Réunion organisée à l’I. U. F. M. de Selestat et animée par mm. Jean-Pierre grosset-bourbange, Gilbert guinez, Dominique wille, I. A. I. P. R. de Lettres, M. Koch, I. A. I. P. R. d'Arts Plastiques et Christophe bouchoucha, Chargé de Mission





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date de publication13.06.2017
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Compte rendu de la réunion du 21 mars 2012 sur les nouveaux programmes de collège et le socle commun

Réunion organisée à l’I.U.F.M. de SELESTAT et animée par MM. Jean-Pierre GROSSET-BOURBANGE, Gilbert GUINEZ, Dominique WILLE, I.A.-I.P.R. de Lettres, M. KOCH, I.A.-I.P.R. d'Arts Plastiques et Christophe BOUCHOUCHA, Chargé de Mission.

Les Inspecteurs de Lettres ont rappelé que les nouveaux programmes de Troisième entreront en vigueur à la rentrée prochaine de septembre 2012.

Ils invitent les professeurs à se reporter à ce document, à ceux qu’ils trouveront sur Eduscol relatifs aux champs de compétences ainsi qu’aux comptes rendus concernant les programmes des classes de 6ème, 5ème et 4ème, disponibles sur le site Lettres de l’académie.





  1. Histoire des arts


La réunion débute par l’intervention de M. KOCH, I.A.-I.P.R. d'Arts Plastiques, qui s’intéresse à la façon d’intégrer l’histoire des arts dans les enseignements existants. Il conseille la lecture d’un document réalisé par l’Académie de Rennes intitulé L’Histoire des arts, Vademecum 2011-2012, qui propose des fiches et des outils pour la mise en œuvre, le suivi et l’épreuve de l’histoire des arts.
Diverses modalités sont possibles, afin d’intégrer cet enseignement dans nos cours :

-chaque discipline concernée (Arts Plastiques, Musique, Histoire-Géographie et Lettres) fait référence à une œuvre dans chaque séquence étudiée. Voir à ce sujet le B.O. 32 du 28/08/2008 et le B.O. 41 du 10/11/2011.

- deux ou trois disciplines élaborent des séquences inter-disciplinaires autour d’une problématique.

- les quatre disciplines en relation avec le professeur documentaliste optent pour une œuvre, un corpus, une problématique et travaillent sur l’objet d’étude choisi. Chaque enseignant mettra à profit ses connaissances : le professeur d’Arts Plastiques, par exemple, apportera ses lumières en tant que plasticien.

- le professeur peut consacrer une séance ou deux à l’histoire des arts, ce qui permettra aux élèves qui le souhaitent de choisir l’œuvre traitée comme un des objets d’étude. Si tous les professeurs des disciplines concernées font de même, les élèves auront quatre objets d’étude potentiels.
Les professeurs restent maîtres de leur discipline, ils intègrent l’histoire des arts à chaque séquence.
Le premier objectif est de construire une culture artistique de la Maternelle à la Terminale et pour ce faire, il ne faut pas hésiter à utiliser toutes les ressources de proximité. Le second est d’apprendre aux élèves à faire des liens entre des cultures, des œuvres différentes…

L’important est de travailler ensemble, de contribuer à rendre les élèves autonomes et de développer leur capacité à établir des liens.
S’ensuit un échange avec les professeurs de Lettres. M. KOCH rappelle qu’un objet d’étude, c’est une œuvre, que l’élève en choisit cinq et qu’elles doivent appartenir à au moins trois champs différents, que l’organisation et la date de l’épreuve sont fixées par les établissements. Quant au jury, il est composé de deux enseignants : l’un d’eux appartient à l’une des quatre disciplines concernées. Un seul des cinq exposés sera proposé au candidat. Si ce dernier souhaite retenir une œuvre qu’il n’a pas étudiée en cours, cela est possible à condition que son choix ait été validé par le professeur.


  1. L’enseignement du français en Troisième : nouveaux programmes de collège




  1. Progression annuelle et organisation de la séance


M. WILLE, I.A.-I.P.R. de Lettres, a d’abord rappelé le rôle irremplaçable du professeur de français : il est le seul à proposer une œuvre, un texte en résonance avec notre monde. Le professeur de Lettres est le dépositaire d’une langue juste, belle, nuancée, savoureuse. Il est un passeur de livres, d’œuvres littéraires, d’où l’importance de ses choix.

M. WILLE et M. BOUCHOUCHA ont ensuite porté leur attention sur la progression annuelle et l’organisation de la séance.


  1. 1. Progression annuelle


Lors de la constitution de la progression annuelle, un équilibre entre les genres est souhaitable. Ainsi la place accordée au récit ne doit pas être hégémonique et la poésie, le théâtre, l’essai et l’étude de la presse ne sauraient être oubliés. La question est de savoir quelle culture littéraire nous voulons transmettre à nos élèves.

Il faut, en outre, entrer de plain-pied dans le programme, privilégier les phénomènes d’échos, l’alternance des genres. Aussi peut-on étudier, par exemple, en classe de 3ème, l’expression de la révolte en poésie, dans Vipère au poing de Bazin, dans Antigone d’Anouilh.

Par ailleurs, l’enseignant prévoit différents temps d’écriture au cours de la séquence. A cet égard, il est rappelé qu’un élève de 3ème doit être capable de produire un texte correct et cohérent de quarante lignes environ. Le travail d’écriture doit être le prolongement naturel de la lecture, de l’étude de la langue et de l’oral. La participation aux différents concours académiques tels que Le Printemps de l’Ecriture, Le printemps des Poètes, peut être un moyen efficace de stimuler les élèves.

Enfin, chaque séquence offre l’occasion d’aborder certains points de langue. Ainsi l’on étudiera davantage l’emphase lors des séquences portant sur la poésie ou le théâtre.

Place accordée à l’œuvre intégrale



Préférer l’étude de l’œuvre intégrale plutôt que de recourir massivement aux groupements de textes, car toute œuvre est fondée sur une cohérence esthétique et structurelle : l’œuvre fait sens.

La constitution d’une bibliothèque personnelle pour chaque élève est préconisée.
L’importance de la problématique

Celle-ci est capitale dans la mesure où elle nous oblige à resserrer l’angle de notre étude. Elle doit apparaître clairement et est à rattacher à l’étude du genre et des tonalités. En classe de 6ème, on peut s’intéresser, par exemple, aux épreuves d’Ulysse qui font de lui un héros épique, ou encore à sa quête ou à sa ruse (la mètis).

En classe de 4ème, le thème de l’abandon est souvent associé à l’adoption voire à la reconnaissance. Appuyons-nous dès lors sur l’histoire de Moïse, sur celle d’Œdipe et établissons des parallèles avec Pierrot de Maupassant, Sans Famille de Malot, Oliver Twist de Dickens. Mais au-delà du thème, il faut s’interroger sur la représentation du monde qui est véhiculée ou encore sur la leçon paradoxale (para doxa) que l’on peut tirer de la lecture de telle ou telle nouvelle (voir Aux Champs de Maupassant). En classe de 3ème, si l’on étudie Rhinocéros de Ionesco, une des problématiques possibles pourrait être : théâtre de la dérision ou fable politique ? Si l’on travaille Antigone d’Anouilh, pourquoi ne pas s’intéresser à Créon : personnage humain, trop humain ?

Il est essentiel de voir comment texte et œuvre peuvent répondre à des questions existentielles, celles qui interrogent notre rapport au monde et aux autres.
La culture humaniste
Il faut accorder une place substantielle aux textes et aux œuvres de l’Antiquité dans chacune de nos séquences, parler latin ou grec, construire des réseaux lexicaux, s’intéresser à l’étymologie dès que possible. Si l’on étudie l’Antigone d’Anouilh, faire lire l’Antigone de Sophocle. La culture humaniste doit en effet s’enraciner dans les auteurs latins et grecs. (Voir programme de la classe de 1ère L.)


  1. 2. Organisation de la séance


La lecture analytique
L’explication de texte n’est pas une succession de questions et de réponses : il faut développer des compétences de lecture, placer l’élève en situation de réception-production.

Pour ce faire, recueillir tout d’abord les impressions des élèves, leurs suggestions, leurs remarques, sans intervenir. Faire établir ensuite un premier bilan à l’oral, puis à l’écrit. Revenir alors au texte avec une relecture totale ou partielle de celui-ci. Vient ensuite une phase d’approfondissement qui s’appuie sur des procédés d’écriture.

Il est en effet primordial de construire le sens et de donner toute sa place à la dimension esthétique de l’œuvre littéraire.


L’écriture
Une place importante doit être consacrée à l’écriture : il faut organiser au cours de la séance des temps de synthèse. On peut, par exemple, demander aux élèves de consigner ce qu’ils ont retenu de l’approche d’un texte ou de rédiger un paragraphe, de mettre en évidence l’intérêt du texte, ce qui peut constituer une première initiation au commentaire.
L’étude de la langue
L’étude de la langue est à articuler avec les activités de lecture, d’écriture et doit être intégrée de manière naturelle. Ainsi l’étude du récit permet de s’intéresser aux valeurs de l’imparfait et du passé simple de l’indicatif. En 3ème, l’on pourra insister sur leur valeur modale et aspectuelle.
La place de l’oral
L’on veillera à réserver au sein de la séance une place de choix à la pratique de l’oral en diversifiant les activités d’écoute (exercices de restitution et de reformulation etc.) et d’expression (oralisation des textes littéraires, jeux dramatiques, prises de paroles spontanées ou préparées etc.).



  1. Nouveaux programmes de collège


M. GROSSET, I.A. - I.P.R. de Lettres, présente un diaporama, retranscrit ci-dessous. Les commentaires qu’il a ajoutés figurent en italique. Le document papier intitulé Liaison 3ème/ 2nde en français a donné lieu à une confrontation des programmes de ces deux niveaux. Si l’argumentation en tant que telle ne figure pas de manière explicite dans les nouveaux programmes de 3ème, elle continue à être enseignée.

En voici les quatre rubriques :

- Formes du récit aux XXème et XXIème siècles

- La poésie dans le monde et dans le siècle

- Théâtre : continuité et renouvellement

- Etude de l’image
Préambule, principes et objectifs


  1. satisfaire les exigences du socle commun, dont les attentes sont bien en deçà du programme

  2. articuler les différents domaines de l’enseignement du français

  3. établir des correspondances avec d’autres disciplines


Les six domaines à articuler :

-l’étude de la langue : grammaire, orthographe, lexique

-la lecture

-l’expression écrite

-l’expression orale

-l’histoire des arts

-les technologies de l’information et de la communication
Chaque séance a une dominante.
Grammaire

-Finalités : comprendre les mécanismes de la langue, maîtriser la terminologie, mieux s’exprimer à l’écrit comme à l’oral et mieux comprendre les textes lus.

-Le plan proposé par le programme n’est pas destiné à être suivi tel quel.
Orthographe
-Compétence à acquérir : savoir orthographier son propre texte et celui d’autrui.

-Nécessité d’un apprentissage raisonné et régulier étroitement articulé avec les séances de grammaire et de lexique.

-Formes d’évaluations multiples, dont tous les types de dictées et de réécritures.
Lexique
-Objectif : enrichir le vocabulaire des élèves de façon structurée à partir de réseaux de mots.

-Un travail à mener en cohérence avec les activités de lecture et d’écriture.
Il s’avère peu pertinent de demander aux élèves quels sont les mots dont ils ne connaissent pas le sens immédiatement après la lecture du texte ; on les clarifie soit en amont de la séance à travers une recherche préalable, soit durant la lecture analytique, en contexte.
Lecture
-Fonder une culture humaniste (œuvres patrimoniales).

-Privilégier l’accès au sens.

-Susciter le goût et le plaisir de lire.

-Deux approches possibles des textes : lecture analytique (« lecture attentive et réfléchie ») et lecture cursive, notamment de la littérature de jeunesse.
Un texte doit être lu pour sa singularité.
Expression écrite
Objectif : rédaction d’un texte correct et cohérent de plus de deux pages.

-Un devoir complet et abouti au moins toutes les trois semaines.

-Notion d’écriture « suivie » (projet, améliorations, corrections).

-Programme précis de travaux d’écriture, en relation avec les textes.

-Exercices variés, favorisant inventivité et goût d’écrire.
Expression orale
-Apprentissage qui se construit de la 6ème à la 3ème autour d’un programme d’activités.

-Cet apprentissage équilibre l’échange immédiat dans la classe comme principe moteur des apprentissages et l’oral préparé.

-Exercices variés et progressifs, reposant sur une mise en voix, en gestes et en espace.

Parmi les exercices, importance de la récitation.
Le débat est à réserver à la classe de 3ème.
Histoire des arts
-Trois domaines concernent traditionnellement notre discipline :

« arts du langage »

« arts du spectacle vivant »

« arts visuels »

-Les autres domaines sont à rapporter aux projets.


Faute de temps, M. GUINEZ, I.A. - I.P.R. de Lettres, nous enverra le document intitulé Compétences au lycée et personnalisation : présentation aux professeurs de collège.

Il précise que dans le nouveau programme de latin de 3ème il y a une entrée histoire des arts, et nous propose, en guise d’exemple d’intégration de l’histoire des arts dans une étude de texte en français, quelques pistes pour la lecture du poème Heureux qui comme Ulysse de Du Bellay ; représentations d’Ulysse ou des Argonautes sur des amphores grecques, ou les fresques, l’origine et la forme du sonnet, l’art de la rhétorique et l’imitation latine (felix qui…), l’art oratoire (dire le poème), les sources antiques (lire un extrait des Argonautiques d’Apollonios de Rhodes), l’architecture des palais romains, des maisons angevines, etc. ; dès lors l’étude du poème peut être envisagée sous la problématique suivante : un poème aux multiples références artistiques.
M. GUINEZ rappelle qu’au lycée les programmes de français et de langues anciennes sont très fortement articulés et regrette que ce ne soit pas toujours le cas au collège.
Il évoque ensuite les compétences du socle commun, rappelant que 60 % des élèves passent en classe de 2nde et que 90% obtiennent le Diplôme national du Brevet. Les professeurs ne sont pas obligés de valider tous les items mais sont invités à réfléchir au sens de ces items, certains étant plus importants que d’autres. Les compétences peuvent être travaillées dans plusieurs séquences.

Claire Pexoto, professeur de Lettres Classiques au collège Europe d’Obernai.




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«Maison de l’histoire de France». Enquête critique, par Isabelle Backouche et Vincent Duclert, Paris, éditions de la Fondation Jean-Jaurès,...





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