Philippe d’Hugues, Les écrans de la guerre, éditions de Fallois, 2005, 317 pages





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Philippe d’Hugues, Les écrans de la guerre, éditions de Fallois, 2005, 317 pages.


I. Les décombres et après

Quand l’armistice est signé, les dégâts matériels sont mineurs : une soixantaine de salles détruites, mais les dégâts humains sont plus considérables. Des équipes dispersées entre les deux zones, des grands noms qui font leurs valises : René Clair et Julien Duvivier dont les épouses étaient juives. Michèle Morgan qui était déjà courtisée par Hollywood avant la guerre. Jean Renoir s’essaie à la reconversion vichyssoise, proposant pendant plusieurs semaines ses services, avance l’idée d’une cité du cinéma avec en son centre une église, mais l’accueil est sans enthousiasme et Renoir part finalement pour le Portugal et s’y embarque pour Hollywood. Louis Jouvet part pour une tournée de 4 ans aux Amériques, attendant vainement que des propositions lui soient faites. Gabin part en 1941, il rejoint Michèle Morgan pour la reprise d’une idylle qui tourne court, avant d’en commencer une autre avec Marlène Dietrich.
En zone occupée, toute l’activité est entre les mains du service de la propagande allemande. En zone libre, on manque de tout, les studios de Pagnol à Marseille, ceux de La Victorine à Nice. Beaucoup de producteurs quittèrent la France. Des techniciens manquent à l’appel : Jacques Becker, Robert Bresson prisonniers en Allemagne. Les vedettes trouvent refuge sur les bords de mer ou attendent dans les couloirs de Vichy une quelconque proposition, autour d’hommes politiques alors très en vue : Tixier-Vignancourt, Marcel Déat, le journaliste Jean Luchaire. Atmosphère de désastre, de frivolité, de désir sincère de relèvement du pays.
Dès le 15 août 1940, on ouvre plus de 300 salles à Paris, idem dans les villes de province. Il faut apporter toutefois une double réserve : d’une part l’armée allemande a réquisitionné un certain nombre de salles pour les transformer en « soldatenkinos », comme ce fut le cas à Paris pour le Marignan ou le Rex. D’autre part, des exploitants de salles étaient juifs. Sur ces dernières, l’occupant les réquisitionna afin de constituer un réseau de salles allemandes dans un but purement commercial : réinvestir le marché français par des films allemands. Afin d’assurer cette conquête des écrans, une société fut créée, la SOGEC (Société de gestion et d’exploitation du cinéma), à capitaux allemands qui racheta des salles appartenant à des exploitants juifs et placées sous contrôle judiciaire. Elles n’étaient pas réquisitionnées mais rachetées très au-dessus de leur valeur pour contrecarrer les intentions de Vichy de les racheter à son profit. Pour alimenter ces salles, il fallait des films, rapidement doublés en français. Le premier sort le 2 septembre 1940, La nuit décisive avec Pola Negri, star sur le déclin, connue pour sa relation avec Charlie Chaplin. Une vingtaine de films allemands occupent les écrans jusqu’à la fin de l’année : les premiers grands films sont ainsi présentés, comme Le maître de poste de Gustav Ucicky, tiré d’une nouvelle de Pouchkine, plus grand succès allemand en France, en attendant les premiers films en Agfacolor en 42-43.
De septembre à décembre, le cinéma français ne disparaît pas complètement : il arrive à sortir une douzaine de titres réalisés avant guerre, la plupart d’une grande médiocrité, à l’exception de Paradis perdu d’Abel Gance, qui lui permet de renouer avec le succès qui le fuyait depuis plusieurs années. Premier souvenir de cinéma de Truffaut, ce dernier rappelle que la coïncidence entre la situation des personnages et celle des spectateurs dans la salle était telle que l’émotion ressentie est restée la plus forte qu’il ait eu à vivre dans sa vie. Ce qui n’empêcha pas Gance de se voir reprocher plus tard ses origines juives et son souci de le cacher, ce dont il se justifia à travers son Vénus aveugle, dédié à Pétain.
Le maigre lot de nouveautés ne suffit pas à relancer l’activité, et il fallut ressortir de vieux titres, uniquement français en zone occupée, et également américains en zone libre, jusqu’en octobre 42.
Organisation et organismes : dans les années 30, le monde du cinéma français avait été brillant mais agitée. Scandales et faillites, à commencer par Pathé et Gaumont. La concurrence US s’intensifie. Depuis des années, la profession demandait à l’Etat d’intervenir. Elle demande des mesures de contingentement et une organisation étatique de la profession, ce qui intéressait l’état, créancier dans la faillite de Gaumont. La guerre survint avant que rien de positif ne soit sorti de cette intense réflexion. Néanmoins, Vichy pouvait compter sur un rapport commandé par Laval en 1935 à un jeune inspecteur des finances, Guy de Carmoy sur les problèmes du cinéma. Quand le rapport fut prêt, on était entré dans le front populaire. Néanmoins, à cause de sa grande qualité, le nouveau gouvernement l’adopta quand même. Quand Vichy s’installe sur les ruines de la république, c’est Laval qui revient au pouvoir et on sait se souvenir du fameux rapport et entrepris de réaliser les mesures qu’il préconisait. Œuvre de Tixier-Vignancourt, avocat et député des Basses-Pyrénées avant la chute du régime. C’est lui qui met en place à moins de 35 ans toutes les structures administratives qui permettront au cinéma de ressusciter : Le COIC voit ainsi le jour, structure à l’image des comités d’organisation industriels, le cinéma étant considéré, et ce sera le cas jusqu’en 1958 avec Malraux, comme une industrie. Son président, Raoul Ploquin, venait de passer 10 ans à Berlin comme responsable des productions françaises de la UFA. Dans son équipe, on trouve des membres hétéroclites, notamment Christine Gouze-Rénal, future belle-sœur de Mitterrand. La première action du COIC est de traiter avec les forces d’occupation, notamment avec le docteur Dietrich, représentant en France de la Propaganda Abteilung, rattachée à la Wehrmacht et au ministère de Goebbels. Cette organisation veille à la censure, à l’administration des biens juifs, à la répartition des matières premières. La gestion des actualités devait se faire dans le souci d’éviter des réactions de la part des spectateurs : les Actualités mondiales, d’origine allemande, France-Actualités-Pathé-Gaumont fabriquées par les autorités vichyssoises en zone libre. L’unification se fera en 1942 avec la création de France-Actualités, diffusées dans les deux zones et sous contrôle d’une administration franco-allemande.

A côté des activités du docteur Dietrich, on trouve un autre personnage, le docteur Alfred Greven, ami de Göring, ancien pilote de chasse comme lui, au passé de producteur, de directeur de l’UFA, connaît bien le cinéma français, il a établi des relations de travail d’avant-guerre avec Henri Decoin, Henri-Georges Clouzot, Raoul Ploquin entre autres. Il installe à Paris sa société, la Continental Films, aux capitaux allemands mais aux ambitions artistiques strictement françaises. En 3 ans, il assure la production de 30 films, il s’assure le concours de grands cinéastes, hormis Carné qui choisit de tourner avec des capitaux italiens. Greven prend le contrôle de toute l’industrie, il est celui qui donne le signal de la reprise des tournages, aucune autorisation en zone occupée n’est délivrée avant février 41 avec le début du tournage de L’Assassinat du Père Noël de Christian Jaque. A sa suite, 222 films seront réalisés jusqu’à la Libération. En zone libre, une douzaine de longs-métrages ont vu le jour entre temps, mais de qualité médiocre, réalisés sans grands moyens. Leur sortie en zone occupée leur étant refusé jusqu’en 1942, sauf curieusement pour La fille du puisatier de Marcel Pagnol. Paris reste la capitale du cinéma.
De Tixier-Vignancourt à Paul Marion : l’institution suit les bouleversements du régime. Dès décembre 1940, Laval quitte le pouvoir précipitamment, est remplacé par Flandin pour deux mois. Tixier-Vignancourt quitte également sa place. Paul Marion lui succède jusqu’en janvier 44. Licencié en philosophie, âgé de 42 ans quand il prend ses fonctions de secrétaire d’état à l’information. Il commence la politique chez les communistes, puis les socialistes. Il suit Marcel Déat au PPF. Prisonnier pendant la campagne de France, il est libéré et fait aussitôt ministre grâce à l’influence D’Otto Abetz. Parrain d’un jeune acteur, Gérard Philippe, homme autoritaire, parfait fasciste, il remplace Guy de Carmoy par Brasillach, auteur d’une Histoire du Cinéma en 1935. Épisode confus qui aboutit à la renonciation du même Brasillach pour être remplacé par Louis-Emile Galey, ami de Marion de longue date. Architecte de formation, un des membres du groupe « Esprit » aux côtés d’Emmanuel Mounier, c’est un ancien de la SFIO. Passé quelques mois, tenant compte des vicissitudes de la vie politique française de cette époque, il succède à Ploquin à la tête du COIC. En juillet 44, sentant venir la fin, le service publie la liste des 220 films tournés depuis l’armistice, sous l’égide de 82 metteurs en scène. Compte tenu des circonstances difficiles, il constitue en soi un bilan exceptionnel.
Réformes et décisions : les relations entre exploitants, distributeurs, producteurs et salariés divers étaient source de conflits constants et de pratiques frauduleuses. Pour y mettre fin, on met en place un contrôle des recettes (billets numérotés), qui autorise un partage équitable des revenus d’un film entre tous les bénéficiaires.

Pour contrer les producteurs véreux, on met en place un système d’avances financières faites à un taux avantageux, sous la garantie de contraintes assez fortes pour les bénéficiaires, façon de lutter contre les détournements trop fréquents.

On impose une carte professionnelle, un registre suivant toutes les opérations financières rattachées à chaque film. On assure ainsi la sécurité financière à tous les participants.

A noter une réforme fiscale qui met un terme au vieux système, notamment au « droit des pauvres », remontant à l’an V.

Création d’une école de cinéma : IDHEC, Institut des hautes études cinématographiques, qui durera 40 ans avant de devenir la FEMIS actuelle. L’IDHEC est présidé par Marcel L’Herbier. On y entre sur concours après le BAC pour 3 ans d’études réparties en 3 sections (réalisation, son, décoration).

Au niveau de la censure, les règles étaient différentes selon les zones, selon les acteurs (la présence d’acteurs juifs étaient plus ou moins tolérés, quand un Armand Bernard se trouvait sur les publicités de ses films, les noms de Stroheim ou Jean-Pierre Aumont étaient impitoyablement bannis).

La législation antijuive trouve son application favorite dans le milieu du cinéma. Tous les professionnels sont ainsi interdits de travailler. On connaît des situations exceptionnelles : Carné utilisant sous des noms d’emprunts Joseph Kosma et Alexandre Trauner. Jean-Paul Le Chanois et Jean Ferry, pseudo de scénaristes juifs que Clouzot faisait employer quasi-ouvertement par la Continental. Parmi les acteurs, une jeune débutante comme Simone Signoret put continuer sa carrière, bénéficiant de la protection de Jean Luchaire, dont elle était l’amie de sa fille.

Premier accord cinématographique entre la France et l’Italie, signé en 1942 à Nice, par un Haut fonctionnaire de l’état, Maurice Couve de Murville et le président des studios de Cinecitta. Porte ouverte à des productions transalpines. La maison Scalera investissant dans des films comme La vie de Bohème de L’Herbier, Les visiteurs du soir de Carné (Michelangelo Antonioni comptant parmi les techniciens du film). Les enfants du paradis, plus gros effort du cinéma français sous l’occupation, fut entrepris grâce au soutien de la Scalera. Suite à l’effondrement du régime mussolinien, le tournage fut suspendu, repris plusieurs mois plus tard sous l’égide d’un nouveau producteur, la maison Pathé.
II. Films français ou films allemands ?

La société Continental occupe une place à part : en 3 ans, entre l’Assassinat du père Noël et Les caves du Majestic, 30 films sont produits sous la houlette de Henri-Georges Clouzot, qui avait travaillé sous la houlette de l’UFA avant la guerre. Rien ne s’est fait sans qu’il ait eu son mot à dire. Pas de visée de propagande au sein de la Continental : faire de l’argent tel est le désir de Greven. Parmi les réalisateurs les plus prolixes, Maurice Tourneur et Richard Pottier (deux fois 5 films), André Cayatte (4 films), Henri Decoin (3 films), Christian-Jaque et Clouzot (deux fois 2 films).

Pour les spectateurs, l’impression de voir des films totalement français était totale. Fernandel s’essaie à la réalisation avec deux films : Simplet et Adrien, le second étant franchement mauvais. Danièle Darrieux, avec 3 films, fut l’incontestable star de la Continental. La première de ses comédies, Premier rendez-vous, fut présentée en avant première à Berlin, le 20 mars 1942, à l’occasion d’une tournée qui s’acheva avec un repas offert par Goebbels lui-même. Par la suite, la star se maria avec un diplomate dominicain et part couler des jours tranquilles à Megève, évitant de cette façon les tracas lors de la Libération.

Parmi les grands titres de la Continental, beaucoup de films policiers, L’Assassin habite au 21, Le corbeau de Clouzot sur un scénario de Louis Chavance.

Une compagnie française se distingue dans le lot pour son action collaborationniste : la Nova Film de Robert Muzard. Forces occultes, le plus collaborationniste de l’ensemble. Moyen métrage de ¾ d’heure de Paul Riche. A noter un effort assez faible d’œuvrer dans un but de propagande de la part des services du docteur Goebbels.
III. Travail, famille, patrie

Le film vichyssois présente des frontières souvent floues. Le premier date d’avant-guerre : Regain de Pagnol, tourné pendant le Front Populaire. Beaucoup n’ont laissé aucune trace pour une production totale n’excédant pas 40 titres.

Travaux de la terre : Monsieur des Lourdines, 1942, Pierre de Hérain, beau-fils de Pétain, tiré d’un roman d’Alphonse de Châteaubriant, le plus hitlérien des romanciers français. Prix Goncourt 1912. Il y célèbre la vie rurale face aux turpitudes de la vie parisienne.

Famille : une vingtaine de films, soit 10% de la production totale. Thème privilégié. Les ailes blanches où l’on parle d’un avortement évité grâce à l’influence d’une religieuse. On adapte en films les romans d’Henry Bordeaux, notamment Les Roquevillard par Jean Dréville. Pagnol propose La fille du puisatier, 1940, histoire de fille-mère qui intègre le discours radio du Maréchal annonçant la fin des combats. La nuit merveilleuse, avec Fernandel, est vite réalisé pour être présenté à la Noël 1940. Transposition de la Nativité du Christ. Œuvre de bienfaisance patronnée par le cabinet du Maréchal. Gros succès en zone libre alors qu’il n’était pratiquement pas montré en zone occupée.

L’enfant : l’avant-guerre n’avait déjà pas négligé ce thème. La guerre des gosses, 1936, de Jacques Daroy, première version de La Guerre des boutons ; Les disparus de Saint-Agil de Christian-Jaque. Les choses s’accentuent après l’armistice : Nous les gosses, d’après un scénario de Marcel Aymé, réalisé par Louis Daquin. Le moussaillon de Jean Gourguet, 1941, parfait exemple du film maréchaliste qui illustre la maxime « Travail, famille, patrie ». Le carrefour des enfants perdus, 1943, aborde de front l’actualité en racontant les péripéties de trois démobilisés qui ouvrent un centre pour jeunes délinquants. Film de Léo Joannon avec la présence de Serge Reggiani. La cage aux rossignols de Dréville, 1944, avec les petits chanteurs à la croix de bois. Un film qui ne sortit qu’après la libération. Symbole de toute une ambiguïté que l’on retrouve par exemple chez René Clément, réalisateur de La bataille du rail, mais aussi de Chefs de demain, 1943, produit par un organisme vichyssois. Film officiel consacré à une école de cadres où l’on voit les stagiaires prêter serment à la France et à ses chefs. Les passages étaient ainsi nombreux entre Vichy et la France libre. En témoigne le destin du scénariste Pierre Nord, qui livre un beau discours du Maréchal dans l’un de ses films, avant de devenir colonel Brouillard, haute figure de la Résistance.

La Patrie et les patriotes : 2 films incarnent cet esprit, Premier de cordée de Louis Daquin, d’après le roman de Frison-Roche, et Le ciel est à vous de Grémillon. Deux réalisateurs communistes qui avaient beaucoup travaillé en Allemagne avant la guerre. C’est sous l’Etat français que leur carrière connut leur apogée.
IV. Consommation courante

180 titres sur 222 sont des films ordinaires, qui ressemblent beaucoup à ceux d’avant-guerre. Environ 120 titres sont des comédies. Le théâtre filmé est peu représenté le long de la période, souffrant de l’absence d’un Guitry et d’un Pagnol. On remarquera les débuts de Jean Anouilh à la réalisation.

Fernandel culmine dans son titre de grand comique national. Il tourne 11 films durant l’occupation, souvent mauvais, mal filmés, mais tous furent des succès considérables. Pour retrouver le chemin de son talent, il faut attendre Pagnol et Naïs en 1945. Autre rival de l’époque, Rellys, vedette de Narcisse, 1939, projeté tout au long de l’occupation. L’acteur tombe ensuite dans l’oubli.

Dans les comédies musicales, on célèbre le talent d’un chanteur à succès dans des scénarios taillés sur mesure, autour de 3 ou 4 chansons. Maurice Chevalier a inauguré le genre. Pendant l’occupation, il est représenté pat Tino Rossi, l’équivalent dans son domaine de Fernandel : favori du public et bête noire des critiques. Le soleil a toujours raison, Mon amour est prêt de toi… Charles Trenet apparaît dans le 1er film qui marque la reprise de la production cinématographique en juin 41 : Romance de Paris de Jean Boyer, spécialiste du genre, dans lequel l’artiste interprète un titre phare de la période : « Un rien me fait chanter ». Edith Piaf fait ses premiers pas dans le cinéma en 1941 : Montmartre-Sur-Seine de Georges Lacombe, qui révéla une photogénie déplorable qui n’échappa pas aux critiques. Jusqu’à la fin de la guerre, elle ne reparut pas au cinéma.

Les comédies sans tickets sont des œuvres qui marquent la volonté de poursuivre un certain style d’avant-guerre, avec le souci d’ignorer le présent, sans guerre, sans privations. Le terme est de Brasillach. Jean-Pierre Jeancolas parle à leur propos de « contemporain vague ». Un exemple : L’Honorable Catherine de Marcel L’Herbier, 1942, qui est également représentatif d’un certain style Zazou. Avec Edwige Feuillère dans le rôle titre, c’est l’histoire d’une jeune femme qui fait chanter des couples adultères. Comédie légère à la mode d’Hollywood, en l’absence des films de Capra sur les affiches. Présence d’Auriol au générique, ancien fondateur de la « Revue du Cinéma », fanatique d’Hollywood.

En zone occupée, le chef d’œuvre du genre fut Premier Bal de Christian-Jaque, 1941 avec Gaby Sylvia et Marie Déa. Hymne au pays basque. Avec Caprices, Premier rendez-vous, il constitue le trio de tête du genre pendant la période.

V. Policier et aventures

C’est un des genres prisés de la période. Le besoin de s’abandonner à l’imaginaire, appui sur la période précédente qui avait donné à voir les aventures de Fantômas, Rouletabille, Arsène Lupin, la naissance de la série du Masque : La bête aux 7 manteaux de Jean de Limur, 1936.

Deux premiers films de la Continental sont des policiers : L’Assassinat du père Noël, Le dernier des six, adapté d’un roman d’un auteur du Masque, Stanislas-André Steeman. Clouzot commence dans la réalisation en adaptant un roman de Steeman : L’assassin habite au 21.

Simenon a aussi été beaucoup adapté : 9 scénarios, dont 5 produits par la Continental. Un des gros titres de la période : Les inconnus dans la maison, par le duo Clouzot-Decoin. Romancier difficile à adapter au cinéma : univers statique, auteur mal à l’aise avec l’action, qui triomphe dans la description de tranches de vie. Carné réussira superbement en 1949 avec La Marie du port.

Un troisième auteur très adapté : Pierre Véry, qui accède à la notoriété avec Les disparus de Saint-Agil. Suivent 4 adaptations, dont l’Assassinat du père Noël et Goupi mains-rouges. En tout, Simenon, Steeman et Véry inspirent 15 films à eux 3.

Un autre auteur est découvert au cours de la période : Léo Malet et son premier roman, 120, rue de la Gare, dont l’adaptation ne sortira qu’après la Libération.

Un film à part : Le secret de Madame Clapain, 1943, d’André Berthomieu, tiré d’un roman d’Edouard Estaunié. Atmosphère d’une petite ville de province. François Mauriac tenait cet auteur pour un maître, l’adaptation est assurée par une jeune dialoguiste, Françoise Giroud. La ville, Mantes La Jolie, sera anéantie quelques mois plus tard par les bombardements US. Même registre que Le corbeau

Autre chef-d’œuvre, Marie-Martine d’Albert Valentin, d’un scénario de Jean Anouilh, porté par le talent de Renée Saint-Cyr qui trouvait là, à 38 ans, le rôle de sa vie.

C’est dans le registre policier que l’on trouve le seul film de fiction présentant un personnage ouvertement antisémite : Tornavara de Dréville, dont l’histoire est censée se dérouler en Laponie, avec Léonce Corce, acteur au physique caricatural, largement utilisé dans les Moyens-métrages de propagande (Robert Muzard le producteur, patron de La Nova Film, propagandiste zélé de l’occupant, déjà auteur de Forces Occultes). La fin du film ayant déplu, il fallut en écrire une autre, confiée aux bons soins d’un auteur déjà connu, Jean-Paul Sartre, bel avant-propos aux Réflexions sur la question juive qui paraîtront 10 ans plus tard.
VI. Le fantastique

Avant la guerre, le genre est pratiquement inexistant, hormis un film d’anticipation d’Abel Gance, La fin du monde, 2 films ratés de Duvivier ; une nouvelle version du Golem et de la Charrette Fantôme de Victor Sjöström. Influence d’une littérature naturaliste. Après l’armistice, le genre déferle sur les écrans. En tout, une douzaine de films. Peu face au total de 222 titres, mais parmi eux des œuvres qui ont marqué profondément ces années.

Le tombeau de Méliès de Marcel L’Herbier sonne le début du merveilleux. Rebaptisé La nuit Fantastique, sur des dialogues d’Henri Jeanson. Histoire d’un étudiant qui travaille trop sur les Halles et qui voit un jour une sylphide s’incarner. Jeu subtil entre le rêve et la réalité.

Les visiteurs du soir de Marcel Carné, 1942, donna lieu à une véritable bataille d’Hernani. Film réalisé avec des moyens considérables, quatre à cinq fois le budget moyen d’un film pour l’époque, fournis par André Paulvé et les frères Scalera. Scénario de Prévert, décors en partie d’Alexandre Trauner, en clandestinité, idem pour la musique de Joseph Kosma. Arletty, Jules Berry, Marie Déa, Alain Cuny, un débutant qui venait de s’imposer au théâtre. Le film marque le retour de Carné et rallie à lui les critiques du moment, notamment Rebatet qui l’avait traité de « cinéaste enjuivé » à l’occasion de la sortie d’Hôtel du Nord. Une unanimité qui se prolonge jusqu’après la libération, le communiste Georges Sadoul en fait une œuvre de résistance, le cœur continuant de battre dans la pierre. Cocteau fut le seul à y voir un plagiat de son propre sang d’un poète.

La main du diable de Maurice Tourneur, d’après une nouvelle de Gérard de Nerval, dans un style très expressionniste.

Le loup des Malveneur, Le baron fantôme de Poligny avec la présence de Cocteau au générique.

L’éternel retour provoque aussi des débats vifs et passionnés. Film de Delannoy mais avec une forte présence de Cocteau qui eut son mot à dire pour chaque plan du film. Légende de Tristan et Iseut dont l’initiative du film revient à Cocteau. Belle bagarre au moment de la sortie en octobre 43. La presse parisienne, hostile à Cocteau, attribua tout le mérite du film à Delannoy. La comparaison systématique avec Les visiteurs du soir exaspère Cocteau, au point de l’amener à avoir des mots durs envers Carné et son film. Le public se soucia peu de ces querelles et fit un triomphe à l’Eternel retour.

Le fantastique fut plus qu’un genre de circonstance. Il survécut à la fin de la guerre : Sylvie et le fantôme de Claude Autant-Lara, La belle et la bête de Cocteau, Le pays sans étoile, d’après un roman de Véry. Certains sont simplement sortis trop tard, à un moment où le genre était passé de mode, ce qui fut le cas pour Juliette ou la clé des songes, tourné par Carné en 1950, avec Gérard Philipe, un des plus gros échecs de sa carrière.
VII. Vielles Barbes et Jeune France

avec l’exil des maîtres : Clair, Renoir, Duvivier, Ophuls, pour faire renaître l’activité, on pouvait compter sur 2 catégories de cinéastes : les vieux et les jeunes. En 3 ans, pas moins de 19 nouveaux émergent, dont 6 ou 7 ont fait preuve d’un vrai talent.

Parmi les « vieilles barbes », L’Herbier, Gance, Guitry. Tous viennent du muet. Le plus ancien, Tourneur, auteur d’au moins un chef d’œuvre, La main du Diable. Marcel L’Herbier tourne 5 films, auteur du remarquable La nuit fantastique en 1941. Très en vue sur le plan politique, en conformité avec les idées du moment, il assure la présidence de la Cinémathèque et participe à la création de l’IDHEC.

Abel Gance suivit une trajectoire moins rectiligne : accusé d’être juif en zone occupée, grand ami de Céline. Il dut faire la preuve de son « aryanisme » avant de poursuivre Vénus aveugle, œuvre inclassable, très mal accueilli en zone occupée alors que son auteur était déjà parti en Espagne. Aucun de ses projets n’y aboutit, notamment le projet d’un film sur le Torero Manolete. Après l’armistice, il attend octobre 45 avant de revenir en France. Entre Le capitaine Fracasse, 1942 et la Tour de Nesle, 1954, il lui a fallu attendre 12 ans avant de pouvoir retourner.

Guitry, né en 1885, incarne le pire aux yeux aux yeux des critiques en faisant du théâtre filmé à partir de ses propres pièces. Pendant l’occupation, Le destin fabuleux de Désirée Clary fut son plus grand succès. Un film où ses idées maréchalistes sont très clairement exposées. Histoire d’une amourette de jeunesse de Bonaparte. L’auteur y fustige la République, la Révolution. Restent quelques trouvailles amusantes comme le générique placé en milieu de film où l’on voit les rôles changer d’interprètes. Un documentaire éclaire encore plus sur ses idées : De Jeanne d’Arc à Philippe Pétain, 1944, dans lequel il s’assure la collaboration des grands noms de la littérature : Valéry, Giraudoux, Colette, Cocteau, Benoît…il célèbre l’esprit national en pleine offensive alliée en Normandie. Evidemment conspué à la libération ses œuvres sont interdites. Il faut attendre 1948 et son Diable Boiteux pour qu’il sorte du purgatoire.

Quant aux jeunes, les mémoires d’Odette Joyeux éclaire quant à l’esprit qui les animait (p206) : Claude Autant-Lara, Becker, Clouzot, Daquin, Bientôt Bresson.

Sur Louis Daquin, 4 films dont 2 dans le plus pur esprit de la Révolution Nationale (Nous les gosses, Premier de cordée), avant de devenir militant communiste après la guerre, il aura du mal à poursuivre sa carrière et ne retrouvera plus le succès.

Claude Autant-Lara est issu de l’avant-garde des années 20. Travaille à Hollywood au début du parlant. Il signe son premier film personnel en 1942 à 38 ans, Le mariage de chiffon, satire de la société française d’avant 1914. Son chef-d’œuvre, Douce, 1943 ; est tiré d’un feuilleton paru dans « Je suis partout ». Histoire dans les années 1880, d’une adolescente en rébellion face à une famille oppressante. Autant-Lara, admirateur de Céline et de Rebatet, dont le film avait enthousiasmé Brasillach.

Jean Becker, fait prisonnier en 1940, né en 1906, assistant de Renoir dans les années 30 sur 9 films, il se présente comme un élève du maître. Son premier film, Dernier atout, 1942, est un film policier dans une Amérique du Sud de fantaisie. Sens du rythme qu’il reconduit avec Goupi mains-rouges. Apre description du monde paysan.

Entre ces deux générations, on trouve des « entre-deux » : Jean Grémillon, Le ciel est à vous, mais c’est Remorques qui le fait entrer dans son travail d’après guerre. Film terminé difficilement avec Gabin et Michèle Morgan. Grand succès public avant son interdiction en 1943. Son grand film de la période est Lumière d’été, satire sociale sur un scénario de Prévert. Le film fut accueilli de manière très diverse, ce qui lui valut de figurer au titre de film maudit au festival de Biarritz en 1949. Il failli être interdit par la censure, mais entraîna à la suite de cette autorisation la démission du directeur de cette commission de censure, Paul Morand.

Marcel Carné est aussi jeune que Becker, Clouzot, Bresson, mais avec 5 films majeurs dans les années trente, il fait déjà figure de maître. Agé de 43 ans au moment de la sortie des Visiteurs du soir avant d’enchaîner avec son chef-d’œuvre, Les enfants du paradis, encore une participation Paulvé-Scalera, le film qui a demandé de gros moyens est interrompu au moment de la chute de Mussolini. Le COIC convainc Pathé de reprendre la production, il fallut même extraire Arletty un jour du camp de Drancy où elle était internée, le temps d’un ultime raccord, et le film sortit en mai 45. Entre-temps Le Vigan était parti en exil avec Céline, il fallut le remplacer par Pierre Renoir .Aboutissement triomphal du cinéma sous l’occupation, son chant du cygne, il représente un très bon résumé du cinéma de la période, remplissant son rôle d’usine à rêve, avec toutes ses contradictions.

VIII. Films français et préférence nationale
Films allemands : le public français est longtemps resté fermé aux films allemands. Un cinéma peu marqué par la propagande : 1355 films entre 1933 et 1945. 6% peuvent être tenus pour nazis (Le juif Süss, Le péril juif, Les rapaces), ce qui fut nettement moins le cas dans le cadre du court-métrage. Sur ces 75 films de propagande, une vingtaine furent projetés en France. Sur l’ensemble de ces titres, 310 titres ont été montrés en France. Comment ces films ont-ils été accueillis ? À partir d’un échantillon de 25 salles parisiennes et 12 salles à Toulouse, on note un nombre raisonnable de films projetés (150 à Paris), dont 25% ont été des succès commerciaux. Parmi les films de propagande, par contre seul le juif Süss connut une audience considérable : en 4è place des succès allemands derrière 2 films en Agfacolor (Dont Munchausen). Reste le cas du Juif Süss, dont le succès est certes à lier à l’antisémitisme ambiant mais pas seulement, grand drame historique qui pouvait aussi séduire le public pour ses seules qualités techniques. Film célébré par des personnalités non politiques : Michelangelo Antonioni, Lo Duca, co-fondateur des Cahiers du Cinéma. Au total, le cinéma allemand des années noires est souvent mal connu, mal interprété. Pourtant un scénariste comme Reinecker prendra sa revanche en signant seul les 281 épisodes de l’Inspecteur Derrick entre 1974 et 1998.

En zone libre, le constat est différent : domination écrasante des films US jusqu’en octobre 42, qui arrive presque à concurrencer le cinéma français. Absence du juif Süss avant une date tardive. Donc, une présence inégale, plus forte en zone occupée, bien que la pénétration soit de moins en moins forte au fil du temps, face à une production française plus nombreuse.
Films italiens : 1er film à sortir en France, Roses écarlates de Vittorio de Sica, en février 42. Le temps du fascisme produit 34 longs métrages. Entrée tardive du cinéma italien sur le sol français : l’entrée en guerre joua un rôle négatif, accord officiel entre Maurice Couve de Murville pour le côté français. Cinéma mal connu du public, quasiment disparu dans les années 20, peu mis à l’honneur pendant la guerre d’Ethiopie. Quelques exceptions ; notamment Scipion l’Africain, 1937, superproduction de Carmine Gallone.

1ères œuvres néoréalistes : SOS 103 et Le navire blanc de Rossellini, interprétées par des non professionnels.
Autres films : cas intéressant de la Suède avec Le Combinard de Per-Axel Brauner, le film le plus antisémite de la période. Histoire de l’ascension sociale d’un juif installé à Stockholm, dupe son bienfaiteur, défie la société qui l’accueille jusqu’à ce que ses victimes se révoltent et le rejettent dans les bas-fonds dont il est issu. Le juif était joué par un acteur juif lui-même, Semmy Friedmann. Le paradoxe fut que sa projection fut interdite par les autorités allemandes.
Quelles préférences ? En zone libre, les films américains restèrent les favoris, même si les films distribués ne dataient que de l’avant-guerre. Offre attractive : films en technicolor, grosses productions. Forte présence que l’on explique mal : forme de résistance passive ? Quel rôle ce cinéma a-t-il joué sur les consciences ? En tout état de cause, la préférence nationale l’emporte quand même, de justesse en zone libre, de façon écrasante en zone occupée, mais ce n’est pas exactement le même cinéma : en zone libre, on privilégie les films d’avant-guerre, davantage les films produits après l’armistice en zone occupée.

Les raisons ?


  • Habitudes professionnelles : films sortaient quelques semaines plus tard en province. Décalage qui prend donc son importance avec une production qui repart au printemps 41. exception faite des films de la Continentale.




  • Différences de goûts sensibles : Bach en correctionnelle, Raphaël le tatoué, 3 artilleurs au pensionnat, Le club des fadas avaient peu de chance d’assurer un succès à Paris. Seule exception, le succès de Narcisse de Rellys. Parmi les films sortis dans les 2 zones, des classements très différents : Les visiteurs du soir, 1er à Paris, 20è à Toulouse, Pontcarral, 2è à Paris, absent des 2à premiers à Toulouse.


IX. Des aristarques occupés
Influence des critiques : une vingtaine de noms pour une dizaine de publications ayant une rubrique cinéma. Il existait une presse spécialisée : Vedettes, Ciné-Mondial, publication de la corporation, « Le Film », véritable journal officiel, publiant rapports officiels, statistiques, une chronique mondaine (festivités, galas), liste des films interdits par la censure, c’est ici que l’on retrouve la liste des 220 films réalisés durant la période.

Vedettes, apparu en novembre 40, prend la place du défunt Cinémonde : même format, même ton frivole. Peu de place à la politique. Entre dans un trust de presse allemand en mai 42.

Ciné-Mondial, journal allemand rédigé par une équipe française, dont le but était de soutenir les productions et les films de la Continental. Dirigé par Pierre Heuzé, celui qui organise le voyage de D.Darrieux à Berlin, secondé par une jeune journaliste, France Roche. La propagande s’y fait discrète. L’équipe poursuit sa carrière sans encombre après la libération.

En zone libre, d’autres journaux, pas de contacts entre les deux même après l’occupation allemande en novembre 42. Une volonté commune : faire comme si le cinéma allemand n’existait pas.
Parmi l’élite de la critique : Nino Franck, Roger Régent, Audiberti qui écrit dans Comoedia. Brasillach écrivait dans La chronique de Paris, qui parut de novembre 42 jusqu’à la libération. Un critique très peu objectif qui aime ou déteste les films en ce qu’ils éveillent en lui comme résonance de ses goûts profonds. Une vision très intimiste : il aime Le corbeau non pas pour l’histoire, mais pour sa poésie qu’il est le seul à détecter.

Lucien Rebatet occupe la 1ère place à Je suis Partout. Militant collaborationniste très engagé, proche de Déat, il n’accorde pourtant qu’une attention négligente au cinéma allemand, mais il en admire les actualités. Il ne s’attarde que sur le cinéma français, défend Carné après l’avoir démolit, défend Grémillon pour Le ciel est à vous, en cherchant à éloigner le film de sa réputation Vichyssoise. Son animosité pour Cocteau, Guitry et Gance le rend injuste envers L’éternel Retour ou Le capitaine Fracasse.





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