Chapitre Témoignages et handicaps





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TOME II

...des personnes handicapées à la situation de handicap.

"Je parle. Je n'ai pas d'autre gagne-pain et je n'ai pas d'autre dignité ; je n'ai pas d'autre manière de transformer le monde et je n'ai pas d'autre influence sur les hommes. La parole est mon travail ; la parole est mon royaume."

Paul Ricœur, La parole est mon royaume, in Eduquer : un métier impossible ? Prélude, Editions le Portique, sous la direction de J.-P. Resweber, Metz, 1999, p. 7.

IV QUATRIEME PARTIE. Etudes de cas et récits de situations

"...c'est ma maladie qu'il faut combattre. Car c'est bien elle l'ennemi, ce qui peut paraître un comble quand on sait que le seul muscle vital qu'elle n'affecte pas est le cœur !"
Alexis Ridray, A la fac comme sur des roulettes, Editions Dianoïa, 2004, p. 59.

Chapitre 9. Témoignages et handicaps



1 Ecritures entrelacées et portées épistémologiques

Parler des 2 tomes qui e parlent

Il n'y a pas de conclusion à ce travail

Les notes de bas de page dialogues elles aussi trait d'union entre connaissances savoirs et culture du quotidien

Parler des centaines de sites visités et sources de données pas assez exploitées en sciences humaines.

Une thèse qui ouvre des pistes en rassemblant les morceaux épars autour de la personne

Technologie et technique

De pas diluer leurs paroles et leur écritures dans la masse des données...

Redonner une parole longtemps confisquer par une foule d'autres...

Donner une profondeur au témoignage sur la longue durée et passer du récit à un discours à deux voix...

Insister sur les conditions de réalisation (temps, lointain, t1et t2 en dialogue, les ndbdp qui dialogue aussi, condition d'adaptation, etc;)

Les thèmes abordés

Le je, tu, le moi : condition aux entretiens
Les pseudonymes ont été choisis pour la protection de sa vie privée en France puis pour la situation actuelle en Tunisie.

En faisant une analyse des textes recueillis et une exégèse des concepts, nous allons extraire de ces textes les différentes catégories "3C et 3S " pour en analyser les données les plus fines.

On croisera en notes de bas de page certains auteurs, certains témoins du quotidien avec ceux plus scientifiques et à portée de généralisation.

On fera aussi référence aux contenus des articles pour mieux inscrire l'histoire de la personne dans ce tome II de façon plus incarnée et singulière.

Les grands titres de chapitres seront mis en évidence par une anecdote ou une phrase forte du corpus.

Dans l'introduction du tome deux nous présenterons un tableau de lecture pour les pseudonymes. Il faut signaler aussi que tous les documents seront retournés aux témoins pour accord et que dans chaque témoignage on partira de l'analyse des concepts des trois "C" : cri, corps et coeur" plus globaux vers ceux des trois "S" : stigmate, souffrance et soin" de granulométrie plus fine.

Mon analyse : je retrouve ici le vocabulaire dépréciatif accolé à la personne handicapée. C'est un catalogue trouvé dans le texte de ce soldat, de "notre héros" comme l'appelle A. Luria : tiens, tiens le héros revient ! On retrouve cette mort sociale que l'on vit de l'intérieur dans de nombreux témoignages (Ph. Vigand, Bauby, Jollien, Segal, Yann, et d'autres quand ils traversent l'angoisse froide qui les mènent aux limites et à la dépréciation dépression.

Page 100 : "La lésion a détruit les aires visuelles et sensori-spaciale du cortex, mais les aires auditives et les fonctions motrices n'ont pas été touchées. Pourquoi ne pas s'en servir et rétablir sa faculté d'écrire par cette voie ? Il se souvient de cette journée mémorable où il eut la révélation qui bouleversa sa vie et revient dessus à plusieurs reprises dans les pages de son journal."

"Avec l'écriture, au début, il en allait de même qu'avec la lecture, c'est-à-dire que je ne pouvais pas former mes lettres sans y mettre un certain temps…"
NB : protection de la vie privée et retour des informations brutes pour contrôle

Quelques mots sur la construction, les temps forts et l'épistémologie de cette méthodologie.

Les pseudos pour la protection des personnes

Le vocabulaire et les expressions modifiées avec l'accord des personnes pour ne pas ajouter d'autres faiblesses : c'est la paroles et les écrits qui comptent, c'est le "don" au sens de M. Mauss qui est premier dans cet échange.

Les historiens de la grande guerre vont voir du côté des relevés "ethnographiques" des psychiatres et autres "écouteurs" de la souffrance humaine car il n'y a presque pas de données sur les le retour dans les foyers autour des "3C" qui pourraient décrire les traumatismes endurés. (France culture, la fabrique de l'histoire, le jeudi 11 novembre 2004 de 10h à 11h.

Les" trois C" permettent de nouer et dénouer les images du corps par les jeux de la parole et de l'écriture pour d'abord dépasser la souffrance et le stigmate et enfin faire du soin et du souci pour l'autre une priorité sociale.
Dans un premier temps quelques réflexions sur les études de cas :
Dans toutes les écritures de ses études de cas, j'ai voulu reprendre l'ensemble des cassettes enregistrées avec les témoins, les articles envoyés pour préparer nos entretiens, tous les mails et toutes les consignes de mes cas et de recherche.

Ce tome deux a été construit pour ne pas noyer les témoignages dans les données scientifiques et ethnographiques et pour que la personne globale existe entre récit, discours et fiction. Il fallait en effet un espace pour que leurs paroles et leurs écritures passent de l'évanescence à l'archive. C'est en effet sur cet ancrage que prendra appui le réseau construit sur le temps long. Il fallait aussi donner la parole à ceux qui n'ont presque jamais. Faire de ces études de cas des exemplarités à portée de généralisation car on retrouve ces structures un peu partout dans le champ de l'exclusion.
Cette reprise de tous les documents du quotidien m'a permis de caractériser plusieurs étapes, une étape chrono thématique, une étape un peu plus clinique, une étape sur les petites difficultés et bonheur de la vie, et enfin une étape sociologique autour des métiers de l'école et les institutions.

Après avoir interrogé sur les articles à partir des trois «C », j'ai voulu voir si les figures du héros et de l'exclus réapparaissait à travers les catégories sociales que son l'enfant, le malade, l'exclu et le héros.

Je suis parti des textes de Alexandre Luria sur les « romans scientifiques », d'auteurs précis en fonction de handicap, et des textes de Michel Foucauld réunis par Jean Paul Resweber dans le portique en 2004 sur les écritures.
J'ai essayé aussi d'avoir un éclairage dans ce tome deux avec les témoins médiatiques du handicap avec les scientifiques pour renforcer l'opinion des témoins au quotidien, l'éclairage sociologique et institutionnel dans la mise en place de politiques sociales.

La problématique pourrait être de montrer comment transformer ce savoir particulier accumulé par toutes ces expériences en savoir à partager et utile à tous, chercheur et interlocuteur ?

Ce savoir peut-il permettre à mieux guérir sinon les corps physiques mais avant tout les images fausses et dépréciatives que nous avons tous au fond de nos cerveaux pensants ?

Si nous suivons la personne handicapée dans son espace et dans son temps social, quelles sont donc les perspectives qu'elle nous ouvre ?
J'ai pris le pari et le parti de rester dans le positif et la clarté de l'altérité et de l'éthique (l'éthos comme lieu imaginaire ou réel de la liberté collective de penser ensemble et de se mouvoir dans la brèche au sens de H. Arendt.

Deuxième temps sur l'analyse des données et la grille :
J'ai donc repris toutes les cassettes audio phoniques et les films de cinéma et de télévision pour extraire les images du handicap à adapter sur ces cas singuliers du quotidien pour passer des figures de l'exclus aux figures puissantes qui parlent mieux du regard anthropologique porté sur le handicap, ce sont : le soin, le stigmate et la souffrance.

J'ai repris aussi toutes les correspondances et les entretiens mis en écriture car les mots mis en écriture passent du statut de la trace évanescente au statut plus éternel du mot qui ne meurt jamais.

La question qui se pose est la suivante : retrouve-t-on les figures qui nous viennent du fond historique des images de l'inconscient collectif au sens de K .G. Young ?

J'ai repris aussi l'analyse des documents envoyés et les réponses même partielles car j'avais demandé à tous de m'écrire même quelques mots pour préparer nos entretiens plus approfondis.

J'ai relevé toutes les dates et les ruptures chronologiques pour fixer ce temps social qui n'est vraiment pas le nôtre : la personne en situation de handicap possède un rapport au temps singulier, un retard spécial qui distancie celui qui ne s'accroche pas !

J'ai relevé aussi les anecdotes et les étrangetés qui singularisent ces histoires mais aussi qui suscitent des retours réflexifs forts.

J'ai travaillé sur les images du handicap et le regard porté sur le handicapé dans les histoires de vie.

Enfin, j'ai mis en évidence les maladies et leurs cliniques mais personnalisées et incarnées par nos témoins car on situe mal les difficultés, les douleurs et les non-dits qu'elles suscitent au début de ce troisième millénaire !
Troisième temps sur les références :
Notre éclairage se fera avec la force des témoignages médiatiques qui viendront dialoguer avec les réflexions de leur quotidien (H. Keller, T. Grandin, J. Hull, A. Jollien, Ph. Vigand, ..)

On inclura des citations et des vignettes de scientifiques (sociologues, médecins, anthropologues, etc. et d'auteurs du champ du handicap pour faire une réciprocité d'échanges entre les deux tomes. J'inclurai aussi des insertions sur les institutions et les législations qui encadrent le handicap avec une analyse des dernières lois et orientations.(lois de 1975, 2005, etc.)
Je ferai aussi référence à la clinique et au domaine médical, pour introduire de passage de la souffrance à la douleur dans toutes les gammes et variations dans les corps.

Quatrième temps vers une construction homogène des études de cas : un plan de lecture
Le contexte de la rencontre : le temps et l'espace

Chronologie des contacts

Initialisation de la rencontre et le réseau

Le rythme et les dialogues

Statut et rôle social : travail, scolarité et culture

Compétences et place sociale

Parcours scolaire et difficultés

Les plaisirs et le vivre ensemble

La résurgence des figures historiques : héros, exclus et l'enfant

Leur cri, leur cœur et leur corps

Gagnant ou perdant ?

Leur extra ordinarité, les héros positifs

La maladie et le handicap : bonheur, douleur, souffrance et angoisse

La place de la souffrance

Les institutions qui encadrent les corps

Réversibilité et irréversibilité
Le singulier a une portée de généralisation notre travail sera bâti sur des propos et des dialogues qui dépasseront le curseur de la philosophie l'anthropologie, de l'anthropologie à l'ethnologie, de l'ethnographie à la micro sociologie. Nous explorerons dans un dialogue intérieur notre implication. Puis avec la prise de distanciation Nous explorerons une épistémologie du handicap par le dialogue entre les sciences qui lui sont communes. Enfin nous mettrons en tension les savoirs savants issus de la littérature et des champs scientifiques et les savoirs profanes des témoignages de type ethnographique. Le changement de paradigme entre la personne handicapée et la personne en situation de handicap est pour nous une avancée considérable car ce concept permet au niveau sociologique de décrire une certaine évolution et d'anticiper une certaine révolution aussi, au regard du traitement du handicap dans notre société.

Les six thématiques, les différentes sciences, les limites, les critiques et résultats, incarnation. Mon objet. Voir Goffman pour les critiques sur Asylium.
Les avancées il faut montrer que la donne à changer :

Notre grille de lecture sera d'extraire des témoignages, des étrangetés dans les propos tenues par le sujet et l'acteur porteur du stigmate "handicap" et qui par rétroaction donnera son propre avis sur son handicap et le handicap des autres à travers la réflexion qu'il aura sur les articles qu'il aura lus. En fonction des lectures, des auteurs dans le champ de handicap et des études et des opinions standard ou singulières nous sortirons, par une exégèse et une herméneutique des textes de nos sujets, des indicateurs et des analyseurs pertinents. Par exemple :

Regarder ses pairs avec intelligence : on doit s'adresser aux intelligences jusqu'au limite.

La "rétro stigmatisation" : regardez-vous vous-même. Qui sont les vrais "a normaux" ?

Éduquer à la différence : un long travail sur le temps.

Éduquer le regard : l'apprivoisement pour créer du lien durable.

De l'indifférence à l'étrangeté : l'étrangeté redevient une forme de normalité.

Le concept "d'égalifférence" : une éthique de la différence.

Une résilience douce : le tuteur du soin et du tact dans le dialogue.

Une clinique apprivoisée : porter son stigmate comme tout le monde.

Banaliser le handicap : pour reconnaître l'autre, pour ouvrir la société.

-L’approche de ce milieu difficile, en réseau large et aléatoire fait d’acteurs qui ont réussi « une percée » voir A. Jollien et mes témoins qui habitent la société mais très difficilement.

Une ethnographie inscrite en microsociologie par le fait qu’elle pose des questions sociales : nous avons enquêté avec leur propres savoirs ethnographiques

-Je rends, les fait normaux, banals et quotidiens, étranges autour des 16 dialogues singuliers de personnes en situation de handicap, et j’extrais cette étrangeté que je redonne à l'analyse sociologique.

-Une approche ethnologique descriptive avec une " herméneutique " et une "exégèse" issues des entretiens. On croisera sans cesse les regards des acteurs et des scientifiques, les concepts aux témoignages de terrain, etc.

-on essaie de "domestiquer" le handicapé pour l’effacer car il pose trop de problèmes. Le handicap n’existe pas, c’est l’étrangeté qui fait difficulté !!

Beaud S. et Weber F. : "Guide de l'enquête du terrain, produire et analyser des données ethnologiques", Editions de la Découverte, Paris, 1998.

Page 8 : " Celui du terrain de l’ethnographe : présence longue sur place, établissement de relations de proximité et de confiance avec certains enquêtés, écoute attentive et travail patient de plusieurs mois ou de plusieurs années. L’ethnographie a pour vocation originaire de rendre la parole aux humbles, à ceux qui par définition n’ont jamais la parole : tribus isolées en terrain exotique, peuples colonisées (ethnologie traditionnelle), classes dominées ou groupes en voie de disparition dans les sociétés développées (ethnologie chez soi). Lorsque l’ethnographe des sociétés contemporaines est trop près de son objet, il lui faut prendre de la distance, s’éloigner pour mieux voir. C’est alors qu’il a besoin du sociologue qui, lui, a mis au point des outils pour observer, au niveau macrosociologique, la réalité sociale. L’ethnographie ne juge pas, ne condamne pas au nom d’un point de vue supérieur. Elle cherche avant tout à comprendre, en rapprochant le lointain, en rendant familier l’étranger. Ce faisant elle rend les choses, les personnes et les événements plus compliqués qu’ils ne paraissent. Parce que l’ethnographe s’astreint à un long travail de description-interpréatation les deux vont de pair – il met au jour la complexité des pratiques sociales les plus ordinaires des enquêtés, celles qui vont tellement de soi qu’elles finissent par passer inaperçues, celles qu’on croit naturelles parce qu’elles on été naturalisées par l’ordre social : pratiques économiques, alimentaires, scolaires, culturelles, religieuses ou politiques, etc ".

Pages 10 et 11 : " Même si elle s’efforce toujours de respecter des normes de scientificité et ne cesse de s’interroger sur l’étrangeté du fait social, l’enquête ethnographique dans les sociétés contemporaines n’est pas un outil neutre de la science sociale. Elle est aussi l’instrument d’un combat à la fois scientifique et politique. "

Page 264 : " Ne cherchez pas à théoriser à tout prix ni à généraliser à tout prix. Vous devez faire un compte rendu d’enquête, le terrain ne doit pas disparaître sous les concepts mais, au contraire, les concepts doivent éclairer le terrain et rendre justice aux cas singuliers. Soyez modeste et précis, soyez honnête et rigoureux. Trois éléments doivent particulièrement retenir votre attention avant de mettre en oeuvre des comparaisons systématiques : la mise en relation, dans chaque cas, entre positions objectives, pratique et points de vue subjectifs ; les mots indigènes et les silences ; les malentendus ".

Page 274 : " Vous n’avez pas un corpus homogène. On ne peut pas vous le reprocher, c’est la base de l’enquête ethnographique que de faire feu de tout bois. Ces matériaux, vous ne les juxtaposerez pas : vous essaierez de les confronter les uns aux autres. Cette confrontation intervient à plusieurs niveaux : au niveau de l’enquête elle-même, par un recoupement des informations. Vous devez en effet vous efforcer toujours de confronter ce que les gens vous ont dit, ce que vous les avez vu faire (dans diverses circonstances et divers lieux de la vie sociale), le cadre dans lequel ils vivent (observation menée en cours d’entretien) et les éléments que vous pouvez savoir sur eux à leur insu (ce que d’autres vous en ont dit, ce que vous avez appris au hasard de divers documents),, au niveau de l’interprétation générale, autorisez-vous à comparer vos données malgré leur hétérogénéité, avec d’autres, que vous trouvez dans des textes publiés sur votre sujet. Autres terrains, autres catégories sociales, autres problématiques : vous devez lire dans cette perspective de comparaison, non pas systématique (c’est impossible), mais heuristique, les textes des sociologues, des ethnologues, des historiens. C’est-à-dire que vous allez passer des cas singuliers aux questions conceptuelles auxquelles ces cas répondent partiellement. "

Pages 178 à 181: " De plus chaque entretien approfondi est un événement qu’il faut analyser pour lui-même : c’est une interaction personnelle où chacun s’engage fortement et c’est aussi une interaction solennelle avec un minimum de mise en scène, de cérémonial (le magnétophone sert ici de spectateur indispensable)."

"Plus vous ferez apparaître la singularité de ce point de vue, plus l’entretien sera intéressant (l’universel est dans le particulier, comme aimait à dire Goffman). Cette singularité doit vous amener à analyser l’interviewé comme un cas, à restituer la cohérence de ce cas, à réfléchir sur sa pertinence : cas limite, cas idéal typique, appartenance à une famille de cas. "
Goffman. E. : "Stigmate : les usages sociaux des handicaps", les Editions de Minuit, 1963, pour la traduction française 1975.

Page 146 : " Il est vrai et la sociologie l'affirme de à ses moments, que nous exprimons tous le. de vue d'un groupe. Mais ce qu'il y a de particulier dans la situation de l'individu stigmatisé, c'est que la société lui dit qu'il fait partie du groupe le plus large, ce qui signifie qu'il est un être humain normal, mais qu'en même temps, il est dans une certaine mesure de « différent », et qu'il serait vain de nier cette différence".

Illustration no 8 : incarnations et paroles choisies. (Se reporter à l'annexe IV sur cdrom)


No du récit et

Pseudonyme

Numérotation et pagination

Les trois C (3C) : l'acteur

Les trois S (3S) : le sujet

Corps

Ligne no : mot clef


Cœur

Ligne no : mot clef


Cri

Ligne no : mot clef


Souffrance

Ligne no : mot clef


Stigmate

Ligne no : mot clef


Soin

Ligne no : mot clef


1 Abdel

-202 lignes

-6 pages

16 : "poliomyélite au membre inférieur droit"

133-134 : "stoïque"

117 : "si tu comptes venir en Tunisie tu seras le bienvenue "

103-104 : "pas viable" ; "très humiliant"

71-72 : "un sentiment qui tue"

56 : " de la décevoir"

87 : "comme un boulet sur le dos"


84 : " se sentir autonome"


2 Yohan

-405 lignes

-12 pages

174 : "on tremble de tout son corps"

315 : "athétose et noyaux gris centraux"

395 : "il faut que j'apporte quelque chose"

297 : "retourner inexorablement entre « quatre murs »."


373 : "je n'ai pas mal …mais mal au cœur"

84 : "L'athétose se manifeste par des mouvements brusques incontrôlables."

388-389 : "il faudrait des locaux (...) pour avoir une certaine autonomie."


3 Serge

-954 lignes

-26 pages

734 : " je me sens deux dans le même corps"

715 : "J'ai envie aussi d'avoir des amis dans ce cadre-là"


726 : "prendre dans la tronche"

734 : "c'est que je sens deux moi"

6 : "Je suis myopathe de Duchenne !"


929 : "Le corps ne doit surtout pas être considéré comme son ennemi"

4 Bernard

-3137 lignes

-94 pages

1214 : "comme je suis aveugle"


2296-2897 : "j’en suis sorti, en dehors de la pitié "


623-627 : " j'ai eu du mal à l'accepter"



623-627 : "D'abord je ne pouvais pas concevoir ma propre souffrance "

219-220 : "des problèmes aux yeux liés à mon glaucome"


627 : "je suis quelqu'un qui est extrêmement bien entouré, j'ai beaucoup de copains."

5 Jean-Paul

-970 lignes

-28 pages

6 : "handicapé paraplégique à la suite d’un accident de la circulation"

710 : "espérer que les choses soient mises en application et respectées"


67 : "Les choses progressent certes ! Mais "trèèèèèès" lentement !"

514 : "le vocabulaire parfois fait un petit peu mal"


458 : "un être verticalement heurté ?"


173-174 : "les Américains ont une super qualité, ils croient que tout est possible."

6 Lyse

-1293 lignes

-36 pages

8 : "J'ai attrapé la Poliomyélite à 5 mois"

22 : "c'est ma passion et je ne peux pas en parler en deux lignes"

121 : "j'en sors toujours victorieuse !"

603 : "sans mes douleurs et opérations"


119 : "une personne qui a eu une polio "


34 : "le besoin de chaque personne est différent"


7 Richard

-381 lignes

-11 pages

349 : "parce que ma femme on doit l’habiller et la laver tous les jours"


310 : "j’ai une activité que j’aime bien, le théâtre"

313 : "sur scène, j’ai pleuré et cela c’était très émouvant pour moi"

292-293 : "il m’a bloqué à la maison. J’ai (re) fugué pareil"


242-243 : "Là aussi, c’était une galère, pff. J’ai fait 5 années là dedans ! "


340 : "aillent faire un parcours "du combattant". Ils verront les difficultés !"

343 : "Encore beaucoup de travail reste à faire, comme dans les bâtiments et les services publics."


7' Paula

-381 lignes

-11 pages-

52 : " Nous sommes deux personnes à mobilité réduite en fauteuils roulants électriques"

55-56 : "Nos deux plus grands bonheurs furent le jour de notre mariage et le jour ou on a eu les clés de notre appartement actuel."

71 : "C’est la vraie galère d’être une personne handicapée."


43 : "Il y a des jours où le physique et le moral ne sont pas très fiable"


52-53 : " Nous sommes I.M.C de naissance"


53-54 : " Notre plus grande victoire : vivre en appartement seuls."

8 Elyse

-1525 lignes

-42 pages-

1291 : ", pour être sportif de haut niveau, il faut de l’entraînement, de la rigueur"

1319 : "Elle avait peur de me blesser"


282 : "Ca c'est des choses qui me révolte."


37 : "Je sais que je risque de me retrouver non-voyante"

18 : "Je suis handicapée... "

19 : "je suis malade depuis l'enfance"

258 : "Soit on veut s'en sortir, et on fait tout pour."


9 Paul

-1085 lignes

-31 pages

175 : "au théâtre, j’ai appris à bien travailler avec des gens qui sont en chaise roulante, des gens qui sont handicapés moteurs"

31 : "Et cette fille m’a demandé en mariage, chose que je croyais impossible. Je l’ai fait et depuis tout va mieux."

738 : "elle nous infantilise en nous prenant pour des personnes de 10 ou 13 ans."


170 : "et des gens qui sont handicapés mentaux comme moi. "

176 : "Je me disais : ces gens ne servent à rien !"

15 : "qui sont malades mentaux comme moi"


187 : "on peut aider ces gens là. Comme moi, je suis aidé aujourd’hui"


9' Reine

-1083 lignes

-31 pages

800 : "ils nous donnent des médicaments, des médicaments mais en fin de compte on a toujours la maladie qu’on avait avant. Ça ne part pas."

850 : "je me suis retrouvée dans une personne, c’est ça. Et après je me suis mise à pleurer."



832 : "pourquoi nous mettre des étiquettes sur le dos ? Je ne comprends pas ! Partout c’est comme ça."

753 : " et j’ai souffert."


751 : "moi, j’ai fait treize ans d’H.P. Sans sortir, rien "


935 : "il n’y pas assez de subvention"

946 : "pour moi, parfois, j’ai l’impression qu’on est refoulé de la Société. Parfois je pense à ça"

10 Jean

-934 lignes

-28 pages

145 : "On me confond souvent avec un myopathe"

231-232 : "le met pour ma part, au rang des exemples d'intégration"


830 : "pour que l'apitoiement soit encore plus prononcé"

187-188 : "dépendants de nos conjoints, ce qui est carrément malsain."

143 : "atteint d'une amyotrophie spinale infantile de type 2"

857 : "L'amélioration du quotidien"


11 Jacques

-2271 lignes

-66 pages

352 : "je suis sportif de haut niveau"


857 : "que vous soyez handicapé, l'amour ne changera jamais"

28 : "d'une perception de l'Handicapé comme étant un attardé !"

965 : "il faut voir la souffrance de certaines personnes"


36 : "amputations traumatiques"


1021 : "il faut je pense respecter ces gens et leur décision"


12 Georges

-469 lignes

-14 pages

9 : "je possède la maladie du Little !"


272 : "Je te laisse en t'affirmant mon amitié"


440 : "Comment revendiquer lorsque nous sommes en institution !"

283 : "mieux faire apparaître leurs difficultés"

293 : " une certaine honte"

432 : "Deux handicaps contre les handicapés : l'enfermement et l'exclusion"

418 : "Le concept de l'affection compte beaucoup pour une personne handicapée"

13 Roland

-744 lignes

-22 pages

517 : "Je venais d'Albi et j'ai joué pendant huit ans"


667-669 : "il m'arrive d'être sur le bord de "chialer", (...) leur joie est incroyable, émouvante, communicative."

594 : "mais les vrais experts ce sont les sourds"


606 : "Pour les entendants c'est la surdité qui fait barrière"

654 : "nous sommes des handicapés du savoir !"


624-625 : "Aux USA, on ne regarde pas la surdité mais les capacités et les compétences "

14 Carole

-290 lignes

-9 pages

202 : "On ne fait pas d'un âne, un cheval de course !"


33 : "Carole tient beaucoup à communiquer"


9 : "Carole insiste avant la répétition pour témoigner dans ma recherche."


77-78 : "elle semble s’isoler de longs moments"(...) "elle monologue très souvent"

62 : "elle a beaucoup de mal à parler."


181 : "une infantilisation et un sentiment coupable chez le résident"


15 Marie

-1032 lignes

-34 pages

221 : "l'oreille est l'horloge du temps"

1001-1002 :"faire des ponts entre les sourds"

972 : "personne n'est parfait"

664 : "à croire qu'ils sont handiphobes !"

943 : "ne pas pouvoir éteindre mes oreilles !"

919 : "il me faut juste une compensation et non un avantage !"
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