«L’Homme pour qui sa patrie est douce, n’est qu’un tendre débutant; celui pour qui chaque sol est comme le sien propre est déjà fort; mais celui-là seul est parfait pour qui le monde entier est étranger»





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«  L’Homme pour qui sa patrie est douce, n’est qu’un tendre débutant ; celui pour qui chaque sol est comme le sien propre est déjà fort ; mais celui-là seul est parfait pour qui le monde entier est étranger »

Hugues de St Victor 12ème siècle1.

 

« Moi qui suis Algérien résidant en France, je la2 dois à Tzvetan Todorov, Bulgare  habitant en France, qui l’a empruntée a
à Edward Saïd, Palestinien vivant aux Etats-Unis,
qui l’a trouvée lui-même chez Erich Auerbach, Allemand exilé en Turquie .»


I n t r o d u c t i o n

I- Introduction

Nous avons choisi de travailler dans le cadre de ce mémoire de magister sur le roman : Les Amants désunis 3, d’Anouar Benmalek .

Nous nous proposons de découvrir l’universalité de l’auteur, ainsi que son enracinement dans son pays et ce à travers son œuvre.

Universalité /Enracinement sont deux notions qui peuvent paraître éloignées l’une de l’autre, toutefois elles se rejoignent et s’alternent dans le roman. C’est justement par rapport à cette dualité que s’est décidé le choix de l’œuvre :

Les Amants désunis raconte la vie de deux amants réunis et désunis par la vie et les évènements d’une Algérie ensanglantée ; deux amants pris dans l’engrenage de la vengeance, des règlements de comptes, du désespoir, et qui réussissent malgré tout à survivre à l’horreur.

Cependant aucune grande analyse n’a été menée sur cette œuvre ; les quelques articles écrits à son sujet la classent immanquablement comme « récit de témoignage » ou alors « roman policier » en occultant toute la dimension universelle quelle comporte.

Notre problématique est justement de démontrer que ce roman, qui contient une part de témoignage, d’enracinement, se classe dans le registre de la littérature universelle et mondiale. Une universalité qui fait apparaître toute l’atypie de l’écrivain.

Le choix de l’auteur : Anouar Benmalek est un écrivain de renommée internationale, il a obtenu le prix Femina pour Les Amants désunis et également le prix des éditeurs de la RTBF pour son roman l’Enfant du Peuple Ancien4.

Benmalek est pour nous un écrivain atypique. Il a choisi de réunir l’amour et la violence dans son roman.

Il donne une dimension universelle à un roman enraciné ancré dans l’Histoire et le social de son pays. Il offre aux lecteurs une écriture moderniste et éclatée.

En fait l’universalité de l’auteur n’est pas uniquement palpable dans Les Amants désunis bien au contraire, ses premiers romans et recueils de nouvelles annonçaient déjà les prémices de cette universalité.

Avec les nouvelles : Rakesh, Vishou et les Autres5, et lorsqu’il décrit Moscou et l’université rouge dans son premier roman Ludmilla.

Dans ses premiers écrits, Benmalek parlait déjà du monde, de l’universel, il cherchait sans doute les débuts de cette universalité

« Fumer un jet de baleine,

Voilà peut-être toute la poésie du monde »6

Benmalek écrit sur le monde, pour le monde. Il parle du vrai, de l’authentique, du sens de l’humanisme et de l’universel :

« Quand je commence à penser à un roman, c’est d’abord l’envie et le plaisir de raconter une histoire (…) avec de " vraies " gens aux prises avec leurs lâchetés, leurs haines, leurs amours, leur bonté aussi »

Pourquoi Benmalek est-il si atypique ?

L’auteur des Amants Désunis est un écrivain atypique par ce qu’il offre aux lecteurs, un roman qui unit universalité, enracinement, tout en présentant cette alliance par la modernité de l’écriture et par le récit éclater.

Il est atypique parce qu’il veut rester écrivain et algérien et pas écrivain algérien «  Je ne suis pas un écrivain algérien. Je suis écrivain et algérien. Je revendique et mon enracinement en Algérie ainsi que mon droit à l'universalité. Le terme écrivain algérien a une espèce de connotation ethnique… »7 Benmalek réclame ainsi son droit à l’universalité tout en gardant son algérianité .

Le but de ce travail de recherche est justement de prouver l’existence des deux concepts.

Comment l’auteur est-il arrivé à réunir universalité et enracinement ? Comment cette écriture moderniste reflète-t-elle ces deux aspects ?

Pour répondre à ces deux questions, nous avons jugé utile de séparer notre travail en trois parties :

Dans les deux premières parties; universalité/enracinement, Nous aborderons l’universalité de l’auteur et son enracinement en Algérie.

Dans la troisième partie nous évoquerons d’une manière détaillée de l’écriture.

Comment apparaissent les deux premières parties dans l’œuvre ?

Nous remarquons dans un premier temps, que les signes de cette universalité et de cet enracinement, apparaissent d’abord chez l’écrivain à travers ses premiers romans. C’est pourquoi nous tenterons de prouver cette appartenance à la littérature mondiale. Et cet enracinement algérien.

L’universalité est palpable dans l’œuvre par rapport au thème de la violence universelle d’une part, des personnages (leurs actes, leurs noms) d’autre part. mais aussi par le biais des voyages.

L’enracinement sera prouvé à travers l’homologie Histoire/ société.

Nous parlerons des reflets de la réalité, du social, du vécu de l’auteur et des évènements Historiques.

La troisième partie du travail est consacrée l’écriture :

L’écriture est utilisée dans cette œuvre pour mettre en évidence les deux premières parties. Les nombreux allers et retours dans le roman sont en fait des retours tantôt vers l’universalité tantôt vers l’enracinement.

Le récit de l’histoire d’amour des deux amants n’est pas un récit linéaire, nous entendons par linéaire ; l’ordre chronologique d’une histoire :

Début – développement – fin.

Le récit est éclaté en plusieurs micros récits.

L’histoire d’amour des deux amants : récit dominant dans le roman est séparé par d’autres récits et évènements qui nous éloignent d’une violence pour nous replonger dans une autre violence.

Il est vrai que cette forme d’écriture n’est pas propre à l’auteur, que tout écrivain a le droit de prétendre à une universalité, et que tout écrivain soucieux du devenir de son pays est forcément enraciné dans celui-ci.

La nouveauté pour nous se situe justement par l’union de ces trois dimensions à savoir universalité, enracinement et modernité.


I-1 Choix des théories :

Dans la première partie de notre travail, nous tenterons de répondre à deux questions, s’agit-il d’une œuvre universelle ? En quoi nous voyons cette universalité ?

Afin de répondre à ces questions nous évoquerons d’abord l’universalité de l’auteur laquelle est confirmée par lui ainsi qu’à travers ses différents écrits. Mais qui se reflète aussi dans son œuvre : le thème, les voyages. Cette charge de dimension universelle est également observable par les personnages, leurs noms et les évènements qu’ils engendrent.

Pour parvenir à analyser cette partie et prouver l’existence de cette universalité. Dans le souci de classer l’œuvre d’abord nous ferons appel à la littérature mondiale. Ensuite nous démontrerons l’existence des traits distinctifs de celle-ci (le thème- les voyages)

Et également l’appartenance universelle des personnages par le biais de la théorie de Philipe Hamon.

L’universalité que nous nous proposons d’analyser est d’ailleurs voulue et reconnue par l’auteur lui-même :

« Je ne suis pas un écrivain algérien. Je suis écrivain et algérien. Je revendique et mon enracinement en Algérie ainsi que mon droit à l’universalité .le terme écrivain algérien a une espèce de connotation ethnique … »8

Avant de faire un travail d’analyse par rapport aux éléments que nous venons de citer, il serait important de définir ce que nous entendons par universalité.

D’après la définition de l’universalité donnée par l’encyclopédie ‘Encarta’ nous pouvons définir ‘littérature universelle’ par cette littérature qui peut s'exporter sans perdre de son pouvoir de séduction.

«Je considère comme littéraire tout texte qui provoque chez moi une satisfaction esthétique, son seul rapport à l’universalité est comme l’a montré Kant , de l’ordre du désir ou de la prétention »9 

Ainsi, les œuvres littéraires les plus universelles ont de fortes chances d'être ceux qui sont les plus traduites.

La littérature serait donc une preuve formelle que les hommes peuvent partager des aspirations au delà des frontières.
La littérature mondiale :

En effet « littérature universelle » (weltliteratur selon Goethe), se propose au fond de recenser et d’expliquer les chefs d’œuvres qui forment le patrimoine de l’humanité, les titres de gloire de la planète.

Etiemble a insisté sur la nécessité de sortir l’espace littéraire de l’Europe occidentale. « La littérature universelle ne doit pas se comprendre indépendamment de l’évolution historique »10 

En effet son contenu ne cesse de se modifier, parfois en s’appauvrissant, plus souvent en s’enrichissant. Comme c’est le cas de la littérature algérienne qui se rattache sans cesse à l’Histoire du pays.

La littérature universelle est comparable à une sorte de capitalisation à intérêts composés. « Les historiens de la littérature universelle ont le devoir d’établir les bilans périodique de ce qui a constitué et là l’avoir des groupes humains et enfin de l’humanité.»11

Pour la littérature universelle, le génie d’une œuvre littéraire n’est pas due entièrement au génie de son créateur : elle est « liée à son universalité originelle »12 c’est à dire au pouvoir de réception qu’elle prolifère, à l’audience internationale qu’elle mérite.

Comme nous l’avons souligné au début, notre analyse de l’universalité se fera par rapport au thème (la violence) qui a une grande charge de dimension universelle. Mais aussi par rapport aux personnages.

Il est vrai que chaque écrivain est libre de choisir ses personnages et les prénoms de ces derniers. Dans le cas les Amants Désunis les prénoms des personnages contiennent une dimension universelle, pour nous ils sont symboles universels.

Afin de vérifier notre hypothèse nous analyserons ce choix des prénoms à travers la théorie de Philippe Hamon qui justement accorde une grande importance aux noms des personnages dans une œuvre littéraire. « Il est évident que certains noms peuvent être plus ou moins ‘significatifs’ que d’autres, être plus ou moins en redondance ou en discordance avec le signifié du personnage »13

La théorie de P. Hamon propose une critique de l’étiquette du personnage justement à travers son nom, étudier un personnage c’est pouvoir le nommer «  le noms du personnage permet la critique du récit (…) le nom propre, lexème « vide » pour les linguistes, est, dans un univers de fiction romanesque, au contraire, lieu « plein », programme narratif »14

Selon cette théorie lire un récit c’est d’abord apporter une vision, avoir une idée sur le personnage, mais surtout savoir épeler et interpeller les personnages de ce récit.

Afin d’analyser la deuxième partie de notre travail, une question nous parait essentielle : le pourquoi de l’enracinement sociohistorique ?

En effet dans cette partie l’enracinement nous parait visible dans l’œuvre, il s’agit d’un enracinement social et historique. En effet l’auteur fait référence tantôt à l’Histoire et à la société 

Pour répondre à cette question nous nous appuyons, dans un premier temps, sur la théorie de et les travaux de Lucien Goldmann pour expliquer la présence de la société et de l’Histoire dans le roman.

Goldmann parle de rapport du texte au monde qu’il appelle conscience possible. L’objectif est justement de montrer que toute production littéraire relève de la pratique sociale et idéologique.

L’important est donc pour cette théorie de décoder la présence de l’œuvre au monde social, économique et historique appelé socialité.

Claude Duchet, définit la socialité comme suit

« C’est dans la spécifité esthétique la dimension valeur des textes, que la sociocritique s’efforce de lire, cette présence des œuvres au monde qu’elle appelle leur socialité » 15

Pour répondre à la question ‘du pourquoi’ nous tenterons de déchiffrer les « non-dits » de l’auteur ses influences idéologiques et politiques sur l’œuvre. Celle-ci se manifeste justement par les comportements des personnages qui insistent par leurs actions sur un fait, ou encore par leur négligence ou démystification d’un autre fait historique.

C’est pourquoi, ce qui nous intéresse dans la sociocritique est plus précisément l’analyse sociotecxtuelle proposée par Goldmann appelée Homologie rigoureuse des structures qui accorde une attention particulière à la relation qu’entretient l’œuvre -intra texte- avec la société, -l’extra texte- afin de dévoiler la vision du monde permise par l’œuvre.

L’analyse de l’œuvre première étape de ‘l’homologie’ est appelée compréhension, elle accorde une attention particulière à tous les aspects narratifs du ‘cotexte’.

« La compréhension est la mise en lumière d’une structure significative, immanente à l’objet étudié, à telle ou telle œuvre littéraire. » 16

La seconde étape nommée explication s’intéresse au ‘contexte’ référentiel pour expliquer l’œuvre « « L’explication n’est rien d’autre que l’insertion de l’œuvre dans une structure englobante que le chercheur n’explore pas de manière détaillée, mais seulement dans la mesure où cela est nécessaire pour rendre intelligible la genèse de l’œuvre qu’il étudie . »17

Nous convoquons ces deux notions pour, d’une part étudier la structure significative de l’œuvre littéraire, autrement dit ce qui est explicite mais aussi ce qui est implicite. Pour interroger l’explication (l’extra texte), Duchet, d’ailleurs qui rejoint Lucien Goldamnn.

Parle de «  l’épaisseur, d’un déjà là aux contraintes d’un déjà faits. »18

La compréhension qui n’est autre que l’analyse de l’intra texte, est une étape importante de l’analyse de la sociocritique, elle interroge en fait l’implicite, le non dit, les silences de l’œuvre. Autrement dit le pourquoi de l’enracinement de l’Histoire dans le roman ?

Les travaux de Pierre Macherey nous aideront à étayer notre analyse et tenter de dévoiler l’existence d’une idéologie politique dans l’œuvre.

« La parole finit par ne plus rien nous dire : c’est le silence qu’on interroge puisque c’est lui qui parle »19 

Dans les deux premières parties nous avons abordé la question de la présence de l’universalité et de l’enracinement.

Dans la troisième partie nous tenterons de répondre à la question : comment se présente ce récit englobant universalité et enracinement ?

En effet, l’écriture est un point important de notre analyse, elle permet la combinatoire universalité/enracinement.

La narration dans ce roman est intéressante dans la mesure où elle met en évidence les deux premières parties de l’analyse.

Nous pensons que si le récit est « non linéaire », nous entendons par ce concept (début- évènements –fin) c’est justement pour mettre en relief l’enracinement de l’œuvre dans le pays et dans l’Histoire du pays , tout en gardant sa dimension universelle.

Cette écriture nous offre une chronologique différente :

C’est pourquoi nous lui avons attribué l’adjectif « modernité ». Modernité par rapport à l’écrivain lui-même à ses écrits antérieurs, par rapport aux écrivains de sa génération.

La présence des retours en arrière est l’une des formes de cette modernité. Le roman est ainsi un grand récit unissant d’autres micros récits, déplacés cependant par les rétrospections et les anticipations.

Une écriture du réel et de l’imaginaire, de l’enracinement et de l’universel.

Afin d’aborder cette écriture et démonter les aspects relatifs à notre analyse, nous prendrons ainsi appui sur la théorie de l’analyse du discours narratif de Gérard Genette, dans sa partie consacrée au discours du récit Figure III.
Nous définissons dans un premier temps le récit :

Genette propose trois définitions du récit nous avons choisi le sens qui nous parait proche au récit que nous tentons d’analyser :

« Le récit désigne la succession d’évènements, réels ou fictifs, qui font l’objet de ce discours, et leurs diverses relations d’enchaînement, d’opposition, de répétition etc. »20 Et l’analyse du récit sera donc :

«  Étude d’un ensemble d’actions et de situations considérées en elles –mêmes » 21

Pour ce qui est de l’analyse de « ces ensembles d’actions »Genette classe les problèmes relatifs au récit en trois parties :

  • celle de l’ordre : le rapport entre temps de l’histoire et celui de du discours.

  • celle de la durée : la manière dont l’histoire est perçue par le narrateur, c’est confronter la durée d’un récit à celle de l’histoire qu’il raconte

  • celle de la fréquence : Relation de fréquence entre récit et diégèse 22 c’est l’un des aspects essentiels de la temporalité narrative.

A partir des concepts de la théorie de Genette, nous analyserons l’ordre chronologique du texte, ce rapport entre temps de l’histoire et temps du récit.

Pour Genette « le récit est une séquence deux fois temporelle… : il y a le temps de la chose –racontée et le temps du récit (temps du signifié et temps su signifiant). »23 Il existerait donc une sorte de dualité temporelle. Le récit littéraire ne peut être consommé ou actualisé que dans un temps qui ne peut être que celui de la lecture. Etudier les rapports entre temps de l’histoire et celui du récit revient à étudier les rapports entre l’ordre temporel de succession des événements dans la diégèse d’une part et l’ordre pseudo-temporel de leur disposition dans le récit d’autre part.

Nous relèverons également les anachronies 

Etudier ce rapport, cette confrontation de l’ordre de disposition des segments temporels dans le récit à l’ordre de ces mêmes segments dans l’histoire relèvera du contraste et de la discordance. Cette discordance appelée « anachronie narrative » sera sujette à notre analyse.

« L’anachronie est une des ressources traditionnelles de la narration littéraire »24. Au fait l’analyse des anachronies vise l’ordre d’apparition dans le récit des événements.

Dans la théorie du discours narratif : Les termes d’anticipation ou de rétrospection sont à éliminer au profit des mots prolepse, « toute manœuvre consistant à raconter ou évoquer d’avance un événement ultérieur »25, et analepse, « toute évocation après coup d’un événement antérieur au point de l’histoire où l’on se trouve »26, auxquels on attribue le terme général d’anachronie.

Dans la deuxième partie de la classification des problèmes relatifs au récit nous notons la durée. Dans cette partie Genette propose les concepts suivants que nous retrouvons également dans le texte.

Ce récit englobe des passages qui relèvent du récit sommaire ;

Le récit sommaire : est la narration en quelques pages de plusieurs journées. C’est aussi les la plupart des segments rétrospectifs, et particulièrement les analepses complètes, ressortissent à type de narration.

Nous évoquerons également :

Les pauses :

Une sorte de description «  Un arrêt contemplatif de l’auteur qui s’inscrit réellement dans la temporalité de l’histoire »

Les ellipses :

Il s’agit des ellipses temporelles. La plupart d’entre elles procèdent par « indication du laps de temps écoulés (ellipse temporelle) : " Quelques années passèrent... »

La personne

Pour parler des personnages dans la théorie du discours narratif, il faut préciser deux types de récits :

  • Récit dans le quel le narrateur est absent de l’histoire qu’il raconte:

  • Récit dans le quel le narrateur est présent comme personnage dans l’histoire qu’il raconte. Le premier est hétérodiégétique et le second homodiégétique

Dans ces cas précis nous pouvons emprunter à cette théorie, les personnages extradiégétique « extérieurs au temps de la narration » et intradiégétique « qui s’inscrivent dans le présent de l’histoire ».

Dans même partie de notre travail de recherche nous convoquerons

Les travaux de Philipe Hamon afin d’analyser les personnages.

« Que le personnage soit du roman, d’épopée, de théâtre ou de poème, le problème des modalités de on analyse et de son statut constitue l’un des points de fixation traditionnels de la critique (ancienne et nouvelle, et aucune théorie générale de la littérature ne peut prétendre en faire l’économie »27

Le personnage s’explique à travers un champ d'étude compliqué, au niveau de la lecture mais aussi au niveau de la production :

  • Au niveau de la lecture que le critique ou encore n’importe quel lecteur fait des romans, c’est le niveau où existent effectivement les phénomènes «  l’effet- personnage », effet de fascination illusion référentielle, de projection ou d’identification diverses favorisés par le mode de consommation solitaire, c’est le rapport du lecteur avec le texte écrit.

  • Au niveau de la production du personnage par l’auteur, ce dernier se plaisant très fréquemment à souligner la tendance qu’on certains personnages à s’émanciper, à vivre leur vie indépendamment de lui.

De ces deux pôles importants, nous pouvons parler d’effet du personnage, ou encore de l’effet produit par celui-ci.

  • celui du figuratif dans la fiction (en tant que tel, il est le lieu d'un effet de réel important).

  • celui de l'anthropomorphisation du narratif (en tant que tel, il est le lieu d'un "effet moral", d'un "effet de personne", d'un "effet psychologique" également important)

  • celui d'un carrefour projectionnel (projection de l'auteur, projection du lecteur, projection du critique ou de l'interprète qui aiment ou n'aiment pas, qui se "reconnaisse" ou non en tel ou tel personnage).



De la théorie de Philippe Hamon, nous privilégions la classification des personnages. En effet à partir de ces répartitions, Hamon propose trois personnages-types qui constituent le personnel obligé de « la mise  en scène ».

  • Le «  regardeur voyageur » qui serait en quelque sorte l’œil de l’auteur.

  • le « bavard volubile » le personnage ici a tous les sens de l’expression, il est porte- parole.

  • le «  le technicien affairé » le personnage ici est « porte-outil » il s’agit d’un savoir faire du personnage.

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