Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres





télécharger 243.44 Kb.
titreAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres
page1/5
date de publication06.01.2017
taille243.44 Kb.
typeDocumentos
l.20-bal.com > loi > Documentos
  1   2   3   4   5




www.comptoirlitteraire.com
André Durand présente
William SHAKESPEARE
(Grande-Bretagne)
(1564-1616)

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

qui sont résumées et commentées

(surtout ‘’Hamlet’’ et ‘’Macbeth’’).

Bonne lecture !

Un William Shakespeare est né à Stratford-upon-Avon, troisième d'une famille de huit enfants, qui fut probablement élevé dans la foi catholique, qui fit ses études à l’école communale et les poursuivit peut-être un temps à l'Université d'Oxford. Il aurait continué d'approfondir sa culture en autodidacte. Le théâtre est peut-être venu jusqu’à lui sous l’aspect des troupes itinérantes autorisées depuis 1572 à se constituer en compagnies au service des dignitaires du royaume et sous la forme plus populaire des groupements d’amateurs qui interprétaient, dans un esprit encore proche de celui du Moyen Âge, des mystères et des moralités. Ce théâtre s’adressait à un public turbulent et parfois naïf, un public composite issu de toutes les classes sociales, mais passionné de poésie et d’une intense richesse d’imagination, acceptant spontanément toutes les conventions de la scène, l’absence de décor, les écriteaux indiquant les changements de lieu, les éphèbes interprétant les rôles féminins, la médiocrité. de la figuration, pour la beauté d’un vers, la vigueur d’une image, la splendeur d’un verbe sans cesse renouvelé.

On sait que Shakespeare fut marié dès l'âge de dix-huit ans à Annne Hathaway qui était de huit ans son aînée et qu’il en eut trois enfants. Déçu par un mariage qui s’avéra bientôt malheureux, il quitta sa ville natales quelques années plus tard pour Londres où, dès 1588, sa réputation commença de s’établir. La peste qui sévissait dans les bas quartiers de Londres (1592) entraîna la dislocation des compagnies de comédiens. Après un bref séjour à Stratford, il revint cependant dans la capitale où, nourri de l’Histoire des Îles britanniques et de celle de l’Antiquité, il présenta des drames historiques, où il peignait les désordres féodaux pour flatter l'orgueil national des Anglais et leur montrer l'avantage d'avoir avec Élisabeth I une reine forte qui tendait à la monarchie absolue et pourrait ainsi imposer une égalité de tous ses sujets où le mérite des bourgeois comme lui serait reconnu :

_________________________________________________________________________________
Henri VI

(1590-1592)
Drame historique en trois parties de cinq actes chacune
Devant l’incapacité du roi Henri VI de Lancastre, Richard d’York, aidé par Warwick, se révolta. Ce fut la guerre des Deux-Roses qui opposa, de 1455 à 1485, la maison de Lancastre (dont l’emblème était la rose rouge) et la maison d’York (dont l’emblème était la rose blanche). Battu à Saint-Albans (1455) puis à Northampton (1460) et à Towton (1461), Henri VI fut détrôné et remplacé par Édouard IV, fils de Richard d’York. Cependant, Warwick se brouilla avec Édouard et restaura Henri VI (1470). Mais, en 1471, il fut assassiné par Richard, duc de Gloucester, le futur Richard III.
Commentaire
La pièce est fondée principalement sur les “Chroniques d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande” de Holinshed (1577).

_________________________________________________________________________________
Richard III

(1592)

‘’Richard III’’
Drame historique en cinq actes
Richard III est un York, le frère du roi régnant, Édouard IV qui détrôna le dernier des Lancastre, Henry VI, en 1471. Disgracié par la nature autant qu’ambitieux, il fait arrêter son demi-frère, George, duc de Clarence, qui est mené à la Tour de Londres pour y être noyé. Il parvient ensuite à obtenir la main de lady Anne, veuve du prince de Galles (fils de Henry VI), qu'il a tué de ses propres mains. Après la mort d'Édouard IV, en 1483, il devient régent. Il fait enfermer l'héritier, Édouard V, et son frère, ses propres neveux, avant de se faire proclamer roi sous le nom de Richard III. L'usurpateur règne par la terreur, multipliant les infamies et les crimes, épousant sa nièce, Élisabeth. Mais une révolte éclate : le comte de Richmond prend la tête de ceux qui contestent la légitimité du roi et ses abus de pouvoir. À la bataille de Bosworth, en 1485, hanté par les spectres de ses victimes, il est réduit à combattre à pied, lançant son exclamation célèbre : «Un cheval ! un cheval ! Mon royaume pour un cheval !» (V, 4) ; il est vaincu et trouve la mort. Lancastre par sa mère, Richmond, proclamé roi sous le nom de Henry VII, épouse Élisabeth d'York, veuve de Richard III, et la réconciliation des deux familles signe la fin de la guerre des Deux-Roses et l'instauration des Tudor.
Commentaire
Ce drame historique sanglant suit bien cette progression logique qu'on a appelé le Grand Mécanisme Shakespearien, l'idée de cet escalier qu'on monte en conquérant le trône avant de le redescendre, assassiné. Avec cette accumulation de cadavres qui couvrent la scène, tandis que se poursuit inexorablement la montée du tyran vers le pouvoir, c’est une des pièces les plus sauvages de Shakespeare qui donne lieu à tous les excès. Le monstre a de multiples facettes.

_________________________________________________________________________________
Shakespeare était devenu l’ami et le protégé du jeune comte de Southampton à qui il dédia son premier ouvrage, “Vénus et Adonis” (1593), bientôt suivi d’un autre long poème, “Le viol de Lucrèce” (1594) et de l’admirable et énigmatique recueil des cent cinquante quatre ‘’Sonnets’’, d’une grande intensité pathétique, composés autour d'un seul thème dont ils exploraient successivement toutes les variations, adressés pour la plupart à un destinataire masculin masqué, et qui ne fut publié qu’en 1609.

De telles amitiés avec des aristocrates, à qui les moeurs du temps interdisaient de se présenter comme les auteurs d’oeuvres littéraires, ont permis d’accréditer des thèses ingénieuses selon lesquelles il n'aurait été qu’un comédien qui aurait servi de prête-nom à :

- Édouard de Vere, comte d’Oxford?

- William Stanley, sixième comte de Derby?

- Francis Bacon?

- Christopher Marlowe?

- sir Henry Neville, le dernier proposé (il parlait plusieurs langues, a rencontré les grands intellectuels de l’Europe, a été ambassadeur en France, présente beaucoup de similitudes avec la chronologie de Shakespeare, dont Flastaff serait l’alter ego)?

Cependant, il est plus vraisemblable d’admettre que Shakespeare ne s'est jamais soucié que ses textes soient conservés : seule la langue orale comptait pour lui. Ces textes appartenaient en fait à la compagnie des Comédiens du Roi et la pièce, qui était rarement signée par l'auteur, n'était jouée pas plus d'une douzaine de fois. Seize pièces seulement sur les trente-sept qu’on lui attribue ont été publiées de son vivant et dans des conditions souvent suspectes. Il reste que le massif de ses oeuvres est si imposant qu’on a peine à l’attribuer à une seule personne. Et elles se montraient très variées puisqu’il s’illustrait aussi dans la comédie :

_________________________________________________________________________________
‘’The comedy of errors’’

(1592)

La comédie des erreurs
Comédie
Égéon, un riche marchand de Syracuse, raconte ses malheurs au duc d’Éphèse. Père de jumeaux identiques nommés Antipholus, il avait acheté à une pauvre femme les jumeaux Dromio, eux aussi identiques, pour qu’ils soient au service de ses fils. Au cours d'un naufrage survenu vingt-trois ans auparavant, les quatre enfants ont été séparés. Ainsi un Antipholus et un Dromio se retrouvent avec Égéon, tandis que les deux autres sont apparemment perdus avec la femme d'Égéon, Aemilia. Le fils jumeau d'Égéon, Antipholus, a décidé, le jour de ses dix-huit ans, d'aller à la recherche de son frère. Il part donc vers la ville d'Éphèse avec son serviteur Dromio ne sachant pas que l'autre paire de jumeaux y vit. Les maîtres et leurs serviteurs se confondent. Luce, la cuisinière d'Adriana, refuse l'entrée à Antipholus d'Éphèse dans sa propre maison, prétextant qu'il est déjà là.

Mais, soudainement, ils se retrouvent tous dans la maison d'Adriana, la femme d'Antipholus d'Éphèse. Égéon retrouve enfin ses fils et même sa femme qu'il croyait morte.
Commentaire
Cette pièce est basée sur une farce longtemps jouée sur les scènes italiennes dont le thème était la confusion entre jumeaux. Les imbroglios et les situations cocasses se succèdent

_________________________________________________________________________________
Titus Andronicus”

(1593)
Tragédie en cinq actes
Acte I
Revenant à Rome et recevant son triomphe à la suite de ses victoires dans les guerres contre les Goths, Titus Andronicus, un noble Romain, amène avec lui des captifs, Tamora, reine des Goths, et ses trois fils, dont l’un, en dépit des larmes de sa mère, est sacrifié par les Andronici pour apaiser les âmes de leurs frères qui sont morts. Comme récompense pour ses victoires, la couronne impériale est offerte à Titus, mais il la refuse et soutient plutôt la revendication du «fier Saturninius», le fils aîné du dernier empereur, et il accepte sa proposition de faire de sa fille, Lavinia, l’impératrice. Cependant, Bassianus, le plus jeune frère de Saturninius, déclare que Lavinia est sa fiancée, et avec le soutien de ses frères, l’enlève pour empêcher le mariage. Titus est si mécontent de cette atteinte au respect dû au nouvel empereur qu’il tue l’un de ses propres fils pour l’empêcher de poursuivre les fuyards. Pendant ce temps, Saturninius a remarqué Tamora, et saisissant la première occasion de déshonorer Titus, l’accuse de traîtrise, et la choisit comme fiancée. Dissimulant son amer désir de venger la mort de son fils, l’impitoyable Tamora presse Saturninius de redonner sa faveur à Titus et à ses fils, de pardonner à Bassianus, et, en secret, de comploter avec elle la chute du général.
Acte Il
Alors qu’il est à la chasse dans la forêt, le Maure Aaron, amoureux de Tamora, écoute ses fils, Démétrius et Chiron, qui se querellent au sujet de leur désir pour Lavinia, et il les incite à la violer chacun à son tour ; ils s’assurent de son silence en lui arrachant la langue et en lui coupant les mains. À la chasse eux aussi, Bassianus et Lavinia découvrent, dans une chaumière isolée, Tamora et Aaron faisant l’amour. Craignant qu’ils en fassent part à l’empereur, Tamora appelle ses fils et prétend que Bassianus et Lavinia l’ont insultée et menacée de torture. Ses fils tuent Bassianus et jettent son corps dans une fosse. Sourde aux demandes de Lavinia d’être, elle aussi, tuée, Tamora leur permet de s’emparer d’elle pour la violer. Peu après, conduits par le traître Aaron, deux des fils de Titus, Martius et Quintus, découvrent la fosse où le corps de Bassianus était caché, et l’empereur les accuse du meurtre.
Acte III
Ne tenant pas compte du plaidoyer de Titus, les juges condamnent à mort ses fils, et en bannissent un troisième, Lucius, pour avoir tenté de les sauver. Cependant, Aaron rapporte traîtreusement les paroles de Titus selon lesquelles l’empereur épargnerait leurs vies si Marcus, Lucius, ou Titus coupait une de ses mains et la lui envoyait comme preuve de bonne foi. Pendant que le frère et le fils discutent pour savoir qui fera le sacrifice, le vieux Titus, avec l’aide d’Aaron coupe sa propre main et l’envoie à l’empereur, mais elle lui est renvoyée avec les têtes de ses fils. Titus jure vengeance, et ordonne à son fils banni de se hâter de se rendre auprès des Goths et d’y lever une armée.
Acte IV
Malgré sa mutilation, Lavinia réussit à faire connaître l’histoire complète de ses malheurs à son père et à son oncle. Avec ses moignons, elle tourne les pages des “Métamorphoses “ d’Ovide jusqu’à ce qu’elle trouve la tragique histoire de Philomèle, et, tenant un bâton dans sa bouche, elle écrit dans le sable les noms de Chiro et de Démétrius. Feignant la folie, Titus leur envoie des armes, adresse des messages aux dieux, les fixe à des flèches et les lance dans les rues de Rome, et il adresse même une lettre à l’empereur. Pendant ce temps, Tamora donne naissance à l’enfant noir d’Aaron, que les méchants frères souhaitent tuer, mais il les en empêche, tue la nourrice et la sage-femme pour assurer le secret, lui substitue un bébé blanc qui pourra être présenté à l’empereur comme étant le sien, et conduit celui-ci chez les Goths pour qu’il y soit à l’abri. Parvient à Rome la nouvelle que Lucius marche sur la ville avec une armée énorme, et craignant sa popularité, Tamora amène Saturninius à arranger des pourparlers avec le général dans la maison de Titus, dans l’espoir de le séparer de son armée.
Acte V
Accompagnée de ses deux fils, Tamora, sous un déguisement, se présente comme la Vengeance à Titus qui est censé être fou. Quand elle revient raconter sa plaisanterie à l’empereur et l’accompagner au banquet, Titus coupe la gorge des méchants, Lavinia recueille leur sang dans un bassin, et, au festin, le sert à l’impératrice cuit dans un pâté. Dans le massacre général qui suit, Titus abat Lavinia pour mettre fin à sa conduite honteuse et ensuite poignarde Tamora ; Saturninus tue Titus, et Lucius, Saturninus. Lucius raconte alors au peuple la vraie histoire tragique de son père et est proclamé empereur, tandis qu’Aaron, qui a provoqué tous ces crimes, est condamné à mourir sous la torture.
Commentaire
Fièvre des mots et folies des actions, tous portant haut le délire de l’âme, toutes extrêmes de férocité et de sang répandu comme de l’eau bénite : tout est complot, meurtre et représailles dans cette fable sur le pouvoir, dans ces noces barbares entre Rome et les Goths, à la faveur d’une intrigue époustouflante. Il n’y a pas d’un côté la civilisation et, de l’autre, la sauvagerie ; il n’y a que des bourreaux et des victimes, et ce sont les mêmes, broyés par la logique infernale de la vengeance. «Quand finira-t-il, cet interminable sommeil?» se lamente Marcus, le noble tribun, ignorant que c’est justement cela l’enfer : ça ne finit pas. Guerre, viol, sévices. Un rêve qui a le goût du sang.

‘’L'histoire lamentable de Titus’’, qui a été considérée comme une ébauche de Lear, montre toute la cruauté dont l'être humain est capable.

_________________________________________________________________________________
The taming of the shrew

(1594)

La mégère apprivoisée”
Comédie en cinq acres, en vers et en prose
Fille d’un gentilhomme de Padoue, Catherine, la mégère, devient l’épouse soumise de l’habile Petrucchio, à la suite d’une série d’épreuves cruelles où le jeune homme brise son orgueil.

_________________________________________________________________________________

‘’The two gentlemen of Verona’’

(1594)

Les deux gentilshommes de Vérone

Comédie
Partis pour Milan, deux gentilshommes de Vérone, étourdis par le pouvoir, trahissent femmes et amis.
Commentaire
On trouve dans cette pièce les chassés-croisés incessants entre humanité et animalité, la logique implacable des sentiments contradictoires, le délire verbal qui sont si caractéristiques de Shakespeare.

_________________________________________________________________________________
‘’Love's labour’s lost’’

(1595)

Peines d'amour perdues”
Comédie en cinq actes en vers et en prose
Le roi de Navarre et trois gentilshommes de sa cour : Biron, Longueville et Du Maine, ont juré de ne point voir de femmes pendant trois ans et de mener une vie retirée, vouée à l'étude et à l'austérité. L'arrivée de la princesse de France, accompagnée d'une ambassade et chargée par son père de négocier le retour de l'Aquitaine à la France, oblige ces messieurs à rompre leurs serments et ils doivent consentir à accueillir la princesse et les dames de sa cour : Rosaline, Maria et Catherine. Toutefois, ces dames ne pourront loger à la Cour et elles doivent chercher l'hospitalité ailleurs. Le roi de Navarre s'éprend aussitôt de la princesse et ses gentilshommes ne résistent pas davantage aux charmes de ses dames d'honneur. Sans se l'avouer, chacun, au fond de son cœur, a déjà rompu ses vœux. Retenus par le respect humain, ils s'espionnent mutuellement. Dans un coin retiré du parc, chacun d'eux exhale son amour en déclamant les chants poétiques qu'il lui inspire. Longueville sera surpris par Du Maine à l'instant même où il proclame sa passion : le roi, caché non loin de là, survient à son tour pour reprocher à Longueville d'en faire autant de son côté, tandis que Biron, le plus railleur de la bande, démasque le roi lui-même et est trahi à son tour par une lettre de Rosaline à lui adressée et que les autres ont surprise. Pour sa défense, Biron fait valoir quelle douce folie représentait leur serment et invite en conclusion ses amis à s'enrôler sous le signe de l'amour. Ils décident donc de se travestir en Russes pour faire leur déclaration à ces dames ; mais celles-ci, prévenues, se travestissent à leur tour et échangent entre elles les gages d'amour qu'elles ont reçus. Les pauvres amoureux y perdent leur latin. Ils reviennent donc à la charge après avoir repris leur aspect normal ; mais la nouvelle de la mort du roi de France provoque le départ précipité de la princesse. Les belles imposent à leurs « amants », un an de pénitence ; quant à la princesse, elle promet de répondre plus tard à la flamme du roi de Navarre.

À cette intrigue principale, somme toute assez mince, se noue l'idylle rustique du berger Trogne, épris de la jeune paysanne Jacquinette, courtisée d'autre part par un noble espagnol, don Adriano de Armado. Ces trois personnages sont en quelque sorte comme une parodie des trois seigneurs amoureux. Don Armado finit par jurer qu'il se fera laboureur pour une durée de trois ans, uniquement par amour pour Jacquinette. Les échanges d'épigrammes galantes et les divagations lyriques alternent avec les scènes burlesques, provoquées par l'intervention de personnages comiques inspirés de la « commedia dell'arte » : outre Armado, nous avons Balourd, « le capitaine », Trogne, « le berger », Holopherne, « le pédant », Nathaniel, « le parasite », et « le bouffon» (en la personne du page d'Armado, dit « Phalène »). À l'occasion d'une fête, ces personnages participent à un cortège, « l’intermède des neuf preux » [‘’Worthies’’], où Trogne représente Pompée, sire Nathaniel Alexandre, etc. La société galante des dames et des seigneurs se divertit à leurs dépens. en une scène qui annonce le récit de Pyrame et de Thisbé dans ‘’Le songe d'une nuit d'été".

La comédie s'achève sur le délicieux poème qui compare le printemps, chanté par le coucou, à l'hiver, célébré par la chouette : « Quand les pâquerettes diaprées et les violettes bleues ... » [« When daisies pied and violets blue... » ], « Quand les glaçons pendent au mur ... » [« When icicles hang by the wall... » ].
Commentaire
Si Shakespeare ne puisa pas son inspiration dans un drame antérieur, il peut s'être inspiré des récits de quelque voyageur anglais ou français pour la partie historique de son sujet, à savoir la visite de Marguerite de Valois, princesse de France, à Henri de Navarre, son futur époux, en 1578, à Nérac.

Toute la saveur de l'œuvre est dans son brio et dans le feu croisé de ses répliques, qui laissent haletant le lecteur moderne capable de les suivre (en effet de multiples commentaires sont nécessaires pour les comprendre). Mais, si cette œuvre reflète un goût différent du nôtre, elle possède néanmoins un charme auquel pourraient s'appliquer ces vers de Baudelaire au sujet de Watteau, dans ‘’Les phares’’ :

« Ce Carnaval où bien des cœurs illustres

Comme des papillons errent en flamboyant... »

Assaut d'esprit et mascarade burlesque, écarts entre ce qui est montré (le corps juvénile, sauvage, frémissant) et ce qui est dit d'une bouche froide, maniérée, grammaticale, aristocratique, excès d'une poésie de cour, les vestiges de la dévotion courtoise, dans les réminiscences d'un code de l'honneur et du désir qui régit les liens entre le chevalier et sa belle, ’Peines d'amour perdues’’ esquisse des motifs que Shakespeare traitera plus tard avec une maîtrise accomplie.

Écrite aux environs de 1595, la pièce fut publiée dans l'in-quarto de 1598 et dans l'in-folio des ‘’Œuvres’’ de l'auteur en 1623.

_________________________________________________________________________________

  1   2   3   4   5

similaire:

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres, qui sont commentées

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres
«deux sœurs pleines d’esprit et de grâces, qu’il appelait ses premières danseuses» : les demoiselles Le Douairin, Louise et Zoé

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres
«Chonny», comme l’appelaient ses parents, fut un enfant unique timide et asthmatique, qui dessinait et rêvait de vendre un jour ses...

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres
«ardeur juvénile» revenues, IL poursuivit et termina ses études de droit à Strasbourg (1770-1771) où, devant la cathédrale, IL eut...

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres
«les principaux personnages d’un poème, ce sont toujours la douceur et la vigueur des vers»

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres
«Si je sais quelque chose, je le dois particulièrement aux trois ou quatre années d'étude que je passai ainsi»





Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
l.20-bal.com