Cité des Tricasses au iie siècle avant Jésus Christ, devenue Augustobona à l'époque gallo-romaine, Troyes s'impose dès le Xe siècle comme une cité importante du





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Visite du Vieux Troyes

Cité des Tricasses au IIe siècle avant Jésus Christ, devenue Augustobona à l'époque gallo-romaine, Troyes s'impose dès le Xe siècle comme une cité importante du Comté de Champagne, et maintient cette position privilégiée jusqu'au XVIe siècle.
Point de rencontre entre marchands de toute l'Europe médiévale, cité religieuse d'exception, ces grandes heures ont laissé à la ville des témoignages nombreux qui se visitent et s'admirent encore aujourd'hui. C'est une promenade commentée au travers de ces rues et édifices que ces quelques pages vous proposent...




Sommaire

I. Histoire de la ville des origines au XVIè siècle 3
II. Les Comtes de Champagne 11
III Les Foires médiévales 19
IV Remparts et Canaux 23
V Monuments 30
VI Monuments disparus 52
VII Ecole de sculpture Troyenne 63
VIII Vitraux 66
IX Ressources pour en savoir plus 69


Plan de situation 72

Histoire de la ville


Des origines au XIXe siècle

Quelques découvertes à Troyes et aux alentours témoignent d'une occupation importante dès la préhistoire. C'est avec les premières migrations Celtes qu'une population plus stable va s'installer sur le site de Troyes et tout le département , les Tricasses. Ils sont mentionnés au IIe siècle avant J.C. dans les écrits des géographes grecs. Des fouilles ont ainsi mis en évidence l'existence d'un habitat sur le site de Saint-Nizier, et on a trouvé des objets funéraires sur le lieu-dit "La Charme", qui sont visibles au musée St Loup.
Au premier siècle, la cité celte des Tricasses devient Augustobona, cité Gallo-Romaine et occupe une situation stratégique ; elle est le point de rencontre de plusieurs voies romaines, dont la voie Agrippa qui relie Milan à Boulogne. Des vestiges de cette époque se trouvent au musée St Loup, et également exposés au milieu de constructions récentes sur le quai des abattoirs. Très vite Augustobona s'étend et se fortifie, avec la création de portes dont celle de la Girouarde, située rue de la Cité, près de l'actuel Hôtel Dieu.
Au IIIe siècle, alors que les invasions barbares débutent, la ville est renommée Tricassium, puis au Ve siècle Trecae. A cette époque, Troyes semble prospère, si l'on en croit le trésor trouvé sur le site Chaillouet ; une amphore à huile qui contient 102kg de pièces de monnaie. Des incendies ravagent la ville au IVe siècle lors des invasions germaniques. L'évangélisation apporte à Troyes son premier évêché au IVe siècle, et c'est l'évêque Saint-Loup qui, vers 451, sauva la ville de l'invasion d'Attila, en se livrant comme otage. Il revient à Troyes, y meurt en 479 et est inhumé sur le site de St Martin ès Aires.
A la mort de Clovis, en 511, le Royaume Franc est partagé et Troyes fait partie de l'Austrasie, vaste territoire dirigé par Thierry I, fils de Clovis. Il faut attendre la fin du VIe siècle pour la réconciliation entre les trois petits-fils de Clovis, qui a lieu sur la tombe de Saint Loup, à Troyes. En 581, Gallomagne, évêque de Troyes, rapporte de Lyon des reliques de Saint Nizier, à l'origine de l'église du même nom. Les édifices religieux à Troyes se multiplient au VIIe siècle ; les Abbayes Montier la Celle, Notre Dame aux Nonnains, St Quentin et les églises St Jean et St Denis.
Après la courte existence d'un duché de Champagne dont Troyes, Reims et Chalons font partie, la ville fait partie de la France de Charlemagne. Son évêque Alcuin entreprend des réformes sur la réglementation de la vie religieuse. Au milieu du IXe siècle, la France est de nouveau partagée, et Troyes se retrouve dans la partie dirigée par Charles le Chauve. En 878, le roi Louis le Bègue est couronné à Troyes, en l'église St Jean au Marché. La ville est ravagée par des invasions normandes vers 890, et malgré cela, continue son expansion ; une première cathédrale s'élève, un hôpital St Nicolas est fondé à proximité, et on construit à l'extérieur des murailles. C'est à cette époque que se développent les premières activités commerciales.
La ville appartient au Duché de Bourgogne au début du Xe siècle, et c'est en 956 qu'elle connaît son premier Comte, Robert, le "très glorieux comte de Champagne". Lui succèdent Eudes "Le Grand" et Thibault Ier, ce dernier dirigeant la région pendant 52 ans. Les Comtes vont permettre l'essor de la ville et en particulier des foires de Champagne, qui attireront des marchands de toute l'Europe. La ville continue son expansion, l'église Saint Nizier est construite, les faubourgs s'étendent au nord-est des remparts, qui sont eux aussi agrandis (porte de Croncels). C'est sous le Comte Hugues "Le père des pauvres" que Hugues de Payns créé l'ordre des Templiers en 1118.
Le Comte Henri Ier "Le Libéral" succède à son père Thibaut II "Le Grand", et devient gendre du roi Louis VII et d’Aliénor d’Aquitaine en épousant leur fille Marie de France. La première commune de Troyes naît, gérée par des "bourgeois" et un maire (vers 1190). De vastes travaux sont entrepris ; agrandissement des remparts, création de nouveaux canaux et la construction d'un nouveau Palais pour les Comtes, sur l'actuelle place du Préau. Les églises Ste Madeleine, St Nicolas et St Pantaléon sont construites à cette époque. De nouvelles portes accueillent les marchands européens : St Jacques et la porte du Beffroy notamment. Le Comte et la Comtesse permettent un essor artistique nouveau, avec Chrestien de Troyes et autres savants, artistes et théologiens. A la mort d'Henri Ier, Marie devient régente du comté pour 13 années, jusqu'à sa mort en 1198.
La Comtesse Blanche, épouse de Thibaut III mort en 1201, assure la régence jusqu'à la majorité de son fils Thibaut IV, en 1222. Ce comte, chansonnier, poète et musicien, finit de bâtir les remparts qui donnent à Troyes sa forme définitive de bouchon de champagne et protègent la ville contre les ennemis que ses erreurs politiques attirent au jeune Comte. C'est aussi à cette époque que la cathédrale est reconstruite, après l'incendie de 1188, pour ressembler à l'édifice que l'on connaît aujourd'hui. Des réformes modifient la gestion de la ville, qui est partiellement déléguée à treize "jurés", et les impôts, qui deviennent moins arbitraires. Après les courts règnes de Thibaut V, mort en croisade, et d'Henri III son frère, c'est de nouveau une femme qui gère les affaires du Comté, Blanche d'Artois. C'est par le marriage de sa fille Jeanne avec le futur roi Philippe le Bel que la Champagne se trouve finalement réunie au royaume de France.
Les 4 premières décennies du XIVe siècle ne voient pas moins de cinq rois se succéder au trône de France, et les libertés des habitants de la ville de Troyes, octroyées à l'époque des Comtes, sont progressivement réduites, pour intégrer totalement la ville au royaume. Dès le début de la guerre de Cent Ans, la ville fortifie ses remparts, et se prépare à accueillir les Anglais ; des pieux de bois pointus d'abord, des murs de pierre ensuite. Les impôts et charges se multiplient pour armer la ville. En 1359, les Troyens libèrent Aix-en-Othe, Beaufort, Pont-sur-Seine des Anglais et des Navarrais, menés par un jeune évêque-soldat, Henri de Poitiers. La ville finit le siècle très appauvrie par les dépenses de guerre ; des émeutes éclatent même en 1381 contre les notables.
Aux hostilités franco-anglaises vient s'ajouter une nouvelle lutte ; elle oppose Jean Sans Peur, Duc de Bourgogne, au roi Charles VI "le Fol" qui ne tarde pas à céder sa couronne. Le roi Henri V d'Angleterre profite de ces querelles intérieures pour faire avancer son armée. En 1420, le traité de Troyes est signé, que Charles VI et Henri V jurent, dans la cathédrale de Troyes, de respecter. Le traité désigne Henri V comme héritier légitime de la couronne de France, aux dépens du Dauphin Charles VII. Ce dernier se déclare malgré tout Roi de France en 1522 et le 23 février 1429 est rejoint par Jeanne d'Arc. En juillet 1429, leurs troupes atteignent les remparts de Troyes ; Jeanne brandit son étendard et dirige, sous les yeux effrayés des Troyens, les préparatifs de l'assaut. La ville se rend finalement avant la bataille ; Jeanne et Charles VII entrent dans la ville le 10 juillet et vont entendre la messe à la cathédrale. Les hostilités avec les Bourguignons placent la ville en état de guerre jusqu'au traité d'Arras en 1435, date à laquelle Troyes reprend ses activités marchandes, forte de nouveaux privilèges et droits octroyés par le roi Charles VII, en remerciement pour la reddition sans combat de la ville. Dès l'avènement de Louis XI en 1461, ce dernier revient vite sur ces privilèges et renforce le contrôle de la couronne sur la ville jusqu'à la fin de son règne en 1483. Cette même année, Jean de Marisy devient le premier maire de la ville.
La paix des premières années du siècle permet à Troyes de retrouver un peu de sa prospérité ; commerce et artisanat se développent (textile, tannerie, papeterie), les fortifications sont remises en état. On compte maintenant trois médecins pour soigner une population grandissante, qui fait de la ville la cinquième du Royaume sous le règne de François Ier. Les foires elles aussi se multiplient ; à celles de janvier et d'août s'ajoutent en 1510 et 1521 celles de mai et d'octobre. Les arts ne sont pas oubliés dans cette "renaissance" de la ville, et c'est la grande époque de l'école de sculpture champenoise.
Le 24 mai 1524, un gigantesque incendie détruit 1500 habitations dans le quartier du Beffroi et de Croncels. Très vite, on reconstruit, et c'est l'occasion pour la ville d'adopter un urbanisme plus moderne avec des rues plus alignées et moins étroites. La rapidité avec laquelle on reconstruit certains quartiers témoigne de la prospérité relative de la ville à l'époque de l'incendie ; (...) La cité est garnie sans diffames / De pain, et vin, et de bonne eau qui stille / Riches marchans font qu'elle est moult utille / La sont jardins, prez, boys, foretz, garnies / Et ce qui'il fault a villes bien munies / Ceste cité en partie est bruslee / Mais en brief temps à esté reparee (...) - Louenge et description de la noble ville de Troys en Champaigne, par Pierre Grosnet (1460-1540). Cette prospérité ne dure pas toutefois et Troyes comme le reste de la France de la première moitié du XVIè siècle paie d'un lourd tribu les frasques guerrières de François 1er.
C'est aussi l'époque où la Réforme fait ses premiers adeptes à Troyes. Rapidement des emprisonnements et des exécutions ont lieu, et les calvinistes Troyens s'exilent en Suisse où leur sécurité est assurée. Finalement, en 1558, sur ordre d'Henri II, le premier pasteur protestant Girard de Corlieu prend ses fonctions à Troyes. L'évêque de Troyes va jusqu'à se faire élire par les membres de l'Eglise réformée. Le maire mit fin à cette situation unique en France, et Marie de Médicis elle même intervient pour désavouer cet évêque aux idées trop larges...
L'année 1562 voit à Troyes comme ailleurs s'installer les premiers affrontements entre Catholiques et Protestants, et ces derniers décident soit de s'exiler, soit de s'organiser en véritables bataillons. En août 1572, le massacre de la St Barthélémy fait quarante cinq victimes à Troyes, lors d'un terrible bain de sang organisé par le gouverneur de Champagne dans la Prison de la Tour. Henri IV devenu Catholique en 1593 et l'Edit de Nantes en 1598 mettront fin à ses affrontements meurtriers qui laissent la ville de Troyes endettée et pauvre à l'aube du XVIIè siècle. Seule fête en cette fin de siècle, la visite Royale d'Henri IV, immortalisée par Linard Gonthier dans ses fameux vitraux de l'Arquebuse.
La première moitié du XVIIè siècle est morose pour les Troyens. Les famines s'y succèdent et avec elles des émeutes parfois violentes. Le pouvoir royal affaibli pendant la régence de Marie de Médicis et les frondes répétées des Princes du Royaume affaiblissent encore les ressources et la vie économique de la ville. Malgré les Etats Généraux de 1614, le bien être du peuple passe bien après les conflits internes du pouvoir. Le roi Louis XIII passe quelques temps à Troyes avec sa cour en 1629 puis 1630, entraînant des frais de réception bien au delà des moyens de la ville.
Après l'arrivée au pouvoir de Louis XIV en 1661, Troyes entame un lent retour vers sa prospérité passée. Les industries connaissent un certain renouveau ; la papeterie et l'édition, avec notamment les livrets bleus ou bibliothèque bleue, ancêtres des livres de poche, et aussi celle des drapiers, grâce à une technique de blanchiment des toiles qui fera la renommée de la production des "blancheries" Troyennes dans tout le royaume. Malheureusement, les guerres de Flandres, de Hollande ou encore d'Espagne interrompent cet élan de reprise économique, et appauvrissent encore un peu plus la ville, littéralement ruinée par les impôts qui l'accablent en ces temps de guerre.
Au début du XVIIIè siècle, l'activité économique renaît progressivement de ces cendres, se concentrant principalement autour de l'activité textile. Les ateliers de fileuses de coton et les métiers à tisser se multiplient dans la ville. dés 1746, le premier métier mécanique de bonnetier est installé dans l'actuel Hôtel Mauroy, annonçant la nouvelle industrie qui fera prospérer la ville au siècle suivant. Ce regain d'activité voit la population troyenne augmenter, et la prospérité regagne peu à peu les rues de la ville. A la veille de la Révolution, hormis quelques mauvaises récoltes, Troyes semble avoir retrouvé une certaine place dans le royaume.
Pourtant, les années 1787-88 voient s'abattre sur Troyes de nouveaux fléaux : les traités de libre échange avec l'Angleterre mettent au chômages de nombreux ouvriers des ateliers textiles troyens. De plus, les récoltes de 1788 sont très pauvres, et le prix du pain augmente pour une population déjà fortement appauvrie. Emeutes et grèves suivent l'annonce de la prise de la Bastille à Paris, et la police procède à l'exécution des meneurs. Au printemps 1789, les Troyens élisent leurs députés des Etats Généraux, parmi lesquels un Camusat au Tiers Etat et un Mesgrigny pour la Noblesse. Un comité révolutionnaire se forme le 28 août 1789, et remplace bientôt la municipalité.
Le maire de l'époque, Claude Huez, sera massacré par la population suite à des rumeurs de farine empoisonnée, le 9 septembre 1789. Ce drame marque fortement les esprits, et les premières semaines de la révolution à Troyes seront relativement calmes. L'église subit les premières "persécutions" ; tous ses biens sont déclarés biens nationaux dés novembre 1789, et trois églises sont privées de culte : Saint Frobert, Saint Denis et Saint Jacques. La cathédrale est rebaptisée "Temple de la Raison" et fait désormais face à la Guillotine, installée sur son parvis. L'ancien curé de Saint Aventin est décapité par la foule en 1792 pour avoir refusé de crier "vive la Nation".
La vie économique est désastreuse, et les guerres aux frontières de l'Est et contre l'Angleterre appauvrissent les marchés et paralysent l'activité de l'industrie textile à qui manquent les matières premières anglaises. A partir de 1796, les destructions vont bon train ; les églises Saint Denis, Saint Jacques, Saint Etienne, et Saint Loup, le Palais des Comtes...

L'arrivée au pouvoir de Napoléon d'abord comme premier Consul en 1799 puis comme Empereur en 1804 marque l'histoire de la ville, qui accueille plusieurs fois l'ancien pensionnaire de Brienne. Lors d'une de ses visites, il se souvient de ses nuits passées dans un vieil Hôtel place St Pierre, infesté par les punaises, et exprime son souhait de voir détruites toutes les maisons à pan de bois de la ville !... Il est à l'origine de la création du bassin près de la Préfecture, et du canal de la Haute Seine. La vie à Troyes durant la pèriode Napoléonienne est surtout marquée par la misère engendrée par les coûts des campagnes de l'Empereur. La ville accueille bientôt les têtes couronnées des pays coalisées ; le Tsar, l'Empereur d'Autriche et le Roi de Prusse s'y installent en effet en février 1814, brièvement chassés par le retour inattendu en ville de l'Empereur. Il faut attendre la fin de l'année suivante pour que les Troyens voient le départ définitif des occupants.
La nouvelle organisation administrative du pays s'est mise en place à Troyes : l'abbaye Notre Dame aux Nonnains est devenu Préfecture, et le Conseil Général, installé sous la Révolution dans l'Hôtel Marisy, y loge dés 1794 ; le couvent des Jacobins accueille bientôt les archives Départementales ; la bibliothèque municipale, elle, occupe dés 1803 une partie de l'abbaye Saint Loup, et conserve des collections uniques issues des confiscations révolutionnaires des abbayes des alentours. Le règne de Louis XVIII n'affecte pas véritablement la ville, qui passe les premières années de la Restauration à se remettre, péniblement, des années de guerre et des récoltes très pauvres.
La révolution de 1830 touche peu les Troyens, qui se félicitent toutefois des libertés retrouvées avec l'arrivée au trône de Louis Philippe. C'est à cette époque que naît véritablement l'industrie qui assurera la prospérité de la ville pour plus d'un siècle ; la bonneterie. Les filatures de coton d'abord se multiplient en ville, puis avec l'arrivée de nouvelles machines à vapeur en 1840, les premières usines de bonneterie s'installent. Cette nouvelle industrie emploie enfants et adultes avec des conditions de travail particulièrement difficiles, mais assure surtout des revenus à une partie croissante de la population de la ville. En 1848, la première ligne de chemin de fer est inaugurée à Troyes, et sa gare installée dans l'actuel Espace Argence.
La proclamation de la République en février 1848 suscite des manifestations de joie dans la ville ; la liberté regagnée de la presse, le suffrage universel n'empêche pas toutefois quelques manifestations dans une situation économique toujours difficile. un défilé de réconciliation a même lieu en ville, qui réunit ouvriers et gardes nationaux. L'élection de Louis Napoléon Bonaparte est bien accueillie par les Troyens, qui l'ont littéralement plébiscité ; lors de son séjour à Troyes, les cris de "Vive la République" se mêlent même à ceux, plus inattendus, de "Vive l'Empereur"...
Son coup d'Etat le 2 décembre 1851 et son accession au trône d'Empereur un an plus tard émeuvent bien peu de Troyens, malgré le nouveau recul des libertés individuelles et de presse. Tout au long du second Empire, l'actualité marquante à Troyes réside principalement dans la révolution de l'industrie textile ; la mécanisation des métiers et l'implantation de nombreuses usines dans les faubourgs transforment le visage économique et urbain de la ville. L'exposition de Troyes en 1860 est la vitrine de ces progrès techniques. L'épopée Napoléonienne se termine une fois encore par l'occupation de la ville par les Prussiens de novembre 1870 à août 1871.
A la fin du XIXè siècle, la ville de Troyes est déjà bien différente de la cité médiévale qu'elle était ; les remparts sont détruits à partir des années 1830, et de nombreux édifices disparaissent ; le couvent des Jacobins, l'église Saint Aventin, la chapelle et la bibliothèque des Cordeliers, l'Hôtel Dieu Saint Esprit... Certaines rues sont alignées, des quartiers assainis, et bientôt, les cheminées des usines de bonneterie remplacent les "cent clochers" qui rendirent la ville célèbre autrefois...
Un certain nombre d'informations contenues dans cette page ont été trouvées dans les ouvrages cités en page "Ressources" ; "Histoire de Troyes", aux éditions de la Maison du Boulanger, "Histoire Populaire de Troyes", aux éditions du Bastion, et des articles tirés de la revue "La vie en Champagne". Je renvoie donc à ces documents pour des données complètes sur l'histoire de la ville.

Les Comtes de Champagne


Je renvoie pour cette page à l'ouvrage d'Henri Erhet, "Passe avant le meilleur" ou l'histoire de ces Comtes qui ont fait la Champagne, aux éditions de la Renaissance.

A la fin du règne de Louis le Débonnaire, fils de Charlemagne, le royaume de France fut partagé entre ses trois fils, Charles le Chauve, Lothaire, et Louis, par le traité de Verdun en 843. C'est le début de la "parcellisation" du royaume, et au fil des années, les fonctionnaires royaux vont s'approprier des territoires qui peu à peu deviennent indépendants. C'est ainsi qu'à la fin du IXe siècle, Troyes appartient au Duché de Bourgogne, dirigé par Richard le Justicier. Il faut attendre la mort du Duc de Bourgogne Gilbert, Comte d'Autun et de Chalons, en 956, pour que la ville passe dans les mains du premier Comte de Champagne, Robert de Meaux, grâce à son alliance avec la fille du Duc, Adèle Werra. C'est le début d'une période de plus de trois siècles pendant lesquels les Comtes de Champagne, par leur politique, vont donner une nouvelle expansion aux villes de leur domaine, et en particulier à la cité comtale de Troyes.

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