Chapitre 1 : Là où tout commence, le début





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Chapitre 27 : Et des poussières.
Le lendemain matin, Itaire, Rire et Martin se retrouvèrent après une bonne nuit de sommeil autour d'un copieux petit déjeuner. Le Père Colateur, religieux du coin, vint compléter la tablé et apporta par la même occasion un café de son cru, et la Mère Melade, habitante du village qui avait pour habitude de déjeuner chez le Sage vint elle aussi au rendez-vous, amenant avec elle quelques pots de confiture. Entre deux tranches de pain grillé, deux passages de pot de confiture et l'absorption de grandes lampées de thé au riz, (plat local) le Sage et le GMS purent s'échanger, non pas d'autres tartines, mais quelques mots sur le futur voyage de Rire et Martin.
-Il vous faudra aller à Jactaès, et pour cela vous devrez passer par Mesan. Attention, les habitants ne sont pas très hospitaliers. Ensuite, vous devrez continuer jusqu'au Bourg-Moilmou, c'est un faubourg.

-Un faubourg ? Ce n’est pas vraiment un bourg ?

-C'est ce que je craignais... En fait, il y a parmi les Bourgs, des vrai Bourgs et des faux Bourgs, c'est à dire des agglomérations qui ne sont pas vraiment des Bourgs. Or, parmi les faux Bourg, il y a les vrais faubourgs et les faux faubourgs. En l'occurrence, le Bourg-Moilmou est un vrai faubourg. Il y a aussi les beaux Bourg mais c'est une autre histoire. Mais il va falloir se dépêcher, on va finir par être à la bourre !

-Bougre ! Vous avez raison. Votre fils ne nous accompagne pas ?

-Non, mon fils n'est pas facile vous savez...

-Ah ?

-Mon fils il, fils il, fils il, fils il, fils il, fils il, fils il, fils il, fils il, fils il...

-Je vois, il est dix « fils il » ?

-Voilà ! En plus il tond.

-Votre fils tond ?

-Oui mon fiston tond.

-Bien...
Après avoir préparé leur baluchons, Rire et Martin partirent en compagnie du Sage, en direction du croisement De Bras. Sur le chemin, ils discutèrent de choses et d'autres. Notamment du Bourg-Moilmou.
-C'est un Bourg très réputé pour ses spectacles de faucons et la concentration de fossiles dans le sol.

-Euh, Quand vous parlez de « faucons » et de « fossiles » vous évoquez des imbéciles et des poils ?

-Non je parle des oiseaux et des cailloux, dit le Sage d'un ton sûr.

-Ah...
Après un court silence, la conversation reprit de plus belle.
-D'ailleurs, au Bourg-Moilmou, il y a un homme qu'on appelle « Monsieur » qui organise un jeu, une sorte de concours de courage, celui qui gagnera obtiendra un formidable gain.

-Hum, intéressant, quel est ce gain ?

-Sa chèvre.

-Hein ?!? La chèvre de Monsieur ? Ce gain ? Quelle drôle d'histoire!
Et puis, petit à petit, à force de discuter, il ne virent pas le temps passer et arrivèrent à sept heures tapantes devant le croisement De Bras. Itaire donna le mot sur lequel était inscrit « Rire » au GMS pour que ce dernier devienne l'heureux propriétaire de Rire. Itaire, qui était un bon maître se mit à pleurer, c'est ce qu'on nomme aujourd'hui « passer du Rire aux larmes », puis il quitta Rire à contrecoeur lorsque la forêt, d'apparence très dense et dans laquelle on ne pouvait entrer, se mit à s'ouvrir en deux.
Nos deux compères pénétrèrent dans l'immensité boisée qui se referma aussitôt, les laissant face à un néant vert.
-Et maintenant, qu'est ce qu'on fait? demanda le GMS à Rire au cas ou celui ci aurait une quelconque idée qui leur permettrait d'avancer.
Et là, alors que tous les lecteurs s'attendent à un « On fait bli » judicieusement placé, ce qui serait totalement dans l'esprit, Rire répondit plutôt un :
-On n'a qu'à... Ou alors... Peut être même qu'on pourrait...

-Bonne idée !
Alors ils n'eurent qu'à, puis à, et enfin à. Mais ensuite ? Que pouvaient ils bien faire de plus ?
-La question n'est peut être pas « que faire ? » mais plutôt « où faire ? », pensa tout haut le GMS dans un élan de génie (dirons-nous).

-Hum... peut être bien.

-On à qu'à faire ailleurs.
Alors ils s'en allèrent ailleurs, c'est à dire plus loin, soit moins près, donc en définitive autre part. De toute façon, ici il n'y avait rien, autre part ça ne pouvait être que mieux. Ca ne manqua pas, plus loin il y avait moins que rien. Des arbres à perte de vue. Mais n'écoutant que leur courage, les deux braves compagnons avancèrent encore, cheminèrent toujours, marchèrent davantage, le tout vers un point hélas non défini.
Où allaient-ils bien pouvoir atterrir ? Dans quel guêpier étaient-ils en train de se fourrer ? Et si soudain un orchestre philharmonique jaillissait brusquement de derrière les fagots ? Vous le saurez au prochain chapitre.
Chapitre 28 : Ce chapitre a strictement à voir avec la natation synchronisée.
Marchant encore et encore dans cette maudite forêt (à ne surtout pas confondre avec la « Forêt Maudite » car il faut ici comprendre l'expression maudite forêt comme on aurait aussi pu dire « maudite pas que vous croyez réellement que les Frères Jacques étaient un boys band américain des années 80 ? » ou plus simplement « maudite cafetière », notez la subtile nuance), nos deux amis ayant pour but d'atteindre le Bourg-Moilmou semblaient bien désemparés. C'était sans compter l'arrivée d'un morse sauvage. Car en effet, alors qu'ils erraient au beau milieu des arbres, un morse des bois (animal rare j'en conviens, mais rare n'est nullement synonyme d'inexistant) s'imposa à eux.
Le passage qui suit est en morse et, j'en suis vraiment désolé, mais nous n'avons pas trouvé d'interprète adéquat (ni ailleurs) :
- _ . . . _ _ _ _ . . _ _ _ _ _ _ . . _ . _ .

- Pardonnez-nous, nous ne comprenons pas un mot de ce que vous dites.

- _ . _ . . _ . . . _ . _ _ . . . . . . _ .

- Très bonne question...

- . . . _ _ _ _ . . _ . . . _ . _ . _ _ _ . . _ . . . _ . _ _ . .

- Continuez tout droit, tournez à gauche et vous trouverez une très bonne boulangerie.
Ceci étant dit, ils s'en allèrent très très vite, laissant le morse sauvage à sa réflexion. C'est alors qu'ils se rendirent compte que le soleil commençait à se coucher, la forêt déjà pas fortement accueillante au départ, se transforma en un lieu angoissant, brumeux, cafardeux, enténébré, funèbre, inéclairé, inquiétant, lugubre, menaçant, obscur, sinistre, ténébreux. De quoi faire pâlir les plus braves aventuriers.
Mais le GMS et Rire n'étaient pas les plus braves aventuriers, ils n'avaient donc pas à s'en faire, bien au contraire : pendant que de téméraires baroudeurs se faisaient dévorer par des loups masqués (c'est quand même un comble pour un loup d'être masqué), que de courageux guerriers se faisaient éventrer par des brigands de petits chemins, et que de pugnaces héros perdaient la vie ainsi que moult piécettes dans une lutte les opposant à d'affreuses fraises des bois (je vous rappelle au passage que nos deux craintifs pantouflards se trouvent non loin de la Forêt de Douze, ce qui rend logique la présence de fraises...), le mouton et son fidèle compagnon se baladaient dans la forêt, sans crainte.
Les cris insupportables des aventuriers se faisant tailler en pièce rendaient finalement bien avec le chant mélodieux des oiseaux nocturnes, c'était chouette. Ils finirent d'ailleurs par s'y habituer.
(au loin) - Montjoie saint denis !

-Celui-ci c'est un heureux alpiniste banlieusard, sans aucun doute.

(encore au loin) – Tudieu !

-Ah, ça c'est un athée !

(toujours au loin) - Que trépasse si je faiblis !

-Un visiteur certainement.

(très loin) - Passavant, passavant li meillor!

-Flûte, un duc de Champagne !

(plus prêt) - _ . . . . _ _ . _ _ . . _ . . !

-Mince, le morse se rapproche !
Fuyant l'imposant mammifère, ils se mirent à courir vers un point non défini. Et, éclairés par on ne sait quel instinct de survie, ils finirent par tomber sur une sorte de clairière (enfin, elle était certainement claire hier au grand jour, mais elle se trouvait pour l'instant dans un bien sombre état). Je dis bien « une sorte » parce qu'avec la nuit, ils y voyaient pas très clair. Enfin, ils se rendirent compte que plutôt que de rentrer dans des arbres toutes les vingt secondes, ils ne rentraient plus dans rien du tout, ce qui dans un premier temps (au moins deux bonnes demies heures) les étonna, avant qu'ils émettent l'hypothèse qu'ils venaient d'atterrir dans un lieu dépourvu d'arbres, donc de troncs.
Pas de bestioles enragées dans les parages, aucunes traces de quelconque spadassin non plus. Ils pouvaient donc en toute tranquillité installer ici un petit campement histoire de passer la nuit. Ils se mirent à dormir à coté du campement, mais pas dans celui-ci, de peur de l'abîmer, ce qui en soit, serait vraiment dommage, un si joli campement.
Le lendemain matin, ils se réveillèrent donc non loin de leur campement. Et comme il faisait jour, ils purent constater que leur campement se trouvait à une dizaine de mètres d'un long mur de pierres et qu'eux-mêmes se trouvaient à environ cinq mètres de ce long mur de pierres. Ils venaient de dormir au pied d'une pancarte indiquant « Bourg-Moilmou, bienvenue ». Ils avaient donc évité Jactaès et Mesan, ainsi que de nombreux ennuis (et moi de nombreux maux de crâne à chercher ce qui aurait pu leur arriver là-bas).
Ils pénétrèrent dès l'aube dans le Bourg. A cette heure-ci, il n'y avait pas un chat dans les rues. ça tombait bien, ils n'en cherchaient pas. Une pancarte portant l'inscription « club de natation synchronisée » attira un instant leur attention, puis ils se remirent en route, toujours en quête d'un quelconque indice.
C'est alors qu'ils cherchaient quelqu'un que quelqu'un les trouva.
-Hep là, vous deux ! Qu'est ce que vous faites dans la rue à cette heure? dit l'homme en uniforme d'une voie lactée.

-Euh, on se promène et on...

-Vous ne savez pas que c'est interdit de traîner dans les rues avant 10 heures du matin ?!?

-A vrai dire...
Il fallait ruser.
-Et puis, vous alors, que faites vous dans les rues avant 10 heures du matin ?

-Euh, ben, à vrai dire...

-N'avez-vous pas honte ?
La ruse avait l'air de fonctionner. Empli d'un doute, le milicien s'enfuit en courant.
Le fait qu'un affreux milicien en uniforme sillonne les rues du Bourg explique en majeure partie, pour ne pas dire totalement, le fait que ces rues étaient désertes à cette heure-ci. A 10 heures, si le milicien avait dit vrai, les rues se rempliraient. Parfait, ils pouvaient bien attendre un peu. Ils parlèrent donc pendant quelques heures durant, de natation synchronisée.
Chapitre (18+5-6*2-4) : Malheureusement le titre a abandonné à quelques mètres de l'arrivée.
Après avoir parlé de ce noble sport, éreinté le sujet et fait plusieurs tours de ce dernier, nos amis parvinrent finalement à éventrer le temps qui s'écoulait, jusqu'alors, grain par grain, flocon par flocon, issaingermin par issaingermin; car, tout de même, il faut bien le reconnaître, la natation synchronisée, qu'est-ce que c'est naze! En plus, à la nation synchronisée, Rire ne connaissait pratiquement rien, et lorsqu'il en parlait, il avait tendance a se cantonner à son aspect pratique et le mouton avait une sainte horreur du Rire cantonné.

Tout à coup, un grand gong fit sursauter les deux compères, un si grand gong d'ailleurs (je tiens ces informations de mes privilèges de narrateur omniscient) que les habitants du bourg le surnommaient « King Gong ». Le mouton compta onze coups et il crut en déduire que chaque coup correspondait à une heure de la journée et que par conséquent, il devait être, si ses calculs étaient exacts, environ onze heure. Seulement voila, dès la dixième heure de la matinée, dix heure cinq à la rigueur, et si les dires du milicien étaient justes, auraient du surgir de toutes parts quelques régiments de créatures, des quintaux d'individus, des mamelouks, des soldats qui défilent par cohortes entières, des divins cubitus... Et là, que voyait-on sur la grand place? Pas l'ombre du plus maigre félin. Il fallait se rendre à l'évidence, il n'y avait que treize explications possibles:

Soit l'homme ayant sonné l'était lui même autant que son gong. Soit il était onze heure. Soit le mouton ne savait pas compter. Soit je vous épargne les 8 autres solutions. Le mouton décida donc d'aller à la rencontre du gongueur pour lui demander quelques explications. Mais lorsqu'il s'approcha un peu, il se rendit compte que le pauvre homme était complètement saoul, qu'il hochait niaisement de la tête et que de sa personne émanait un étrange parfum. Ledit parfum était d'ailleurs non sans rapport avec le fait que l'ivre hochait.
Les deux compagnons étaient décidément bien mal chanceux : ils avaient jusque là réussi à trouver deux individus, mais le premier était parti en courant et le deuxième n'avait plus le quart de ses facultés. Le GMS voulut tout de même tenter sa chance et lui poser quelques questions mais il n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche que la place se remplit subitement de hordes de Mamelouks, de régiments de zouaves et bien évidemment, de cohortes de cubitus.
Le mouton décida de laisser l'homme ainsi que son alcoolisme et de s'informer auprès d'une personne plus saine d'esprit, contrairement à tous les fous auxquels il avait eu affaire jusqu'alors. Son attention se porta sur un homme sobrement habillé. Celui-ci revêtait un pantalon noir de braise, une veste orangée, ainsi que, petite touche de fantaisie, mais toujours très élégante, un entonnoir bleu azur. Ce dernier détail, d'ailleurs, acheva de convaincre le GMS : quelqu'un qui porte un entonnoir, ne peut pas être fondamentalement mauvais. Les deux amis s'approchèrent donc du tiers personnage :
-Bonjour l'ami, je me présente, Martin Gale, et lui c'est Rire.

-Je m'excuse, il me semble que quand un pronom nominal est placé après le participe passé du subjonctif, il s'accorde avec l'épithète lié, et on ne dit pas par conséquent : “lui sait rire” mais “Il sait rire”.

-Je m'excuse, mais Rire c'est son nom et par conséquent c'est moi qui ai raison (si la logique du mouton vous échappe c'est parce que vous ne connaissez pas le célèbre dicton serbo-slovaque : « si c'est son nom, c'est moi qui ai raison »).

-Je m'excuse, mais vous êtes un gros illettré stupide et moutonneux !

-Je m'excuse, mais je vais être dans l'obligation de vous faire manger votre entonnoir.
Après avoir fait ingurgité à l'énergumène son entonnoir de façon minutieuse, le GMS lui posa une autre question :
-Et maintenant, pouvez-vous me dire où se trouve Monsieur ?

-Non !

-Et pourquoi donc ?

-Parce que si c'est mon non, c'est moi qui ai raison.

-Argument de poids, mais encore ?

-Parce qu'il manque un complément d'objet direct dans votre phrase.

-Hein !?!

-Vous n'avez pas indiqué le nom de la personne que vous souhaitiez trouver.

-Je m'excuse, mais je vais être dans l'obligation de vous faire manger votre veste orangée.
Après avoir fait avaler à l'individu sa veste orangée par un procédé méticuleux, le mouton l'interrogea à nouveau :
-N'avez-vous pas dans votre Bourg une personne répondant au nom de Monsieur ?

-Si !

-J'avais raison donc.

-Et alors ? Au bout d'un moment, qu'est ce qu'on s'en fiche ? Non, monsieur veut avoir le dernier mot ! Ah, bel esprit que voilà hein !

-Du calme, du calme. Dites-moi simplement où se trouve Monsieur et je vous laisserai en paix.

-Ceci n'est pas pour me déplaire, à vrai dire Monsieur est juste derrière vous, assis sur un banc.
Le GMS tourna la tête et vit effectivement un drôle d'homme avachi sur un banc.
-Merci mon brave.

-Je m'excuse, mais vous ne m'avez pas fait manger mon pantalon noir de braise !

-Où avais-je donc la tête ?
Après avoir fait déglutir au bougre son pantalon noir de braise de manière consciencieuse, l'ovin le laissa enfin tranquille et s'avança vers l'homme du banc.
-Êtes-vous Monsieur, Monsieur ?

-En effet, je suis bien Monsieur, Messieurs !

-On m'a dit que vous organisiez une sorte de jeu ? Avec un gros lot ?

-Alors, effectivement, j'organise un jeu, par contre, pour ce qui est de la récompense il n'y a pas de gros lot, ou alors vous voulez parler du grelot.

-Le grelot ?

-Oui, celui qui est attaché au cou de ma chèvre.
Alors que Rire jouait avec la chèvre de Monsieur, le GMS se renseignait sur le but de la mission.
-Eh bien c'est très simple, sur l'île Icites vit un lapin, que l'on appelle le lapin d'Icites, ramenez-moi la queue de ce lapin et vous gagnerez ma chèvre.

-Mais ça a l'air simplissime !

-Ce n'est qu'une impression, en fait, les îles Icites sont sous le contrôle de l'armée romaine. La tâche sera rude. L'armée romaine est très très bien organisée, en haut, tout en haut, il y a l'empereur, c'est lui le patron. Un peu en dessous, il y a les préfets de camps qui s'occupent des lits de camps, des mémorial de camps, et des papaonarrive camps. Ils ont sous leurs ordres des officiers d'état-major qui ont eux sous leurs ordres des légats à raison d'un légat par légion chargés de maintenir le moral des troupes à grand coup de « Tenez bon les gars ! ». Ces légions sont composées de six tribuns militaires elles-mêmes composées de très bons militaires. Les légions sont dirigées par des officiers supérieurs et 59 centurions aussi appelés "pilus prior" en raison de leur pilosité développée. Les centurions on un adjoint appelé optione qui s'occupe de la population, on parle alors d'optione du peuple.

-Quelle idée tout ce foutoir, ils n'iront pas bien loin dans la vie vos romains! Parlons de choses plus sérieuses, comment se rend-on sur l'île Icites ?

-Par bateau voyons! Il y a un bateau de croisière qui fait la navette tous les jours, mais cela va bientôt cesser, les romains souhaitent s'isoler pour magouiller je ne sais quoi.

-Argh...

-Que se passe t-il ?

-Moi la croisière sa m'use... Mais je prendrai ce bateau, irai là bas et vous ramènerai cette queue de lapin !

-Quel courage, c'est admirable ! Ma fille va vous accompagner au port. Vanessa, Vanessa ?!
Ladite fille n'avait pas l'air de vouloir se montrer. L'homme cria plus fort encore.
-Vanessa pardi !

-Oui père ?

-Ah te voilà ma grande. Sois gentille, emmène ces braves gens au port.

-Bien père.
Ils montèrent le long d'un petit chemin nommé de par le lieu où il mène « la côte de port » (la vie est un éternel recommencement c'est prouvé), et arrivèrent au bout de quelques minutes au port où un bateau de croisière attendait.
-Alors vous aussi, vous cherchez la queue du lapin d'Icites ?

-C'est ça oui.

-Très peu en sont revenus.

-Combien sont partis et combien sont revenus ?

-Mon père à envoyé 3758 personnes là bas, un seul homme est revenu mais on s'est rendu compte après coup qu'il était resté dans la cale du bateau en attendant le retour.

-Eh bien je serai le 3759ème et je reviendrai vivant et avec la queue du lapin !

-Je vous emmène voir mon ami Guy Chetier, il vous donnera deux billets pour l'île.
Ils prirent deux billets et s'installèrent à l'avant du bateau, peu après ce dernier quitta le port.
Chapitre 30 :
Vanessa les avait bien prévenue, ici personne ne leur ferait de cadeaux. Mais ils étaient là et se devaient de ramener la queue du lapin d’Icites. Selon ce que savaient le GMS et Rire, les Romains pensaient pouvoir, d’ici peu, conquérir le monde. Ils mirent alors une technique de léchage de bottes en place, d’un commun accord.
C’est alors que, dès leur arrivée, ils trouvèrent un homme (enfin si la jupe était trompeuse, le casque et les muscles laissaient penser que c’était bel et bien un homme) qui ressemblait assez aux centurions qu’on leur avait décrit. Ils échangèrent quelques brèves salutations, et nos deux compères invitèrent le soldat à se balader dans la ville.
-En tout cas, vous les Romains, on peut dire que vous n’avez pas mauvaises arènes.

-Oui, et nos bains d’bouches y sont pour beaucoup.

-Hum, je vois.

-Mais votre armée là, on nous en a parlé, c’est un peu le bordel nan ?

-Hola étranger, pour l’instant tout se passe bien entre nous, on peut pas dire que beaucoup d’arrivants ici aient été dans votre cas, restons en bons thermes voulez-vous.

-Bien sûr, veuillez nous pardonner.

-ça va pour cette fois. Avouez quand même que nous sommes très bien organisés, nos équipements sont les meilleurs sur le marché, nos formations de combat sont novatrices et nos soldats sont les plus disciplinés de tous, pour l’instant nous restons cantonnés sur cette île mais bientôt le monde nous appartiendra.

-Vos formations sont novatrices certes, comment penser pouvoir se battre avec un régiment de forme ronde ? Où avez-vous eu cette idée ?

-A vrai dire pour le rond, c’était un carré qui a mal tourné, on a trouvé ça joli alors les chefs ont décidé de le garder.

-Et votre « tortue » alors ?

-La fierté de notre armée, les hommes avancent sans craindre de se prendre une flèche dans la tête, les hommes de tête guident le reste du régiment, leur lances en avant.

-Eh bien, demandez à tous vos hommes de pointer leurs lances vers le ciel, vous pourrez appeler ça « le porc épique », on retiendra ça dans l’Histoire.

-Vous croyez ?

-C’est certain, tout ce qui est épique de toute façon laisse une trace dans l’Histoire.

-Je vais en parler aux généraux.

-Et vos généraux, ils sont en général réceptifs à ce genre d’idée ?

-Très, je vais leur en parler sur le champ plus tard il sera trop tard, le Commandant dormira déjà.

-A cette heure-ci ?

-Oui, le commandant s'couche tôt.

-Et tenez un laissez-passer il vous sera sûrement utile.

-Merci et bonne chance.
A peine fût-il parti en courant, Rire explosa de lui-même, et le mouton suivit. Ces Romains ne comprenaient pas très bien l’humour du continent, à cause d’eux les légionnaires recevraient bientôt l’ordre de se mettre en position « porc épique ». La quête d’Icites était prometteuse.
Maintenant, il leur fallait manger un peu avant de partir dans le centre de l’île à la recherche du lapin. Peut-être que dans le restaurant devant lequel ils se trouvaient, « Romaine toi pour manger », quelqu’un pourrait les renseigner aussi. Ils s’installèrent à une table, allongés, à leur plus grande surprise.
-Que veulent ces deux Messieurs? leur dit un serveur fraîchement arrivé.
Le Grand Méchoui Sacré n’écoutait pas et était allongé à, bêtement, regarder un grand bâtiment de forme ronde.
-Deux boissons s’il vous plait, demanda Rire.

-Ah, l’Colisée, dit le GMS en soupirant.

-Bien, deux verres de vin, ça arrive tout de suite.
Le mouton sorti de sa rêverie et demanda à Rire ce qu’il avait loupé, ce dernier lui dit qu’ils avaient commandé deux verres de vin, ce qui sembla parfaitement lui convenir.
Le serveur revenu ils lui demandèrent si ce dernier connaissait le Lapin d’Icites. A peine le nom de l’animal prononcé un vacarme empli la pièce, les gens se levèrent et quittèrent le restaurant en criant.
-Malheureux ! Ne prononcez jamais le nom de celui dont on ne prononce pas le nom !

-Vous voulez parlez du lapin d’Icites ?

-Aaaaaaaaaah !

-Autant pour moi. Alors appelons le « Roger ». Où pouvons-nous trouver « Roger » ?

-Vous êtes envoyé du continent pour ramener la queue de « Roger » à quelqu’un n’est-ce pas ?

-C’est tout à fait ça.

-Personne n’a jamais réussi à le faire.

-Nous nous le ferons !

-Ils disent tous ça. Après tout c’est votre choix. L’histoire de « Roger » est connue de tous ici, elle nous fut racontée par les anciens qui se l’étaient faite raconter par leurs anciens et ce depuis des générations d’anciens.

-Ce lapin doit alors être extrêmement vieux.

-Certes, cela n’empêche que personne n’est jamais revenu d’une chasse de ce dernier.

-Mais alors, où le trouve t-on ?

-Au centre de l’île se trouve le Plateau de Fruidemaire, Fruidemaire était un homme bon, il a beaucoup contribué au développement de l’île. C’est sur ce plateau que se trouve le lapin, on y accède par une petite côte. Mais n’y allez pas, ce n’est que pure folie.

-La folie est notre guide.
Une fois sortis du restaurant qui commençait juste à se re-remplir, les deux braves amis, se dirigèrent non pas vers le centre de l’île mais vers une épicerie dont ils étaient proches et dans laquelle ils trouveraient certainement quelques rations de voyage. Les provisions faites, ils se mirent en route pour le centre de l’île qui par chance n’était pas tellement grande.
Sur le chemin, ils rencontrèrent une troupe de romains qui marchaient en rang en direction de la ville.
-Haaalte ! Que faites-vous ici, étrangers ?

-Nous nous rendons sur le Plateau de Fruidemaire pour occire le lapin de euh, vous voyez.

-Oui, mais je vous déconseille vivement d’y aller. De plus, avez-vous un laissez-passer ?

-Tenez, tout est en règle.

-Très bien, mais messieurs je vous le redis, n’y allez pas, vous avez tort, et le tort tue!
Une fois ces mots prononcés les soldats se trouvant derrière le centurion se mirent en formation, bouclier en avant pour ceux de devant, et au-dessus des têtes pour ceux des rangées suivantes. Ce faisant le centurion se mit à hurler sur ses hommes. Nos deux baroudeurs en profitèrent pour s’en aller discrètement.
Quelques instants plus tard, ils arrivèrent au Plateau. Des pancartes « attention lapin méchant » avertissaient dès les premiers mètres les aventuriers intrépides. Les os jonchaient le sol, portant par endroits les armoiries des chevaliers de la table ronde. Pauvres hommes, ils devaient eux aussi être rudement courageux.
-Et si les gens disaient vrai, si nous n'étions pas à la hauteur? douta Rire.

-Ah, Ah, bien sur que nous serons à la hauteur, surtout que nous sommes en haut d’un plateau! Ne me dis pas que tu as peur d’un lapin ?

-A la base non, mais arrivé ici, tous ces os là par terre…

-Allons, ne me dis pas que tu vas reculer si près du but ?
Un bruit de dents se fit entendre non loin d’eux ce qui mit fin à leur discussion, il était là et les surveillait.
Chapitre 31 : La laine de mouton contenait autour de 50% d'impuretés graisseuses.
Résumé des épisodes précédent : La brume entour nos deux compagnons, le vent tournoie autour d'eux, ils sont là, ils attentent, ils doutent, ils réfléchissent à une stratégie visant à éliminer le vil lapin afin d'en ramener la région du corps non vertébrée, postérieure au postérieur, ici de forme arrondie, à Monsieur pour que ce dernier leur remette sa chèvre ayant des vertus magiques utiles à l'élimination de l'affreux Merlin l'embrocheur car, achevant ce dernier, le mouton sacré achèvera bilatéralement sa divine quête !
Le plateau de Fruidemaire n’était non pas constitué de 24 huîtres, 8 oursins, crevettes bouquets, crevettes grises, 16 langoustines, 2 tourteaux, 400g de bigorneaux, 1kg de bulots, 1kg de palourdes, 800g de coques, de citron, de vinaigre, d’échalote, de mayonnaise, de pain de seigle, de beurre, d’algues, et de glace pilée, mais d’une tonne élévation délimité par des a pics vertigineux garnis de pitons rocheux acérés et couleur d’obsidienne, d’un kilogramme de petit chemin qui sent la noisette enjambant ce dénivelé et le long duquel s’épanouissent de ravissant buissons rafraîchissants bariolés de coquettes fleurs autour desquelles papillonnent des libellules haranguant joyeusement de paisibles marmottes, chemin par lequel nos deux amis étaient arrivés à une clairière verdoyante où s’étaient entassés au fil des siècles les ossements de nombreux et courageux aventuriers, clairière entourée d’une sombre forêt où siégeaient de nombreux et diverses épineux menaçants, des chênes de montagnes aux feuilles à quatre lobes à travers lesquelles filtrait une lumière ténébreuse, d’imposants frênes Chkankan aux formes plus barbares encore que leur fine appellation, un chasseur de bestioles sacrées qui avait l'air sympa et un fusil dans le dos, au loin la forme des pins décent de la fine pierre, quelques tilleuls fourbes poussant dans l’obscurité, et parmi ces arbres rustres, ça et là des corbeaux quittent l’ébène et volent ou s’aèrent aux saules.
Roger le lapin sanguinaire lui, observait la scène en ricanant. De la bonne chaire fraîche, avec la réputation qu'il s'était taillé, cela faisait longtemps qu'on ne lui avait pas ainsi apporté de la viande au dîner sur un plateau (si je puis me permettre ce douteux jeu de mot).
La faim au ventre, l'animal bondit du haut de son rocher sur nos deux amis dans le seul but de les dévorer tout crus. C'est à ce moment que le chasseur de bestioles sacrées qui avait l'air sympa et un fusil dans le dos, trouva bon de sauter tout fusil dehors sur nos deux amis dans le seul but de se prendre le lapin dans la gueule, se faisant par la même bouffer, servant ainsi de bouclier a nos deux compère dans un involontarisme tel que ce ne fut pas le but et donc, je ne sais plus de quoi je parle. Or donc il advint du chasseur qu'il se fit copieusement ingéré par le cruel lapin. Un chasseur chassé est déjà stupide. Mais un chasseur de bêtes sacrées chassé par une bête sacrée c'est d'autant plus bête. (Petit jeu : vous lecteurs joyeux pouvez chanter « Ce matin, un lapin à tué un chasseur » en boucle et passé pour de parfaits abrutis).
Profitant de ce manque d'attention de la part du lapin dévorant le chasseur, nos deux compères partirent en courant, plus loin et en sécurité ils pourraient songer à une autre approche. D'autant plus que maintenant ils étaient informés sur la façon de procéder de la créature.
Pour combattre le lapin, à la base il y avait trois possibilités. La première étant de trouver un chasseur, sans qu'on le lui demande le chasseur de bestioles sacrées se prêta au jeu, Rémi ne s'en remit jamais, soit dit en passant. Il ne restait donc plus que deux possibilités. L'une des deux étant l'utilisation radicale d'une Sainte Grenade d'Antioche, si grenade il y avait. Or dans le cas du GMS, grenade il n'y avait pas. Si vous comptez bien il ne reste plus qu'une possibilité, il faut trouver l'opposé d'un lapin, mais un opposé bizarre, une sorte d'anti-lapin quoi... Par exemple, l'opposé du thé est l'anti-thé, l'opposé du yeah est l'anti-yeah et l'opposé de l' illedecontacte est l'anti-illedecontacte.
Pour ce qui est du lapin il fallait chercher plus loin. L'anti-lapin était : la carotte ! Mais trouver une carotte bizarre n'était pas à la porté du premier venu, ni du second, le troisième non plus, pas plus que le quatrième d'ailleurs, encore moins du cinquième, le sixième pfff et ainsi de suite. Mais le GMS était le 3759ème, alors peut-être serait-ce différent pour lui.
-Si je puis me permettre, osa Rire, j'ai entendu parlé d'une carotte à plusieurs têtes, dévoreuse de lapin qu'on appel ici ; la carotte-hydre !

-La carotte-hydre dis tu ? Quelle veine ! Je connais un lapin qui n'a qu'à bien se tenir !

-Pourquoi, tu vas retirer l'échelle ?

-Non, on va aller trouvé cette anti-carotte, et l'emmener jusque sur les Terres du lapin. Et pour mettre toutes les chances de notre coté on va aussi convoquer l'armée, j'ai lu quelque part qu'une tortue avait toutes les chances de gagner face à un lièvre, alors face à un lapin ça ne devrait pas poser problème, si des colonnes de mameloukes pouvaient se joindre à nous ce serait formidable... Sais-tu où se trouve cette carotte ?

-D'après ce que j'ai entendu, elle se cache au fond d'une grotte, à Orte, vers Tébrale à l'autre bout de l'île. La carotte-hydre est protégée par Sterno-cléido-occipito-mastoïdien, un membre renégat de la légion romaine.
Ils se rendirent donc à l'autre bout de l'île. Arrivé devant la grotte Sterno-cléido-occipito-mastoïdien les stoppa :
-Stop ! Quelles sont les raisons qui vous amènes en ces lieux où règnent la crainte, la terreur et une forte odeur de merguez ?

-Nous voulons rencontrer l'hydre.

-Alors pour cela il vous faudra répondre à...
Le mouton le coupa net :
-... une énigme.

-Comment avez vous deviné ?

-Eh bien de deux choses l'une ; a) je suis dans le métier depuis longtemps maintenant, b) on répond généralement à : un coup de fil, une demande en mariage, laviolenceparlaviolence, où alors à une question/énigme/demande/crème de marrons. (Autre petit jeu, trouvez l'erreur qui c'est glissé dans le dialogue ci-joint).

-Quel esprit de logique... il va me falloir trouver une énigme coriace pour vous deux...

-Attendez deux minutes, on est pas prêt.

-Alors rapprochez vous.

-C'est bon, on est près.

-Bien. Imaginez un nain et un géant qui marchent l'un à coté de l'autre. Soudain il se met à pleuvoir. Puis il s'arrête de pleuvoir. Qui des deux personnages à été le plus mouillé ?
Oula la la la, nos deux amis étaient face à une énigme sacrément balèze. Alors que Rire était tenté de dire « et la tête alouette », le GMS lui réfléchissait, il avait préalablement enlevé son entonnoir affin d'avoir toutes les chances de rencontrer la carotte-hydre, il se creusait le ciboulot comme jamais, s'imaginait le nain et le géant, calculait la racine carré de 275, évaluait les liens de causalité entre le départ et l'arrivée, cherchait une corrélation entre la pluie et la marche à pied, quand soudain ! Une céleste lumière éclaira son être, un court instant, à vrai dire juste le temps pour qu'un nouveau nuage passe et re-cache le soleil. Puis il se remit à chercher à faire des calcul, quand tout à coup ! La solution lui était apparue, aussi claire que Julien :
-Si la pluie tombe d'un coup sur les deux personnages, le géant la reçoit plus tôt, et le nain plus tard, donc le géant à reçu plus d'eau, mais lorsqu'il s'arrête de pleuvoir le géant ne reçoit plus d'eau plus tôt que le nain qui lui reçoit encore de l'eau après que le géant n'en reçoive plus, donc le nain à reçu plus d'eau. Alors ils ont au final reçu autant d'eau l'un que l'autre et peuvent rentrer dans une auberge boire un coup.

-Et la tête alouette !
Abasourdi la la qualité de la réponse du Grand Méchoui Sacré et la véracité de ses propos, Sterno-cléido-occipito-mastoïdien ne put qu'admettre que nos deux amis avaient bien mérité d'aller se faire dévorer par l'hydre. Il leur expliqua que la grotte n'était pas bien grande et dotée d'une seule galerie et par conséquent qu'ils ne pouvaient pas se tromper de chemin, puis leur souhaita bonne chance, bonne année, bonne iche et bonne jovi.
Après quelques minutes, ils tombèrent nez à nez, ou museau à museau avec la carotte-hydre. Guère aguichante cette dernière les regardait d'un air impatient.
-Euh, Martin, je crois que l'hydre attend.
Après cette réflexion perspicaces sur le statut de l'hydre, le GMS se lança.
-Bonjour noble hydre.

-GrrrRRRrrr (notez au passage que l'hydre n'est pas très accueillante).

-Euh... Je suis le Grand Méchoui Sacré un être divin en mission.

-Raaaaaaah je hais les êtres divins !

-Ah bon ? Je ne savais pas que les hydres reniaient les divinités.

-Oh vous savez chez nous les hydres, très tôt on nous envoie faire notre S.A (Service Athée), après deux ans on est des hydres athées.

-Je comprend mieux, mais j'ai besoin d'un coup de main, il se peut que, bien qu'étant un être divin, ma requête vous intéressera sûrement.

-Dites toujours.

-Toujours.
C'est lorsque la carotte hydre, emplie de colère, ouvra la gueule, emplie de restes de lapins déchiquetés coincé entre ses chicots acérés, que le GMS comprit que cette dernière n'appréciait peut être pas tellement ce genre d'humour, et qu'il allait le payé de sa vie et de celle de Rire. Mais dans un élan de célérité ce dernier déclama :
-Je connais un lapin qui vit sur un plateau et qui n'attend que votre mâchoire pour s'y fourrer ! Pitié de ne manger paaaas !
Sur le coup l'immense bec se referma sec à quelques centimètre des têtes de nos deux amis.
-L'hydre : Huum je raffole des lapins !

-Rire : Je savais que vous seriez intéressé.

-Le GMS : Et comment allez vous le manger ?

-L'hydre : Au miel !

-Les Blues Brother : Everybody, need somebody.
Sur ces belles paroles, nos amis prient la route en direction du plateau de Fruidemaire. Il fallait cependant expliquer à la carotte-hydre qu'il ne fallait pas manger la queue du lapin, cette dernière répondit que de toute façon, cela n'avait pas de goût.

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