Atelier de Lecture / Ecriture. Principe de l’atelier d’écriture





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Atelier de Lecture / Ecriture.

Principe de l’atelier d’écriture :

Se servir de la contrainte pour en tire une approche de l’écriture de création. (Cf : L’Oulipo de Raymond Queneau)

L’atelier de première année porte sur la poésie (S1) et la nouvelle (S2).

La problématique de la première année étant : « qu’est ce que la littérature ? »
A la fin du semestre sera constitué un dossier avec les textes qu’on aura écrits + commentaires, + explications de notre progression.
Polycope :

« Le Lac » = symbole du lyrique > transposition autobiographique, l’auteur a perdu son amante, qu’il avait connue devant ce lac.

La poésie est une expression, la question est de savoir comment toucher le lecteur.

Le lyrique
Dans l’antiquité : 3 genres :

- Le lyrique (destiné à être chanté)

- Le dramatique (sur scène)

- L’épique (le héros)
Aujourd’hui le lyrique = expression des sentiments et des émotions intimes au poète.

C’est lors de la période romantique (19ème) que la notion de lyrisme perd son importance.

Le romantisme est un mouvement apparu en Allemagne et GB fin 18ème (Byron, Goethe).

Ce mouvement a pu s’installer en France grâce au « mal du siècle »… on trouve le romantisme dans tous les genres (poésie, théâtre, récits) : Chateaubriand, Aloysius, Bertrand.
Ce mouvement met en avant les sentiments, mais aussi une réflexion sur l’homme, la nature…

Le romantisme a mis en avant la conception lyrique de la poésie.

Musset : « les plus désespérés sont les chants les plus beaux ».

Valérie au 20ème, s’oppose à cette conception.

Dans l’antiquité Platon posait la question de l’inspiration et parlait de «  l’enthousiasme poétique » : de là vient l’idée du caractère exceptionnel du poème. On pensait le poète comme un élu, et cette conception influence le romantisme.

Au 18ème, on a cependant vu naître une méfiance envers la poésie et le poète, qu’on considérait plus comme un « illuminé »

Poésie et communication : les fonctions du texte
Il faut faire la différence entre signifiant et signifié, même s’ils sont indissociables.

Saussure a dit : « les 2 faces indissociables du signe sont le signifié et le signifiant », les rimes par exemple donnaient leur valeur au signifiant.
Jakobson parle de la fonction poétique dans « les essais de linguistique générale, chapitre 11 : linguistique et poésie ». Entre récepteur et émetteur il faut un message et pour avoir ce message il faut un canal, un mode de contact qui utilise des codes définis :
Emetteur/Destinateur……………Message………………..Récepteur/destinataire.

Fonction émotive …………………fonction poétique …………fonction conative

Canal/contact

Fonction phatique

Codes (langage, gestes)

Autour de ce système se trouve le Contexte : fonction référentielle.
● La fonction centrée sur le destinateur est la fonction émotive : c’est l’attitude l’émetteur envers les autres.

● La fonction centrée sur le destinataire est la fonction conative : s’exprimer dans l’évocatif.

● La fonction centrée sur le contexte : fonction référentielle. Fonction phatique (comme le « allo ? » au téléphone) qui sert à établir, vérifier ou prolonger la communication : on vérifie si le contact passe.

● La fonction centrée sur le code : fonction métalinguistique : « que voulez vous dire ? » on vérifie qu’on emploie bien le même code.

● La fonction poétique : visée du message en tant que tel. Cette fonction met en évidence le côté palpable du signe. Elle met l’accent sur le message pour son propre compte.
Jakobson dit qu’il y a toujours des fonctions multiples pour un seul texte. Mais les fonctions ne recoupent pas toujours les genres. Par exemple, on retrouve la fonction phatique dans une publicité « I Like Ike » ou « Du pain, du vin, du boursin » > le rythme et la rime nous aide à retenir le slogan. C’est le côté des outils matériels (sons, rythmes, rimes) de la poésie qui est mis en avant.
Document : « je me souviens » de G.Perec.

Perec a perdu ses parents dans la déportation, il n’a pas de souvenirs d’avant ses 6ans, d’où l’inspiration pour ce texte basé sur les souvenirs marquants. Perec s’est inspiré de « I remember » de Joe Bramard, auteur américain, dont le texte est beaucoup plus autobiographique.

Document : « glossaire » de Leiris.

Leiris est un surréaliste du 20ème (1901-1990). Les surréalistes étaient intéressés par l’inconscient et Leiris comparait littérature et tauromachie.

Dans ce poème, toutes les définitions ne sont pas évidentes : « ingénue, le génie nu » n’est qu’un jeu de mot.

« Femme, flamme sans aile »

« Homme, a chaud, aime et meut ».

Connotation / dénotation.
Dénotation : « un renard est un animal »

Connotation : « un renard c’est rusé ! » > C’est le domaine de l’évocation.
Ex : Connotation autour du mot Terre → monde, planète, univers, ciel, boue, homme, plante, rond, tourner, ballon, orange, bleu, marron … à partir de ces mots peuvent naître plein de métaphores :

→ La terre est ronde comme le ciel…

→ « La terre est bleue comme une orange » (Eluard) : en remplaçant les adjectifs on peut facilement créer des nouvelles métaphores, même si la comparaison n’est pas évidente.
« Retouche à la bourrasque » de Daniel Boulanger.

Connotation du mot « bison » : puissance, force, brutalité > le poète confère ainsi la notion de puissance à la bourrasque.

Connotation de « mur » : masse amorphe qui arrête le vent > surprenant car un mur est habituellement vertical alors que la mer est horizontale.

L’air est rapproché de l’animal, le liquide du solide, la mer de la verticalité.
Certains poètes ont refusé la métaphore comme comparaison. Pierre Reverdy a dit : « l’image est une création pure de l’esprit, elle ne peut naître d’une comparaison, mais d’un rapprochement d’idées éloignées »

Pour lui, plus les réalités sont éloignées, plus belle est la métaphore
« L’âme, le bleu » de Christian Pingent.

Pingent fait référence au bleu de l’âme.

Le poème s’agence en partant du bleu pour arriver à l’âme.

- « bleu de Prusse » > c’est un bleu sombre > suspendu au noir.

- « bleu de déboire » > un gros bleu est un gros rouge qui tâche.

- « bleu horizon » > couleur des militaires de 14/18.


Retour sur l’exercice précédent :

Il fallait construire autour d’une expression, avec exploitation des connotations et les expressions toutes faites (autour d’un thème), avec des jeux de mot en déplie et synthétique et au moins une métaphore dans tout le poème.

Composition du poème : composition d’une expression toute faite, en essayant de créer une unité autour d’un thème et d’essayer de créer des effets de surprise.

Les Haïku
A l’origine les Haïku s’appelaient « Oku » et désignaient les 3 premiers vers d’un « Haïki ».

Les Haïku sont des poèmes construits sur 3 vers (5, 7 & 5 syllabes), très elliptiques, et il faut souvent un effort de réflexion pour trouver le lien entre les vers.
Bouteille vide

Vieillard aveugle

Soleil d’hiver
Lien : il manque quelque chose à chacun de sujets.

Les haïku sont souvent en relation ave les thèmes de la méditation, de la nature, et de la relation qu’elle a avec l’homme.

Francis PONGE a défini un nouveau genre de poèmes :

«Uune sorte d’écrits (nouveaux) qui se situent à peu près entre les deux genres : définition et description emprunteraient au premier son infaillibilité, son indubitabilité, sa brièveté aussi, au second son respect de l’aspect sensoriel des choses ».

Lecture-Ecriture

« La Nouvelle » 

Partiel : Constitution d’un dossier sur la nouvelle avec : tous les textes de créatoin personnelle + un commentaire pour chaque +Intro + Conclusion + lecture d’un recueil de nouvelles (Cf liste) et analyse de la construction des nouvelles de ce recueil + redaction d’une nouvelle sur ce même schéma de construction.

Il est une idée reçue qui dit que la nouvelle est impérativement un récit bref. Ce n’est pas toujours le cas comme le prouve l’exemple de La princesse de Clèves de Mme de la Fayette, qui compte environ 200 pages.

A l’époque on opposait la nouvelle au mouvement de la préciosité (littérature très romantique et alambiquée) qui s’illustre notamment avec le roman L’astrée. A côté de ce roman, l’intrigue de la princesse de Clèves est plus réduite et plus historique, pas du tout symbolique.
Au 19ème, le nouvelle rencontre la presse, qui connaît elle-même un essor considérable dans sa reproduction et sa diffusion. C’est ainsi que les romans de Zola (et d’autres) paraissent en feuilleton dans les journaux.

A titre de comparaison les nouvelles tenaient la place d’un seul de ces feuilletons. De la même manière les revues littéraires voient le jour.

Pareillement, Au 20ème, Dino Buzzati (Le K) gagne le droit de parution pour ses nouvelles dans une édition.
Rapports entre Nouvelle / Presse / Faits divers

Les deux peuvent parfois être confondus, on remarque cependant que la nouvelle utilise souvent le passé composé alors que les faits divers sont rédigés au passé composé, et accorde une place très importante à la fin. On compose une nouvelle en pensant constamment à son dénouement. De plus la nouvelle a un style beaucoup plus littéraire.

La nouvelle se caractérise toujours par une chute surprenante.

Le fait divers résume dès le début toute l’histoire puis développe une foule de détails et joue beaucoup avec l’utilisation des paradoxe comme « petite cause / grand effet »…

Avec la lecture de « Iceberg » de Fred Kassak, on voit bien comment la nouvelle utilise le stéréotype pour orienter le lecteur sur une fausse piste. Un stéréotype littéraire est appelé un Topos (pluriel : Topï).
Structure

I. Comment tromper le lecteur.

Dans Iceberg sont utilisés :

- le stéréotype littéraire du suspens est utilisé, mais il n’y a pas d’issue meurtrière.

- le stéréotype littéraire de la relation en triangle, mais il n’y a pas de rivalité.

- le stéréotype culturel du prénom Georges, qui sonne « vieux ».
II. Comment mettre en place des ambiguïtés.

- Ambiguïtés : le landau est aussi appelé voiture, « seuls les enfants m’agacent ».

- Désignation des personnages : le prénom Georges est répété 25 fois, « espèce d’avorton à moitié chauve ».
III. La narrateur.

On a le point de vue du narrateur, on le pense plus ou moins équilibré, certes un peu extrême pour envisager un crime passionnel, mais pas fou. Or on se rend compte qu’il est vraiment fou quand on comprend qu’il veut tuer un enfant et qu’il est prêt à répéter sa tentative.

Tout au long du récit on cherche le personnage.

La construction.

On part de Bouville > puis retour à Paris > Bouville > retour à Paris > …

Le point de vue du narrateur dans la nouvelle
I. Première Personne.

11. Le narrateur « témoin » : permet de donner une vraissemblance au récit.

12. le narrateur « héros » : permet la construction leurres grâce à la confiance que le lecteur donne au personnage (Cf Iceberg).
II. Deuxième Personne.
III. Troisième Personne : permet le décalage avec les personnages et une plus grande distanciation, donc plus de satire. La narration devient une présence.

31. Point de vue Interne : permet la narration à la première personne à laquelle se rajoute une distance.

32. Point de vue Omniscient.

33. Point de vue Externe : on en peut s’identifier qu’au narrateur qui cherche lui aussi à comprendre l’intrigue. On pousse ainsi le lecteur à la reconstitution (Ex : les nouvelles en 3 lignes de Tchekov).
La logeuse.

Ici le point de vue est interne ce qui amène à l’hésitation entre invraisemblable et naturel (Quand Weaver est attiré par l’écriteau). Cette inquiétude égare le lecteur : on est dans le fantastique. Le point de vue interne permet ainsi de construire la découverte de l’histoire par e lecteur, pour amener à une chute surprenante.

L’action
Toute nouvelle est construite suivant cette structure d’action :
Un Sujet --------- qui cherche ---------- un objet (ex : le bonheur) perturbé par des adjuvants / opposants ; soit :
Une Situation initiale + un évènement modificateur ------ péripéties ----- résolution finale + situation finale.
Dans les nouvelles brèves, c’est cette structure qui prédomine, avec toutefois la question de l’ordre de la narration.

Dès qu’il ya histoire, le lecteur attend une action centrée autour d’uen action essentielle.
Lecture d’une nouvelle de Maupassant (1850-1893) et étude la structure :

Sujet Mme Oisel cherche un

> Objet la prestance

> Elément perturbateur Perte de la l’objet

> Péripéties

> Révélation L’objet était un faux

Rq : Maupassant laisse ici filtrer quelque uns de ses préjugés sociaux : vision animale de la femme, la honte de vivre avec un employé, etc.
Ponctuation du dialogue :

Ne pas mélanger tiret et guillemets, qui sont à réserver à des passages isolés. Préférer cette structure :

Cécile dit :

- Je m’appelle Cécile

- Je vous aime déjà, répond Jean-Philippe

Le temps de la nouvelle
Théorie d’Edgar Allan Poe : « toute la poétique de la nouvelle vient du temps court de sa lecture ».

La nouvelle raconte des évènements dans un temps resserré, ce qui rappelle un peu la règle des 3 unités du théâtre (1 seul temps, un seul lieu, une seule action). Cette règle avait été établie dans un souci de ressemblance, pour limiter le temps et l’action théâtrale à une journée.
La nouvelle est un genre narratif avec 2 temps : celui de la lecture continue et celui de l’histoire même. Ainsi le récit peut il se faire au passé ou au présent. Il peut être raconté dans le même sens que l’histoire et suit alors un ordre chronologique : Ce type de récit est très lisible.
Les caractéristqieus du temps du récit :

I. L’ORDRE

Pour modifier l’ordre du récit on peut faire recours à des flash_backs ou des anticipations.

II. FREQUENCE

III. RYTHME

On peut glisser des variations de rythme (accélération, ralentissement dans les moments les plus dramatiques, dialogues, descriptions, digressions).

Le personnage
1. La désignation du personnage

Pour désigner le personnage, on peut utiliser

- des pronoms personnels

- des noms propres. Certains prénoms peuvent être significtaifs à eux-seuls (Candide) ou complètement annodins (Jeanette Ferrachat, Spencer Coyle, etc) mais ils sont toujours révélateurs d’une époque, d’un lieu ou d’un milieu social.

Pour concilier prénom et signification, Flaubert a appelé « Félicictée » un personnage heureux.
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