Académie d’Orléans-Tours Délégation académique à l’éducation artistique et à l’action culturelle Regroupement académique Cinéma





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date de publication17.01.2018
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Académie d’Orléans-Tours


Délégation académique à l’éducation artistique et à l’action culturelle

Regroupement académique Cinéma

Les classes à Projet Artistique et Culturel – Cinéma



Les particularités de la classe à PAC – Cinéma



La classe à PAC-Cinéma souligne, comme pour les autres disciplines artistiques, la nécessité du passage à un acte de création durant le temps scolaire. Elle engage donc, dans cette optique, un ou plusieurs enseignants volontaires à élaborer un projet mené avec le concours d’un professionnel du Septième Art. La réussite de la classe à PAC-Cinéma possède pourtant la particularité, en s’inscrivant dans le cadre du plan « Cinéma à l’Ecole », de pouvoir s’appuyer sur l’utilisation de plusieurs outils spécifiques, tels que :
- le nouveau matériel de production numérique (formats DV et mini DV)

  • la série de films et de documents pédagogiques édités en DVD par le CNDP (Collection Eden-Cinéma)

  • les dispositifs existants permettant de voir les films en salle (Ecole et cinéma, Collège au cinéma, Lycéens au cinéma)

  • les ouvrages de la collection Les Petits Cahiers, coproduite par le CNDP


L’absence éventuelle d’équipement dans les établissements scolaires ne doit en aucun cas être un frein à l’établissement de projets reposant sur l’utilisation de ces outils : une aide logistique peut être proposée par l’organisme professionnel qui est le référent culturel du regroupement académique cinéma (l’Atelier de Production Centre - Val de Loire) et qui sera chargé, par ailleurs, de mettre en contact la classe à PAC avec l’intervenant capable de mettre en œuvre le projet avec les enseignants. En outre, le CRDP ou les CDDP pourront aussi être sollicités et favoriseront l’accès aux divers outils.


Une invitation à l’imagination
Il ne saurait être question, dans ce contexte, d’offrir aux enseignants des écoles, des classes de 6ème et des lycées professionnels des projets artistiques et culturels « clés en mains ». Les propositions qui suivent se veulent surtout des pistes, voire des sources d’inspiration, permettant de construire des projets originaux. Nous avons cherché ici à présenter des exemples, le plus souvent adaptables aux différents types de classes concernées, qui se veulent représentatifs de l’esprit d’un plan qui a refusé de « cibler » ses outils pédagogiques pour une tranche d’âge définie afin de permettre aux enseignants de « penser des modes d’utilisation variés et évolutifs selon l’âge et la maturité des élèves ».
Ces exemples, d’ambitions artistiques et financières très diverses, se veulent une alternative imaginative et réaliste à la solution unique qui paraît d’abord s’imposer aux classes à PAC-Cinéma avec un caractère d’évidence : l’écriture, le tournage, le montage et la diffusion d’un court-métrage de fiction, réalisé par les élèves sous la supervision d’un cinéaste professionnel. L’expérience montre que, si ce cas de figure n’est en aucun cas à exclure, le «passage à l’acte » que rend nécessaire tout projet artistique et culturel peut revêtir bien d’autres aspects, tout aussi intéressants et formateurs. L’objectif d’une classe à PAC-Cinéma nous oriente donc plutôt vers la réalisation d’exercices et d’essais qui n’impliquent pas nécessairement le tournage d’un film abouti qui pourrait être montré dans des festivals de cinéma, fussent-ils scolaires. Les avant-projets ici présentés sont entièrement réalisables par un groupe d’élèves (sous la direction des enseignants et des intervenants professionnels) dans le cadre d’un budget limité ; ils permettent de cibler avec davantage de précision les objectifs pédagogiques que l’enseignant assigne au projet du groupe-classe. Ils devraient permettre, en particulier, d’atteindre un équilibre entre le nécessaire travail individuel de l’élève et la participation à l’entreprise collective.

Cinéma et contenus disciplinaires : l’Art de la transversalité
S’il nous a semblé logique d’insister d’abord sur les projets artistiques, qui constituent la raison d’être des classes à PAC, les liens qui existent entre ces projets et les différents programmes d’enseignement n’ont pas été pour autant négligés. La mise en relation étroite des projets artistiques et culturels avec les divers contenus disciplinaires apparaît comme une nécessité puisque toute classe à PAC « s’intègre dans les programmes et les horaires habituels de la classe ». Il apparaît ainsi indispensable que plusieurs disciplines soient convoquées à l’appui de chaque projet.
A cet égard, il convient de remarquer que tout « passage à l’acte » en matière cinématographique présuppose l’interaction (au moins implicite) de plusieurs disciplines que l’on peut à bon droit qualifier de « transversales ». Le Français, l’Instruction Civique, l’Education Physique et Sportive et les Arts Plastiques se trouvent ainsi logiquement mis en jeu à travers la quasi totalité des avant-projets évoqués ici, de l’école primaire au lycée. En Français, l’analyse de l’image, la pratique de l’argumentation et de l’interprétation, l’initiation aux grands courants artistiques français et européens, la constitution d’une culture patrimoniale sont des éléments constitutifs de tous les programmes. Il en va de même, en Instruction Civique, pour l’éducation à la responsabilité par la réalisation d’une entreprise collective, la réflexion sur la réciprocité des droits et des devoirs, la connaissance et l’utilisation des nouvelles technologies de communication, l’écoute de l’autre, l’exercice de l’esprit critique, la découverte de valeurs universelles. En Education Physique et Sportive, la mise en scène et l’expression du corps, le travail sur l’espace, le respect de la règle, l’esprit d’équipe ou la maîtrise de soi font eux aussi partie des directives officielles. Enfin, les programmes d’Arts Plastiques incitent les élèves à la production d’œuvres graphiques (qui pourraient être des story-boards, des plans de tournage, des costumes ou des éléments de décor), à l’acquisition de repères culturels (sur la couleur, la lumière, la composition, le contexte historique) et à l’exploitation de techniques et d’outils contemporains tels que l’appareil photographique ou la caméra vidéo.
On pourrait tout aussi bien mettre en avant l’Histoire ou les Sciences Physiques, car il ne s’agit nullement de conclure ici à l’existence de disciplines privilégiées qui seraient exclusivement concernées par les classes à PAC – Cinéma. Au contraire, la spécificité de chaque projet doit permettre à chaque enseignant qui souhaite s’impliquer dans une telle classe d’y trouver sa place, quelle que soit sa discipline d’origine. En témoignent les avant-projets qui suivent, qui peuvent concerner tout autant les disciplines scientifiques, professionnelles ou technologiques que littéraires.

Quelques avant-projets significatifs


  • L’interview en question. Préparation, tournage et montage de l’interview d’une personnalité locale (acteur de la vie politique, économique, sociale, culturelle…) sont les objectifs de cette classe à PAC-Cinéma. Il est souhaitable que les élèves puissent être répartis selon les différents postes à pourvoir (documentalistes, interviewers, cadreurs, preneurs de son plateau, ingénieurs du son régie, monteurs, concepteurs d’un « making of »…), qui leur auront été présentés au préalable. Ce projet s’intègre facilement dans tous les programmes d’instruction civique, de l’école élémentaire au lycée, en fonction de la personnalité que la classe souhaite interroger. En lycée professionnel, l’interviewé pourrait appartenir à l’un des corps de métier correspondant à la spécialisation des élèves. Dans tous les types d’ établissements, les professeurs de Langues Vivantes pourraient être impliqués à partir de la sollicitation de personnalités d’origine étrangère.




  • Retournages et détournements. La classe se fixe comme objectif la découverte de la manière d’un cinéaste par la réalisation d’exercices pratiques. 2 pistes différentes sont ici proposées  (il est possible de suggérer, en tant qu’objets d’étude, les auteurs présentés dans le cadre de la collection de DVD Eden cinéma -comme Kiarostami, Truffaut ou Lang- ou des cinéastes dont l’œuvre est connue par ailleurs, notamment grâce à la programmation des dispositifs préexistants proposant la découverte des films en salle : Hitchcock, Renoir, Ford…).



A/ « A la manière de », parodies ou pastiches. Après la phase de description et d’analyse d’extraits de films d’un réalisateur dont on veut étudier les choix artistiques, la réalisation d’un court-métrage « à la manière de » est prévue (ainsi sera filmée, en une seule séquence, la quête d’un objet comme celle du briquet par le tueur de L’Inconnu du Nord-Express)… Autres possibilités : écriture et tournage d’une parodie (par exemple, une action anodine filmée comme la scène de la douche de Psychose), voire d’un pastiche (un personnage est pris de vertige en montant un escalier, comme dans Sueurs froides, mais cette indisposition le rend ridicule…).
B/ Retournages de plans existants. La classe est séparée en deux ou trois groupes. A chacun est confiée la réalisation d’une séquence brève dont seuls le synopsis et le dialogue sont fournis. Les élèves doivent imaginer un découpage et une mise en scène de cette séquence. Après tournage, leurs choix seront comparés (par les élèves des autres groupes) à ceux du cinéaste qui a conçu la séquence originelle. Dans une dernière phase, chaque groupe pourra essayer de retourner la séquence en s’approchant le plus possible de la mise en scène de référence.


  • Clip littéraire. Un poème, choisi par l’enseignant ou par la classe, est proposé aux élèves qui doivent concevoir un objet cinématographique court qui sera un hommage, une illustration ou un détournement du texte. Il paraît particulièrement intéressant de choisir des textes qui ne sauraient donner lieu à une interprétation univoque. Remarquons que tous les supports peuvent se prêter à cet exercice (prises de vues « réelles », animation, montages photographiques) qui correspond aux programmes de Français de toutes les sections, qui incitent à dire (cycle 3 de l’école élémentaire) ou à interpréter (lycée professionnel) les textes. Plus généralement, ce type de projet rejoint bien évidemment les questions posées, en cours de Français, par l’adaptation des œuvres littéraires narratives qui, si elle demeure un exercice possible, ne saurait en aucun cas constituer une voie de facilité.




  • Clip scientifique. Sur la base du projet précédent, une classe peut choisir la mise en image, plus ou moins révérencieuse, d’une loi physique, d’un axiome ou d’une opération mathématique. Une classe de CM 2 pourrait, par exemple, travailler sur le thème de la division et mener son projet en liant une approche sémantique et une approche mathématique du terme. Une classe de lycée professionnel pourrait mener une approche scientifique et historique des lois de Newton…



  • Images et sons perdus. La classe travaille à partir du rapport image/son en analysant d’abord des extraits cinématographiques connus évoquant divers types de mises en rapport. La classe devra finalement proposer plusieurs mises en images correspondant à une même bande-son préexistante (que les élèves écoutent sans savoir quelles images lui ont été initialement associées) ou plusieurs bandes-son illustrant une séquence déjà tournée par un maître du cinéma (qui sera bien sûr proposée muette à leur réflexion). L’ensemble des travaux effectués dans ce cadre donnera lieu à une projection commentée par les élèves, au sein de l’établissement. Les disciplines concernées pourront être le Français (problématique de l’illustration, travail sur les niveaux de langue), la Musique, l’Histoire-Géographie (analyse d’un milieu socio-économique donné) et les Langues Vivantes.




  • En avant la musique. La classe propose plusieurs ateliers d’écriture de scénarios à partir d’extraits musicaux empruntés à des bandes originales préexistantes. Que se passe-t-il lorsque l’ordre de ces séquences musicales est inversé ? Le produit fini pourrait être la réalisation d’un film court à partir de trois séquences musicales, en ménageant la possibilité d’une fin alternative. Un tel travail est évidemment possible à partir d’extraits composés (ou interprétés) par les élèves. A cet égard, l’étroite collaboration des disciplines que sont le Français et la Musique paraît requise dans toutes les sections, à tous les niveaux.




  • Autoportraits en un plan. Chaque élève de la classe est chargé de concevoir un plan unique de 10 secondes maximum qui le mettra en scène à la façon de son choix et s’insérera dans la mosaïque que constituera le film de classe. Chacun doit en outre réfléchir sur la notion de montage en proposant (en collaboration avec les élèves concernés) une transition avec le film précédent et avec le suivant (un ordre de passage aura été tiré au sort). Il appartient à chaque classe de proposer ou non d’autres contraintes. La phase de tournage devra permettre à chacun des élèves de faire l’expérience des principaux postes professionnels.




  • Documents iconographiques et papiers découpés. Une initiation au cinéma d’animation (papiers découpés) est menée conjointement à l’étude de documents iconographiques correspondant au programme d’histoire ou de géographie. Il s’agit de proposer un regard neuf sur des thèmes connus grâce à l’animation. Ainsi, pour prendre l’exemple d’un événement historique, les personnages des frises du Parthénon ou de la Tapisserie de Bayeux pourraient « prendre vie » dans un film, entièrement réalisé par les élèves, sur la démocratie athénienne ou la bataille d’Hastings (les programmes d’Histoire de toutes les sections se prêtent à ce type d’approche)… En Géographie, les possibilités sont tout aussi nombreuses (approches d’un thème, d’un pays ou d’une région, travail sur la cartographie en fonction des documents que l’enseignant souhaite utiliser). Référence artistique : travaux de Terry Gilliam (séquences animées des Monty Python) ou de Jorge Furtado (L’ Ile aux fleurs).




  • Des films qui s’affichent. Il s’agit de découvrir l’œuvre d’un réalisateur contemporain de courts métrages, en proposant une initiation au cinéma à partir d’un de ses films qui servira d’exemple à une introduction à l’analyse filmique. Les différents métiers du cinéma pourront être évoqués avec des professionnels ayant participé au tournage et à l’aide de divers documents (scénario, rushes…). L’émergence de la notion de point de vue devrait permettre à la classe d’élaborer, outre des textes critiques, plusieurs projets d’affiches pour le film, qui seront soumis au réalisateur. Une liste de films possibles peut être demandée à notre partenaire professionnel qui possède les droits de nombreuses œuvres déjà présentées dans le cadre de dispositifs préexistants.




  • Art, critique et Internet. Les classes d’école élémentaire et de 6e peuvent, à partir des DVD de la collection Eden (ou de tout autre film vu en salle dans le cadre d’un dispositif auquel la classe est inscrite), proposer des dossiers critiques visuels et sonores qui constitueront en plusieurs pages Web proposées en ligne sur la toile. Il s’agit de substituer à la critique traditionnelle une approche délibérément artistique, chaque élève proposant son regard sur le film sous forme de dessin numérisé ou de montage sonore.




  • Repérages. La classe se voit proposer (par notre partenaire professionnel) le scénario d’un court métrage qui se déroule intégralement dans un milieu géographique clairement défini. Les élèves doivent, en compagnie d’un professionnel du repérage, effectuer le travail de recherche des différents lieux et décors. Il s’agit de constituer un dossier composé de plans, de schémas et de photographies, qui permettrait un éventuel tournage. Ce travail de repérage et de spatialisation est en accord avec les programmes de géographie, de sciences expérimentales et d’instruction civique de toutes les sections puisque l’utilisation des instruments d’observation et de mesure y est mise au service de l’analyse de la vie en société (le programme de 6e de S.V.T. préconisant même l’étude des relations possibles des être vivants et de leur milieu). Il faut noter que, dans l’idéal, ces travaux pourraient être complétés par ceux d’une autre classe à PAC (du même établissement ou de la même ville) qui serait, quant à elle, chargée de tourner le film pour lequel les repérages auraient été faits (et les autorisations obtenues).




  • L’Atelier de programmation. L’intervenant professionnel sollicité pourrait être un exploitant. Il s’agit d’élaborer puis de mettre en place un programme de courts-métrages qui sera présenté au public dans une salle traditionnelle. La responsabilité des élèves inclut un travail de sélection, puis d’harmonisation (en vue de constitution d’un programme cohérent, thématique ou autre). S’y ajoute une réflexion de nature technique et économique sur l’industrie cinématographique (prise en compte du coût et de la disponibilité des copies, du prix de revient de la séance, de la publicité) et sur la présentation de cette séance (plaquette, affiche, discours inaugural au public…). Si les classes de lycée professionnel intéressées par la vente, la comptabilité, l’économie-droit ou la communication sont a priori concernées, le travail peut-être envisagé de façon profitable dès la classe de 6e, en mettant en avant l’importance des calculs numériques (mathématiques) ou la découverte des règles d’une communauté (instruction civique).




  • Décors et costumes. A partir d’une page tirée d’un roman qui n’est pas ancré dans la période contemporaine, les élèves doivent concevoir les décors et costumes d’une éventuelle adaptation cinématographique. Ce projet peut être réalisé à tous les niveaux, en fonction de la période historique choisie. Les disciplines concernées, outre le Français et l’Histoire, peuvent être les Arts Plastiques et même les Sciences Expérimentales (travail sur les anachronismes).




  • Dans l’optique du cinéma. La classe se fixe comme objectif la préparation d’une exposition interactive, qui aurait lieu au sein de l’établissement, consacrée aux origines du cinéma. Il s’agit de construire un certain nombre d’objets (praxinoscopes, flip books…) que les spectateurs pourront faire fonctionner. D’autres élèves seront chargés de l’élaboration de panneaux ou de petits films éducatifs sur des thèmes connexes (sur la persistance rétinienne ou la notion de foyer, par exemple…). D’autres, enfin, pourront être les guides de l’exposition ou les concepteurs d’un catalogue. Toutes les matières scientifiques (Mathématiques, Sciences Expérimentales, Sciences de la Vie et de la Terre) sont évidemment convoquées avec ce projet qui inclut aussi de toute évidence une dimension historique (réflexion sur les révolutions techniques du XIXe siècle).




  • Le cinéma vend le cinéma. Une réflexion sur le « teaser » ou la bande-annonce doit mener à un recensement des caractéristiques principales du genre (avec ses impératifs commerciaux ou esthétiques) et à une réflexion sur son évolution. L’objectif final pourrait être la réalisation de la bande annonce (destinée à un public actuel) d’un des films de la collection Eden. L’exercice constituerait évidemment une initiation au montage. Plusieurs variations sont permises sur ce principe, l’une consistant à faire réaliser par la classe plusieurs bandes annonces différentes, en fonction du public visé. Une autre consisterait à effectuer le travail à partir d’un court-métrage sélectionné par les élèves sur une liste proposée par le partenaire professionnel. Une dernière possibilité, enfin, consisterait à tourner la bande-annonce d’un film imaginaire.




  • Retour sur les lieux du crime. Il s’agit de réaliser une enquête documentaire sur les lieux où s’est déroulé un tournage quelques années auparavant. Le paysage, la mémoire des autochtones, la culture locale gardent-t-ils une trace de ce tournage ? Que nous apprend la comparaison entre les images du film originel et celles du documentaire ? La classe est incitée à un travail sur la mémoire et à une réflexion sur la question de la représentation au cinéma. Ce projet peut être mené à tous les niveaux. A l’école élémentaire, ce travail aidera à la distinction de périodes historiques différentes. Au collège, il s’agira de travailler sur l’articulation et la signification des principaux repères de l’histoire des hommes. En lycée professionnel , les classes qui travaillent sur le XXe siècle pourront aussi réfléchir en cours d’Histoire-Géographie à la notion de patrimoine. L’œuvre d’Abbas Kiarostami (présentée dans le DVD Eden Où est la maison de mon ami ? et abordée à travers le film Et la vie continue, proposé dans le cadre de lycéens au cinéma ) pourra aider à la présentation et au développement de ces thèmes.




  • Filmer le sport. La classe mène une réflexion qui part de l’analyse de plusieurs types de filmage de performances sportives (par exemple : la course à pied vue à travers la chronophotographie, Les Dieux du stade de Leni Riefenstahl, Les Chariots de feu ou la retransmission télévisée en direct d’une épreuve des jeux olympiques). Les élèves doivent concevoir dans un second temps le filmage d’une épreuve sportive à laquelle participent une ou plusieurs équipes de l’établissement. Plusieurs œuvres de nature différentes pourraient être produites : film institutionnel à la gloire de l’établissement, reportage sportif, portrait d’athlète, fiction, documentaire scientifique.




  • Doublures et doublages. Une réflexion sur l’opposition entre Version Française et Version Originale Sous-Titrée peut être menée sous la forme d’un atelier de postsynchronisation. Les DVD, grâce à leur interactivité, constituent l’outil idéal pour pouvoir, dans un premier temps, aborder les questions essentielles (problèmes de traduction, de synchronisation, d’intonation, de lecture, différences des textes VF/VOST). En collège et en lycée, le travail peut évidemment être mené à l’initiative des professeurs de Langues Vivantes et de Français à partir des dialogues originaux. A partir du thème ou de la version - selon les films choisis - , la classe proposera sa traduction et son propre doublage qui pourra être comparé à celui qui existe éventuellement. En ce sens, les élèves pourraient mettre au point une version française d’une séquence de Moonfleet (différente de celle proposée par le DVD) ou créer la version française d’une séquence de Où est la maison de mon ami ? (qui n’en possède pas ; cf. le documentaire Abbas Kiarostami commente son film, présent sur le DVD Eden) et même la version anglaise d’un passage des Quatre cents Coups.



Thierry Méranger, Académie d’Orléans-Tours

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