Deuxième partie : Le Bouddhisme dans la société française : approche historico sociologique (à partir des années 1970)





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Deuxième partie : Le Bouddhisme dans la société française : approche historico sociologique (à partir des années 1970)
Le phénomène de « contre-culture » en Occident (manifestation contre la guerre du Vietnam aux Etats-Unis, Mai 68 en France), dans les années soixante, favorise la recherche d’un nouveau système de significations, y compris, d’une nouvelle croyance, pour les jeunes de cette génération.
Ils se retournent vers l’Orient pour trouver de nouvelles valeurs spirituelles d’expérience intérieure et de réalisation de soi (opposée à la réussite sociale de la culture dominante), des liens avec le cosmos (opposé à l’exploitation de la nature), un lien, ou une communion avec un gourou (l’opposé à l’organisation bureaucratique).1
Un autre phénomène politique facilite la rencontre entre ces deux mondes, l’exil du Dalaï Lama et d’autres lamas du courant Vajrayâna, en 1959, à Dharamsala, en Inde. La route des Himalaya devient le pèlerinage obligé de la jeunesse « contre-culture » occidentale, en quête d’« authentiques maîtres spirituels ».2
Pour la France, dans la même perspective, Arnaud Desjardins, journaliste et réalisateur de télévision, se rend en 1964, après du Dalaï Lama en Inde pour filmer des cérémonies initiatiques secrètes dans le but de les faire découvrir aux occidentaux. Ce documentaire, intitulé « Messages des Tibétains », a été diffusé pour la première fois en juin 1966 et rediffusé en octobre de la même année. Cette diffusion audiovisuelle a eu non seulement un important écho dans le paysage médiatique en faveur du Bouddhisme, mais également a donné une motivation pour les futurs disciples français, comme Lamas Denys, directeur de l’Institut Karma-Ling en Savoie à Arvillard, ou Matthieu Ricard, aujourd’hui moine et interprète du Dalaï Lama.
En même temps, cette décennie marque le début de l’arrivée en France de divers courants bouddhistes, avec l’immigration de maîtres en France, pour des raisons différentes.


  1. L’implantation du Bouddhisme en France


Depuis la fin des années 60, les trois grands courants traditionnels du Bouddhisme se sont bien implantés en France : Theravâda ou « voie du Petit Véhicule », répandu principalement en Asie du Sud (Sri Lanka) et en Asie du Sud-Est (Birmanie, Cambodge, Laos et Thaïlande), le Mahâyâna, ou « voie du Grand Véhicule », en Asie de l’Est (Japon) et le Vajrayāna, ou « voie du Diamant » en Tibet.
Nous les aborderons en quatre parties, étudiées ci-après. Les deux premières sont de l’école mahâyâna, la troisième est celle du vajrayâna, composant de divers lignées, et la quatrième celle du Theravâda.

    1. Zazen de Taisen Deshimaru et les écoles japonaises


Le Zen est la plus populaire parmi les écoles bouddhistes japonaises implantées en Occident. Taisen Deshimaru , a joué le rôle le plus illustre dans l’expansion du Zen en France. Grâce à la connaissance d’un adepte français au Japon, il est arrivé à Grenoble en 1967. Il s’est installé ensuite à Paris dans un magasin d’alimentation macrobiotique où il pratique zazen3 dans l’arrière-boutique. Il attire ainsi à lui progressivement des disciples qu'il initie ainsi au Zen.
Plus tard, il s’est installé dans la banlieue parisienne au centre de Gretz, et a fondé une première association intitulée Association Zen d’Europe, qui se transforme en l’association Zen Internationale (AZI) en 1979. Grâce à sa personnalité et à sa manière simple et efficace d’enseigner, il a conquis un grand nombre des disciples, ce qui l’a contraint à trouver un endroit plus adapté pour les recevoir. Il est revenu, à Paris, en 1972, rue Pernety, pour fonder le premier dôjô4 en France.
En 1979, Taisen Deshimaru, a fondé La Gendronnière, le plus grand temple Sôtô zen du monde, dans un domaine de 75 hectares, en Touraine. Néanmoins, la vie s'y déroule sur un mode fort différent de celui des monastères zen traditionnels du Japon, centrés eux sur la vie monastique et l’étude des oeuvres de maître Dôgen, notamment son Shôbôgenzô, "Le trésor de l'oeil de la vraie loi", véritable somme philosophique. Les disciples de Deshimaru, suivant en cela son exemple, privilégient eux-mêmes davantage la vie laïque et n'insistent guère sur la lecture des textes, mettant l'accent sur une pratique réduite à l'essentiel ("le Zen, c'est zazen"). Actuellement, ce lieu peut accueillir jusqu’à 400 participants et organise toute l’année des activités liées à l’enseignement et de la pratique Zazen, celles-ci sont assurées principalement par les disciples proches de Taisen Deshimaru.
Avec l'AZI, Taisen Deshimaru, a constitué un réseau comportant aujourd'hui une trentaine de dôjôs (lieux voués à la pratique du "zazen") et plus de 70 groupes de méditation, présents sur la quasi totalité du territoire français. Lors de sa disparition, en 1982, des dissensions entre ses disciples ont cependant abouti à une dispersion entre plusieurs associations ou groupes indépendants (notamment l'AVZD - Association du Vrai Zen de maître Deshimaru - sous la direction de Stéphane Thibaut, à laquelle sont affiliés plusieurs centres).
Les autres écoles zen japonaises
En France, il existe également d’autres lignées du Zen qui ne relèvent pas du réseau AZI du Taisen Deshimaru. Par exemples, Zen sôtô et Zen Rinzaï
Pour le Zen sôtô, maître Ryôtan Tokuda est le représentant officiel de cette école pour l'Europe. Il est le fondateur de l'association Maha Muni à Paris. Il vient récemment d'ouvrir un monastère, Eitaiji, dans les Alpes-maritimes. De nombreux maîtres Zen sôtô continuent de fonder aujourd’hui des centres d’enseignement, "La Demeure sans Limites", en Ardèche, du Joshin Bachoux Sensei et le centre Shokosan Denshinji, à Blois, du Taisen Deshimaru. Les deux insistent sur une voie plus traditionnelle, de type monastique.
Taïkan Jyoji est le seul représentant de l'école Zen Rinzaï en France. Celle-ci a été, popularisée en Occident par les ouvrages de D. T. Suzuki ("Essais sur le bouddhisme zen"). Elle repose sur la méditation assise (zazen) mais aussi sur la pratique progressive des "kôans" (questions-réponses énigmatiques) qui doivent mener le pratiquant à l'Eveil (satori). Dans son centre de "La Falaise verte" (en Ardèche) - qui compte aujourd'hui plusieurs centres affiliés, à Paris et en province - Taïkan Jyoji enseigne le zazen et la pratique du Kyudo, un art martial japonais fortement influencé par le Zen.
En France, nous trouvons également d’autres écoles Zen, non-japonaises venues de l’Asie de l’Est. Par exemple, deux associations transmettent l'enseignement centré sur la méditation assise sous ses formes chinoise (Ch'an) et coréenne (Sôn), en région parisienne et en Belgique. Il s'agit de l'International Buddhist Progress Society (à Vitry-sur-Seine), qui se rattache à l'école chinoise du Ch'an Lin-Chi (Zen rinzaï, en japonais), et de Zen Kwan Um (à Paris et Bruxelles), apparenté à l'école Chogye du bouddhisme coréen.



    1. Le bouddhisme engagé de Thich Nhât Hanh et d’autres écoles mahâyâna vietnamiennes


Aujourd'hui, le bouddhisme vietnamien est la forme de bouddhisme la plus répandue en France, mais aussi la plus méconnue des Français. Plus de 350.000 personnes originaires du Viêtnam vivent en effet sur le territoire et représentent ainsi plus de 60% des bouddhistes de France. Nous verrons plus loin que le nombre des reportages JT concernant cette forme du Bouddhisme par rapport aux autres nous confirment ce constat.
Le bouddhisme vietnamien se présente essentiellement sous deux formes : la forme traditionnelle, liée à la population émigrée de l'ancienne Indochine, et une forme « moderne » représentée par le maître contemporain Thich Nhat Hanh.

Thich Nhât Hanh 
Dans le but de la réconciliation entre le Nord et le Sud du Vietnam, Thich Nhât Hanh, Maître du Bouddhisme zen vietnamien, a fondé, en 1963, l’Ordre de l’Inter-être, destiné aux moines et aux laïques bouddhistes conscients de la nécessité d’un engagement social. Il a dirigé également un mouvement de résistance non-violente. En 1964, il a crée « l’Ecole de la jeunesse pour le service social », une institution qui formera des milliers de volontaires pour porter secours aux victimes et reconstruire les villages bombardés. Il a également fondé l’université bouddhique Van Hanh et une maison d’édition et publié des romans, de la poésie et des pamphlets pacifistes, qui ont été censurés.
En 1966, contraint à l’exil en raison de ses activités, il a obtenu le droit d’asile en France et a enseigné à la Sorbonne. Il a présidé la délégation bouddhiste lors des négociations devant aboutir aux accords de Paris en 1973.
Il s’est établi alors en France où il a fondé dans les années 70 la communauté des Patates Douces dans la petite commune de Fontvannes, à 150 km au sud-est de Paris. En 1982, il a fondé une autre communauté, Le Village des Pruniers, dans le Sud-ouest de la France, pour répondre à la demande croissante des Vietnamiens exilés et des occidentaux qui souhaitaient participer à ses retraites.
Même si Thich Nhât Hanh appartient à l’école zen vietnamienne, son enseignement se veut sans particularisme, ouvert aux bouddhistes comme aux non-bouddhistes. Il n’utilise pas le système des kôan5, lui préférant une forme de méditation attentive dit de "la pleine conscience". Celle-ci peut se pratiquer dans l’assise ou dans une forme de marche lente aussi bien qu’au sein de toutes les activités.
Chaque année le village des Pruniers accueille, à l’occasion des différentes retraites, plus d’un millier de retraitants venus du monde entier. A cause de son expansion, rapide ces dernières années, la communauté est à présent disséminée sur trois départements dans plusieurs hameaux : les Hameaux du Haut, du Milieu, de l’Ouest et du Bas se trouvent au sud-est de Ste Foy-La-Grande (Dordogne). Le Nouveau Hameau est situé à l’ouest de la petite ville de Duras (Gironde).
Le calendrier des retraites proposées par le Village des Pruniers est varié et choisi selon les différents publics ou « à la carte ». La retraite de l’hiver est l’équivalent de la traditionnelle retraite de trois mois, au rythme continu et soutenu, qui a lieu dans les monastères bouddhistes de toutes traditions, lors de la saison des pluies. Elle est réservée traditionnellement aux moines et moniales ordonnés et formés par Thich Nhât Hanh, mais aujourd’hui est ouverte également aux religieux et religieuses d’autres traditions et aux pratiquants laïques, qui doivent néanmoins rester une semaine au minimum. Les enseignements sont tournés vers une formation à la fois pratique et érudite. L’attention porte plus sur les textes offerts par le Buddha et à l’origine authentique de ces sûtras6.
D’autres retraites varient selon la nationalité des participants, francophones, italiens ou selon les thèmes proposés, par exemple, la retraite concernant l’éthique ou la santé. Un autre type de retraite qui a un succès auprès des publics familiaux est celle de l’été, il y a des programmes pour les enfants de différentes tranches d’âge (6 à 12 et 13 à 19 ans). Les thèmes abordés sont la joie, l’amour, la responsabilité. Les enseignements sont en trois langues, vietnamien, français et anglais. Nous verrons plus loin que la pratique pendant cette période devient une représentation type de cette communauté dans les journaux télévisés français.7
Actuellement, Thich Nhât Hanh partage son temps entre la France, les États-Unis et de nombreux pays où il donne régulièrement des séminaires.
D’autres formes traditionnelles
La forme traditionnelle est présente à travers une trentaine de pagodes, dont la plus ancienne est la « pagode de Fréjus », plus ancien monument bouddhique de France, construite en 1917 en l'honneur des « soldats annamites morts pour la France ».

Ces pagodes sont généralement regroupées au sein de fédérations, nationales - l'Eglise Bouddhique Unifiée du Viêt-Nam (EBUV), notamment - ou internationales - Linh Son International (qui compte une cinquantaine de pagodes dans le monde entier). Elles sont très représentatives du syncrétisme particulier au Viêt-Nam qui, au cours de son histoire mouvementée, a subi les influences conjuguées de l'Asie du Sud-Est, qui suit aujourd'hui majoritairement le Theravâda, et de la Chine, confucéenne, taoïste mais aussi bouddhiste du Mahâyâna.


    1. Le Bouddhisme tibétain


Selon Fédéric Lenoir8, sociologue et rédacteur en chef du « Monde des religions » après l’exil du Dalaï Lama et d’autres lamas en 1959, en Inde, deux logiques s’imposent dans le mouvement de diffusion du Bouddhisme du courant vajrayāna en Occident. En premier, il s’agit de l’invitation des lamas par des occidentaux qui se sont rendus en Inde, vers la fin des années 60, et qui créeront plus tard des centres pour répondre à la demande des disciples. L’autre mouvement est lié à l’arrivée des jeunes lamas tibétains, mandatés par les chefs de lignées pour étudier l’anglais et la culture occidentale, principalement en Grande Bretagne et aux Etats-Unis. Ils fonderont des centres plus tard, suite à la demande des occidentaux.
Pour la France, nous trouvons toutes les écoles différentes du Bouddhisme tibétain9, dont l’implantation s’est faite dans des temps très rapprochés, particulièrement dans les années 70 et 80, et parfois très proches géographiquement.


  • L’école Kagyüpa10


L’école Kagyüpa est la première école du Bouddhisme tibétain implantée en France. Il existe trois grandes lignées de cette école, Karma-kagyü, Drukpa-kagyü, Shangpa Kagyü.
Le premier centre européen de pratique du bouddhisme tibétain est fondé par Kalou Rinpoché, le chef spirituel de la lignée Shangpa Kagyü, qui avait répondu à l'invitation de disciples occidentaux en 1971. Fondé en 1974, ce centre se situe au château de Plaige, à La Boulaye (Saône-et-Loire), en Bourgogne et a été nommé Dashang Kagyü Ling (appelé aussi le « Temple des mille Bouddhas »).
Le temple a été inauguré en 1987. Un an plus tard, des disciples ont commencé la première grande retraite de « trois ans, trois mois, trois jours » et ont reçu de Kalou Rinpoché à la fin de la retraite le titre de « lama ».
Il est intéressant de noter que ce temple devient un lieu « symbolique » représentatif de la communauté bouddhique en France dans les JT. Nous verrons plus loin qu’il reviendra régulièrement dans notre corpus : de la construction, l’inauguration, les activités spirituelles et culturelles actuelles etc.
La personnalité exceptionnelle de Kalou Rinpoché, décédé en 1989, allait profondément influencer la diffusion du bouddhisme tibétain, la lignée Kagyü étant encore aujourd'hui la plus fortement implantée en France.
Sous son impulsion et son autorité, plusieurs autres centres ont vu le jour, qui se rattachent aux deux lignées Shangpa-kagyü et Karma-kagyü :

  • en 1975 le centre Kagyü Rintchen Tcheu Ling, à Montpellier

  • en 1980 l'Institut Karma-Ling, près de Chambéry, seul centre d'obédience tibétaine à être dirigé actuellement par un lama français, Lama Denys Teundroup (plusieurs « centres affiliés » et les Dharma Ling, en dépendent, situés essentiellement à Paris, à Genève et dans le sud-est de la France)

  • en 1982, Vajradhara-Ling, en Normandie, et, en 1989, Kagyü-Dzong, à Paris (dans l'enceinte de la « Grande Pagode du Bois de Vincennes »).


Une autre personnalité, jouant un rôle non négligeable dans l’expansion de l’école Kagyüpa en France, est le XVIe Karmapa, chef spirituel de la lignée Karma-Kagyü. En 1975, sur ses instructions, le centre de Montchardon, Karma Migyur Ling, est fondé près de Grenoble et placé sous l’autorité de Teundzang. Puis, en 1977, profitant du don d'un vaste terrain en Dordogne, le XVIe Karmapa chargera Lama Guendune Rinpoché de fonder, à Saint-Léon-sur-Vézère, le centre de Dhagpo Kagyü Ling. Se développant rapidement, ce centre a établi un vaste réseau de « centres affiliés » (les petits centres urbains ou « KTT » ou « Karma Teksoum Tcheuling ») qui lui assurent une implantation dans une majorité de départements français. De ce centre dépend aussi le plus grand monastère bouddhiste tibétain actuel en Europe, Kündreul Ling, en Auvergne, fondé en 1984.
La présence des différentes lignées de l’école Kagyüpa se complète dans les années 80 : l'école Drukpa-kagyü, avec la fondation, en 1985, du centre Druk Toupten Tcheukor Ling, en Bretagne, qui constitue le siège européen de la lignée ainsi que l'école Drikung-kagyü avec la création du centre Drikung Ratna Shri à Paris.


  • L’école Nyingma

L'école Nyingmapa s'implante également en France en 1977. Son chef spirituel, Düdjom Rinpoché, fonde le centre Urgyen Samyé Chöling, tout à côté du centre Dhagpo Kagyü Ling, en Dordogne. Puis, en 1980, c'est au tour du Centre d'études de Chanteloube, situé dans la même région, où ont lieu des retraites de trois ans et qui accueillera notamment Dilgo Khyentsé Rinpoché.
L'année suivante, en 1981, Sogyal Rinpoché (auteur du célèbre « Livre tibétain de la vie et de la mort », publié en 1993) fonde son propre centre, Rigpa, à Paris.

En 1991,Il choisira la France pour établir son « centre de retraites européen », Lérab Ling, près de Lodève, dans les Cévennes. Un réseau de « centres affiliés » s'est depuis constitué.



  • L’école Sakyapa


L’école Sakyapa est représenté par Phendé Rinpoché, arrivé en France en 1970. Il a établi un premier centre, Ngor Ewam Phendé Ling, en Normandie, à Évreux, en 1974 et plus tard deux autres à Paris et à Poitier. Cette implantation se développe en 1978 avec la fondation, près de Strasbourg, du centre Sakya Tsechen Ling, qui devient quelques années plus tard le centre européen de l'école Sakya.



  • L’école Guélougpa


L'histoire de l'implantation du bouddhisme tibétain en France débute avec l'arrivée, en 1960, du moine Guélougpa Dagpo Rinpoché. Envoyé en France pour enseigner la langue et la culture tibétaines à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) de Paris. Cependant Dagpo Rinpoché attendra 1978 pour fonder le centre de Ganden Ling, près de Fontainebleau, où il réside et enseigne désormais.
Lama Thoubten Yéshé a joué un rôle important pour l’expansion de cette école aux Etats-Unis et en Europe. Pour la France, il a crée principalement l’Insitut Vajra Yogini, fondé en 1979, situé dans le Château d'En Clausade à Marzens dans le Tarn, près de Toulouse. Ce centre abrite également le monastère Nalanda.
Nous pouvons citer d’autres centres de l’école Guélougpa : l'association Thar Deu Ling, fondée en 1980, à Chelles, en Seine-et-Marne par Loungri Namgyél Rinpoché et le Centre Kalachakra, fondé en 1988, à Paris.
D’autres variantes tibétaines
En 1982 se réunit pour la première fois à Paris un petit groupe de disciples de Chögyam Trungpa Rinpoché. Personnalité hors du commun et l'un des tous premiers introducteurs du bouddhisme tibétain en Occident (en Grande-Bretagne, en 1968, puis aux Etats-Unis, en 1970), Chögyam Trungpa a fondé un réseau de centres, désormais appelés « Shambhala », qui diffuse son enseignement original, inspiré des traditions Nyingma et Kagyü, mais aussi du Zen japonais et fortement marqué par son souhait de lutter contre le « matérialisme spirituel ». Décédé en 1987, il est désormais remplacé par son fils, le Sakyong Mipham Rinpoché. Le centre Shambhala de Paris, qui connaît une croissance continue, déménagera plusieurs fois au gré de son expansion. En 1991, c'est en France, dans le Limousin, qu'est fondé Dechen Chöling, centre de méditation européen des centres Shambhala.
En 1996, l'Association Yungdrung Bön a été fondée par Lopön Tendzin Namdak à Paris. Elle a acquit une propriété en Normandie dans le but de la transformer en centre d'enseignement et de retraite.



    1. Le Theravâda et la pratique Vipassana


En Occident, le Theravâda (ou "Voie des Anciens"), se présente sous deux formes : traditionnelle et "moderniste".
La première est présenté par l'intermédiaire d'une quinzaine de pagodes (ou "vihara") où se réunissent les communautés exilées d'Asie du Sud-est. La seconde existe par l'intermédiaire de centres ou de groupes de pratique de Vipassana ("Vision profonde"), proposant un enseignement de cette méditation centrale dans l'enseignement Theravâda, mais indépendamment des formes de cultes traditionnels. Les Occidentaux fréquentent particulièrement ces derniers.
Néanmoins, des moines asiatiques, dont la plupart sont sri-lankais et quelques-uns Occidentaux, présents dans les pagodes, transmettent en français à la fois la pratique de Vipassana et l'enseignement du Bouddha, tels qu'ils sont conservés dans les "suttas" du canon pâli, auquel se réfère l'école Theravâda.
En France, on compte une vingtaine de pagodes (une dizaine liées à la communauté cambodgienne, les autres aux communautés laotienne et vietnamienne ou animées par des sri-lankais). La grande majorité d'entre elles sont situées en banlieue parisienne, mais il en existe aussi dans le Nord, en Gironde, en Haute-Garonne, dans le Rhône et à Marseille. Il existe enfin un monastère, en Ardèche, rattaché à la tradition des moines de la forêt de Thaïlande (monastère Dhammanyarama, à Tournon). Enfin, la première pagode thaïe de France a été inaugurée au mois de mai 2001, dans le département de Seine-et-Marne.
Les Occidentaux sont généralement assez déconcertés par la pratique traditionnelle des asiatiques theravadins, qui met un fort accent sur les pratiques communautaires, notamment l'offrande (dâna) aux bhikkhu (les "moines"), beaucoup plus que sur la pratique de la "méditation". L'une des principales difficultés de la diffusion du Theravâda en milieu francophone est le rôle "culturel" que jouent les pagodes au sein des différentes communautés immigrées : les enseignants n'y parlent que rarement le français et, très sollicités par leurs concitoyens en exil, n'ont guère la possibilité de se vouer à l'enseignement aux Occidentaux. Seules les pagodes d'origine Sri-lankaise disposent le plus souvent d'un programme d'enseignement et de pratique à destination des francophones.
La pratique Vipassana en France
Il existe six principaux centres d’enseignement de la méditation Vipassana.
Trois d'entre eux sont d'origine asiatique. Deux se situent en Bourgogne : lignée de Mahasi Sayadaw (birmane) à Saint-Agnan, lignée de Goenka (birmane) à Louesme. Le troisième est le monastère Dhammanyarama de Tournon-sur-Rhône, en Ardèche, lié à la tradition des moines de Forêt de Thaïlande (lignée d'Ajahn Chah).
Deux d’autres associations d'origine française se rattachent également à la lignée d'Ajahn Chah: le Centre "Le Refuge" (Aix-en-Provence), qui accueillent régulièrement des bhikkhu et bhikkhunî du monastère d'Amaravati (siège de la tradition de Forêt en Europe, près de Londres) et de ses monastères satellites ("Le Refuge" est "officiellement" rattaché à cette tradition depuis quelques années) ; l'association "Vivekârâma", présente à Mâcon et à Paris, reçoit des enseignants de diverses lignées (notamment sri-lankaises) mais privilégie, la tradition de Forêt.
L'association "Terre d'Eveil" (basée à Paris), se rattache à un mouvement d'origine anglo-saxonne, plutôt informel, qu'on a pris l'habitude d'appeler la "Communauté Vipassana". Créé par des enseignants d'origine américaine, il réunit des laïcs ayant reçu des enseignements de diverses traditions bouddhistes (zen et tibétaine, notamment) mais qui privilégient la méditation Vipassana comme le socle commun à toutes les traditions bouddhistes.
D'autres centres bouddhistes, qui ne sont pas forcément liés à la tradition Theravâda, proposent de temps à autres un enseignement ou une pratique de Vipassana. Des retraites sont aussi organisées, de façon ponctuelle, soit sous la direction d'enseignants présents en France, soit sous la direction d'enseignants anglais ou américains (le Theravâda est très implanté dans les pays anglo-saxons).


2. Le nombre des adeptes : chiffre contestable
Actuellement, il est très difficile de vérifier les informations sur le nombre des adeptes du Bouddhisme en France. En effet, depuis 1997, diverses institutions (les médias, les organismes bouddhiques : Union du Bouddhisme en France, Bouddhisme Université ; les universitaires…) ne parlent pas d’une même voix, et l’une reprend l’autre et l’une conteste l’autre.
Selon Alain Renon, journaliste, « La France est le pays de la plus riche implantation et de la plus fulgurante progression du bouddhisme en Europe….La communauté des pratiquants a grandi dans les mêmes proportions. Elle a doublé entre 1976 et 1986, passant de 200 000 à 400 000 adhérents, pour atteindre les 600 000 en 1997. Ces statistiques de l’Union bouddhiste de France (UBF), qui fédère 80 % des associations nationales,

sont globalement avalisées par le ministère de l’intérieur.. » 11
Ce dernier chiffre est contesté par F. Lenoir, en 1999, « Les médias parlent de 600000 bouddhistes12. Or ce chiffre ne correspond à rien. Et surtout il met dans le même sac des réalités très diverses. Ceux qu’on peut appeler les «convertis», il y en a très peu: j’ai recensé 200 centres de méditation en France, fréquentés par guère plus de 15000 pratiquants. Les gens un peu moins impliqués, qui connaissent bien la doctrine – souvent des intellectuels qui ont des affinités philosophiques –, sont plus nombreux: 100000 à 150000 «proches» du bouddhisme. Si enfin on tient compte de la large masse de «sympathisants», ils sont alors infiniment plus que 600000: selon un récent sondage BVA-«Psychologies», les Français qui revendiquent le bouddhisme comme «la religion dont ils se sentent le plus proches» sont 5 millions! Il y a cinq ans, ils étaient 2 millions » 13
En 2006, dans son rapport « Les relations des cultes avec les pouvoirs publics », le professeur Jean-Pierre Machelon a estimé le nombre des bouddhistes en France de la façon suivante :
« Le bouddhisme a quitté la marginalité dans laquelle il a longtemps été confiné en France. Il dépasse d’ailleurs en rayonnement sa stricte importance numérique puisque l’on estime le nombre de ses fidèles à 300 000, originaires pour l’essentiel

d’Asie, auxquels il faut ajouter un groupe fluctuant de pratiquants venus d’autres horizons, estimé à 100 000 membres, soit un total de 400 000 personnes. »14
Mais selon l’information la plus récente communiqué par France 215, « …l'on estime à 30.000 pratiquants» et selon le sondage sur la religion des français (avril 2007) :
Plus des deux tiers des Francais (69%) disent avoir une religion contre 29% qui disent ne pas en avoir, les autres ne se prononçant pas, selon un sondage TNS-Sofres pour l'Epiq (Etude de la presse d'information quotidienne)…

59% des personnes interrogées se considèrent comme catholiques, 3% musulmans, 2% protestants, 1% juifs, 1% bouddhistes. 1% de la population déclare appartenir à "une autre religion", 2% à leur "propre religion", enfin 2% ne se prononcent pas et 29% déclarent ne pas avoir de religion.16
Pour notre étude, nous acceptons qu’il existe donc environ 400,000 à 600,000 adeptes du Bouddhisme en France, deux tiers sont d’origine asiatique et le Bouddhisme est la quatrième religion de la France à égalité avec le Judaïsme.
3. Les adeptes du Bouddhisme en France : catégories, profils et motivations
Dans cette partie, nous optons les études sociologiques déjà réalisées. Ces informations, considérées comme une réalité sociale, seront très utiles pour l’analyse des discours dans les JT. En effet, c’est à ce stade que nous saurons si les réalités fragmentaires présentées par les JT sont représentatives.
Les catégories des adeptes du Bouddhisme sont très diverses, nous les synthétisons dans le tableau ci-dessous :



Les catégories d’adeptes du Bouddhisme, d’après F. Lenoir17

1. Les " sympathisants " du bouddhisme


Ce sont, pour la plupart, des gens qui s’intéressent au bouddhisme, se sentent en affinité avec le dalaï-lama ou tel aspect des enseignements du Bouddha, mais ne sont pas

impliqués dans une pratique.

2. Les " proches " du bouddhisme

Les " proches " représentent trois groupes très divers:

- les chrétiens qui pratiquent la méditation zen dans un contexte explicitement chrétien;

- les bricoleurs spirituels qui ont appris à méditer, mais qui font leur propre religion en kit sans se sentir engagés dans le bouddhisme;

- des intellectuels, le plus souvent agnostiques, qui se sentent très proches de la philosophie bouddhiste.

3. Les "pratiquants" du bouddhisme

Les "pratiquants" sont les gens les plus impliqués et qui fréquentent les centres. On peut les classer en trois catégories:

- les distants,

- les fidèles

- les assidus.



Selon Alain Renon, les profils socioprofessionnels des adeptes du Bouddhisme en France sont divers :
« ……des exclus du travail aux cadres supérieurs des grandes entreprises. Toutefois, c’est dans les classes moyennes citadines que le phénomène est le plus sensible, comme le révèlent les deux seules enquêtes systématiques menées. Bruno Etienne et Raphaël Liogier mentionnent la prépondérance des médecins, chercheurs, artistes, professionnels de la communication (enseignants, journalistes) et cadres d’entreprise. Plus fouillée encore, l’enquête de Frédéric Lenoir révèle une majorité d’adeptes d’un niveau d’études bac + 4 ainsi qu’une sur-représentation des professions médicales et paramédicales. Les deux études se rejoignent pour constater l’adhésion sensiblement plus grande des femmes (60 % en moyenne) à la religion par excellence de la non-violence et du rejet des conflits…. »18

Les motivations
Selon Frédéric Lenoir, après le sondage auprès de plus de neuf cents pratiquants du bouddhisme zen et tibétain19, les six facteurs d’attraction sont les suvants :



Les valeurs compassion, liberté, respect de la vie, non-violence

28%

Les bénéfices de la pratique- Travail sur le corps et les émotions, aide psychologique, sérénité


20%

La rationalité et le pragmatisme - Religion sans Dieu ni dogme, place centrale de l’expérience, appui sur la raison

18%

La philosophie et la doctrine –impermanence, karma, réincarnation, interdépendance…)

14 %


Le caractère traditionnel et ancien du bouddhisme, qui rassure et séduit par la présence de maîtres spirituels expérimentés


13%

Le côté exotique et esthétique du Bouddhisme ne recueille que

5 %




1 Lenoir F., La rencontre du Bouddhisme et de l’Occident, p. 263

2 Lenoir, op.cit., p. 271

3 Le mot Zazen est construit avec les mots japonais za, s’asseoir, et zen. Le mot zen vient du mot chinois ch’an qui est à son tour une translittération du mot sanscrit dhyâna, qui signifie «méditation».

In., « Introduction au Bouddhisme et à la Pratique de Zazen ,Les enseignements de Gudô Nishijima Rôshi », p. 5.

Le pratiquant assume la posture assise, jambes croisées, dos droit et observe les contenus de son esprit sans intervenir, en maintenant la présence et la discipline posturale.

In, Lenoir F., op.cit., p. 362

4 « Lieu de la voie », tout lieu où l’on pratique une discipline extrême-orientale. En Occident, a pris le sens de Zendô, lieu où l’on pratique la médiation zen, quand il ne s’agit ni d’un temple ni d’un monastère.

In, Lenoir F., op.cit., p. 356

5 Un kôan est une courte phrase ou brève anecdote absurde ou paradoxale utilisé dans certaines écoles du bouddhisme zen comme objet de méditation ou pour déclencher l’éveil.


6 Sûtra : « discours du Bouddha », désigne tous les textes commençant par la formule « Ainsi ai-je entendu… », qui traitent tous des enseignements en principe dispensés par le Bouddha pendant les cinquante années de son ministère.

In, Lenoir F., op.cit., p. 360

7 Cf. le chapitre Bouddhisme et les vacances

8 In, Lenoir F., op.cit., p. 291

9 En effet, il existe cinq écoles principales dans le Bouddhisme tibétain : Nyingmapa, Kagyüpa, Sakyapa, Gelugpa et Yungdrung Bön, récemment rétablie par le Dalaï Lama. L’école Gelougpa (bonnets jaunes/les vertueux) est la lignée du bouddhisme tibétain la plus connue en Occident, du fait que le Dalaï Lama, a reçu l'ordination dans cette école. Il est intéressant de rappeler que le Dalaï-Lama est le chef temporel du Tibet et mais n'est le chef spirituel d'aucune école en particulier.
Les différences entre les écoles résident dans le fait que les sakyapa sont plus axés sur l'ascétisme, les Gelougpa, sur l'érudition, les Kagyüpa sur la transmission orale, les Nyingmapa sur la méditation et les Yungdrung Bön sur les pratiques d'origine chamanique (Shen), les pratiques tantriques et Dzogchen bön.


10 En réalité, l’école Kagyüpa est divisée en trois lignées selon les chefs spirituels et les textes enseignés : Karma-kagyü , Drukpa-kagyü, Shangpa Kagyü. Kalou Rinpoché est le chef spirituel de cette dernière. Nous préférons appeler l’ensemble de l’école Kagyüpa sans détailler ses lignées.

11 Renon A., « La tentation bouddhiste en France », Le Monde diplomatique, Décembre 1997, p. 29 (Source : http://www.monde-diplomatique.fr/1997/12/RENON/9618 - consulté le 23/05/08)

12 Il est intéressant de noter qu’après 1999, ce chiffre a été repris encore dans plusieurs JT dans notre corpus Temple bouddhiste (TF1 20 heures, 12/08/2002),  France, engouement pour le Bouddhisme (France 2, 20 heures le journal, 13/10/2003).

13 F. Lenoir, l’interview donnée à Psychologie magazine, in.« Pourquoi le Bouddhisme nous attire », Psychologies magazine, décembre 1999 (source : http://www.fredericlenoir.com/web/content/view/70/61/lang,fr/ - consulté le 23/05/08)

14 « Panorama religieux de la France », URL : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/religions-france/panorama-religieux (consulté le 19/05/08)

15 « Le fait religieux : Principes, rites et pratiques des religions », URL :http://cultureetloisirs.france2.fr/patrimoine/dossiers/14888357-fr.php?page=23 (consulté le 19/05/08)

16 Le sondage a été réalisé par téléphone, du 3 janvier au 4 mars 2007, auprès d'un échantillon national de 4.794 individus âgés de 15 ans ou plus.

Ibid.,

17 F. Lenoir, l’interview donnée à Psychologie magazine, op.cit., 1999

18 A. Renon, op.cit., 1997

19 F. Lenoir, l’interview donnée à Psychologie magazine, op.cit., 1999




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