Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres





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André Durand présente
Edmond ROSTAND
(France)
(1868-1918)

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

qui sont résumées et commentées

(surtout ‘’Cyrano de Bergerac’’).

Bonne lecture !

Il est né le 1er avril 1868 à Marseille. La famille Rostand était une vieille famille provençale, bourgeoise et cultivée, qui comptait de nombreux magistrats et notables. Ce fut donc tout naturellement qu'Eugène Rostand destina son fils à la carrière diplomatique. Edmond Rostand étudia au lycée de Marseille puis au collège Stanislas, à Paris, où il suivit les cours de l'écrivain René Doumic. Il entra à l'École de Droit, obtint une licence mais parallèlement se consacra à l'écriture, son essai intitulé : ‘’Deux romanciers provençaux, Honoré d'Urfé et Émile Zola’’ étant couronné par le prix Maréchal Villars de l'Académie de Marseille et étant publié dans ‘’Le Journal de Marseille’’.

Puis, «petit Marseillais» qui découvrait le monde du théâtre, qui avait le désir avoué de conquérir la scène parisienne, il écrivit en collaboration avec Henri Lee, le frère de sa fiancée, la future poétesse Rosemonde Gérard :

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‘’Le gant rouge’’

(1888)
Vaudeville en quatre actes et en prose
On court après des lettres d'amour cachées dans I'enseigne du magasin ‘’Le gant rouge’’ par une gantière et son employée.

Commentaire
Cette comédie ébouriffante fut présentée au théâtre de Cluny seulement dix-sept fois en août 1888 et devant une salle vide, le critique Francisque Sarcey la qualifiant d'«insanité», d’autres la jugeant indécente.

Blessure, déception, honte... Edmond Rostand jeta la pièce, allait ne plus écrire qu’en vers, refusa sa reprise au temps de sa gloire, après ‘’Cyrano de Bergerac’’ et l’Académie, fit tout pour la faire oublier, allant jusqu'à payer le directeur d'un théâtre pour qu'elle ne soit plus présentée. Restée inédite, elle fut découverte, grâce à la ténacité de Michel Forrier, passionné de Rostand, qui l'a retrouvé aux Archives nationales, et publiée en août 2009, avec une correspondance, inédite elle aussi, de Rostand avec sa fiancée, qui permet de comprendre la naissance d'une vocation.

< Le gant rouge >>, d'Edmond Rostand, et < Lettres

à sa fiancée >, dirigé par Michel Forrier et Olivier

Goetz (Nicolas Malais éditeur, 5r2p.,28,5o e).
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‘’Les musardises’’

(1890)
Recueil de poèmes
Commentaire
On en vendit seulement une trentaine d'exemplaires, mais qui furent remarqués par les critiques dont l’un d’eux écrivit : «Voilà le début le plus éclatant qu'a vu notre littérature depuis le jour où l'adolescent Musset jeta au vent les "Contes d'Espagne et d'Italie"».

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Le 8 avril 1890, Edmond Rostand épousa sa muse Rosemonde Gérard à Paris en l'église Saint-Augustin.

Ils vinrent tout d'abord habiter 107, boulevard Malesherbes et peu après 2, rue Fortuny. C'est là qu'allaient naître Maurice Rostand, en 1891, puis Jean Rostand, en 1894. Elle lui sacrifia sa propre carrière tout en collaborant activement à la sienne.

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‘’Les deux Pierrots’’

(1892)
Pièce en un acte
Un Pierrot triste et un Pierrot gai sont amoureux de la même Colombine.
Commentaire
La pièce n'était pas assez originale pour être retenue par la Comédie-Française. Rostand, vexé par ce refus, se promit de revenir à la charge.

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‘’Les romanesques’’

(1894)
Comédie en trois actes et en vers
Deux vieux amis, Bergamin et Pasquinot, cherchant à arranger un mariage entre Percinet, fils du premier, et Sylvette, fille du second, simulent une rivalité inexistante afin de faire croire aux jeunes gens qu'ils revivent l'histoire des amants de Vérone. Mais le subterfuge dévoilé, Percinet et Sylvette sont déçus et cherchent à connaître, chacun de son côté, un véritable roman. Vite désillusionnés, ils finissent par en conclure que le romanesque est dans le coeur et non dans les choses.
Commentaire
Sorte de Roméo et Juliette à la Watteau où il n'y a rien de tragique, la pièce, jouée à la Comédie-Française, obtint un certain succès et fut favorablement commentée par la critique. Sarah Bernhardt, la plus grande actrice de son temps, qui a aimé la pièce et qui est devenue l'amante de Rostand, lui demande de lui lire sa prochaine pièce.

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‘’La princesse lointaine’’

(1895)
Drame en quatre actes en vers
Le troubadour provençal, Jauffré Rudel, amoureux de la princesse Mélissinde qu'il n'a pourtant jamais vue, s'embarque pour l'Orient afin d'aller trouver cette créature de rêve. Arrivé à destination, très gravement malade, il envoie son ami Bertrand avec la mission d'amener la princesse auprès de lui. Mais Mélissinde, femme ardente et passionnée, s'éprend de Bertrand, croyant qu'il s'agit du poète Rudel dont elle a tant entendu parler. Elle refuse ensuite de se rendre auprès du véritable Rudel. Finalement, convaincue par Bertrand, elle accepte de jouer son rôle de créature de rêve et de pure spiritualité, et se rend jusqu'à Rudel pour que le poète puisse mourir en paix.
Commentaire
La pièce, jouée au théâtre de la Renaissance, avec Sarah Bernhardt dans le rôle de la princesse Mélissinde, fut très mal accueillie et par le public et par la critique. Cependant, l'amour par personne interposée constituera le principal ressort de l'histoire amoureuse dans ‘’Cyrano de Bergerac’’.

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‘’La Samaritaine’’

(1897)
Drame en vers et en trois tableaux
Photine, la Samaritaine pécheresse, se convertit et devient une disciple du Christ. Au deuxième tableau, elle recrute d'autres disciples et, au troisième, elle arrive avec une foule qui vient entendre la parole divine. Après que le Christ, qui est un personnage de la pièce, eût raconté des paraboles, Photine récite un Pater.
Commentaire
Cette pièce de circonstance, inspirée de l'Evangile et représentée pendant la Semaine Sainte fut jouée au théâtre de la Renaissance avec Sarah Bernhardt dans le rôle titre et montée de façon somptueuse : Sarah Bernhardt avait fait faire plus de cent cinquante costumes d'après de vieilles illustrations de la vie de Jésus par Tissot. La pièce obtint un assez beau succès, comparable à ceux obtenus par les autres pièces à sujet religieux, présentées au même moment.

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‘’Cyrano de Bergerac’’

(1897)
Comédie héroïque en cinq actes et en vers
ACTE I : ‘’Une représentation à l'Hôtel de Bourgogne’’
En 1640, à l'Hôtel de Bourgogne, la représentation de Clorise va commencer. Une animation fiévreuse agite l'auditoire impatient. D'aucuns s'étonnent de ne pas avoir aperçu dans la salle Monsieur de Bergerac. Sa haine envers Monfleury, l'acteur adulé qui tient, ce soir-là, le rôle principal, est bien connue et, avec sa verve inégalée, il lui a récemment interdit de remonter sur scène. Le rideau se lève et le comédien n'a pas dit deux mots que l'on voit avec surprise une épée brandie dans le parterre : un homme apparaît qui, en quelques mots, devient le point de mire de toute la salle, car il somme Monfleury d'interrompre immédiatement sa tirade. Le pauvre, qui fait piètre figure face à son imposant agresseur, est contraint de quitter la scène par Cyrano de Bergerac, un extravagant cadet de Gascogne, poète, physicien, musicien plein d'énergie, de verve et de bons sentiments, qui se plaît à provoquer et flambe comme étoupe dans des joutes oratoires du plus bel aloi, qui excelle dans le domaine de la satire et est incapable de supporter le gros acteur et la bêtise en général. Dame Nature l'a affublé d'un appendice nasal des plus proéminents et, comme il est susceptible sur ce point, il provoque en duel qui y fait allusion. Aussi collectionne-t-il les ennemis comme d'autres les décorations et aime-t-il à se battre seul contre cent. Un jeune vicomte s'avisant de le remettre à sa place en lui disant platement qu'il a le nez «très grand», Cyrano se charge d'enjoliver l'insulte (c'est la célèbre tirade des nez) et se bat en duel contre le fâcheux tout en inventant à mesure une ballade de circonstance. Au sortir de la représentation écourtée, la duègne de Roxane, cousine de Cyrano (qu'il aime en secret d'une passion ardente, sa verve se faisant alors romantique mais sa fierté lui faisant garder le silence et sa laideur lui enlevant tout espoir) le fait mander : elle demande à le voir. Fou de joie, Cyrano, dont les forces semblent décuplées, se lance allègrement à la défense d'un ami à qui cent hommes ont tendu un guet-apens à la porte de Nesle.
ACTE Il : ‘’La rôtisserie des poètes’’
Cyrano a donné rendez-vous à sa cousine chez Ragueneau, le pâtissier-poète. Plein d'espoir, il attend impatiemment Roxane en écrivant fiévreusement la lettre d'amour que son cœur a mille fois composée au cas où il distinguerait, dans le regard de la belle, de quoi alumer une lueur d'espoir. Mais il en va tout autrement : Roxane vient bien lui parler d'amour, mais de celui qu'elle voue à Christian de Neuvillette, jeune et beau cadet de Gascogne à qui elle n'a jamais parlé mais dont elle sait, par ouï-dire, qu'elle ne lui est pas indifférente. Comme il est dans la même compagnie que Cyrano et qu'elle redoute pour lui les brimades de ses compagnons d'armes, elle demande à son terrible cousin de le protéger. Amèrement déçu, mais sans le laisser deviner, Cyrano accepte, a tôt fait de rencontrer Christian qui se montre irrévérencieux à son égard (lui assénant des «nez» à tout moment). Pourtant, Cyrano, au lieu de se déchaîner comme c'est son habitude quand quelqu'un ose prononcer ce mot devant lui, témoigne à Christian une brusque sympathie et lui révèle sa parenté avec Roxane. Le jeune homme lui avoue qu'il est éperdument amoureux de Roxane mais qu'il craint de lui parler de peur qu'elle soit rebutée par son manque d'esprit : il s'avoue peu spirituel et ne possède pas l'art tant apprécié de parler aux dames. Cyrano, par jeu et pour participer un tant soit peu à cette passion, propose de lui apprendre à parler d'amour et même de recourir à un stratagème attirant et dangereux : écrire à sa place les lettres, lui souffler les mots qui plaisent. Ravi, Christian accepte de laisser parler Cyrano par sa bouche, ne se doutant pas que celui-ci a trouvé là un moyen d'exprimer son amour.
ACTE III : ‘’Le baiser de Roxane’’
Au fil des jours, Christian récolte ce que Cyrano sème et il a maintenant la faveur de Roxane qui a l'illusion d'aimer un être complet : beau, spirituel, poète. Un jour, alors qu'il est en train de lui faire la cour (Cyrano, caché dans l'ombre lui soufflant les paroles), Roxane se plaint de son manque de conviction. Venant à la rescousse, Cyrano déguise sa voix et remplace Christian pour poursuivre la déclaration d'amour. Subjuguée, Roxane se penche de son balcon et embrasse... Christian, qu'elle trouve si intelligent et si beau parleur. Non content d'accepter qu'un autre reçoive le baiser qui lui était destiné, Cyrano pousse l'abnégation jusqu'à arranger aussitôt le mariage de Christian avec Roxane afin de la protéger du comte de Guiche qui a des prétentions sur elle. Pendant qu'un capucin est en train de les marier, Cyrano retient De Guiche à la porte en lui faisant croire qu'il tombe de la Lune et en lui racontant longuement comment il s'y est pris. Le mariage est conclu, mais le comte de Guiche décide de se venger de Cyrano et de Christian en envoyant les cadets de Gascogne au siège d'Arras.
ACTE IV : ‘’Les Cadets de Gascogne’’
Depuis qu'il se trouve à Arras en compagnie de Christian, au risque de sa vie, Cyrano envoie chaque jour à Roxane, au nom, et parfois à l'insu, de Christian, deux lettres passionnées. Bouleversée par l'esprit et l'ardeur des lettres, elle vient rejoindre Christian à Arras et lui déclare qu'elle adore son âme bien plus que son apparence. Mais celui-ci vient de découvrir que Cyrano est, depuis le début, amoureux de Roxane ; il supplie Cyrano de révéler leur subterfuge, au risque de perdre son amour, puisqu'il n'est plus désormais l'objet de la passion, que c'est Cyrano qu'elle aime en lui. Celui-ci lui assure qu'il n'y a pas grand espoir que sa jeune cousine préfère son esprit et sa laideur. Et, de toute façon, Christian meurt, tué par le premier coup de feu de l'ennemi. Le secret semble scellé à jamais sur les lèvres de Cyrano qui, magnanime, n'entachera pas la mémoire du mort.
ACTE V : ‘’La gazette’’
En 1655, quinze ans ont passé, Roxane s'est, depuis la mort de Christian, retirée dans le couvent des Dames de la Croix, pleurant un deuil inconsolable. Tous les samedis, Cyrano lui rend visite, lui fait la gazette de la semaine, pendant qu'elle travaille à sa tapisserie. Surtout, ensemble, ils se rappellent le défunt. Mais, un jour, Cyrano est un peu en retard. Quand il se présente, Roxane, absorbée par son ouvrage, ne remarque pas qu'il est d'une pâleur mortelle. Des ennemis lui ont tendu une embuscade : ils ont fait tomber une poutre sur sa tête ; il est blessé gravement, tente de cacher sa douleur et raconte même quelques menus faits. Mais elle lui demande de lire à haute voix la dernière lettre que Christian lui a écrite avant de mourir (et qui est évidemment de la main de Cyrano), celle qu'elle porte toujours sur le cœur et qu'elle a promis de lui faire lire un jour. Cyrano commence la lecture mais le soir tombe et l'obscurité est telle qu'il ne peut plus distinguer la fine écriture. Mais il continue de réciter la lettre et y met tellement d'émotion que Roxane, profondément troublée, comprend que celui qu'elle pleura durant quinze ans était tout proche d'elle, bien vivant, qu'il avait généreusement prêté ses talents à Christian. Elle croit retrouver son amour perdu ; mais elle le perd doublement car Cyrano se meurt. Heureux d'avoir pu aimer Roxane, même si c'était sans réciproque, il fait un fin digne de lui. Dans un dernier élan de fierté, il se lève, et brandit son épée pour affronter son ultime ennemie : la mort. Lorsqu'il s'écroule, déjà raidi, emportant avec lui sa fierté, sa vérité et sa pureté, c'est-à-dire son «panache», Roxane se précipite et pleure son amour deux fois perdu.
Analyse
(la pagination est celle de l’édition Folio)
Intérêt de l'action
Originalité : Rostand avait été fasciné dès ses années de collège par le personnage historique de Savinien Cyrano de Bergerac, prosateur et philosophe contemporain de Molière. Né à Paris en 1619, il ne mit jamais les pieds à Bergerac en Dordogne mais passa son enfance et son adolescence au château de Mauvières dont l’une des terres s’appelait Bergerac. En 1639, il s’engagea dans la compagnie des gardes de Carbon de Casteljaloux mais fut blessé gravement au siège d’Arras en 1640. Abandonnant alors la carrière militaire, il se tourna vers les lettres (une comédie, ‘’Le pédant joué’’ [1654], une tragédie, ‘’La mort d’Agrippine’’ [1654], des romans, ‘
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