Vivre bien, bien vivre ? Commençons par lire !





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Extrait de « Manuel d’instructions » de Julio Cortazar

In Cronopes et fameux, Edition (1962)







D’inspiration fantaisiste et surréaliste, ce recueil de nouvelles de l’auteur argentin Julio Cortazar (1914-1984) est parfois déroutant par la distance qu’il opère avec le réel et la raison. Mais tout texte a quelque chose à dire et celui-ci, il faut bien l’écouter : c’est une initiation à regarder le monde qui nous entoure différemment. Dans sa première partie « Manuel d’instructions », on y apprend à lire l'heure en effeuillant un artichaut, à avoir peur comme il faut, à monter un escalier en connaissance de cause, à tuer les fourmis à Rome… et à ramollir la brique  ; autrement dit à prendre conscience de la brique de verre qui nous enferme et des possibilités de repousser ses parois pour mieux vivre.



« Qu’est-ce que tu crois », texte de Robert Lamoureux, musique de Henri Bourtayre, interprétation de Mouloudji (1953)

In







Connu pour son refrain « Tu n’es qu’un maillon de la chaîne, tu n’es qu’un moment de la vie, un moment de joie, de misère, et puis on t’enterre et puis c’est fini… », cette courte chanson est un texte qui, bien que chantée sur un rythme guilleret, est assez typique de l’état d’esprit de la chanson d’après-guerre : un certain pessimisme « existentialiste » qui nous rappelle qu’on n’a qu’une seule vie. Alors ne nous égarons pas sur de fausses pistes !

Vivre bien, bien vivre ?

Commençons par lire !




Extrait de Trois hommes dans un bâteau – Sans oublier le chien !,

roman de Jerome K. Jerome (1889)










Jérôme, Harris et Georges décident de relever un défi incroyable : remonter la Tamise en barque ! Commence alors, pour ces trois amis, une aventure sauvage en milieu hostile (ponctuée d’eau froide et d’agressions nocturnes). Entre deux averses et une tranche de rosbif, et sous les yeux effarés d’un chien, le voyage sera pour eux un moyen de trouver les vraies réponses à leurs questions existentielles. Leur devise : « Change de chaussettes et c'est le monde qui change..." sera bientôt la vôtre ! Jerome K Jerome nous livre là l’un des textes fondateurs de l’humour so british…



« Eloge de la fatigue », poème de Robert Lamoureux (1953)








« Sa matière fut le rire (…). Homme de cabaret, chansonnier débitant d'une voix aiguë et agile des monologues mémorables, Robert Lamoureux fit se tenir les côtes à des milliers de spectateurs pendant plus d'un demi-siècle. » Hommage posthume du Figaro au chantre du comique populaire, décédé deux jours plus tôt, le 29 octobre 2011, à l’âge de 91 ans. Humoriste, Lamoureux était aussi acteur, auteur, scénariste et poète ! Avec son « Eloge de la fatigue », il signe un texte profond, intemporel : voyant en elle non pas la cause des mauvaises mines, mais « le prix toujours juste » de journées bien remplies et « la preuve, aussi, qu'on marche avec la vie ».



« Je n’ai que deux pieds », texte et musique de Thomas Fersen

In Pièce montée des grands jours (2003)








Voici vingt ans que Fersen nous régale de ses histoires rafraîchissantes et surannées. Ce chanteur à la voix éraillée y apparaît en total décalage, tout comme certains de ses personnages qu’il se délecte à créer au fil de ses albums. Des personnages dont l’indolence les place à contre-courant d’une époque où la frénésie triomphe : « On me dit que je suis paresseux, que je ne fais que ce que je veux, c’est-à-dire pas grand-chose, on dit que je me repose, je suis désolé, je n’ai que deux pieds. ». Eloge ou critique de la paresse ? A vous de voir…





« Clown », poème de Henri Michaux

In L'espace du dedans, Edition Gallimard (1956)







Vivre bien ou bien vivre, n’est-ce pas avant tout vivre libre ? Henri Michaux (1899-1894), dans ce poème à la beauté implacable, nous invite à déboulonner par la bouffonnerie nos fausses identités, notre visage « pour les autres » ; à n’être plus rien que nous-mêmes. Car pour atteindre la liberté, un seul moyen : devenir soi ! La présence de ce poème dans L’Espace du dedans, auto-anthologie, dit l’importance que ce dernier revêtait aux yeux de son auteur ; un texte résumant sa démarche : une révolte apolitique et intérieure.






« Chronique incompétente du bonheur » de Alexandre Vialatte

In Chroniques de La montagne, Editions Julliard (1969)






Alexandre Vialatte (1901-1971) a créé un genre littéraire à lui : la chronique. De sa vingtième année jusqu'à sa mort, il en a composé par centaines, notamment pour le quotidien auvergnat La Montagne qui lui offre une colonne chaque semaine, pendant 18 ans. Il y aborde tous les sujets, des plus anodins aux plus métaphysiques avec un style inimitable, une ironie ravageuse et une totale liberté. Une abondante matière à réflexion, toujours d’actualité. Ainsi, rechercher le bonheur à tout prix, n’est-ce pas prendre le risque de passer à côté ?



« Lettre d’ici », poème de Jean Tardieu

In Une voix sans personne, Edition Gallimard (1954)







Dans Une voix sans personne, le poète et auteur dramatique Jean Tardieu (1903-1995) donne la clé de son œuvre : "Qu'il laisse un nom ou devienne anonyme, qu’il ajoute un terme au langage ou qu'il s'éteigne dans un soupir, de toute façon le poète disparaît, trahi par son propre murmure, et rien ne reste après lui qu'une voix - sans personne ». Et cela vaut pour tous les hommes… Inquiétude existentielle, sentiment de l'absurde, tels sont les thèmes du poème "Lettre d'ici". Hanté par la mort, Tardieu ne parvient à surmonter sa conscience de l'absurdité de l'existence et de l'hostilité du monde que grâce au sentiment de solidarité qui l'unit aux autres hommes.







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