Bulletin hebdomadaire n° 1065 du lundi 19 décembre 2005





télécharger 90.19 Kb.
titreBulletin hebdomadaire n° 1065 du lundi 19 décembre 2005
date de publication12.07.2019
taille90.19 Kb.
typeBulletin
l.20-bal.com > loi > Bulletin





Bulletin hebdomadaire n° 1065 du lundi 19 décembre 2005

SOMMAIRE



L'evenement - 1
Bruxelles : quel succès pour l’Europe ?

par Serge Plenier
L'evenement - 2
Moyen-Orient : la Syrie veut distribuer les cartes

par Jean-Gabriel Delacour

Economie
OMC, un accord sinon rien !

par Augustin Frontenac
Culture
L’année du Brésil en beauté

par Jean Etèvenaux
Spiritualité
La paix promise de Noël

par Gérard Leclerc
Humeur
Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre et martyr

par Erwan Violin
Ruralia
Des profs la peur au ventre

par Christiane Papineau
Cadeaux

par Catherine Pauchet
D’un jour a l’autre
Evènement – 1

par Serge Plenier

Bruxelles : quel succès pour l’Europe ?



La crise a été évitée de justesse. Malgré un sommet de Bruxelles marqué par d’âpres marchandages, l’Union européenne a finalement bouclé son budget jusqu’à l’année 2013. La France a obtenu en grande partie ce qu’elle désirait : une prorogation de la Politique Agricole Commune, tandis que le couple franco-allemand paraît avoir retrouvé un nouveau souffle et que la Pologne se frotte les mains avec ses 60 milliards d’euros d’aides européennes...

Le grand perdant de l’affaire est évidemment Tony Blair. Le Premier ministre britannique a dû céder partiellement céder sur le rabais anglais, suscitant ainsi l’ire de tout ce que la Grande-Bretagne compte d’eurosceptiques. Sur le continent, cet échec signe la fin sans gloire de la présidence britannique. Non seulement Tony Blair n’a pas su s’imposer, mais son attitude a donné de lui l’image d’un égoïste doublé d’un diviseur. Les nouveaux adhérents de l’Union risquent de s’en souvenir longtemps.

Du côté des vainqueurs, on notera l’habileté avec laquelle Jacques Chirac a su jouer une partie difficile. Le président français reste un habile manœuvrier, même si sa position reste fragilisée par l’échec du référendum sur la Constitution européenne. On attend maintenant les effets de son appel à des institutions européennes "plus démocratiques et plus efficaces".

Mais la grande triomphatrice de ce sommet reste Angela Merkel. Fidèle au couple franco-allemand, tout en persuadant Tony Blair de revoir ses prévisions budgétaires à la hausse, la nouvelle chancelière allemande s’est révélée une diplomate exceptionnelle. On se souviendra aussi de sa volonté affichée de mettre sur un pied d’égalité petits et grands pays. Angela Merkel peut à bon droit être considérée comme le principal artisan de la réussite du sommet.

Mais cette réussite indiscutable doit être fortement nuancée. Les négociations de Bruxelles ont laissé la désagréable impression d’une Europe toujours en proie aux égoïsmes nationaux. Pendant les trente heures qu’ont duré les négociations, les nations européennes ont donné un spectacle peu rassurant : celui d’une Union tirée à hue et à dia. Plus grave, peut-être, si un accord a été trouvé, si les chiffres ont été revus à la hausse, le nouveau budget de l’Union demeure relativement modeste. Avec ses 862,4 milliards d’euros, nous sommes encore loin des 883 milliards souhaités par nombre de députés.

Le sommet de Bruxelles n’est certes pas un échec et la crise européenne que l’on prédisait n’aura pas eu lieu. Mais l’Europe cherche encore une ambition à sa mesure.

____________________________________________
Evènement – 2

par Jean-Gabriel Delacour




Moyen-Orient : la Syrie veut distribuer les cartes



Au moment où, pour la fête de Noël — tout au moins, telle qu’elle est célébrée en Occident, — les yeux se tournent vers les lieux où à vécu le Christ. La Terre promise reste avant tout une terre d’interrogations. Les événements continuent à s’y bousculer avec, semble-t-il, une nouvelle dominante : le retour de la Syrie. Mis en cause et vilipendé par beaucoup d’opinions publiques et d’hommes politiques, le pays du président Assad semble manifestement vouloir reprendre la main.

Les difficultés de l’enquête internationale, menée par le procureur allemand Detlev Mehlis, et la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui, le 15 décembre, s’est contenté de déplorer la “ lenteur ” de la coopération syrienne ont redonné des espoirs à Damas. Bien que 70 intellectuels syriens aient condamné l’assassinat, le 12, du journaliste et député libanais Gebrane Tuéni — le quatorzième attentat ciblé contre des opposants à la Syrie en quatorze mois —, le pouvoir montre comment il veut rester le maître du jeu. Cette attitude vise éventuellement les opposants intérieurs, mais surtout la communauté internationale, à commencer par les Usa.

Malgré le bon déroulement des élections législatives le 15 décembre en Irak, Washington sait que la situation est loin d’y être stabilisée : les attentats continuent et les sunnites craignent toujours d’être marginalisés par la coalition entre les chiites et les Kurdes. C’est d’ailleurs ce qui permet de comprendre que la Syrie laïque s’efforce maintenant de jouer la carte religieuse : alors que Bachar el-Assad appartient à la minorité alaouite — une variante du chiisme — qui ne représente que 10 % de la population, et qu’il ménage traditionnellement les 12 % de chrétiens, on a vu ces derniers temps apparaître des slogans religieux tandis qu’étaient lancées des ouvertures en direction de la majorité sunnite, autrement dit des coreligionnaires de ceux qui, en Irak, ont plutôt tendance à regretter Saddam Hussein. La manœuvre peut également être interprétée comme à double détente, soit un appel aux États-Unis : s’ils ne veulent pas voir s’amplifier leurs problèmes du côté du Bagdad, qu’ils cessent de trop s’occuper de Damas, ne serait-ce que par Beyrouth interposé. Il ne faut en effet pas oublier que la Syrie s’est toujours considérée comme une puissance avant tout régionale, naturellement habilitée à diriger le Moyen-Orient.

Évidemment, demeure le problème israélien. Si, comme les sondages l’annoncent, l’alliance d’Ariel Sharon — apparemment pas trop handicapé par son attaque cérébrale du 18 — et de Shimon Peres au sein de la nouvelle formation Kadima les conforte au pouvoir face à une Autorité palestinienne affaiblie par le Hamas, on peut craindre une amplification des provocations iraniennes : pour avoir échappé à un attentat le 15 décembre, le président Ahmadinejad ne semble pas, pour autant, prêt à renoncer à ses attaques contre Israël et les juifs. Il serait quand même étonnant que Bachar el-Assad cherche à cultiver son alliance…

____________________________________________

Economie

par Augustin Frontenac

OMC, un accord sinon rien !


Les 149 pays membres de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), réunis à Hong-Kong, ont fini par trouver un accord, que certains qualifient d’a minima.

Après une semaine de négociations intenses, durant laquelle on semblait s’acheminer vers un échec, les négociateurs ont fini par s’accorder. L’enjeu était relativement simple : ou les Etats identifiaient ensemble un terrain d’accord, dans un cadre multilatéral, ou, en cas d’échec, les négociations se faisaient d’Etat à Etat. Ou les pays du Sud, façon pudique de désigner les pays en voie de développement, négociaient collectivement avec les occidentaux, ou en face à face, avec leurs principaux bailleurs de fonds. Contrairement à ce que peuvent proclamer les défenseurs auto-proclamés des pays pauvres, un cadre tel que l’OMC est une bonne chose pour ces pays.

Cette réunion a également permis d’observer la relative faiblesse de l’Union Européenne. Après avoir été isolée, elle donne l’impression d’avoir cédé sur les subventions agricoles à l’exportation, qui devront être abandonnées d’ici plusieurs années, sans avoir obtenu l’équivalent des américains ou des australiens, et sans avoir obtenu d’ouverture sur les services et l’industrie.

La pression exercée par Paris, les discussions sur le budget européen, la faiblesse d’une Europe sans Constitution, expliquent la fragilité de la position européenne. Ce sont également autant d’éléments qui alimentent la réflexion sur l’avenir de l’Europe. Comment réunir derrière une même diplomatie des Etats qui partagent si peu ? La France défend son agriculture, ses partenaires la mettent en cause. Le Royaume-Uni accompagne les USA en Irak, l’Europe se déchire. Des Etats rejoignent l’Union espérant y trouver les subsides nécessaires à l’amélioration de leur niveau de vie, les anciens membres leurs répondent “ on a plus d’argent ”.

Hong-Kong a mis en évidence la faiblesse européenne, l’efficacité américaine, le morcellement des ONG ainsi que la nécessité pour les plus pauvres de s’organiser. La Chine a également prouvé que l’on pouvait manifester sur son territoire, sans forcément être abattu par les forces de l’ordre. Aujourd’hui plus qu’hier, le centre de gravité de la planète s’éloigne de l’Europe.

__________________________________
Culture

par Jean Étèvenaux

L’année du Brésil en beauté




2005 aura constitué une jolie année du Brésil en France, de surcroît terminée en beauté. Les manifestations officielles et privées, les rencontres à Paris et dans les régions, l’implication de nombreux Brésiliens et Français, tout aura concouru à faire mieux connaître un pays dont il convient de saisir la diversité et les contrastes. En outre, il ne manque pas de rapports avec la France. Même si ces épisodes demeurent bien oubliés, il n’en reste pas moins vrai que, aux XVIème et XVIIème siècles, de Henri II à Louis XIII, plusieurs expéditions y furent menées et que, en 1900, la IIIème République fut obligée de renoncer, au profit du Brésil, à 285 000 km2 — plus de trois fois la superficie de l’actuelle Guyane française. Même la famille impériale, qui régna jusqu’en 1889, porte le nom d’Orléans-Bragance, puisque descendant du roi Louis-Philippe.

Les liens avec la France existent aussi dans le domaine littéraire, comme vient de le montrer l’opération exceptionnelle qui a constitué un véritable point d’orgue à la mi-décembre. Il s’agit de la publication bilingue de ce que l’on peut appeler sans exagération le roman fondateur du Brésil, Iracéma, de José de Alencar. Comme l’a déclaré Claudia Sousa Leitão, la secrétaire à la Culture de l’État du Ceará, ce texte relatant les premières amours d’un Blanc et d’une Indienne est devenu “ le symbole de cette langue des Brésiliens ” qui permis la fusion du portugais et des idiomes locaux. Or, l’intrigue se déroule dans cette région du Nordeste dont on s’est longtemps demandé si elle deviendrait française ou portugaise, les Français se trouvant d’ailleurs mis en scène dans le récit. Surtout, Alencar lui-même écrivit que le “ modèle ” de la poésie américaine restait à ses yeux Chateaubriand, à cause des Natchez et d’Atala, ses deux œuvres inspirées par l’Amérique indienne.

Ces rapprochements ont été particulièrement mis en valeur par un des deux éditeurs scientifiques de la publication, Angela Gutiérrez, qui enseigne aux Universités de Minas Gerais et du Ceará. On se trouve en effet là, en présence d’un travail tout à fait remarquable : la partie française est constituée par le facsimilé de la traduction effectuée en 1928 par Phileas Lebesgue à la Librairie parisienne Gedalge — dans la rue parisienne des Saints-Pères, rendue célèbre par beaucoup de maisons d’édition. Ce superbe volume de 344 pages est entièrement hors-commerce : ses 3 000 exemplaires ont été essentiellement distribués à Lyon et à Paris, lors des manifestations patronnées par le Ceará, qui a également pris à sa charge les frais de publication ; ce petit État de 8 millions d’habitants a ainsi donné un exemple dont beaucoup pourraient s’inspirer, y compris en France.

On est en effet heureusement surpris de voir le soin que prennent certains organismes étrangers à faire connaître leur littérature en la rendant accessible à un public francophone. En dehors de l’appui financier de l’État du Ceará — qui vient de se traduire aussi par la visite en France d’une délégation de haut niveau et d’une exposition itinérante — on constate que l’Université fédérale de cet État a fourni la logistique intellectuelle. Les responsables de ce travail ont également fait appel à des artistes dont les aquarelles, les dessins à la plume et les xylogravures l’enrichissent tout en l’agrémentant. Celui-ci vise d’ailleurs non seulement les spécialistes mais aussi tous ceux qui se montrent soucieux de comprendre ce que la ministre Claudia Sousa Leitão a défini comme le résultat de la fierté des “ origines indiennes, européennes et africaines ” de son pays, “ car ce mélange a produit un peuple créatif ”. On en dispose ainsi d’un bel exemple.

___________________________________
Spiritualité

par Gérard Leclerc


La paix promise de Noël



Depuis toujours, la nativité du Sauveur est associée au don de la paix. C’est l’évangéliste Saint Luc qui établit cette relation dans son récit, en mettant en scène “une troupe nombreuse de l’armée céleste qui louait Dieu en disant : Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’Il aime”. Depuis la plus tendre enfance, les chrétiens mémorisent ces paroles reprises chaque dimanche dans la liturgie. Et Noël est le plus souvent, notamment dans les messages pontificaux, l’occasion d’intercéder pour la paix universelle. C’est que l’Eglise est en garde d’un trésor de foi impérissable qui renvoie à l’ampleur totale de la Révélation. Les esprits forts ont cru bon d’évacuer les prétendues mythologies des Evangiles de l’enfance, associées dans le meilleur des cas à la naissance des dieux païens (Eugen Drewermann, par exemple), alors que Noël permettait précisément la sortie d’une mythologie enserrée dans les sortilèges de la violence.

C’est René Girard qui nous a permis, en nos temps modernes et scientifiques, de distinguer la radicale originalité de la nativité du fils de Dieu, en analogie directe avec son grand travail sur la Rédemption. De même que l’agneau immolé pour le salut du monde ouvre une ère nouvelle contraire à la logique du bouc émissaire, de même l’enfant issu de la conception virginale de Marie se distingue des dieux toujours engendrés dans la violence. Il y a déjà presque trois décennies que René Girard le démontrait dans son ouvrage fondamental : Les choses cachées depuis les fondations du monde. (Grasset, 1978). Et il n’a cessé depuis lors d’approfondir et de préciser ses analyses dans sa démarche de chercheur, dont la rigueur s’est toujours trouvée en correspondance avec la foi la plus orthodoxe.

C’est une telle cohérence, si rare et si précieuse, qui permettait, le jeudi 15 décembre, sous la Coupole, à Michel Serres de reconnaître en son frère et ami René Girard à la fois “le Darwin des sciences humaines et un Père de l’Eglise”. La force de l’éloge était d’autant plus impressionnante qu’il s’adressait à un homme d’une humilité remarquable et qui n’avait présenté sa candidature à l’Académie que parce qu’elle est une institution traditionnelle, accueillante au savoir et à la sagesse, en dehors des phénomènes tapageurs de la mode. Pour tous ceux qui en furent témoins, cette réception restera gravée dans leur souvenir comme un moment exceptionnel. Le nouvel académicien avait su montrer dans son prédécesseur, le Père Carré, fils de Saint Dominique, un mystique préoccupé de la seule recherche du Dieu vivant. Michel Serres, en présentant l’œuvre de son ami, concluait avec les accents de Léon Bloy sur l’unique nécessité d’être des saints. Contre la violence universelle issue d’un péché originel qui fait de tous les individus les émules de Caïn face à Abel, il y a l’unique grâce de la sainteté, celle chantée par les anges à Noël et qui résulte du seul Amour donné et répandu pour les hommes de bonne volonté.

___________________________________

Humeur

par Erwan Violin


Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre et martyr



Cela se voyait qu’il était fatigué, mais on ne savait pas à quel point. Aujourd’hui, Jean-Pierre Raffarin nous le confirme : "A Matignon, le rythme est pathologique, trop stressant, très difficile" a indiqué le prédécesseur de Dominique de Villepin, avant de préciser qu’il était "fatigué, épuisé".

On a beau dire, occuper Matignon, c’est peut-être l’épreuve la plus dure pour un homme politique. Autrefois, quand les Premiers ministres s’ appelaient Présidents du Conseil, la tâche était sans doute plus gratifiante. On travaillait pendant quelques mois, le temps de se faire mettre en minorité, puis on devenait président à vie, ce qui était tout de même plus confortable. Aujourd’hui, le Premier Ministre prend tout les coups, n’a pas droit au titre de président, et, en plus, se fait battre systématiquement aux élections présidentielles, s’il a le malheur de s’y présenter, juste après son passage à Matignon. Demandez à Barre, Balladur et Jospin ce qu’ils en pensent.

Matignon est un lieu maudit qui fabrique des autistes promis aux plus humiliantes déculottées. Y entrer semble clairement relever du désir de mortification, à moins qu’il ne s’agisse de masochisme.

Faut-il pour autant supprimer cette fonction dangereuse et pathogène ? Peut-être pas. Il n’est finalement pas si mauvais que nos concitoyens sachent qu’il est, dans les hautes sphères du pouvoir exécutif, un malheureux qui en bave pour le salut de tous.

En d’autres temps, on parlait de bouc émissaire.
___________________________________

Ruralia

Par Christiane Papineau




Des profs la peur au ventre



Signe des temps ou simple fait divers qui tombe fort mal à propos, après la poussée de violence sans précédent qui embrasa nos banlieues ? En tout cas, l’agression sauvage d’une professeur d’art plastique par l’un de ses élèves, “ dépressif ” paraît-il, va relancer une vague de doute et d’angoisse dans le corps enseignant. L’Education Nationale est accusée, ces temps-ci, de tous les maux, mais c’est trop vite oublier que sous ce vocable impersonnel, des dizaines de milliers de femmes et d’hommes de chair et d’os essayent, tant bien que mal, d’accomplir leur mission. Et s’ils ont maintenant la peur au ventre, sûr que cela ne va rien arranger !

Réformer le mammouth est le serpent de mer des trente dernières années. Tous les gouvernements s’y sont cassé les dents ou ont renâclé devant le casse-tête chinois que représente la tâche. Résultat, aujourd’hui les profs sont poignardés et le gouvernement songe à mettre des policiers dans les établissements. Comme si police rimait avec pédagogie… L’heure est suffisamment grave pour que cessent les guerres idéologiques et les luttes internes, sur fond de batailles syndicales. Il faut un Grenelle de Grenelle.

___________________________________
Cadeaux

par Catherine Pauchet
Noël pour rêver
Calendrier 2006. Alphonse Cagibi est un doux rêveur. Parti loin, très loin, il en revient avec la tête remplie de joyeuses cabanes, à qui la plus folle, une pour chaque mois de l’année. Il nous les a dessinées : la cabane de glace perchée en haut d’un iceberg pour janvier, la cabane de sable en forme de dune pour août, la cabane de Carabosse bien ronde pour novembre… Eric Puybaret lui a prêté ses crayons de couleurs pour l’aider à réaliser ce calendrier qui ravira petits et grands, avec des dessins tout en douceur et plein d’imagination.

“ Calendrier 2006. Graines de cabanes ”, Eric Puybaret, Gautier-Languereau, 15 euros.
Livres
Harry Potter. Moldus et Cracmols n’ont qu’à bien se tenir. L’illustre Harry Potter nous revient en compagnie de ses amis Ron et Hermione. Agé de seize ans, l’âge des amours et des questionnements, il accomplit sa sixième année d’études à l’école de Poudlard afin de devenir un grand sorcier. Il y suit les cours de son nouveau professeur de défense contre les Forces du mal. Bientôt, il sera prêt à combattre contre Voldemort et ses Mangemorts.

“ Harry Potter et le prince de sang-mêlé ”, J.K. Rowling, Gallimard, 714p., 23,50 euros.
Okavango. Le fleuve Okavango est une exception. Au lieu de se jeter dans la mer, il se déverse dans l’une des plus grandes étendues de sable de la planète : le désert du Kalahari, au Botswana, où il forme un delta. Là, se trouve réunie toute la faune d’Afrique : hippopotames, buffles, éléphants, antilopes, hérons, oiseaux migrateurs dont beaucoup d’espèces menacées… Ce magnifique ouvrage, richement illustré de photos, nous dévoile des scènes grandioses et des paysages de rêve.

“ Okavango, la rivière perdue ”, Christophe Courteau et Philippe Huet, Vilo, 192p., 45 euros.
L’Antiquité est une époque fascinante dont nous sommes les héritiers. Naissance de l’écriture, du calendrier, de la médecine, de la religion, des empires, de l’administration… toute notre vie culturelle, politique et scientifique y puise ses racines. Plus de 500 spécialistes se sont relayés pour rédiger les 3 200 articles de ce dictionnaire érudit et passionnant qui couvre la période allant du IVe millénaire avant notre ère jusqu’au milieu du VIe siècle après JC, nous transportant ainsi à travers l’Egypte pharaonique, le Proche Orient asiatique, la Grèce, Rome et l’Afrique en sa bordure septentrionale.

“ Dictionnaire de l’Antiquité ”, sous la dir. de Jean Leclant, PUF, 2 464p., 49 euros.
Suspense. Londres, à l’entrée de l’hiver. Scotland Yard est sur le qui-vive. Un tueur en série trace son chemin sanglant à travers les quartiers pauvres et peuplés d’immigrés de la capitale anglaise, semant derrière lui la terreur et la mort. Lynley, un psychologue formé au métier de profiler, participe à la traque de l’assassin que ses petites manies perdront. Spécialiste des romans à suspense, Elizabeth George nous initie à la complexité psychologique des grands criminels.

“ Sans l’ombre d’un doute ”, Elizabeth George, Presses de la Cité, 595p., 21,50 euros.

Disques
Chanson enfantine. Alain Schneider sait raconter des histoires aux enfants. Son univers musical est peuplé de bonnes fées et de gentils Pères Noël. Ils vivent entourés d’une faune charmante comme cet éléphant de cirque qui rêve de retrouver la terre de ces ancêtres, ce moustique pique-à-tout, ou encore ce dinosaure qui a disparu. L’album comprend treize chansons accompagnées de leur version karakoé pour que nos bambins puissent à leur tour pousser la chansonnette.

“ Midi à 14 heures ”, Alain Schneider, 1CD, 14,50 euros.
Chanson française. “ Louis Attaque ” est de retour après une longue tournée en Russie, en Inde et en Amérique. Derrière ce drôle de nom, se cache l’un des groupes les plus prometteurs de la scène française. Il nous revient avec un nouvel album où se mélangent divers styles musicaux : rock, folk, reggae et électronique. Des rythmes bien balancés et de jolies chansons à texte, voilà les raisons de leur succès auprès des jeunes.

“ A plus tard crocodile ”, Louis attaque, 1CD, 15 euros.

____________________________________________
D’un jour à l’autre

France



200 jours

Dominique de Villepin vient de fêter ses 200 jours à Matignon, avec un apparent optimisme. Le Premier Ministre a souhaité une année 2006 tournée vers la lutte contre le chômage et pour la modernisation de l’Etat.

Le FN courtisé

La gauche soupçonne la droite de courtiser de manière intense les électeurs du Front National, dans la perspective des élections présidentielles. Les propos et les discours de Nicolas Sarkozy semblent accréditer cette thèse. La banalisation de l’extrême droite risque de poser un problème majeur au Parti Socialiste en 2007.

Royal !

Ségolène Royal continue de caracoler dans les sondages, comme la meilleure candidate des socialistes pour les élections présidentielles. Une tendance qui commence à inquiéter les caciques du parti qui s’y voient déjà tous…

Agression

L’agression contre une femme professeur en banlieue parisienne réveille les craintes de ses collègues. Les enseignants vivent souvent dans un climat lourd de menaces dans de nombreux établissements installés dans les quartiers difficiles. Ils entendent exercer des actions auprès du ministère de l’Education nationale, dès la rentrée.

Anti-terrorisme

Le Parlement adopte le projet de loi durcissant les mesures anti-terroristes, même si la gauche dénonce un risque d’atteinte aux libertés individuelles. Ce vote intervient alors qu’une série d’actions chocs ont conduit à des dizaines d’arrestations en région parisienne.

La course aux seniors

C’est un vrai changement de cap que propose le gouvernement. Alors que, depuis des années, il ne faisait pas bon avoir plus de cinquante ans dans une entreprise, Gérard Larcher, le ministre de l’emploi annonce un plan étalé sur 3 ans pour rompre avec la culture des départs anticipés et mieux intégrer les quinquagénaires sur le marché de l’emploi.

Sursis tarifaire

Le gouvernement a choisi de ne pas permettre une nouvelle hausse des tarifs du gaz, comme elle avait été envisagée. Celle du 1er novembre dernier avait déjà provoqué un tollé général. Le réajustement des tarifs attendra sans doute maintenant l’année prochaine.

L’agriculture de demain

Les agriculteurs vont avoir quelques années pour s’adapter aux nouvelles règles du commerce mondial. Après d’âpres négociations, c’est finalement l'année 2013 qui a été retenue pour la levée des subventions européennes à l’agriculture. Huit ans qui devront être mis à profit pour dessiner la paysannerie de demain.

Retrouvailles

Une grande partie des acquittés du procès d’Outreau s’est retrouvée dans la ville, le lieu où le cauchemar a commencé, pour un grand pot de l’amitié. Visiblement très émus de l’accueil des habitants, ceux qui ont tenu le devant de la scène de l’actualité judiciaire pendant des mois essaient d’oublier et de se reconstruire.

Monde


Sauver l’Amazonie

Les militants de Greenpeace ont voulu faire la démonstration de la facilité avec laquelle s’effectuait le trafic clandestin du bois en Amazonie. Ils ont acheté 29 mètres cubes de bois, qu’ils ont ensuite acheminés par camion pour les remettre aux autorités de la police fédérale à Sao-Paulo. Ce bois avait été coupé et transporté clandestinement.


La victoire de Georges Bush

L’Amérique, selon le président américain est en train de gagner la guerre en Irak. C’est du moins ce qu’il a annoncé en début de semaine. Après avoir admis que cette guerre puisse être controversée, Georges Bush a déclaré qu’elle n’avait que deux issues possibles : la victoire ou la défaite.

La banque d’Italie dans la tourmente

Le gouverneur de la Banque d’Italie, le tout puissant Antonio Fazio, est en grande difficulté. Il est en effet accusé de délit d’initié, et le Président Silvio Berlusconi est conduit à réunir un conseil des ministres extraordinaire pour étudier son cas. La situation est d’autant plus grave que le gouverneur de la Banque d’Italie est inamovible. Un projet de loi vise d’ailleurs à supprimer cette irrévocabilité.

Le Likoud orphelin

Le départ d’Ariel Sharon du Likoud aura désorienté les Israéliens. Pour sa succession, les membres du Likoud étaient appelés à choisir entre 4 candidats, dont deux avaient de sérieux atouts : Benjamin Netanyahou, ancien Premier ministre, et Sylvan Shalom, ministre des Affaires étrangères. Si le premier faisait figure d’extrémiste, le second apparaissait comme nettement plus modéré et ne s’était pas opposé au retrait de la bande de Gaza. C’est finalement Benjamin Netanyahou qui l’a emporté.

Même le train est contesté

A vrai dire il s’agit moins d’une révolte contre le train que contre l’amiante. En effet le passage du TGV Lyon-Turin exigerait le creusement d’un tunnel de service. Or, d’après le comité anti- TGV la montagne contiendrait de l’amiante et de l’uranium à l’état naturel. On craint notamment que les travaux de terrassement ne libèrent les particules d’amiante. Devant l’ampleur des manifestations, une nouvelle étude d’impact a été lancée.

Un Parlement en Afghanistan

C’est en début de semaine que, pour la première fois depuis trente ans, le Parlement afghan s’est réuni. Des passages du Coran ont été lus en ouverture et chaque parlementaire a prêté serment. Le président afghan, Hamid Karzaï y a vu une étape vers l’instauration d’un régime démocratique et l’ancien Roi Zaher Shah a également apporté sa caution au Parlement nouvellement élu.

Sports
Lyon est tombé

Lille est allé battre à Gerland, pour la première fois de la saison l’Olympique lyonnais (3-1). Le quadruple champion en titre, invincible depuis 26 journées, est apparu diminué et impuissant face à une équipe lilloise convaincante. A part Lens qui s’est imposé face au Mans (2-0), les poursuivants de Lyon n‘en ont pas réellement profité, le PSG et Bordeaux faisant match nul et Auxerre chutant face à Nancy (0-1). Marseille poursuit sa remontée en venant à bout de Strasbourg (1-0) et pointe désormais à la septième place.
Les clubs français se relancent

Lors de la quatrième journée de la Coupe d’Europe de rugby, le Stade Français, en s’imposant contre Clermont (47-28), garde toutes ses chances de qualification pour les quarts de finales. Le Biarritz Olympique assure contre Trévise (38-24) tout comme Bath contre Glasgow (29-10) et Toulouse contre Édimbourg (35-13) qui restent en tête de leurs poules. Ce sera plus difficile pour Castres, Clermont et Bourgoin déjà quasiment éliminé.
Montpellier encore et toujours

Dans le duel au sommet du championnat de première division de handball, Montpellier termine l’année sur un triomphe face à Chambéry. Les champions de France en titre, invaincus depuis le début de la saison ont surclassé les coéquipiers de Jackson Richardson (31-26). Paris en s’imposant à Sélestat (28-19) et Dunkerque contre Toulouse (33-23) reviennent à la hauteur de Chambéry à la deuxième place.
Sao Paulo champion du monde

Le club brésilien de Sao Paulo a remporté à Tokyo, la première édition du championnat du monde des clubs face au vainqueur de la Ligue des Champions Liverpool (1-0). Cette compétition regroupait les champions de chaque confédération avec, en plus des deux ténors européens et sud-américains, un club costaricain, australien, égyptien et saoudien. Cette compétition, bien que peu relevée, tenait à c?ur aux Anglais qui tentaient de remporter le seul trophée qui manque à leur palmarès.
La Russie au sommet

L’hôte du dix-septième Championnat du monde de handball féminin a facilement remporté son cinquième titre mondial face à la Roumanie (28-23). Cette victoire récompense le travail et le culot d’une équipe jeune, formée dans la tradition soviétique, mais aussi fondée sur une défense de fer. La France qui termine douzième de ce championnat du monde devra battre la Turquie en barrage pour participer au prochain championnat d’Europe en Suède.
Le rugby français endeuillé

Jacques Fouroux est décédé samedi à l’âge de cinquante-huit ans. Le capitaine du XV de France lors du Grand Chelem de 1977 puis l’entraîneur des Bleus dans les années 1980 aura une place à part dans la mémoire du rugby français. Il fut un de ceux qui inventèrent le rugby moderne et fut celui qui incarna le rugby à travers les médias par ses légendaires provocations et coups de gueule. Le passionné, parfois à l’excès, a reçu les hommages de l’ensemble de la profession, témoignant de son impact sur le sport français.
____________________________________________



Fondateur: Jacques Jira+ - Directeur de la publication: Philippe Buron-Pil“tre - Comit” de r”daction: Olivier Cebe, Jean Et”venaux,

Christian Fremaux, Adrien M. Grandmesnil, Vincent Hervou_t, G”rard Leclerc, Catherine Pauchet, Serge Plenier, -

Impression par nos soins – ISSN: 0789-2757

R”daction: T”l: 06 86 44 78 16 - e-mail: acip.presse@club-internet.fr

_______________________

ACIP est une publication de l’ACIP, SARL de presse au capital de 5 000 Euros, RCS Paris B 477 806 830 (2004B13402)

Si_ge: 18, rue Cler, 75007 Paris

similaire:

Bulletin hebdomadaire n° 1065 du lundi 19 décembre 2005 iconBulletin hebdomadaire n° 853 lundi 22 octobre 2 001

Bulletin hebdomadaire n° 1065 du lundi 19 décembre 2005 iconLa messe de Noël aura lieu à Albi le lundi 26 décembre 2005 à 15...
«Le thème de cette journée baptisée «les Grandes Faucheuses» sera centré sur l'art de soigner face aux guerres et aux épidémies en...

Bulletin hebdomadaire n° 1065 du lundi 19 décembre 2005 iconDevoirs pour lundi 11 décembre

Bulletin hebdomadaire n° 1065 du lundi 19 décembre 2005 iconNote de service n°2005-083 du 16-5-2005, boen n°21 du 26 mai 2005

Bulletin hebdomadaire n° 1065 du lundi 19 décembre 2005 iconBulletin de souscription. Haikus stiques de decembre
«Neige», boîtier fait main par Véronique van mol, cartonné et toilé, éd de luxe, 150 e ( après publication 250 E)

Bulletin hebdomadaire n° 1065 du lundi 19 décembre 2005 iconLe programme complet du colloque sera disponible sur le site à partir...
«Français fondamental, corpus oraux. 50 ans de travaux et d’enjeux» (Lyon, 8-10 décembre 2005)

Bulletin hebdomadaire n° 1065 du lundi 19 décembre 2005 iconLittérature latine médiévale (XIe-xiiie siècles). Champs de recherche
«Sur trois vers de l’Anticlaudianus d’Alain de Lille concernant Quintilien», colloque international de Gand, 30 novembre-03 décembre...

Bulletin hebdomadaire n° 1065 du lundi 19 décembre 2005 iconBulletin de la foire internationale du livre de Tunis 23ème session...
«Ya Saghiri», ou encore, une chanson de son cru, que le public aura particulièrement applaudie: «Techhed Alayal Matar, Wlaâsafer...

Bulletin hebdomadaire n° 1065 du lundi 19 décembre 2005 iconBulletin d'information
«Fidèles» étaient heureusement toujours présents. Vous trouverez les comptes-rendus à l’intérieur de ce bulletin

Bulletin hebdomadaire n° 1065 du lundi 19 décembre 2005 iconProposition emploi du temps hebdomadaire- ce2 periode 1- semaine...





Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
l.20-bal.com