Autour de l’odeur de saintete





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Liber vitae Patrum (XVII, 1), que le moine Nicetius (Nizier †566) accepte la charge d’évêque de Trêves. Il sent alors un intense parfum. Venance Fortunat raconte que Marcel, le futur saint, encore sous-diacre, pendant la messe, présente de l’eau à son évêque Prudence. Cette eau émet un parfum miraculeux qui ressemble à celui du baume et qui assimile l’eau à du chrême. L’évêque comprend que le jeune Marcel est appelé à assumer la charge épiscopale. Il sera évêque de Paris60.

Les saints, à l’image du Christ, répandent la bonne odeur de leur vertu. Saint Lambert de Liège « répandait comme un très doux parfum d’aromates. Avec toute autorité, il prêchait aux païens61. »

Paulin reconnaît la sainteté de l’évêque de Benevent Emilius : « Mais quel parfum, se répandant dans l’air, parvient à mes narines ? […] et sur le visage de qui resplendit une gloire céleste. Cet homme c’est Emilius62. »

Le plus souvent, les auteurs des Vitae parlent de parfums métaphoriques qui se dégagent des vertus des saints. De temps en temps, ces bonnes odeurs deviennent miraculeusement des phénomènes sensibles. Le plus important, aux yeux des hagiographes est, non pas le miracle, mais « la bonne odeur du Christ » dont témoigne la vie du saint. Le parfum n’en est que le signe.

Nous ne nous attarderons pas sur le versant symétrique de la bonne odeur de sainteté. Il nous faut signaler simplement que l’univers du Mal est reconnaissable par des mauvaises odeurs aussi surnaturelles que les bonnes. Il ne s’agit pas, bien sûr des mauvaises odeurs naturelles, celles des malades, des pauvres, des saints reclus et des ascètes eux-mêmes, souvent évoquées dans les récits hagiographiques. Ces mauvaises odeurs, bien des saints les supportent par charité et en pénitence. Elles sont sanctifiantes, elles rappellent notre pauvre condition humaine, marquée par la souffrance et la mort nauséabonde. Contentons-nous de deux exemples révélateurs de mauvaises odeurs surnaturelles. Le Diable sait se déguiser. Il apparaît à Martin sous la forme du Christ. Martin demande à voir les stigmates de la Passion :
À ces mots, l’autre s’évanouit comme une fumée. Il remplit la cellule d’une telle puanteur qu’il laissait ainsi la preuve indiscutable de ce qu’il était le Diable63.
Saint Colomban pratique un exorcisme sur un possédé :
Alors l’horrible force se débat tellement qu’on peut à peine la contenir avec des liens. Avec un soulèvement des entrailles et un vomissement [le démon] sortit et répandit une telle puanteur parmi les assistants qu’ils auraient supporté plus facilement des odeurs de soufre64.
Ces deux exemples nous présentent les cas les plus fréquents d’apparitions démoniaques et d’exorcismes qui se terminent par l’expulsion d’odeurs pestilentielles. Ce sont des signes de la vraie nature du Diable qui peut, le cas échéant, imiter tous les phénomènes célestes : apparitions, lumières, voire parfums délicieux.
Nous terminerons, en évoquant quelques manifestations modernes de fragrances miraculeuses. Des saints ont été accompagnés, pendant leur vie ou après leur décès, de parfums surnaturels.

L’expression « odeur de sainteté » qui date du IXe siècle, dans la mystique chrétienne, désigne :

l’odeur agréable dégagée par le corps d’une personne décédée, généralement considérée comme sainte dès son vivant (on évoque alors la fragrance ou parfum inexpliqué et on parle de saint myroblite), d’autre part la dimension de sainteté, le caractère héroïque des vertus chrétiennes du sujet65.
Corrigeons cette définition en notant que cette odeur peut se dégager du vivant du saint. C’est d’ailleurs ce que relève Patrick Sbalchiero lui-même dans son dictionnaire à l’article « myroblites (saints) » :
Cette formule désigne les saints et les saintes dont le corps, avant ou après décès, exhale une odeur agréable (qualifiée de suave, ou même céleste), un parfum (ou fragrance) pendant un laps de temps extrêmement variable (de quelques heures à plusieurs siècles après la mort, selon les récits hagiographiques) (P. Sbalchiero, 2002, p. 561).
Ce phénomène n’existe pas pour tous les saints, mais, occasionnellement. Il est alors un révélateur de la sainteté du sujet :
Ces parfums sont associés à la qualité spirituelle du sujet, à sa sainteté. Les odeurs perçues sont en général voisines des essences de fleurs, comme la rose, la violette, etc. Parmi les 480 cas de fragrance recensés par Hubert Larcher66, plusieurs concernent des mystiques de premier plan : Rose de Lima, Thérèse d’Avila, Padre Pio, Charbel Makhlouf, etc (P. Sbalchiero, p. 561).
Les odeurs existent parfois du vivant du saint. « Des cas de stigmates odoriférants (Marie-Françoise des cinq plaies, Padre Pio…) ont été signalés » (Ibid.). Deux autres miracles lui sont souvent associés. Le plus important est l’incorruptibilité du corps. Lors de l’exhumation, on constate un parfum suave et un corps dans un état de conservation parfaite (sans avoir été embaumé) :
L’incorruptibilité est un des faits les mieux attestés de la phénoménologie mystique […]. Les phénomènes de l’imputrescence supposent la présence d’un corps dont l’étrange état de conservation a pu être vérifié par de très nombreuses personnes. Ces cas, d’autre part, sont assez fréquents. Thurston67 qui les a étudiés avec le plus grand soin, affirme avoir repéré dans les archives une cinquantaine d’affaires qui ont fait l’objet d’enquêtes, en général à la suite de procès en béatification (Bertrand Méheust, article « Incorruptibilité » in P. Sbalchiero, p. 373). 
Apparemment, il ne s’agit pas d’un phénomène naturel. La chose est bien sûr vérifiée. Ces phénomènes d’imputrescence spontanée ne se trouvent que chez les mystiques. Pierre Delorz évoque plus de trois cents cas68 raisonnablement attestés (ibid. p. 374).

Un autre phénomène, plus rare, est celui de mystérieuses liqueurs :
On désigne par l’expression liqueurs balsamiques des écoulements inexpliqués de liquides d’une grande suavité tels que : eau, lait, sang, sueur ou huile. Ils émanent, soit du corps d’une personne vivante (cas rares), soit de leur dépouille mortelle (s’ils sont morts en odeur de sainteté), soit encore de leur tombeau ou d’une relique vénérée. Ces liquides sont appelés, parfois, huiles saintes (P. Sbalchiero, article « liqueurs balsamiques », p. 457-458).
Patrick Sbalchiero cite des exemples issus de l’hagiographie latine et orientale, ainsi que des exemples plus récents. Il évoque Jeanne de Valois (1464-1505), ou encore Thérèse d’Avila, Agnès de Langeac. Ces liqueurs balsamiques possèderaient des propriétés médicinales. Il cite également le cas de cette stigmatisée contemporaine, une chrétienne de Syrie. Une icône et les mains stigmatisées de la mystique exsudent une huile parfumée : «  Aujourd’hui, le phénomène constaté à Soufanieh (exsudation d’huile d’une icône et du corps de Myrna Nazzour) interpelle le monde scientifique69. »

Saint Charbel est particulièrement vénéré au Liban70. Youssef Antoun Makhlouf est né en 1828. Il est attiré, très jeune, par la vie monastique, puis érémitique. Il passe la plus grande partie de sa vie comme moine et prêtre au couvent Saint Maron d’Annaya. Sa sainteté est vite connue de tous et, de son vivant, il accomplit déjà des miracles. À sa mort, le 24 décembre 1898, ils se multiplient. Ils ne cesseront pas jusqu’à aujourd’hui. Sa tombe devient un centre de pèlerinage. De très nombreux pèlerins perçoivent, là ou ailleurs, en le priant, des odeurs délicieuses. Des malades sont guéris, notamment par l’onction d’huile et d’encens bénits dans l’église où il repose. En 1950, sa dépouille est exhumée. Elle est intacte. Ce prêtre maronite est canonisé par Paul VI, en 1972. De nombreux musulmans qui le prient bénéficient aussi de grâces et de guérisons.

Francesco Forgione est né en 1887 à Pietrelcina, près de Bénévent dans une famille de paysans pauvres. Il entre au couvent des franciscains conventuels (capucins). Il prend le nom de frère Pio de Pietrelcina. En 1909, il est ordonné prêtre. En juillet 1916, il est envoyé au couvent de San Giovanni Rotondo qu’il ne quittera plus jusqu’à sa mort en 1968. Il est canonisé par Jean-Paul II en 2002. Le 20 septembre 1918, il reçoit, comme saint François d’Assise, les stigmates, qu’il gardera jusqu’à sa mort71. Il mènera une vie cloîtrée, mais la réputation de sainteté qui l’entoure déborde vite des limites du couvent, malgré les persécutions et les brimades dont il est l’objet de la part de la hiérarchie ecclésiastique qui voit avec irritation ce déferlement de surnaturel. C’est d’abord un thaumaturge. La liste des guérisons obtenues de son vivant par son intercession est illimitée. Il a le don de lire dans les consciences et ses pénitents ressortent transformés du confessionnal. On lui prête un don de prophétie pour le monde et l’Église. De multiples témoignages lui reconnaissent un don de bilocation. Tout en restant dans son couvent, il « apparaît » à des personnes en danger, par exemple un général (le général Cadorna, rendu responsable de la défaite de Caporeto, en 1917), sur le point de se suicider. Il intervient in extremis pour éviter l’irréparable. Nous nous limiterons à illustrer un charisme particulier, celui des fragrances :
Faut-il classer dans la thaumaturgie ce don qu’avait Padre Pio de faire sentir sa présence, ou plutôt son influence, par des parfums de senteurs et d’intensité variées ? Pas dans tous les cas, parce que ces effluves odorants semblaient souvent se produire hors de sa volonté, sans qu’il y fût pour rien. Des multitudes de gens ont senti ces étonnants parfums, dans les circonstances les plus diverses, et l’ont attesté.

Parfois, ces émanations odoriférantes semblaient provenir des stigmates de Padre Pio ou de ses vêtements, ou encore, des objets qu’il avait touchés ou bénis. Mais il est fréquemment arrivé que des personnes en danger physique ou difficultés morales, à des distances énormes du couvent où se trouvait Padre Pio, aient senti ce mystérieux parfum, soit après avoir évoqué mentalement le capucin, soit même sans y avoir pensé et, dans ce cas, elles ont immanquablement compris d’où leur était venu ce secours. J’ai recueilli personnellement des témoignages très dignes de foi sur cette particularité surprenante. Dans mon livre, j’en ai cité un tout à fait inédit. Le dernier témoignage public recueilli sur ce point, à ma connaissance, a été celui du Dr Sala qui a assisté le Padre Pio dans son agonie. Il a déclaré à l’envoyé spécial de l’hebdomadaire Oggi (n° 10/10/68) : « Quand je revêtis Padre Pio avec la même robe de bure qu’il portait avant d’expirer, je fus envahi par le parfum, très fort, d’oranger, que j’avais senti tant de fois, au cours de mes rencontres, presque quotidiennement, avec le frère de Pietrelcina. »

Certains se sont plu à donner le sens de ces différents parfums. C’est ainsi qu’une odeur de pain frais aurait été le signe que le Padre Pio invitait à communier. Celle de résine brûlée avait indiqué un péril mortel imminent. Une puanteur d’acide phénique, que le Diable vous tendait un piège. L’odeur de l’encens, une invitation à prier et un signe de protection. Un parfum de rose ou de violette, un signe qu’une grâce était accordée. Je ne me porte nullement garant de cette interprétation symbolique72
La plupart des témoignages font état de parfums de fleurs ou d’encens. Nous ne nous engagerons pas plus qu’Ennmond Boniface sur la symbolique de ces parfums. On peut en tout cas admettre qu’il s’agit chaque fois d’un message. Le parfum à travers le saint atteste de la présence du divin. De plus le parfum est un langage. Il est, selon le cas, demande, injonction à la prière, mise en garde céleste, signe d’une grâce accordée...

Paul Lesourd et Jean-Mary Benjamin rapportent une dizaine de témoignages (dont un témoignage personnel) de la perception de parfums. Selon eux, le plus souvent, le saint manifeste volontairement ainsi sa présence, son intervention, ses encouragements à distance, par ces émanations mystiques. Nous relevons ce témoignage caractéristique pour terminer sur ce point :
Au lit depuis deux ans pour une tumeur maligne, Linda Campanelli, âgée de trente-cinq ans, habitant Teramo, avait de très douloureuses plaies sanguinolentes dans la région dorsale. Les médecins ne lui donnaient plus que quelques jours à vivre. Elle invoqua Padre Pio dans ses prières et deux jours plus tard, se réveilla en sursaut, sentant une forte odeur de lys dans la pièce. Elle se leva. Ses plaies avaient disparu73.
Pour les Pères, la Vierge Marie est la tige fleurie et pure, qui rejaillit de la souche de Jessé : « un rejeton sortira de la souche de Jessé » (Is 11, 1). Saint Bernard commente ainsi cette prophétie :
De ce grand miracle, Isaïe a expliqué le mystère plus grand encore : « une tige sortira de la racine de Jessé, une fleur s’épanouira », comprenant que la tige est la Vierge, la fleur l’enfant de la Vierge74.

Marie a toujours été associée à des fleurs (ou à une branche fleurie), principalement à la rose75 et au lys. Les poètes du Moyen Âge la chantent ainsi :

Rose des roses, fleur des fleurs

[…]

La fleur dont chant est fleurs roiaus. 

De nule flor tant de bien n’ist

C’est li vergiers, c’est li prealz

Ou Saint Espirs s’aümbre et gist76.
(Rose des roses, fleur des fleurs […]. La fleur que je chante est une fleur royale. D’aucune autre fleur tant de bien n’est sorti. C’est le verger, c’est la prairie où le Saint-Esprit s’abrite et repose.)
Il n’est pas étonnant, dès lors, que, dans ses apparitions, la Vierge Marie, sainte par excellence, diffuse ses parfums fleuris.

Nous nous limiterons à quelques apparitions modernes.

A Saint-Étienne d’Arançon, dans le diocèse d’Embrun, en mai 1664, une belle dame tenant un enfant par la main, apparaît à une jeune bergère de dix-sept ans, Benoîte Rancurel. Elle vient la voir, très souvent, pendant plusieurs mois, lui révèle qu’elle est « Dame Marie », puis, le 29 septembre, lui indique :

Quand vous me voudrez me voir, dès lors, vous le pourrez dans la chapelle qui est au lieu du Laus… elle sentira bon…vous me parlerez très souvent et très souvent vous me verrez77
Cette chapelle de « Bonne-Rencontre » deviendra bientôt le centre du pèlerinage, jusqu’à la mort de la voyante, le 28 décembre 1718. Benoîte Rancurel bénéficie de nombreuses apparitions qui encouragent le culte marial, le pèlerinage à la chapelle, la confession et la communion fréquente, ce qui allait à l’encontre d’une spiritualité janséniste très rigoriste, dominante à l’époque. Cela explique les persécutions que la voyante eut à subir, avant l’apaisement qu’elle connut les dernières années de sa vie. La Vierge avait fait connaître le sanctuaire qu’elle désirait par les bonnes odeurs qui y conduisaient. Depuis lors, la grâce des parfums marquera ce sanctuaire. Les témoins sont unanimes pour attester de la fréquence et de l’intensité de ces parfums surnaturels, dès le début, du vivant de la voyante et par la suite encore. Relevons quelques remarques dans l’ouvrage d’Yves Estienne :
Au dire de ceux qui les sentent, ils n’ont aucun rapport avec les odeurs de la terre et laissent dans tout l’être une paix, une joie surnaturelle en même temps que leur senteur. […] Il serait superflu de rappeler la profusion de parfums qu’elle respira et répandit à travers ses vêtements, comme à travers ce qu’elle touchait. […] De son vivant, l’église en était souvent remplie. […]

Les bonnes odeurs peuvent aussi être senties collectivement, tel qu’il advint en cette veille d’Annonciation 1690, dans une église remplie de monde. […] Cette grâce des parfums, plus grande qu’on ne pense, a confié, un jour, la Bonne mère à sa Bénie, continue en notre siècle. Elle tombe, de façon différente, sur les uns et sur les autres… sur ceux qui sont prévenus de sa possibilité et sur ceux qui, dans une totale ignorance du fait, se demandent ce qui leur arrive lorsqu’ils en sont favorisés78… 
Une pratique particulière est liée à ce sanctuaire : l’onction d’huile. Les procès verbaux attestent que, depuis 1667, des malades ont été guéris miraculeusement par l’onction d’un peu de l’huile qui alimentait la lampe du sanctuaire79. Depuis, la pratique s’est généralisée. Et les miracles se multiplient.

Ce geste, encouragé par la Vierge, doit être fait avec confiance et foi, mais la Vierge précise que ce lieu est avant tout associé à « la conversion des pécheurs ». L’Église, qui a autorisé le culte dès les débuts de l’apparition, ne reconnaîtra officiellement la « supranaturalité  des faits » qu’en 2008. Il va de soi que des précautions sont prises pour éviter toute illusion dans la perception de ces parfums. Aucune fleur n’est autorisée dans le sanctuaire et des supercheries sont à écarter.

Nous laissons la conclusion spirituelle à Yves Estienne :

Pourtant, nous l’avons déjà dit, et nous le répétons en conclusion de ces pages, l’essentiel n’est pas là. Le parfum n’est que le sillage odorant d’une grâce et c’est à celle-ci qu’il faut s’arrêter. Or la grâce du Laus, c’est la maternité tendre et proche de la Sainte Vierge qui tend ses bras, comme son cœur vers nous tous, pauvres pêcheurs, maintenant et à l’heure de notre mort (Y. Estienne, p. 190). 
Certaines apparitions n’ont pas été reconnues par l’évêque du diocèse (c’est à lui seul qu’appartient la décision80), qui parfois refuse même d’enquêter, simplement pour des raisons politiques. Ainsi, à Bordeaux, en 1909, une pieuse femme laïque, équilibrée, Marie Mesmin, a de très nombreuses apparitions de la Vierge. L’évêque refuse de les reconnaître et interdit le culte pour éviter de rallumer la guerre anticléricale qui sévit alors. Il déclare aux journaux parisiens en 1919 qu’il ne s’est pas prononcé « devant la menace d’une reprise de la guerre anticléricale81. »

En effet, Marie Mesmin ne cessera de recevoir des messages alarmistes qui annoncent de grands malheurs pour la France si elle ne se convertit pas, cela jusqu’à sa mort le 5 juin 1935. L’église a préféré ne pas donner sa caution à ces prophéties qui pouvaient déplaire en haut lieu.

Si nous nous arrêtons à cette apparition, c’est que les parfums jouent ici encore un rôle majeur. À Bordeaux, 26 rue du Bouscat (aujourd’hui rue Pierre Ier), la Vierge lui apparaît et une statue de la Vierge pleure abondamment. Ces lacrymations se poursuivent longtemps. En 1913, ces larmes s’arrêtent :
Le 21 mai 1913, veille de la Fête-Dieu, à l’heure des premières vêpres, de suaves parfums s’exhalèrent de la statue de la
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