La littérature de jeunesse passionne les enfants dès le plus jeune âge





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COMMENT FAIRE ENTRER DES ELEVES

DE NIVEAUX DIFFERENTS

DANS UNE OEUVRE LITTERAIRE ?

Travail effectué dans le cadre du stage TFL - Cycle 2 – en 2008/2009

DEBUSSCHE Florence, HOUDIE Liliane, PARIENTE Joëlle
SOMMAIRE


Introduction p.2



  1. Ce que nous disent les Instructions Officielles p.3



  1. Distinguer « lecture » et « déchiffrage » p.4



  1. Première difficulté : évaluer le rapport à l’écrit de l’élève p.6



  1. Activités différenciées p.10


4.1 Organisation p.10
4.2 Travail préalable de l’enseignant p.10
4.3 Propositions « d’animations lecture » de Christian POSLANIEC p.10
4.4 Fiche type à utiliser pour d’autres oeuvres p.11



  1. Importance du choix de l’oeuvre p.16


5.1 Le niveau de difficulté p.16
5.2 Un projet de lecture commun p.16
5.3 Les critères de choix p.16
5.4 Quelques propositions d’oeuvres p.17



  1. Exemples d’ateliers différenciés autour d’un album phare p.20


6.1 Autour de « Zépingue » p.20
6.2 Autour de « Ma boîte à Bonheur » p.23


Conclusion p.26


La littérature de jeunesse passionne les enfants dès le plus jeune âge. Elle ne nous semble pourtant pas suffisamment exploitée au cycle II au détriment des manuels scolaires généralement accès sur le décodage.

Ce qui nous motive dans cette recherche pédagogique est de privilégier l’œuvre littéraire comme moteur et facteur de réussite dans le développement des compétences de lecteur.

Dans un premier temps, nous rappellerons les textes officiels.
Dans un deuxième temps, nous analyserons plus précisément ce que signifie « lire » et non « décoder ». Nous cernerons ainsi les compétences visées et les pré-requis des apprenants.

Nous traiterons enfin des trois dimensions de cette problématique que représentent :


  • l’élève (partie 3)




  • la tâche (partie 4)




  • l’ouvrage (partie 5)



1. Ce que nous disent les Instructions Officielles :
Le terme « littérature » est historiquement utilisé dans le second degré. Il n’est introduit qu’en 2002 dans les programmes officiels de l’école élémentaire. On passe ainsi de la discipline « français » à un domaine intitulé « maîtrise du langage et de la langue française », articulée en trois parties :


  • la littérature

  • l’observation réfléchie de la langue française

  • les compétences langagières : « dire », « lire », « écrire ».


Avec les programmes de 2002, on est passé de la lecture expliquée à la lecture impliquée.
Rappelons que les BCD n’ont été mises en place qu’en 1984 dans les écoles. Il faudra attendre 1992 avec la parution de la brochure « La maîtrise de la langue à l’école » pour donner officiellement « une place centrale à la littérature de jeunesse » . Les programmes de 2002 insistent sur l’intérêt de la fréquence de cette littérature dans les apprentissages.
Un changement s’opère à la rentrée 2008 puisque les nouveaux programmes d’enseignement de l’école élémentaire nous indiquent qu’en français, plus précisément en « lecture, écriture », « la lecture de textes du patrimoine et d’œuvres destinées aux jeunes enfants, dont la poésie, permet d’accéder à une première culture littéraire ».
Le premier palier pour la maîtrise du socle commun qui définit les compétences attendues à la fin du cycle II nous précise que pour «  la maîtrise de la langue française »

(compétence 1) l’élève est capable de :


  • s’exprimer clairement à l’oral en utilisant un vocabulaire approprié ;

  • lire seul, à haute voix, un texte comprenant des mots connus et inconnus ;

  • lire seul et écouter lire, des textes du patrimoine et des oeuvres intégrales de la littérature de jeunesse, adaptés à son âge ;

  • lire seul et comprendre un énoncé, une consigne simples ;

  • dégager le thème d’un paragraphe ou d’un texte court.



Dans le cadre des « compétences sociales et civiques » (compétence 6), l’élève est capable également de « participer en classe à un échange verbal en respectant les règles de la communication ».

Quant à « l’autonomie et l’initiative » (compétence 7), elles devraient permettre à l’élève de :

  • écouter pour comprendre, interroger, répéter, réaliser un travail ou une activité ;




  • échanger, questionner, justifier un point de vue ;




  • travailler en groupe, s’engager dans un projet ;

Dans le Bulletin Officiel hors série n°3 du 19 juin 2008, les progressions en matière de connaissances et de compétences sont précisées pour chaque niveau.

Pour la lecture, il s’agit au CP de :


  • Lire à haute voix un texte court dont les mots ont été étudiés, en articulant correctement et en respectant la ponctuation.

  • Connaître et utiliser le vocabulaire spécifique de la littérature d’un texte : le livre, la couverture, la page, la ligne ; l’auteur, le titre ; le texte, la phrase, le mot ; le début, la fin, le personnage, l’histoire.

  • Dire de qui ou de quoi parle le texte lu ; trouver dans le texte ou son illustration la réponse à des questions concernant le texte lu ; reformuler son sens.

  • Ecouter, lire des oeuvres intégrales, notamment de littérature de jeunesse.



Pour les connaissances et compétences au CE1, en lecture, elles se déclinent ainsi :


  • Lire silencieusement un texte en déchiffrant les mots inconnus et manifester sa compréhension dans un résumé, une re-formulation, des réponses à des questions.

  • Ecouter et lire des oeuvres intégrales courtes ou de larges extraits d’œuvres plus longues.

  • Identifier les personnages, les évènements et les circonstances temporelles et spatiales d’un récit qu’on a lu.

  • Comparer un texte nouvellement entendu ou lu avec un ou des thèmes connus

(thèmes, personnages, évènements, fins).

  • Lire ou écouter lire des oeuvres intégrales, notamment de littérature de jeunesses et rendre compte de sa lecture.



2 . Distinguer « lecture » et « déchiffrage » :
On ne s’intéresse pas au « décodage » qui est fait en amont ou en parallèle mais au « rapport à l’écrit » et à la compréhension. Selon nous, ce rapport se traduit autant par le comportement face à un document, le repérage matériel du livre,... que par la compréhension d’un texte lu.
Christian POSLANIEC affirme précisément dans son livre qui s’intitule « Pratique de la littérature de jeunesse à l’école » (Hachette éducation, décembre 2004) que «  la lecture n’est pas que l’apprentissage du code et qu’elle suppose d’autres objectifs littéraires, culturels mais aussi psychologiques ».
Aussi, le traitement d’une oeuvre littéraire s’avère plus complexe qu’il n’y paraît. Pour l’auteur, en effet, la question à se poser est la suivante : « que faire concrètement avec des élèves pour qu’ils apprennent quelque chose d’essentiel concernant tout autant la lecture, la littérature, la langue que la culture ? », en s’assurant de façon chaque fois plus vigilante qu’aucun élève n’est laissé à l’écart.


Christian POSLANIEC propose ainsi une méthode pédagogique qui s’appuie sur trois principes :


  • ne pas refuser la complexité et réduire par facilité une oeuvre à un seul aspect,

  • bousculer ses propres représentations et ne pas s’en tenir à la plus évidente,

  • prendre en compte tous les élèves quelque soit leur niveau.


Les Instructions Officielles (2002) insistaient sur la nécessité de « faire lire et écrire quotidiennement chaque élève » et « d’élaborer des tranches d’activités successives », ce qui suppose des élèves « actifs », amenés à observer, chercher et réfléchir.

Pour l’auteur, « chaque lecture doit venir s’ancrer dans une activité » qui évolue et il ne faudrait surtout pas « enfermer les élèves plusieurs semaines durant dans un livre qui va perdre de ce fait tout intérêt et même toute signification » auprès d’élèves censés recevoir passivement des informations.
Par ailleurs, « à côté du raisonnement et de la réflexion intellectuelle dont l’importance ne peut être minimisée, le sens de l’observation, le goût de l’expérimentation, la sensibilité et l’imagination créatrice doivent être développés », précise encore cet écrivain.
Ce sont les échanges, les débats et les interrogations diverses qui permettront aux apprenants « d’intégrer » et « d’interpréter » une oeuvre littéraire. Ce formateur nous rappelle que « la lecture vise à faire interpréter et non à faire comprendre », que tout ne peut pas être compris et que le sens dépend aussi du lecteur qui, à son niveau, saura « éprouver les libertés et les contraintes de toute interprétation » ; l’essentiel étant de « permettre que l’œuvre s’inscrive au final dans la mémoire de chacun par divers aspects ».
Pour en revenir à la méthodologie proposée par l’auteur, il faudra prendre en compte trois aspects principaux :
1) La « littérature de jeunesse » fait partie de la « littérature » et qu’à ce titre, chaque oeuvre littéraire s’inscrit au carrefour de nombreux réseaux liés à d’autres oeuvres en littérature.

Ainsi, « les instances littéraires » désignent certaines caractéristiques du récit telles que le traitement du temps, l’espace, les personnages, le type de narration, la forme du récit...

On peut donc mettre en relation une oeuvre avec d’autres livres qui utilisent un procédé similaire.
2) Le « détriplement d’une oeuvre ». Un livre correspondrait simultanément à trois éléments :

  • un support de lecture, d’où le souci de « bonne lisibilité » pour les apprenants

  • une oeuvre unique, avec ses spécificités,

  • un objet culturel au sein d’un réseau.


3) La nécessité de dépasser la contrainte du décodage pour approcher une oeuvre littéraire suppose que le lecteur puisse devenir autonome.

Afin de faciliter l’acte de lecture et qu’il devienne un plaisir (le plaisir d’arriver à lire puis de lire une histoire), même pour les élèves en difficulté, l’auteur suggère ces deux moyens : la diversification fréquente et plus motivante des ouvrages à étudier et

une douzaine d’ « animations lecture », dans lesquelles la lecture n’est pas essentielle, présentées dans la quatrième partie.
3. Première difficulté: évaluer le rapport à l’écrit de l’élève.
Nous avons repéré quatre grands domaines à évaluer progressivement..


  1. Observation du comportement / Intérêt apporté à l’écrit :

    • fréquentation spontanée des livres

    • intérêt pour la littérature

    • plaisir d’écouter une histoire

    • attention lors de l’écoute



  1. Compréhension de l’acte de lire

    • prise en main cohérente d’un ouvrage

    • ne regarde que les images et devine le sens

    • confond-t-il lire et raconter ?

    • cherche-t-il à décoder sans comprendre ? (se concentre exclusivement sur le déchiffrage)

    • confond-t-il lire et répéter, réciter ?

    • se contente-t-il de repérer les mots reconnus sans chercher à construire le sens ?

    • cherche-t-il à relire quand il n’a pas compris le sens ?



  1. Compréhension d’un récit

    • l’élève apprécie-t-il une oeuvre et peut-il donner son avis ?

    • reconnaît-il les personnages ?

    • identifie-t-il les différents moments de l’histoire ?

    • repère-t-il les lieux ?

    • reconstitue-t-il entièrement un récit ou des fragments ? (début, fin)




  1. Culture littéraire

    • connaissance des personnages traditionnels ?

    • maîtrise du vocabulaire suffisante et nécessaire à la compréhension ?

    • compréhension des temps du récit ?

    • compréhension de structures grammaticales complexes ?



Nous vous proposons quelques critères d’évaluation afin de déterminer rapidement un profil d’élèves pour leur apporter les aides adaptées.
Afin de limiter le temps consacré à l’évaluation, les critères sont volontairement peu nombreux.

Certaines sont évaluables pendant les activités de classe : observation des comportements en coin lecture, lors des lectures à haute voix de l’adulte, à la découverte des nouveaux textes et à la relecture de textes connus.

Une, par période, est prévue par petits groupes.

Une évaluation individuelle se fera par période.
Nous avons établi des grilles dans lesquelles on peut écrire le nom des élèves.

Bien sûr, les évaluations de début de CP peuvent être reprises à tout moment du cycle 2 en fonction des niveaux des élèves

Niveau 1: entrée CP.

.

Compétences

Evaluations


A

Fréquentation spontanée des livres


Observation du comportement en coin-bibliothèque




Plaisir et intérêt à écouter une histoire

Observation lors de la lecture collective

B

Prise en main cohérente d’un ouvrage

Observation du comportement en coin-bibliothèque




Ne regarde que les images et devine le sens sans chercher à lire.

Evaluation orale par petits groupes

après lecture autonome d’un album très facile

(album pour tout-petits)

C

Identifie les personnages après lecture orale. Identifie le lieu.
Identifie les moments de l’histoire (pas seulement un fragment) avec l’aide d’un questionnement.

Evaluation orale individuelle après lecture d’un texte court.

Choix d’images (personnages, lieu, événement, situation finale)

Raconte moi cette histoire.

Si besoin questionner

Quels sont les personnages ?

Où se passe l’histoire ?

As-tu bien raconté l’histoire du début à la fin ?
Supports utilisables :

  • Historiettes. Ortho Editions (voir annexes quelques exemples)

  • momes.net. rubrique lecture



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