Au Lycée Matisse 2°12 notamment les élèves ayant choisi l’enseignement d’exploration «Arts visuels» et ap en barrettes avec les 2°10 et 11





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Projet

Liaison intercycles 2015-2016

Pour la rentrée 2015, la volonté est d'illuminer les esprits, la thématique retenue est donc : "LUMIERE, LUMIERES".

 

Souhaitent participer ou reconduire leur participation à ce projet intercycles :

Les écoles et leur professeures des écoles :

- Les PS, MS, GS de Mmes Bourrillon et Mouet, Ecole de la Fontette, Saint-Paul

- Les CM1 de Mme Maffray, Ecole Pennac, La Colle sur Loup

- Les 6e et 3e de Mmes David (prof. D’EPS), Duprat (Prof. de lettres modernes) et Mifsud (Prof. d’arts plastiques), Collège Yves Klein

- Les 2des de Mmes Baille (documentaliste), Dehorter (Prof. d’arts plastiques), et Zaneboni (Prof. de lettres modernes), Lycée Matisse

et karine Baffico, (professeure d’EPS) ?
Au Lycée Matisse 2°12 notamment les élèves ayant choisi l’enseignement d’exploration « Arts visuels » et AP en barrettes avec les 2°10 et 11,

SEQUENCE Autoportraits

1. Travail sur portrait-autoportrait-autofiction, projection et analyse du DVD de l'exposition : Moi, autoportraits du XX° siècle

2. Travail sur l'autoportrait hyperréaliste, LA : "Triple selfportrait" de Norman Rockwell

3. Après la lecture d'autoportraits littéraires et la projection du DVD "Moi - autoportraits du XX° siècle", les élèves, conscients qu'il s'agit d'un exercice littéraire, d'un travail d'écrivain, sont invités à rédiger leur autoportrait en évitant le "déballage" intime et en utilisant subtilement les registres. Ils doivent matérialiser la notion de « lumière(s) »

4. Ils choisissent une œuvre artistique susceptible de donner une image d'eux (cela peut être symbolique) dont ils incluront la reproduction dans leur texte, sans oublier d’en citer le titre, le nom de l’auteur, la date de réalisation. La Toile leur permet une recherche active.

Ils prennent conscience qu’ils doivent respecter les droits d’auteur, référencer et légender l’œuvre choisie.

5. Rédaction de ces autoportraits en salle informatique + recherche de l’œuvre artistique.

6. Ils doivent enfin produire une image personnelle qui rende compte du « passage ».

7. Les élèves doivent envoyer leur travail au professeur par courrier électronique

8. Réalisation d’un recueil relié avec tous les autoportraits

9. Verbalisation des autoportraits dans l’amphithéâtre lors du « Temps des arts » et de la rencontre avec les élèves.

Des textes d’auteurs… Des textes d’élèves… Des images des deux

Texte 1

Or je suis d'une taille un peu au-dessous de la moyenne. Ce défaut n'a pas seulement de la laideur, mais encore de l'incommodité, à ceux mêmement qui ont des commandements et des charges : car l'autorité que donne une belle présence et majesté corporelle en est à dire.

[ ... ] J'ai au demeurant la taille forte et ramassée ; le visage, non pas gras, mais plein; la complexion, entre le jovial et le mélancolique, moyennement sanguine et chaude,

Unde rigent setis mihi crura, et pectora villis1 ;

la santé forte et allègre, jusque bien avant en mon âge rarement troublée par les maladies. J'étais tel, car je ne me considère pas à cette heure, que je suis engagé dans les avenues de la vieillesse, ayant piéça franchi les quarante ans :

minutatim vires et robur adultum

Frangit, et in partem, pejorem liquitur aetas.2

Ce que je serai dorénavant, ce ne sera plus qu'un demi-être, ce ne sera plus moi. Je m'échappe tous les jours et me dérobe à moi,

Singula de nobis anni praedantur euntes.3

D'adresse et de disposition, je n'en ai point eu ; et si, suis fils d'un père très dispos et d'une allégresse qui lui dura jusques à son extrême vieillesse. Il ne trouva guère homme de sa condition qui s'égalât à lui en tout exercice de corps : comme je n'en ai trouvé guère aucun qui ne me surmontât, sauf au courir (en quoi j'étais des médiocres). De la musique, ni pour la voix que j'y ai très inepte, ni pour les instruments, on ne m'y a jamais su rien apprendre. À la danse, à la paume, à la lutte, je n'y ai pu acquérir qu'une bien fort légère et vulgaire suffisance ; à nager, à escrimer, à voltiger et à sauter, nulle du tout. Les mains je les ai si gourdes que je ne sais pas écrire seulement pour moi de façon que, ce que j'ai barbouillé, j'aime mieux le refaire que de me donner la peine de le démêler ; et ne lis guère mieux. Je me sens peser aux écoutants. Autrement, bon clerc. Je ne sais pas clore à droit une lettre, ni ne sus jamais tailler plume, ni trancher à table, qui vaille, ni équiper un cheval de son harnais, ni porter à poing un oiseau et le lâcher, ni parler aux chiens, aux oiseaux, aux chevaux.

Mes conditions corporelles sont en somme très bien accordantes à celles de l'âme. Il n'y a rien d'allègre : il y a seulement une vigueur pleine et ferme. Je dure bien à la peine ; mais j'y dure, si je m'y porte moi même, et autant que mon désir m'y conduit.

Montaigne (1533-1592), Essais, 1580-1588 « De la présomption », II, 17
Texte 2

J'arrive enfin : je vois madame de Warens. Cette époque de ma vie a décidé de mon caractère; je ne puis me résoudre à la passer légèrement. J'étais au milieu de ma seizième année. Sans être ce qu'on appelle un beau garçon, j'étais bien pris dans ma petite taille, j'avais un joli pied, une jambe fine, l'air dégagé, la physionomie animée, la bouche mignonne, les sourcils et les cheveux noirs, les yeux petits et même enfoncés, mais qui lançaient avec force le feu dont mon sang était embrasé. Malheureusement je ne savais rien de tout cela, et de ma vie il ne m'est arrivé de songer à ma figure que lorsqu'il n'était plus temps d'en tirer parti. Ainsi j'avais avec la timidité de mon âge celle d'un naturel très aimant, toujours troublé par la crainte de déplaire. D'ailleurs, quoique j'eusse l'esprit assez orné, n'ayant jamais vu le monde, je manquais totalement de manières; et mes connaissances, loin d'y suppléer, ne servaient qu'à m'intimider davantage en me faisant sentir combien j'en manquais.

Rousseau (1712-1778), Confessions, 1767-1770, L II
Texte 3

Je viens d’avoir trente-quatre ans, la moitié de la vie. Au physique, je suis de taille moyenne, plutôt petit. J’ai des cheveux châtains coupés court afin d’éviter qu’ils ondulent, par crainte aussi que ne se développe une calvitie menaçante. Autant que je puisse en juger, les traits caractéristiques de ma physionomie sont : une nuque très droite, tombant verticalement comme une muraille ou une falaise, marque classique (si l’on en croit les astrologues) des personnes nées sous le signe du Taureau ; un front développé, plutôt bossué, aux veines temporales exagérément noueuses et saillantes. Cette ampleur de front est en rapport (selon le dire des astrologues) avec le signe du Bélier ; et en effet, je suis né un 20 avril, donc aux confins de ces deux signes : le Bélier et le Taureau. Mes yeux sont bruns, avec le bord des paupières habituellement enflammé ; mon teint est coloré ; j’ai honte d’une fâcheuse tendance aux rougeurs et à la peau luisante. Mes mains sont maigres, assez velues, avec des veines très dessinées ; mes deux majeurs, incurvés vers le bout, doivent dénoter quelque chose d’assez faible ou d’assez fuyant dans mon caractère.

Ma tête est plutôt grosse pour mon corps ; j’ai les jambes un peu courtes par rapport à mon torse, les épaules trop étroites relativement aux hanches. Je marche le haut du corps incliné en avant ; j’ai tendance, lorsque je suis assis, à me tenir le dos voûté ; ma poitrine n’est pas très large et je n’ai guère de muscles. J’aime à me vêtir avec le maximum d’élégance ; pourtant, à cause des défauts que je viens de relever dans ma structure et de mes moyens qui, sans que je puisse me dire pauvre, sont plutôt limités, je me juge d’ordinaire profondément inélégant ; j’ai horreur de me voir à l’improviste dans une glace car, faute de m’y être préparé, je me trouve à chaque fois d’une laideur humiliante.

Michel Leiris, (1901-1990) L’âge d’homme, 1939

Texte 4 histoire_beauvoir5


Je suis née à quatre heures du matin, le 9 janvier 1908, dans une chambre aux meubles laqués de blanc, qui donnait sur le boulevard Raspail. Sur les photos de famille prises l'été suivant, on voit de jeunes dames en robes longues, aux chapeaux empanachés de plumes d'autruche, des messieurs coiffés de canotiers et de panamas qui sourient à un bébé : ce sont mes parents, mon grand père, des oncles, des tantes, et c'est moi. Mon père avait trente ans, ma mère vingt et un, et j'étais leur premier enfant. Je tourne une page de l'album ; maman tient dans ses bras un bébé qui n'est pas moi ; je porte une jupe plissée, un béret, j'ai deux ans et demi, et ma sœur vient de naître. J'en fus, parait-il, jalouse, mais pendant peu de temps. Aussi loin que je me souvienne, j'étais fière d'être l’aînée : la première. Déguisée en chaperon rouge, portant dans mon panier galette et pot de beurre, je me sentais plus intéressante qu'un nourrisson cloué dans son berceau. J'avais une petite sœur : ce poupon ne m'avait pas.

Simone de Beauvoir, Mémoires d’une jeune fille rangée, 1958.



Texte 5

La vieillesse : de loin, on la prend pour une institution : mais ce sont les jeunes gens qui soudain se trouvent être vieux. Un jour je me suis dit : « J’ai quarante ans ! » Quand je me suis réveillée de cet événement, j’en avais cinquante. La stupeur qui me saisit alors ne s’est pas dissipée.

Pour m’en convaincre, je n’ai qu’à me planter devant la glace. A quarante ans, un jour, j’ai pensé: “Au fond du miroir la vieillesse guette; et c’est fatal, elle m’aura”. Elle m’a. Souvent je m’arrête, éberluée devant cette chose incroyable qui me sert de visage. Je comprends la Castiglione qui avait brisé tous les miroirs. Il me semblait que je me souciais peu de mon apparence. Ainsi les gens qui mangent à leur faim et qui se portent bien oublient leur estomac ; tant que j’ai pu regarder ma figure sans déplaisir, je l’oubliais, elle allait de soi. Rien ne va plus, je déteste mon image : au-dessus des yeux, la casquette, les poches en dessous, la face trop pleine et cet air de tristesse autour de la bouche que donnent les rides. Peut-être les gens qui me croisent voient-ils simplement une quinquagénaire qui n’est ni bien, ni mal, elle a l’âge qu’elle a. Mais moi, je vois mon ancienne tête où une vérole s’est mise dont je ne guérirai pas.
Simone de Beauvoir (1908-1986) La force des choses, II, 1963
Texte 6

J'aime : la salade, la cannelle, le fromage, les piments, la pâte d'amandes, l'odeur du foin coupé (j'aimerais qu'un « nez » fabriquât un tel parfum), les roses, les pivoines, la lavande, le champagne, des positions légères en politique, Glenn Gould, la bière excessivement glacée, les oreillers plats, le pain grillé, les cigares de Havane, Haendel, les promenades mesurées, les poires, les pêches blanches ou de vigne, les cerises, les couleurs, les montres, les stylos, les plumes à écrire, les entremets, le sel cru, les romans réalistes, le piano, le café, Pollock, Twombly, toute la musique romantique, Sartre, Brecht, Verne, Fourier, Eisenstein, les trains, le médoc, le bouzy, avoir la monnaie, Bouvard et Pécuchet, marcher en sandales le soir sur les petites routes du Sud-Ouest, le coude de l'Adour vu de la maison du docteur L., les Marx Brothers, le serrano à sept heures du matin en sortant de Salamanque, etc.

Je n'aime pas: les loulous blancs, les femmes en pantalon, les géraniums, les fraises, le clavecin, Miro, les tautologies, les dessins animés, Arthur Rubinstein, les villas, les après- midi, Satie, Bartok, Vivaldi, téléphoner, les chœurs d'enfants, les concertos de Chopin, les bransles de Bourgogne, les danceries de la Renaissance, l'orgue, M. A. Charpentier, ses trompettes et ses timbales, le politico- sexuel, les scènes, les initiatives, la fidélité, la spontanéité, les soirées avec des gens que je ne connais pas, etc.

Roland Barthes, Roland Barthes par Roland Barthes, 1975.

Texte 7 mduras1

Un jour, j'étais âgée déjà, dans le hall d'un lieu public, un homme est venu vers moi. Il s'est fait connaître et il m'a dit : « Je vous connais depuis toujours. Tout le monde dit que vous étiez belle lorsque vous étiez jeune, je suis venu pour vous dire que pour moi je vous trouve plus belle maintenant que lorsque vous étiez jeune, j'aimais moins votre visage de jeune femme que celui que vous avez maintenant, dévasté. » Je pense souvent à cette image que je suis seule à voir et dont je n'ai jamais parlé. Elle est toujours là dans le même silence, émerveillante. C'est entre toutes celle qui me plaît de moi-même, celle où je me reconnais, où je m'enchante.

Très vite dans ma vie il a été trop tard. Entre dix- huit ans et vingt-cinq ans mon visage est parti dans une direction imprévue. À dix- huit ans, j'ai vieilli. Je ne sais pas si c'est tout le monde, je n'ai jamais demandé. Il me semble qu'on m'a parlé de cette poussée du temps qui vous frappe quelquefois alors qu'on traverse les âges les plus jeunes, les plus célébrés de la vie. Ce vieillissement a été brutal. Je l'ai vu gagner mes traits un à un, changer le rapport qu'il y avait entre eux, faire les yeux plus grands, le regard plus triste, la bouche plus définitive, marquer le front de cassures profondes. Au contraire d'en être effrayée, j'ai vu s'opérer ce vieillissement de mon visage avec l'intérêt que j'aurais pris par exemple au déroulement d'une lecture. Je savais aussi que je ne me trompais pas, qu'un jour il se ralentirait et qu'il prendrait son cours normal. Les gens qui m'avaient connue à dix-sept ans lors de mon voyage en France ont été impressionnés quand ils m'ont revue, deux ans après, à dix- neuf ans. Ce visage-là, nouveau, je l'ai gardé. Il a été mon visage. Il a vieilli encore bien sûr, mais relativement moins qu'il aurait dû. J'ai un visage lacéré de rides, à la peau cassée. Il ne s'est pas affaissé comme certains visages à traits fins, il a gardé les mêmes contours mais sa matière est détruite. J'ai un visage détruit.

Marguerite Duras, L'Amant, 1984.

Des images : DVD

Commentaire d’image : vous rédigerez le commentaire de ce tableau.



Norman Rockwell, « Triple self-portrait », 1960

Huile sur toile 123,2 x 97,8cm

Reproduit dans Norman Rockwell, soixante ans de rétrospective, Éditions du Chêne, 1977, p. 111. Original (huile) pour la couverture du Post du 13 février 1960. Collection personnelle de Rockwell.

Conseils et astuces

Replacez le document dans la tradition de l’autoportrait.

Étudiez le procédé de la mise en abyme.

Analysez la présence éventuelle de dérision, parodie.

Le commentaire d’images est intégralement rédigé. Pour faciliter votre lecture, nous avons gardé les titres des différentes étapes du développement. Dans un devoir, vous ne devrez pas les conserver.


Gagnez des points !

Exploitez votre connaissance de l’histoire de l’art.
Introduction

L’autoportrait est une tradition de la peinture. Il utilise fréquemment la mise en abyme vertigineuse du sujet se reflétant dans un miroir, comme les « Ménines » de Velasquez (1657) notamment. Nous allons voir comment Norman Rockwell reprend de façon bien singulière cette tradition dans son « Triple self portrait » peint en 1960, période où règne l’hyperréalisme en Amérique comme en Europe.
I. Observation


Remarque

Observez le tableau plan par plan.
La peinture à l’huile de 123,2 x 97,8cm nous offre une scène. Au premier plan le peintre s’est représenté de dos, assis de guingois, fumant, palette de couleurs et pinceau en action, un chiffon dépassant de la poche du pantalon, dans son atelier en désordre ; un seau qui fume (les cendres de la pipe ?) près de lui sert de poubelle et des tubes de peintures, des pinceaux jonchent le sol.

Au deuxième plan, sur la gauche, un tabouret sur lequel sont posés un livre de reproductions avec des signets maintenu ouvert par un verre en équilibre contenant une boisson (du Coca-Cola ?) et un miroir surmonté d’un aigle emblématique avec drapeau des USA. Le reflet dans la glace nous expose le buste penché du peintre, l’air lunaire, voire un peu ahuri, les yeux cachés par des lunettes épaisses, une pipe à la bouche.

Sur le même plan à droite, légèrement en biais le chevalet dominé par un casque romain supporte la grande toile blanche sur laquelle sont épinglés, à gauche, cinq esquisses en quinconce du visage du peintre et à droite quatre autoportraits « phares » de l’histoire de la peinture : Dürer, Rembrandt, Van Gogh et Picasso. La toile, le tableau dans le tableau, déjà signée, présente une ébauche en noir et blanc ( ?) du visage du peintre, sans ses lunettes, rajeuni.

L’ensemble du tableau présente en tout huit autoportraits :

- le peintre de dos,

- dans le miroir,

- son visage sur la toile

- et les cinq ébauches, sous des angles différents, sur la feuille de papier punaisée sur la toile.

II. Interprétation


Remarque

Work in progress: travail en cours
L’œuvre est amusante. Elle montre avec ironie le work in progress, les « coulisses » du travail du peintre américain qui exhibe avec naïveté, avec un autoportrait « mensonger », son désir d’accéder au niveau consacré de l’art européen.

Les autoportraits épinglés, le livre ouvert lui servent de modèles à atteindre, voire à dépasser comme l’invitent à le penser les symboles de puissance voire de l’impérialisme romain et américain qui côtoient de façon burlesque des détails de vie pittoresques et prosaïques dans l’atelier en désordre.

Mais cette œuvre ludique pose des problèmes sérieux ; ceux de l’image de soi, des enjeux de sa représentation et du rapport au temps, au centre de toute tentative d’autobiographie.

Dans ce triple autoportrait, lequel est le « vrai » Norman Rockwell, lequel des cinq ébauches sur la feuille de papier ? Celui, presque caricatural avec ses lunettes épaisses, reflété dans le miroir ? Celui de dos aux cheveux grisonnants, d’une touchante maladresse qui « triche » en se reproduisant sur la toile? Celui ébauché sur la toile, embelli et rajeuni, la pipe conquérante ? Ou celui qu’on ne voit pas, le quatrième, l’auteur, le concepteur de la scène, l’artiste au travail ?

Conclusion

Ainsi, Norman Rockwell joue-t-il ici avec la tradition de l'autoportrait : hyperréaliste, il met en scène une parodie de cette forme noble de peinture, l'inscrit dans un cadre à la fois plein d’effets de réel et symbolique.

Il se représente avec autodérision non pas trois mais huit fois sous différents angles et points de vue dans une mise en abyme burlesque. Le peintre du Nouveau Monde et de l’american way of life s’inscrit ainsi avec originalité et humour dans une tradition européenne séculaire et respectée tout en posant les questions sérieuses de l’autobiographie et du rapport au temps.

Le peintre a pleinement réussi dans son désir de faire exister son art fantaisiste dans la tradition de la peinture puisqu’il a été lui-même parodié dans des dessins (tout un florilège sur Google images : parodies de NR.

Des textes d’élèves du passé


Laurie PODESTA 18/20

1ère S3 2006

Benoît Sainct 17/20

1ère S3 2006


J’ai la taille d’une naine,

Ne dit-on pas toujours que ce sont les plus teignes,

Ou bien les plus vilaines,

Je viens d’avoir seize ans,

Ce n’est pas important, cela ne dure qu’un temps,

J’ai les cheveux châtains avec des mèches teintées,

Ce n’est pas pour cela, que je compte pour de la purée,

J’ai les yeux marron et dorés et, pour les protéger,

On m’a offert des barrières de sécurité,

Allez savoir pourquoi,

Sur ces modèles-là, on n’a pas le choix,

Ce n’est pas une option mais une obligation,

J’ai la bouche customisée,

Oui, elle est électrifiée,

Bientôt il y aura le tramway,

Je suis une fille nocturne,

Qui aime faire la fête,

Moi je suis toxico,

Et oui je suis accro,

Les docteurs disent que je deviens parano,

Tout cela à cause des jeux vidéos,

Sinon, je suis schizophrène,

J’ai une sœur jumelle,

Elle est bien plus belle,

Mais ce n’est pas le problème,

Elle fait partie de moi,

J’entends souvent sa voix,

Et sans elle, je serais quoi ?

Sûrement l’ombre de moi-même.


Je suis grand et très maigre

Mais ne suis pas un nègre:

Mon teint plutôt blafard

M'apparente au cafard.

Mes cheveux sont froissés

Tels ceux d'un déterré,

J'ai le regard très dur

De celui qui perdure,

Mes mains sont squelettiques

Et mes bras sont rustiques.

Ma chair est toujours froide;

On fuit mes embrassades,

Mais je n'ai pas encore

Franchi le fleuve des morts.

Je me couvre de noir

Pour sortir tard le soir,

Mon cerveau torturé

Ne sait plus fonctionner,

Et mon âme damnée

Recherche à tout jamais

Le repos provisoire

D'un coin calme du square

Car je suis fatigué

De passer mes soirées

A rechercher de l'ombre;

Je poursuis la pénombre

Et mon seul, vrai, projet

Est de dormir

Pour l'éternité.

Autoportraits des étudiants en BTS biotechnologies, novembre 2007
 Je suis grand, beau et pourtant je suis pas Rambo. Pour certains, je suis laid comme un corbeau et pourtant je suis fier de ce que je suis. Le temps est la rivière où se déroule et se renouvelle ma vie : mon passé me suit et mon futur me fuit. J'ai dix-neuf ans, je suis libre comme le vent, je ne me prends pas la tête pour un oui ou un non. Je suis marocain ; chacun voit le Maroc à sa façon ; moi, je le vois en poème ou en chanson. Ce n'est pas le paradis sur terre, c'est sûr, mais de verger en fleurs, du parfum des roses, des palmiers, des dattes aux oasis pures, le Maroc est un échantillon de ma vie, je vous l'assure. Je l'ai peut-être fui, fui pour découvrir un nouveau pays, un nouveau mode de vie ou de survie. Je suis un peu perdu dans ce nouveau monde où je marche tremblant sur un chemin ouvert ; je ne trouve plus mes repères, mon oasis ou mon désert. Mais j’ai toujours dans ma chair ce que j'ai de plus cher à mes yeux. Dieu seul me jugera une fois que je serai parmi les cieux. Je vis, je crie, je pleure, mais je suis plein de gaîté. Même si on n'est jeté dans ce monde immonde que pour se prendre la tête, j'ai trouvé la recette pour le rendre si chouette : la vie est une fête. La folie est le remède à toutes mes maladies.

Mon autoportrait est ainsi fait.

Alors, qu'est ce que vous en pensez?   

Amine Kabli
Ne vous étonnez pas si, en lisant cela, vous ne me reconnaissez pas. Quel est ce cliché tant entendu sur la couleur jaune des habitants du pays du soleil levant ? « Tu es chinois ? » avait-on pu me demander. A croire qu’il n’existe que ce pays en Asie… Certes, grand pays, mais pas le seul… En réalité, mon origine vietnamienne ne m’a point légué cette couleur. Je suis mat de peau et, j’en conviens tout à fait, ce n’est pas très courant pour quelqu’un de mon sang. Les yeux sombres, les cheveux ébouriffés, l’esprit vif, le sourire amusé, un nez quoiqu’imposant, je pense vous énoncer là qui je suis vraiment. En auriez-vous dit autant si vous m’aviez vu réellement ?

Soixante-sept kilos, est-ce trop pour prétendre ne pas être gros ? Est-ce trop pour quelqu’un dont le haut du crâne atteint le mètre soixante-dix-sept ? Je vous ferai grâce des cinq millimètres restant.

Serait-ce trop osé de dire que j’aime mon corps, que les complexes sont des choses encore inconnues à ma personne ? A qui peut-on reprocher d’être bien dans sa peau ? Une peau certes bronzée mais qui a l’air de plaire ! A quoi bon se plaindre ?

Michel DO MINH
Je suis grand et élancé, mais pourtant je ne ressemble pas à un lacet. J’ai dix-neuf ans depuis le mois de septembre et pourtant je ne me considère toujours pas comme un grand. Pour continuer dans le physique, j’ai les yeux noisette comme ma tante Huguette. Je me coiffe avec les cheveux en pics cependant je ne veux point ressembler à notre ami Brad Pitt. Je ne suis pas trop poilu malgré le fait que mes ancêtres étaient eux poilus pendant la guerre. Si j’enlève mes lentilles, il m’arrive de loucher, bon ce n’est pas grave, je suis juste un peu myope, hypermétrope et je possède un strabisme à l’œil droit. Mais bon, je me porte bien. Quand j’ai fêté mon treizième anniversaire, on a voulu que ma bouche ressemble à un chemin de fer. Dans ma jeunesse, je n’ai point manqué de tendresse, je tirai la fusée de détresse et quelqu’un arrivait. La vie n’est pas si dure même si on ne vit pas tous dans un hôtel Mercure. Au pire, on demande à Joséphine, notre ange gardien, de nous aider.

En dehors de ma vie d’étudiant pure et dure, j’ai également quelques passe-temps et ce quel que soit le temps. En effet, je joue au tennis de table qui est un sport physique. On doit peut-être courir un mètre voire deux, grand maximum, lors d’un match. Quand je m’entraîne, certains me prennent pour un grand schizophrène et ils veulent que l’on m’enferme. Si je veux au contraire travailler mon physique d’athlète, je m’installe devant un jeu vidéo. C’est l’unique jeu qui n’est point stressant et qui est réel. Quand je suis fatigué, je vais me coucher et là comme par enchantement, les heures défilent plus vite les yeux fermés. Mais comment est-ce possible ? Quelqu’un de ma famille me fait-il une farce ? Les personnes, en général, rigolent de mon accent provençal. J’aime quand je m’évade au beau milieu d’une manade, non pas de taureaux mais de scorpions, sagittaires, vierges, balances. Oui, la population est très diversifiée. C’est la raison pour laquelle chaque être est unique et moi, de ce fait, je suis unique en mon genre. Certains répondront : « à ça, c’est sûr que tu es unique ». La vie vaut la peine d’être vécue. On verra ce qu’elle me réservera comme destin, peut-être des regrets, des rires, des joies. Enfin, je dois vous laisser, car la sonnerie retentit.

Fabien LABBAL
Je ne suis pas très grande, Et après !!! A qui ça pose un problème ? En tout cas pas à moi.

Ne dit-on pas que tout ce qui est petit est mignon et tout ce qui est grand est bête ?

Je préfère ressembler à Schtroumpfette qu'à une asperge. Quant à mon teint, il est plutôt clair. Et oui ! Tous les jours je me roule dans la farine ; j'aime tellement ressembler à un cachet d'aspirine.

Mais il m'arrive de temps à autre de virer au rosé ; c'est lorsque j'ai trop rigolé.

J'ai les cheveux couleur des blés. Et je suis fière d'être blonde, l’une des dernières existantes dans ce monde.

Les blagues, toutes mes amies m'en font. Moi, ça me fait bien rire. Et puis les blagues, y'en à pas que sur la couleur des cheveux.

Mon prénom, par exemple, SAN DRA et oui : « Sans draps, ça gratte sous la couverture ».

Je vais vous dire : j'aime à tel point ma couleur que je rajoute des mèches encore plus blondes et d'autres, orange.

« Orange, pourquoi ? » me direz-vous. Tout simplement du fait que j'aime cette couleur et que la prunelle bleue de mes yeux peut ainsi ressortir au mieux.

Si je devais me comparer à un objet ou autre, je serais une bière blonde. Ce n'est pas le fait que j'aime la bibine, loin de là, même. Mais une bonne bière blonde, au début, ça un goût savoureux puis lentement, elle devient amère et forte.

Je trouve que ça résume mon caractère. Je suis une personne très gentille mais je déteste me laisser marcher sur les pieds. Je sais ce que je veux. Et j’aurais tant d’autres choses à raconter à mon sujet....
Sandra Foustoul
Dans le genre banal, on ne peut pas faire mieux que moi.

Je suis de taille moyenne, même si quelques centimètres de plus ne m’auraient dérangée, plutôt mince, encore une fois quelques petits kilos ne seraient pas de refus.

Le peu de cheveux qu’il me reste sur la tête sont mi-longs et châtain, sans aucun signe de différenciation, ni mèche, ni couleur.

Il n’y a pas longtemps, on a découvert que je n’avais pas de si petits yeux. Effectivement, depuis que je porte des lentilles, mes yeux ont une taille normale, plutôt en amande, colorés d’une pas trop vilaine teinte de marron. J’ai un petit nez, quelquefois parsemé de taches rouges, qui ne sont pas des taches de rousseur, j’aurai d’ailleurs préféré. Ma bouche est aussi plutôt petite.

Depuis le début tout est assez normal, ou à la rigueur petit, on arrive donc au pire : mes oreilles ! Tout d’abord elles sont grandes mais pour couronner le tout, elles sont aussi décollées. Heureusement qu’il existe les cheveux pour couvrir ces merveilles hors normes.

Mon teint est blanc, quelques couleurs ne me feraient aucun mal, juste pour montrer que je ne suis pas malade, et que j’habite sur la côte d’azur !

 

Raphaëlle Squillace
Dans ce coin sombre de ma chambre, je vois le miroir illuminé grâce au soleil qui filtre à travers ces lourds rideaux.
J’y vois une fille, de taille moyenne, un peu boulotte. Ses cheveux bouclent mais elle triche. Elle les brûle pour les rendre lisses, beaux, communs.

Elle ne s’aime pas, mais s’oblige à s’entendre avec l’image qu’on a bien voulu lui donner. Un tronc trop court mais une tête bien pleine. Pleine de rêves, de futurs, de vies meilleures.
Ses yeux sont assortis à la paille de son crâne, châtain mais salement décolorés par une couleur qui a passé trop vite. Ses yeux brillent. C’est peut-être à cause du plastique de ses lentilles qui se reflètent dans le long miroir, ou pas. Peut-être est-ce la pluie qu’elle a cachée dans son cœur, sûrement.
Habillée n’importe comment, comme à son habitude, portant ses chaussettes plus haut que les genoux et très colorées. Il faut de la couleur !

La couleur c’est la joie, ou l’illusion.
C’est étrange ce changement de personnalité. Face au monde je suis si joyeuse et enthousiaste, parfois râleuse. Mais seule, ici, qui suis-je ?

Une ado, perdue sur le chemin de la vie.
J’ai de l’ambition : je serai connue ou rien. On fera une biographie de moi. Mais pour mon autoportrait je veux simplement dire :

« Je suis Céline KAROUTCHI, 18 ans et j’aime la vie !» .

Bonjour, voilà je me présente, je suis Mylène, la petite vilaine ! Étudiante en BTS biotechnologie au Lycée Jules Ferry.

j'ai 18 ans et tout mon temps. Je suis de petite taille tellement que sur les photos on ne me voit pas vraiment car je me glisse telle une petite souris. Sur mon visage,se trouve un petit nez qui les fait tous craquer. A l'étage au-dessus, une petite bouche pulpeuse qui dit que je suis heureuse. Deux étages au-dessus, deux grands phares que j'aime maquiller de noir. Ces deux phares sont éclairés de bleu-vert et parfois plus de vert, car tout dépend du caractère. En haut de tout ça, se trouve mon cerveau que l'on peut assimiler à un robot car il enregistre en quelques minutes et sans fatigue ! Pour protéger mon cerveau, se trouve un gros manteau brun foncé qui lui permet de ne pas surchauffer. Pour une fille, je suis assez costaud avec de gros biscotos, c'est pour cela qui ne faut pas me prendre de haut. Fille, je le suis le week-end avec mes talons hauts pour mon tout beau qui me mène au resto. Je suis butée, très entêtée sur des sujets que je connais mais écoute quand il le faut. J'adore chanter pour rigoler et manger pour faire la sieste car faire dodo c'est mon boulot ou il n'y a pas plus haut niveau. Pour m'évader, je dois jouer et m'amuser, histoire de ne plus penser et puis rêver. Je suis marrante et souriante mais attention ! je sais me mettre au travail quant il le faut car le labo, c'est mon hobby, et j'y resterai toute ma vie.

Mylène Casorla
Je hais les chats. Vous vous demanderez certainement ou est le rapport avec un auto portrait et je vous réponds dès à présent qu'il y en a aucun à part que ce sont mes goûts.

Je ne me fatiguerai pas à me présenter sous forme de qualités, de défauts et autres descriptions du genre car, comme disait ma mère, mon truc à moi, c'est les phénomènes.

Dans un premier plan, le matin, je suis un volcan, certes endormi mais volcan tout de même, Vers midi, je deviens une famine, j'ai l'appétit d'un Somalien devant un hamburger américain. En fin de journée, en semaine, je suis un orgasme mégalomane et le soir je suis le sommeil incarné.

Si je devais être plus généraliste, je dirais que depuis très jeune j'ai un goût pour l'animosité humaine. A vrais dire je n'aime pas vraiment les hommes ( oui, sur le principe je ne vous aime pas) mais cela ne m'empêche pas d'être une amie fidèle comme un labrador ou un saint-bernard ou au contraire la pire chose qui puisse vous être arriver dans votre vie. Au cas ou vous n'auriez pas remarqué, je viens de citer ma principale qualité et mon principal défaut, alors qu'un peu plus haut je disais que je ne le ferais pas... à croire que je n'ai pas de parole - réflexion profonde - ou alors que tout simplement parce qu'il fallait faire un texte de trente pages et que mon autoportrait ne nécessitait qu'un seul mot : j'ai dû broder quelques réalités pour enfin vous avouer qu'au bout de cette phrase vous vous rendrez compte que vous avez affaire à une contradiction.
Amandine Tomico

Des textes d’élèves du présent
LA LUMIERE EST MOI
Je suis jeune et grand

Ça tout le monde le voit

Mais mon allure d’orang-outan

Ne montre pas mon grain de roi
Ma description n’est pas sombre

Mais c’est pas pour autant que vous allez me voir briller

D’ailleurs j’évite la pénombre

Et le café me fait pas délirer
Je suis beau de loin

Mais je suis loin d’être beau

J’ai les cheveux mi-bruns

Et suis je le reconnais un peu gros
Mais bon, ce n’est pas parce-que je ne touche pas d’haltères

Que l’on peut critiquer mon caractère

Les profs disent que je suis vif

Et pourtant pendant les cours je ne suis pas très actif
Je suis bavard et bruyant

Et le reconnais plutôt énervant

Même quand je reste seul dans le silence

On ose soupçonner mon innocence
Désolé d’avoir un an de moins

Mais sauter une classe ne me rend pas intello

Je ne sais pas jouer au shôjo

Mais ça ne me rend pas bon à rien 
Je n’ai peut être pas vu la lumière comme un physicien

Ni le soleil comme une étoile

Et pourtant je suis intelligent comme tout lycéen

Et sensible comme un pétale
Je ne suis pas toujours illuminé

Mais je ne broie pas du noir

Je ne me fais heureusement pas maltraiter

Et hélas il m’arrive d’avoir le cafard
Quelqu’un croyait que le soir

Je restais tapi dans le noir

J’ai pas un côté vampirique

Mais je devrais montrer mon côté exotique
Le thème de mon autoportrait c’est sur la lumière

Et je reconnais que je l’ai pas trop respecté

Mais pour un truc parfait demandez à Jupiter

Lui au moins je pense qu’il pourra y arriver !

Axel Blin, 2°12

Mon véritable Autoportrait
Je suis né à Nice, dans la plus belle ville de France. Cela fait quinze ans que je suis dans ce monde. Que le temps file vite !

Physiquement, je ne suis pas grand, mais ce n’est pas un complexe. Je suis blond, j’ai les yeux marron.

Ma passion, c’est le foot, et cela, depuis tout petit. Dès que je suis sur le terrain, plus rien ne me distrait, je suis comme un poisson dans l’eau.

Je suis concentré, pour mon équipe, afin de faire briller les yeux des spectateurs.

Je suis lycéen et ça ne se passe pas très bien ; j’ai des facilités mais je ne travaille pas assez et je ne cesse de bavarder…

Je suis plutôt optimiste mais cela reste très léger ; je vis au jour le jour et je me fiche d’être aimé.
Voilà, c’était mon autoportrait.

Adrien Crombez


Née à Cagnes-sur mer le 29 janvier 2000, une petite Lorie PIRON est venue un jour de beau temps tout à fait banal. Malgré un hiver assez froid, j’ai amené de la chaleur dans le cœur de ma famille.

Je suis plutôt petite, enfin de taille moyenne, fine, les cheveux blond cendré, les yeux marron clair et étincelants de paillettes d’or au soleil.

Je suis très sincère, mais pourtant très appréciée.

J’ai un passé chaotique mais je n’ai pas envie d’en parler, je vais vers mon futur à bras ouverts ; même si je n’ai que bientôt seize ans, je sais déjà où je veux aller et j’y fonce tête baissée.

J’aime passer du temps avec mes ami(e)s, bouger ou encore traîner avec mon copain, faire des activités ou des câlins.

J’aime : chanter, danser, dessiner ; en quelque sorte, j’aime l’art.

J’ai eu beaucoup de jours malheureux mais depuis la venue d’un être merveilleux, ma vie s’est transformée.

Un caractère fort dans une enveloppe mignonne, la vie m’a appris à ne pas être comme son apparence.

Si je peux conclure sur quelques mots, c’est que la vie n’est pas le paradis et qu’elle n’est pas toujours un cadeau mais qu’après des moments difficiles, il y a toujours un arc-en-ciel et un joli soleil.
Lorie Piron


J’aime…

Je suis né sur la Côte d’Azur, ce département que j’aime, où l’on trouve un ciel radieux, des montagnes à perte de vue, des oliviers et une mer que les touristes du monde entier s’arrachent. Ma famille ne vient pas de cette région mais d’Auvergne, une région au relief splendide, et ces couleurs si distinctes selon la saison J’adore cette région mais pas pour le climat. Même si les gens ne la trouvent pas magnifique. Mais moi si. Je suis fier de mes origines.

Moi, Je ne suis pas très grand mais cela ne me dérange pas. Pour tout ce que j’aime, la taille ne compte pas. Au rugby, dans ce sport que je pratique et qui a tant de valeur, les petits ne sont pas dans l’ombre des grands car c’est bien nous qui faisons des éclairs de génie. J’adore le sport. Plus tard, je voudrais être journaliste sportif. Je supporte Clermont ce qui déplaît à beaucoup de gens qui, dans notre région, pour la plupart supportent le RC Toulon. En foot, je suis pour Nice dans cette ville qui vit aux couleurs de son équipe J’aime aussi aller au stade avec mon père, faire des déplacements à l’extérieur pour chanter les chants niçois ou les chansons traditionnelles des Clermontois.

Je sais, il n’y a pas grand-chose dans ce texte mais c’est tout ce que j’aime.
Theo Buge 2nd12
Je ne suis pas donc je suis.
Dans l’ombre des coulisses, je me trouve souvent, mais c’est au devant de la scène, sous la lumière des projecteurs que je dois me placer maintenant. Pour vous parler de moi, vous dire qui je suis aujourd’hui. Je ne suis pas trop douée pour ça mais je vais essayer, tant pis.

Je suis sympathique, poétique, amnésique, lunatique mais loin d’être antipathique, aristocratique, colérique, magnifique, scientifique, romantique ou excentrique. Je suis plutôt hippie, transie sans être génie ou malappris. Je ne suis pas très chanceuse, gracieuse, meneuse, furieuse mais assez curieuse, rêveuse, mauvaise-joueuse, râleuse, généreuse et même amoureuse. On me dit perfectionniste, optimiste, artiste, féministe, idéaliste, pacifiste, mais on ne dit jamais de moi que je suis ségrégationniste, égoïste ou populiste. Je rêve d’être comédienne, mais pour l’instant, je suis lycéenne. Je me dis que j’ai le temps car de toute façon, l’important, ce n’est pas ce que je suis mais ce que j’ai choisi d’être.
Léa DELFORGE

Moi c’est Dylan Hojan

J’ai quinze ans
Je suis comme la lumière j’aime être en valeur. Je ne me cache pas dans l’ombre car je suis lumineux.

Je suis né à Cagnes-sur-mer

Près de la mer

J’habite le 06

Et mon téléphone commence par 06

J’ai les yeux bleus, les cheveux châtain

Je ne ressemble pas à une catin

Je pratique des sports de combat

Et j’ai la puissance d’un anaconda

Je suis assez intelligent

Et on me le dit souvent

Mentalement, j’ai trop de choses à dire

C’est pour cela que je vous laisse réfléchir

J’ai un caractère fort

Et un cœur en or

Bref… C’était mon autoportrait
Dylan Hojan SALUT, C’EST MOI
Je suis pour la paix et non la guerre

Arrêtons avant que d’autres soient à terre

Mais j’pense pas que ce soit près d’arriver un jour

J’aime le chocolat et les films d’amour

Les sorties le week-end

Et les happy end

J’ai un grand frère

Et j’en suis fière

Je suis une femme, oui, mais ce n’est pas pour autant

Que j’ne suis pas un combattant

J’aime les choses défendues

Et tout ce qui est inattendu

L’amour est vrai

Mais pas celui de la télé

Je suis calme mais dans un élan de rage

Je deviens une bête sauvage

Je ne suis pas une grande danseuse

Mais c’est ce qui m’rend heureuse

Je n’aime pas être sous les projecteurs

Mais je n’ai pas peur

Vous m’avez découverte

Dans ma mise en lumière
Eva Chauvel

Je suis ce qu’on appelle bipolaire.
Je passe de la paix à la colère en un éclair.
Je suis pourtant calme et sereine
Mais surtout remplie de haine.


Je ne me plains pas.
Je ne pleure pas.
J’écoute.
Je ris.
Et je profite de la vie.


Je m’exprime mieux par le dessin.
Cela me donne peut-être l’impression de tracer mon chemin ?


Beaucoup sont partis
Et ne sont jamais revenus…


Je parle peu de moi
Je n’aime pas ça.
Me prendre pour un roi
Ne me ressemble pas.


Je vois les autres s’éclairer
Tandis que je sombre dans le néant de l’avenir.
A croire que l’ombre me met plus en lumière.




Laetitia Frisina
Moi
Commençons par le commencement :

Un jour, je suis né, un peu comme tout le monde d’ailleurs. C’était en Bretagne mais, malheureusement, je ne suis pas pour autant plus résistant au froid. D’ailleurs je confirme les rumeurs sur cette région : il y fait froid et il pleut beaucoup, mais, pour moi, c’est l’un des plus beaux endroits du monde.

Je ne suis pas très grand et cela m’a toujours désolé. Je chausse du 42 mais ça, tout le monde s’en fiche, j’avais juste envie de le dire. Je ne me trouve ni beau ni laid et c’est tant mieux, au moins je ne suis ni narcissique, ni dépressif. J’apprécie le sport en général, je fais de l’athlétisme, et de la natation quand c’est la saison. J’aime, quand j’ai du temps, m’occuper de mon caméléon, un dangereux prédateur de 30 cm. Depuis toujours, je suis passionné par tous les animaux, de l’acarien à la baleine à bosse. Comme tous les lycéens, je vais au lycée et ça se passe bien car j’ai des facilités, bien que je n’aime pas vraiment travailler. Plus tard, je souhaite devenir vétérinaire, alors, je suis loin d’avoir fini mes études, mais ça ne me pose pas problème car je suis motivé. Je suis fan de musique, j’aime en jouer et en écouter. Je suis bassiste dans un groupe, et, un jour, peut-être on sera célèbres, on nous écoutera sous le feu des projecteurs. Généralement optimiste, je ne suis pas très bavard. J’aime me fixer des objectifs, être occupé, j’ai horreur de m’ennuyer. Voilà, en gros c’est moi.
Romain BACILIERE 2nd 12


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