lui coïncide avec la perfection. Si elle est parfaite, elle est intemporelle. La beauté est nécessairement parfaite, car la perfection de toute autre chose que la beauté est appréciée en conformité avec quelque chose hors d’elle. La beauté a son modèle en elle-même, elle est une perfection. La beauté est ce qu’elle est (c’est une idée moderne, venue de Kant dans sa Critique de la faculté de juger).

Le grand acquis nouveau de la pensée de Kant sur l’esthétique, c’est que le jugement esthétique que l’on pose sur un objet est un jugement complètement séparé des autres, car l’art est quelque chose d’autonome (parce qu’il ne cherche pas un modèle ailleurs qu’en lui-même). Ce qui est amusant, c’est qu’un argument aussi moderne est mis au service d’une pensée aussi ancienne...

Anselme (le personnage de Schelling) dit que la connaissance ne peut qu’être métaphysique, comme la beauté. Les deux coïncident au niveau métaphysique (et pas avant). La beauté d’une œuvre d’art est celle des « archétypes intellectuels des choses ». Schelling admet la possibilité qu’une chose puisse participer de la vraie beauté et de la suprême vérité (il admet ici l’existence d’une double vérité : une vérité archétypique et une vérité mensongère, limitée au sensible). Il y a des œuvres d’art qui imitent la nature productive (mais qui sont incapables de l’unir au divin). Il y a deux types d’œuvres d’art : une qui n’a pas de rapport au divin (et qui n’est donc pas belle), et un type d’art supérieur, beau et vrai.

L’œuvre d’art est-elle quelque chose de sensible ? Là est le problème (et c’est le même espace problématique allant de Platon à Plotin). Schelling arrive à intégrer Kant dans un schéma ancien. Il y a deux niveaux de vérité, mais pas deux niveaux correspondants de la beauté. L’œuvre d’art est un élément qui peut avoir un lien direct avec le métaphysique. Elle atteint en même temps la beauté et la vérité. La poésie et la philosophie, donc, devraient être la même chose...

Schelling évite la condamnation platonicienne de l’art, et prône une activité euristique (c’est-à-dire de la connaissance) de l’art.
Dans son dialogue Conférence sur la méthode des études universitaires (1802), Schelling pose l’existence d’un art supérieur, plus sacré, un « instrument des dieux », le « découvreur des Idées et de la beauté inengendrée » (car les Idées existent depuis toujours : l’art est en même temps création et redécouverte de quelque chose qui existe déjà). Il y a un rayon en émanant, qui « illumine les âmes pures », mais ce rayon est inaccessible aux yeux des sens. Les Idées éternelles sont comme des soleils dont la lumière va dans les âmes pures. Il faut savoir accueillir ces rayons. Le rayon projette une sorte de figure dans l’âme humaine, que l’homme doit déchiffrer ; mais cette figure est cachée (cela renvoie à la notion de symbole) : c’est la « cogita species » (image pensée) de Cicéron. Cela rappelle aussi la conception hiérarchique selon laquelle certains hommes arrivent à voir les Idées (ici, la différence entre les mauvais et les vrais artistes). La valeur de cet art dépend de la qualité de l’artiste, il faut être capable de voir dans son âme cette projection idéelle. C’est l’idée romantique selon laquelle la nature artistique de l’artiste existe a priori (l’art est d’abord une qualité de l’artiste).

Schelling dit que la condamnation de Platon doit être comprise de manière moins théorique qu’historique. Platon est sévère vis-à-vis de l’art et de la poésie, car ils n’avaient pas encore découvert leur vocation métaphysique.

Schelling est un philosophe assez contradictoire. Il ne fait pas face au problème ainsi défini, mais il tourne autour. Selon lui, la philosophie est toujours une science, tandis que l’art est toujours réel. La philosophie de l’art doit-elle s’occuper des aspects techniques de l’art ? Il faut faire une philosophie de l’art qui ne s’occupe que d’exposer des lois universelles de l’art en termes d’Idées. On reconnaît et on exclut les aspects les moins spirituels de l’art (c’est-à-dire la technique). Mais Schelling doit admettre que cela existe. L’art est une activité spirituelle, et après intervient la réalisation, qui n’est qu’un aspect secondaire, presque accessoire. Cela peut suggérer une vision de l’art selon laquelle il y aurait des arts plus ou moins spirituels et plus ou moins techniques (les plus élevés étant les moins matériels). Si l’Art est par essence une activité spirituelle qui a après coup une réalisation, les œuvres d’art les moins nobles sont celles qui donnent le plus de travail.

Plotin, avec l’union entre la forme et la matière, émettait plus ou moins la même idée. Dans la conception romantique, on a l’impression que le comble de l’art est intérieur, inexprimé, d’où un sentiment de frustration de l’artiste par rapport à l’objet produit (vu comme quelque chose de diminué par rapport à ce qui était en lui), de déception dans le passage à l’acte. Le flou est valorisé, flou qui peut être l’image de quelque chose qui ne s’est pas encore affirmé, à mi-chemin entre l’exprimé et l’inexprimé. Ce flou peut être relié à la problématique.

Cette philosophie de Schelling a, pour lui, une grande fonction sociale. Elle s’adresse à tous les hommes (et pas seulement aux peintres), et même au naturaliste (le scientifique qui s’occupe de la description du monde sensible) : « le naturaliste inspiré apprend [de la philosophie de l’art] à reconnaître dans les œuvres d’art les vrais archétypes des formes qu’il ne trouve exprimées que confusément dans la nature ». Le naturaliste reconnaît donc dans les œuvres d’art les Idées, exprimées plus précisément dans l’art que dans la nature. Il apprend aussi « à reconnaître symboliquement par l’art même la manière dont les choses sensibles procèdent de ces archétypes ». On retrouve là encore l’idée que le sensible est symbolique (et ici, que l’art est symbolique).

Schelling établit le concept d’intuition intellectuelle. Il y a tout un débat philosophique autour de ce concept. Ce n’est pas sensoriel, et cela évoque quelque chose de soudain. Il y a eu un débat entre Kant et les philosophes de l’idéalisme allemand (Schelling et Fichte). Kant est le philosophe de la distinction entre les phénomènes et les noumènes (c’est ce que l’homme ne peut pas savoir : il y a peut-être au-delà des phénomènes une réalité, mais elle est totalement inaccessible). Pour atteindre une connaissance métaphysique, l’homme devrait avoir les mêmes prérogatives que Dieu. Cela n’est pas possible. Cependant, l’homme n’a-t-il pas été conçu à l’image de Dieu ? (c’est ce que Kant n’a pas retenu). Cela permettrait à l’homme d’avoir une possibilité de connaissance métaphysique...

Rousseau dit que l’intelligence divine n’est pas discursive (il n’a pas besoin de raisonnement) : c’est les intuitions intellectuelles.

Fichte et Schelling, qui se disent élèves de Kant, changent tout. En gros, ils rétablissent la possibilité d’une connaissance métaphysique (les noumènes), et le moyen d’y arriver, selon eux, c’est l’intuition intellectuelle. De plus, à l’époque romantique, on charge cette intuition romantique de beaucoup d’éléments sensibles ! Par exemple, chez Rousseau, la rêverie. L’intuition intellectuelle se confond aussi avec l’imaginaire, la fantaisie — et de ce point de vue, Rousseau a eu un grand rôle historique.
Schelling dit dans un autre texte où il parle de l’œuvre d’art qu’un tableau est comme une fenêtre percée dans le sensible — le sensible étant un mur empêchant de voir au-delà du sensible (l’intuition intellectuelle est une vision). La faculté par laquelle nous atteignons le monde idéel est peut-être l’imaginaire, et on a besoin de l’art pour aller au-delà. L’intuition intellectuelle est esthétique, elle s’appuie sur l’œuvre d’art (ce qui est paradoxal, car c’est un élément sensible). Les deux regards (celui du corps et celui de l’âme) vont dans le même sens. L’idéal serait la coïncidence entre les yeux de l’âme et ceux du corps. C’est le monde idéal qui fait une apparition limitée, incomplète, d’un monde parfait qui existe non pas hors de lui, mais en lui (on ne peut pas regarder à l’extérieur, mais en l’âme de l’artiste) : l’artiste ne doit donc pas copier la nature, il doit regarder les Idées, présentes au fond de lui-même (Schelling devait penser que regarder par-delà la fenêtre, c’est regarder en soi).

B) Coleridge
Il a souvent insisté que l’Idée n’est pas synonyme de l’image. L’Idée est l’antithèse, et non le synonyme, de eidolon. L’Idée est éloignée dans sa signification de la sensation, de l’image, du fait, de la notion (c’est une manière orthodoxe de voir les choses, en termes platoniciens). Il faut éloigner l’Idée du sensible et du raisonnement discursif. L’Idée n’est pas une image (quelque chose de figuratif du sensible ou figuratif mental). Coleridge, de nombreuses manières, arrive pourtant assez souvent à faire l’hypothèse d’une révélation de l’Idée dans quelque chose de sensible.

Dans un texte, il parle de la beauté terrestre, qui peut être conçue comme symbole de l’Idée. La musique et la poésie, elles, sont des « educts » (quelque chose qu’on sort, qu’on retire — le rapport entre les Idées et l’art serait une opération « d’éduction »).

Là, nous sommes très proches d’une conception de Lavazzo évoquée par Panofsky : les Idées émanent de Dieu, et se reflètent dans trois miroirs : chez les anges, dans l’âme humaine et dans le monde sensible (les Idées tombent dans ces miroirs). Dans la nature, cette conception est symbolique ; dans l’art, elle vient d’une « éduction ». Il y a altérité de l’Idée par rapport à tout phénomène, mais possibilité de révélation de cette Idée. L’Idée, dans le sens le plus élevé du mot, ne peut être connue qu’à travers un symbole.
A distinguishible power self-affirmed, and seen in its unity with the Eternal Essence, is, according to Plato, an IDEA : and the discipline, by which the human mind is purified from its idols (), and raised to the contemplation of Ideas [...] comprehends what the same philosopher so highly extols under the title of Dialectic. [...] (Coleridge, I, p. 492).
L’Idée serait un pouvoir qui s’affirme lui-même. Les Idées sont reliées à l’Essence Éternelle (monde pluriel et singulier : les Idées, mais autour d’une essence centrale). Il existe une discipline par laquelle l’esprit humain est purifié des idoles (eidola). C’est ce que Platon appelle la dialectique. Le mot « contemplation », là encore, est un mot visuel.
Under the term SENSE, I comprise whatever is passive in our being, without any reference to the questions of Materialism or Immaterialism ; all that man is in common with animals, in kind at least — his sensations, and impressions, whether of his outward senses, or in the inner sense of imagination. [...] By the UNDERSTANDING, I mean the faculty of thinking and forming judgements on the notices furnished by the sense, according to certain rules existing in itself, which rules constitute its distinct nature. By the pure REASON, I mean the power by which we become possessed of principles (the eternal verities of Plato and Descartes) and of ideas, (N.B. not images) as the theorems of a point, a line, a circle, in Mathematics ; and the Ideas of Justice, Holiness, Free-Will, &c. in Morals. (The Friend, in Coleridge 4, I, p. 177).
Coleridge fait la distinction entre trois facultés : les sens, l’entendement et la raison. La distinction entre raison et entendement est très importante chez Kant (« understanding » traduit l’allemand « Verstand » : c’est la faculté de penser ou de former des jugements à l’aide des sens, selon certaines règles ; la raison, elle, n’est pas ouverte sur l’extérieur : au contraire, c’est la faculté par laquelle nous entrons en contact avec des principes). Coleridge distingue aussi les « outward senses » du « inner sense » (sens tournés vers l’extérieur ou vers l’intérieur). Ce que nous imaginons fonctionne de la même manière. Les Idées, ce ne sont pas les images. Les Idées seraient l’objet de la raison, alors que l’entendement tire un sens des renseignements extérieurs. Si les Idées ne sont pas des images, pourquoi notre rapport avec elles se conçoit avec une vision ? le symbole aussi est quelque chose de visuel...
I should have no objection to define Reason with Jacobi, and with his friend Hemsteruis, as an organ bearing the same relation to spiritual objects, the Universal, the Eternal, and the Necessary, as the eye bears to material and contingent phaenomena. But then it must be added, that it is an organ identical with its appropriate objects. Thus, God, the Soul, eternal Truth, &c. are the objects of Reason ; but they are themselves reason. (The Friend, in Coleridge, IV, I, p. ???).
Coleridge définit la raison comme un organe qui a la même relation que les yeux ont avec les phénomènes matériels et contingents. Mais il ajoute quelque chose : cet organe est identique à ses objets. Dieu, l’Âme, la Vérité sont les objets de la raison, mais ils sont eux-mêmes la raison. Il y a une relation étrange avec les objets spirituels. Là, on s’éloigne d’un platonisme strict : c’est l’idéalisme allemand. On est dans une sorte de subjectivisme par lequel le monde apparaît en même temps que le sujet. Platon n’aurait pas dit que les Idées sont l’âme : le subjectivisme est moderne.
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