Chapitre 1 : Là où tout commence, le début





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Le Bûcheron & pROCK présentent :

L
e Fabuleux périple du Grand Méchoui Sacré.

Chapitre 1 : Là où tout commence, le début.


La légende du Grand Méchoui Sacré (GMS), aussi surnommé « le petit père des peuples » par ses fidèles disciples.

Il y a fort longtemps de cela, un agneau naquit. Il résidait dans un château situé au sommet d'une colline. Il n'y avait qu'un chemin pour y accéder, nommé en l'honneur du jeune mouton: « la côte d'agneau ». Notre agneau grandit, grossit, engraissa, prit du poids, gagna quelques centimètres et devint : un mouton. Je vous laisse deviner son signe astrologique !

Un beau matin, alors qu'il joggingait gaiement pour devenir le futur GMS, il croisa un étrange personnage, ce dernier avait un coq en plastique (oui je sais le plastique ça n'existait pas en ces temps reculés, me direz vous, mais moi je vous répondrai que reculé peut être mais que mythiques aussi et donc que les magiciens pullulaient!) dans une main et un entonnoir (même explication) sur la tête. Le presque GMS remarqua le sourire de l'être apparemment dénué de tout sens logique [une fois de plus, on retrouve l'humanité aussi cruelle qu'elle est depuis le début de l'éternité, qui désignait déjà il y a de cela fort longtemps tout être atteint de folie en lui fixant un entonnoir sur la tête et un poulet en plastique dans la main, s'étant par la suite remplacé par un bonnet d'âne, comble de la méchanceté envers ces pauvres bêtes l'étant elles même beaucoup moins que la majorité de l'espèce humaine... Ce changement de coutume donna lieu à la célèbre expression « passer du coq à l'âne » (Mon sens de l'humour me perdra ça ne fait pas de doutes...)]. Les neurones du mouton (une bonne quinzaine) se fracassaient bruyamment les uns contre les autres (Bang! bing! boum! patatrack! Zwamp!), il s'évanouit.

Il ne se réveilla qu'après douze ans de coma, et se rendit compte qu'il avait faim, très faim et surtout qu'il avait douze ans d'impôts à payer (de quoi avoir envie de se rendormir!). Alors qu'il pleurait sur son misérable sort ainsi que sur celui de son porte monnaie, il se rappela la cause de son évanouissement, et se rendit compte avec raison qu'il avait eu une illumination ! (Si une illumination ça coûte douze ans de coma, je préfère rester dans l'ignorance la plus profonde...).

Mais vous me demanderez : qu'a-t-il vu, qu'a-t-il comprit ? Et je vous répondrai que j’allais vous le dire et que de toute façon si je ne vous le disais pas, mon récit ne tiendrait pas debout et la prochaine fois essayez de deviner ! Non mais tout de même ! Bon, alors, qu'a t-il vu qu'a t-il comprit ? Eh bien c'est le sourire du fou qui lui a fait comprendre ce qu'il a comprit, comprenez vous? Bien, je vais vous expliquer. Si le fou souriait, cela signifiait (et signifie toujours...) que le fou était heureux, le GMS (dans quelques secondes) avait alors compris pourquoi il était venu au monde : répandre la connerie à travers ce dernier ! D'aucuns le nommèrent par la suite Grand Méchoui Sacré et il ne se sépara plus jamais de son entonnoir (on a supprimé le poulet en plastique pour des raisons pratiques évidentes...).

Chapitre 2 : Rencontre avec O.

Le grand méchoui sacré fit donc l'acquisition de quelques rations de voyage ainsi que d'une soixantaine d'entonnoirs avant de prendre la route pour la ville. Il descendit la côte d'agneau et songea à la rebaptiser en l'honneur de son défunt père, qui se nommait Gruèlle, pour ainsi la renommer: « la pente à Gruèlle ». Il parcourut par la suite une certaine distance, en tout cas suffisante pour avoir mal aux pieds, avant de se retrouver devant une trifurcation : trois chemins s'offraient à lui et fort heureusement des pancartes lui indiquaient le chemin. La première indiquait: « Calan-bourg 52km », la deuxième « Bois maudits 745km » et la troisième: « Pente à Gruèlle 83km » (décidément, les nouvelles vont vite dans ce pays ! Et au fait vous avez vu, on a la réponse, pas étonnant qu'il ait mal aux pieds!). Il décida d'aller à Calan-bourg malgré la mauvaise réputation des Calan-burgiens et leur fâcheuse habitude de faire quantité de jeux de mots douteux...

Il se rendit donc, le baluchon à l'épaule et les entonnoirs sur la tête, à Calan-bourg. A peine était-il arrivé dans la ville qu'un indigène lui adressa la parole:

-Salutations étranger, je m'appelle Harry Cover, oui, je sais, mes parents étaient en manque d'inspiration..., en quoi puis-je vous être utile?
-J'aimerais savoir où se trouve votre chef...
-Vous continuez encore sur la rue Béole, vous tournez à la deuxième à gauche sur la rue Barbe, et devant vous se trouvera le château d'O, notre chef.
-Merci bien manant.

Lorsqu'il arriva dans le château, un géant l'accueillit. Voici la palpitante discussion qu'ils échangèrent:

-Bienvenue je suis le géant Vidchier.
-Ne te gêne pas pour moi...
-Non, je suis un géant et je m'appelle Vidchier.
-Vidchier, Vidchier quel drôle de nom, pourquoi pas libellule ou papillon? Euh, désolé, où pourrais-je trouver le grand manitou de ce château, que dis-je, de cette ville?
-Allez voir du côté de l'office du tourisme.

Il y alla et trouva une femme du nom de Micheline, elle était guide. Il demanda donc à la guide Micheline où se trouvait la salle du trône et elle lui dit de demander au géant Vidchier, car d'après elle, vu le nom dont il était affublé, il devait bien connaître cet endroit. Au terme d'une longue conversation, la guide finit par comprendre que notre sympathique mouton ne cherchait pas un endroit où se soulager mais bien un certain « O », propriétaire du château dans lequel il se trouvait.

Après plusieurs heures de marche à travers les couloirs sinueux du château, il lui vint l'idée que, peut-être, la guide Micheline s'était moquée de lui en disant que pour aller à la salle du trône, il s'agissait de tourner perpétuellement à gauche jusqu'à ce qu'on y arrive, mais justement dans le cas du mouton « on n'y arrivait pas ». Tout à coup, une voix grave, chantante, roque, aiguë, sinistre, austère, effrayante, douce et rassurante fit violemment vibrer la cage thoracique, le sternum, ainsi que le pancréas de l'être ovin. C'était une voix de chef (oui, car il faut savoir qu'à l'époque tous les chefs avaient une voix plus ou moins semblable...), il pensa tout de suite à O. Il entra par la porte d'où provenait la voix et devant laquelle il était passé plusieurs fois durant les quelques dernières heures. Il fût chaleureusement accueilli par le sympathique dirigeant politique qu'il devait, je vous le rappelle, convaincre. Ils se tinrent à peu près ce langage: 

« Si votre ramage se rapporte à votre plumage, vous êtes le phoenix des hôtes de ces bois » Euh non c'est pas ça.

-Que me vaut l'honneur de vous recevoir ?
-Eh bien je ne suis pas un témoin de Jéhovah mais je tente tout de même de répandre la connerie à travers le monde car ne dit-on pas un imbécile heureux ? Et, de ce fait, je vous demande de m'aider dans ma lutte en distribuant des entonnoirs à la population, que vos sujets devront se mettre sur la tête.
-Hum je vais en parler à mon père Pétuel.
-Ah bon il est immortel ?
-Non en fait c'est mon père et il s'appelle Pétuel.
-Alors, vous aussi, vous faites de mauvais jeux de mots ?
-Ben étant donné que c'est mon père, ce n’est pas moi qui l'ai appelé ainsi... mais oui je fais de mauvais jeux de mots vous allez voir... Alors père qu'en pensez vous?
-Le père : Hum je ne sais pas...
-Le fils : Hé bien réfléchissez.
-Le saint esprit : Amen.
-Le GMS : Alors?
-Le fils : Je pense qu'il faudrait convoquer l'assemblée des comtes...
-Les Comtes : Nous voilà!
-Le GMS : Quelle efficacité!
-Le fils : Vous êtes tous là? Un, deux, trois, quatre, c'est bon le compte y est.
-Le GMS : Vous voulez dire les comtes y sont.
-Le fils : Non, le compte avec un « p » y est et les comtes sans « p » y sont, car nous avons les quatre comtes sans « p » avec un « s » ils sont « quatre » avec un « s » euh sans « s » : Le compte de Perrault, le compte de Banque, le compte D'Imment et le compte Ableagréé, vous comprenez ?
-Le GMS : Non, attendez j'enlève mon entonnoir, ah oui c'est bon je comprends, c'est même d'une implacable logique !
-Le fils : Bon, êtes-vous favorables à l'idée du mouton ?
-Le compte de Banque : Oui
-Le Compte de Perrault : Un peu
-Le Compte D'Imment : Bof
-Le Compte Ableagréé : Si deux oies pondent deux oeufs en deux jours, combien d'oeufs une oie pondra t-elle en un jour et demi et quel est l'âge du capitaine?
-Le fils : L'avis est favorable je vous autorise donc a distribuer vos entonnoirs dans ma ville.
-Le GMS : Merci.
-Le père : C'est moi qui te dit merci, va répandre la connerie en mon nom !
-Le fils : Oui et en le mien aussi !
-Le saint esprit : « Pierre dit à Jésus: Et celui-ci, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? »

Quelque chose me dit que l'on viendra une fois de plus troubler mon récit en me demandant ce que le Saint esprit faisait ici à ce moment là, mais je vous rappelle que le Saint esprit est omniprésent, omniscient, omnibus et omnipraticien!

Chapitre 3 : Chez Râ, le mage.


Le mouton, soit dit en passant, était prénommé Martin et nommé Gale (son frère s'appelait Paysde). Bon, enfin, Martin Gale sortit donc du château quelques temps après, ayant distribué des entonnoirs à tout être vivant qu'il ait pu trouver dans le château, et en constatant qu'il ne lui restait plus qu'un d'entonnoir, il se dit qu'il serait bon de trouver un magicien qui puisse lancer un sort sur ce dernier afin que le porteur ait une irrésistible envie de fabriquer d'autres entonnoirs et d'en distribuer à tous ceux qui croiseraient son chemin. Il demanda donc conseil à un autre indigène, ou plutôt une indigène.


-Bonjour, quel est ton nom? (Qu’on se marre un peu).

-Je m'appelle Hillary Demablaguependantcinqjourspourtantelleétaitpassidrôlequeça.

-Joli nom.
-N'est-ce pas?
-Sauriez-vous ou je pourrais trouver un magicien?
-Oui, vous prenez la rue Meure, puis tournez à gauche sur le boulevard Icelle et, à votre droite, vous devriez voir l'avenue Dujourdelanc'estdanslongtemps, et devant vous devrait se trouver LE CHATEAU DE RÂ, c'est un puissant mage.
-Râ, mage? Comme dans...
-Oui, comme le ruisseau.
-Non, La Fontaine.
-Non, on dit bien : «  un rat Mage dans le ruisseau. » (Ce n'est qu'un exemple, ça aurait tout aussi bien pu être : cet athlète olympique multi-médaillé mage [seulement c'est là que ce trouve la mésentente entre les deux compères, mais comment dire qui a raison ? A t-on le droit d'imposer une orthographe, une prononciation à tout le monde?] à grande vitesse).
-Non, en fait, on dit : « un rat Nage dans le ruisseau » (à vrai dire on ne le dit pas vraiment) et je pensais aux fables de La Fontaine, vous savez, celui qui n'est pas encore né mais qui est tellement populaire dans le futur qu'on l'a exporté dans le présent qui est en fait le passé du futur....
-Ah oui, c'est pas bête j'y avais pas pensé mais pourtant un rat mage dans le ruisseau ça marchait bien !
-Non, ça nageait bien !
-Stupéfiant, moi qui croyais que c'était le verbe mager...

Un peu plus tard, après avoir traversé les rues, boulevards et autres avenues aux noms remplis de jeux de mots de fort mauvaise qualité, il parvint au château de Râ, le mage, tout du moins, il crut deviner que la bâtisse en pierres, recouverte de mousse et de champignons se trouvant devant lui était ce château et avait probablement jadis supporté plusieurs étages étant donné la quantité de pierres jonchant le sol environnant. Ceci le fit douter de la compétence du magicien. Il entra tout de même. Il entendit une voix lui parler mais ne vit personne:

-Qui ose pénétrer dans mon château?
-Vous appelez ça un château?!?

Un vieillard dont l'apparence rappelait celle du château entra alors dans la pièce.

-Bon d’accord ce n’est pas très prestigieux, mais c'est de ma faute si un autre sorcier m’a transformé en ornithorynque ? J'ai mis 24 ans à préparer l'antidote, et croyez-moi, c'est plus dur avec des palmes qu'avec des mains. Résultat, je me suis fait saisir par l'Etat parce que je payais pas mes impôts et maintenant, j'ai plus rien, plus un sou pour entretenir mon château !
-Hum, je vois, mais pourriez vous faire de la magie pour moi ?
-Évidemment !
-Parfait !
-Mais il faudrait me payer cher !
-Un peu moins parfait !
-Alors ?
-Je voudrais que lorsque quelqu'un mette un cet entonnoir, il lui prenne une irrésistible envie de fabriquer des entonnoirs et de les distribuer à tous ceux qu'il rencontrera.
-Ça va coûter cher. (Non, ce n'est pas une erreur de scénario, si ce vieillard sénile se répète, c'est justement pour montrer que c'est un vieillard sénile).
-C'est dur a faire ?
-Non.
-C'est long ?
-Non.
-Pourquoi alors ?
-Parce que je suis à sec !
-C'est combien ?
-50 Jemans

Il faut savoir que la monnaie locale était le Jemans, nommée en l'honneur d'un ancien dirigeant politique au pouvoir absolu, tel que nous connaissions les Louis d'or, il y avait les Jemans d'or.

-50 Jemans ? Bien !
-Ah bon, vous mentez bien? Heureux de l'apprendre.
-Non je dis que votre prix me convient et à propos de Jemans, je pense que même s'il n'est plus au pouvoir, Jemans nuit et Jemans irait bien au pouvoir une seconde fois.
-Bon ce tour il arrive ?
-Oui, oui, donnez-moi votre entonnoir.

Notre amicale GMS lui donna donc son dernier entonnoir. Le mage enfila par la suite sa robe magique, qui lui fut donnée par son père qui l'avait lui-même obtenue de son père, et ce depuis des générations. Le mage lança donc son sort, un éclair traversa la salle. Une épaisse fumée emplie la pièce. Une fois la fumée dissipée nos deux protagonistes se rendirent compte avec Stupeur (Stupeur c'est le nom du rat de Râ) que le sort avait lamentablement raté et que l'entonnoir n'était pas devenu magique mais avait juste changé de couleur, il était maintenant vert à pois roses… Décidément, les compétences du Mage laissaient vraiment à désirer.

Après cet échec cuisant le mage marqua une courte pause pour marmonner :

-Il me manque certainement quelque chose…
-Du talent peut être, non ?
-Non, non. Il me manque… Ah je vois ! s'exclama t-il.
-Vous voyez ?
-J'ai trouvé ce qu'il me manque.
-Et qu'est ce que c'est ?
-Quoi donc ?
-Eh bien ce qu'il vous manque! dit notre agneau agacé.
-Ah…euh, mon anneau magique. Je l'ai vendu pour payer mes impôts.
-Et cet anneau, à quoi ressemble t-il? Et où est-il?
-C'est l'anneau d'Ain, un puissant magicien. Ain était un, les Dieux étaient deux…
Le mouton le coupa net :
-Si vous me dites que les Rois étaient trois, je vous frappe avec ce tabouret !
-Euh... Bien, donc l'anneau est gardé par le compte Ableagréé !
-Tiens, ça ne m'étonne pas.
-Si vous voulez toujours que je lance ce sort il faut me ramener cet anneau.
-Je n'ai donc pas le choix.
-Alors bonne chance.
-C'est ça !

Le mouton sortit donc du véritable taudis qu'est le château de Râ et se mit en route. Mais où habitait donc le Comte? Alors qu'il errait depuis quelque temps, le GMS aperçu un être à l'apparence humaine entiché d'un entonnoir. Il se souvint alors lui avoir déjà demandé son chemin, et se rappela également qu'il l'avait très bien renseigné. Nonobstant les innombrables calembours qu'il devrait affronter, notre mouton alla à sa rencontre une nouvelle fois.

Chapitre 4 : A la recherche de l'anneau d'Ain.
Arrivé devant l'autochtone, il s'empressa de lui demander la route qui le mènerait à la demeure du Comte.


-Bonjour cher monsieur.
-Salutations petit mouton. Que veux-tu cette fois ci ?
-Je cherche la demeure d'un certain Comte Ableagréé.
-Ah ah ! Il n'habite pas dans Calan-bourg même, mais dans une commune qui lui est liée. Il habite à Nalphabet, c'est un peu plus au Sud, il y a une rue qui y mène.
-Quel est le nom de cette rue ?
-C'est la rue Matisme. Vous avez d'la chance, elle n'est pas loin.
-Bien, merci beaucoup.
-C'est ça, au revoir, repeins ta chambre en rose, fais attention à la marche en sortant, et dis bonjour à tes poissons rouges.
-Je n'y manquerai pas.


De fait, notre joyeux mouton se mit en route pour la rue Matisme qui le mènerait à Nalphabet commune voisine de Bominable, de Bnégation et de Calan-bourg mais ça, tout le monde le sait déjà.


Après avoir marché quelques peu, le GMS arriva finalement à la commune de Nalphabet, peuplée par quelques habitants, dont le Comte. Il n'eut pas de mal à trouver sa maison parmi tous les petits pavillons s'offrant à lui, elle avait bien l'air d'une maison de Comte, dans le jardin se dressait la statue d'une contorsionniste d'un goût contestable que notre GMS contempla longuement en se contentant de rire. Après avoir contourné la maison, il se trouva face à la porte. Aussi étrange que cela puisse paraître, la porte se trouvait derrière la maison (probablement pour pouvoir faire un dernier jeu de mot avant de reprendre notre récit). Il sonna et une douce mélodie se fit entendre. Un homme apparut alors sur le seuil :


-Que désirez-vous, jeune mammifère ruminant porteur d'une épaisse toison bouclée, dont seul le mâle adulte, chez certaines races, porte des cornes annelées et spiralées ?
-Hum je suis venu pour voir le Compte Ableagréé, est-il ici ? Ou là ?
-Oula ! Je crains que Monsieur le Comte n’ait guère de temps à vous accorder… Mais je vais tout de même lui en parler.


Après un court instant, un autre vint, le sourire aux lèvres, les chaussures aux pieds, et la bouche odorante. L'air abruti de ce noble aristocrate étonna notre jeune ami. Mais qu'importe, il fallait lui parler :


-Bien le bonjour, noble comte.
-Que me vaut le déshonneur de votre insignifiante visite ?
-Eh bien, c'est-à-dire que j'ai besoin d'un anneau qu'un mage vous aurait donné un jour.
-Ah, ah, ah. Et pourquoi donc vous le donnerais-je ?
-Je n'en ai aucune idée, et j'avoue ne pas y avoir pensé. Mais j'ai besoin de cet anneau.
-Désolé, je ne possède qu'un anneau et c'est l'anneau d'Ain.
-Non, vous vous méprenez, je voulais dire par « cet anneau », celui que vous possédez.
-Autant pour moi, désolé, pardon, je m'excuse.
-Hé ce n'est rien Sir ! Je n'en ai rien à cirer.
-Bon… Vous voulez cet anneau, il faut le mériter. Le méritez-vous ?


Se disant que par une réponse positive à cette question il obtiendrait l'anneau, le GMS répondit bêtement (ce n'est qu'un animal après tout) « Oui ».


-Hum… Un « oui » ne suffit pas, je vais vous poser une énigme, si vous répondez correctement à cette énigme je vous donnerai l'anneau. Êtes-vous prêt ?


Le mouton enleva l'entonnoir qui trônait sur sa tête et dit qu'il était prêt.


-Bien. étant donné que les cochons européens sont roses, et que les cochons vietnamiens sont noirs. Et prenant en compte le fait que les corbeaux européens sont noirs ; les corbeaux vietnamiens sont-ils roses ?


Le GMS ne s'attendait pas à une question de ce type… A vrai dire, il aurait parié que la question serait en rapport avec des hirondelles et non des corbeaux et des cochons… Il se mit alors à réfléchir, mais rappelez vous que notre mouton avait perdu tous ses neurones à la vue d'un être étrange au début du récit, ce qui rendait la tâche plus difficile encore.


-Eh bien, dit le mouton, les corbeaux vietnamiens peuvent être roses s'ils sont déplumés, mais ils peuvent aussi être bleus s'ils ont froid, ou rouges s'ils sont en colère, voir encore verts s'ils sont malades. Quel est l'état des corbeaux au Vietnam ?


Là, le comte ne sut pas vraiment quoi répondre, il marmonna quelques mots avant de se faire mystérieusement éjecter de l'endroit où il se trouvait. L'anneau glissa de son doigt et le mouton le saisit au vol. Il regarda l'anneau d'un air quinaud. Ce dernier était mauve, avec des inscriptions plutôt étranges: « Un anneau pour les gouverner tous. Un anneau pour les trouver. Un anneau pour les amener tous dans les ténèbres et les lier ».


Le mouton étonné se demanda alors dans quel merdier il s'était fourré, lui qui voulait simplement répandre la connerie sur Terre, le voilà maintenant face à des propos apocalyptiques. Il remit alors son entonnoir et se dit que ces inscriptions avaient été écrites par un fou. D'ailleurs le fou voulait sûrement faire une fête et rassembler plusieurs personnes… C'était un fou à lier. Et il n'était pas censé vouloir du mal au mouton puisqu'il était allié. Enfin en tout cas, dans la tête du mouton tout était plus ou moins clair.


Il s'en alla donc rejoindre le château de Râ.

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