Antonio berni «La voracidad» 1964





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titreAntonio berni «La voracidad» 1964
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      • ANTONIO BERNI «  La voracidad  » 1964




  • Problématique : Comment les matériaux recyclés peuvent ils être une source d’inspiration ?



  • Présentation generale :



  • L’œuvre



  • L’artiste




Titre : La voracité (La voracidad)

Domaine : Art de l’espace

Date : 1964

Dimension : 91 x 56 x 323 cm

Fonction : sculpture


Antonio BERNI (1905-1981) est un artiste plasticien argentin. Antonio Berni est né à Rosario dans la province de Santa Fe au nord de Buenos Aires et meurt à Buenos Aires en 1981, à l’âge de 76 ans .

  • Il a 15 ans quand il expose ses premiers tableaux dans sa ville natale. Il est dans sa période néo-impressionniste et la peinture à l’huile.



  • 1925 obtient une bourse voyage en Europe. Choisit Madrid car la peinture espagnole est à la mode à cette époque là à Buenos Aires celle de Sorolla et Zuloaga.



  • C’est en étant à Madrid qu’il se rend compte que le berceau de la peinture espagnole est en réalité Paris. Il décide donc d’y aller. Cette époque va déterminer le reste de sa vie.


  • En 1928, il fait la connaissance de Louis Aragon un des leader du mouvement dadaïste et surréaliste, avec qui Berni partage ses idées sur l’engagement de l’art pour la révolution. Il le présente au poète et critique d’art André Breton. C’est dans ces années là que Berni rencontre Max Jacob auprès de qui il apprend la technique de la gravure.



  • 1930 retourne en Argentine s’installe à Rosario. Retour coincide avec le début des coups d’état militaire et de la dictature. La misère , le chômage, les grèves, la soupe populaire et les luttes ouvrières font partie du quotidien.

  • Ces œuvres deviennent un témoignage de la misère en Argentine, un quotidien qui crève les yeux. Il est convaincu que la force du thème définit la technique.



  • 1931 : Adhère au Parti communiste . Provoque le public par une exposition d’œuvres surréalistes (époque du gouvernement d’Uriburu). C’est la 1ere exposition de ce genre en Argentine.

  • Devant la crise économique politique et sociale , l’art de Berni se tourne vers le réalisme critique.



  • En 1933 il participe avec Sisqueiros et d’autres à la réalisation d’un mural. Ejercicio plastico »



  • 1950 les tableaux prennent une tournure photographique. Il y intègre le kitstch , le collage et les thèmes des telenovelas et romans photos Il construit tout dans une logique proprement urbaine. Les déchets industriels et urbains les poubelles…qui s’entassent dans les décharges vont inonder ses œuvres.



  • 1962 obtient le prix de la Biennale de Venise. Il a inventé 2 personnages Ramona Montiel , une prostituée et Juanito Laguno, un enfant exploité d’Amérique Latine. Les 2 protagonistes font partie de ses œuvres.

  • Ce prix marque un tournant dans sa trajectoire artistique et va lui permettre d’obtenir une notoriété et une carrière internationale. Il s’installe à Paris jusqu’en 69 et alterne séjours et expositions entre Buenos Aires et la capitale française. Ainsi, il maintient le contact avec les avant-gardes argentins et les avant-gardes français parfait pour conquérir un statut international. Cette biolocalisation influa sur ses œuvres.

  • années 60, il développe des gravures, des xylo-collages-reliefs assemblés avec des matériaux et déchets comme une vision dégradée et tragique de la société.

  • C’est à partir de là et des années 60 la crise du travail et les migrations internes qu’il va construire ces 2 personnages Ramona Montiel etJuanito.


  • ,. Dès 1964 Berni conçoit les « Monstruos », assemblages qui se déploient désormais dans l’espace : animaux fantastiques qui sont autant d’allégories des forces d’oppression pesant sur l’individu. Il en réalisera plusieurs jusqu’en 1971.

  • Dans les années 70 passe à l’hyperréalisme.



  • Berni réalise cette sculpture ce monstre LA VORACIDAD avec des déchets car elle évoque les cauchemars de son héroine Juanita Laguna. Ce sont des bêtes menaçantes et carnavalesques construits dans l’obsession de l’utilisation d’éléments quotidens qui viennent directement de ce même monde cauchemardesque



  • Antonio Berni fit connaître Juanito Laguna au public parisien en 1962, dans le cadre de l’exposition « L’art latino-américain à Paris », organisée au musée d’art moderne de la Ville de Paris (MAMVP) par les artistes eux-mêmes, exposition qui réunit quelque cent quatre-vingt-six artistes de la diaspora latino-américaine installés à Paris. Exposition éclectique. Son objectif : relier ses œuvres à la défense des classes défavorisées et fonder le nouveau réalisme.(intérêt certain pour dépeindre la réalité de son pays).



  • Contexte

Historique

Personnel

Artistique




  • 1964 : problèmes sociaux en Argentine. il incarne un mode de rébellion qui exerce un regard critique toujours renouvelé attaché à la sensibilité propre de l’auteur. Une forme d’expression épidermique en réponse aux stimuli des tensions sociale et politique.



  • Cette œuvre fai t partie d’une série de 5 constructions polychromes que Berni consacre au personnage de Ramona Montiel personnage crée par l’artiste qui raconte l’infidélité d’une femme qui se prostitue pour pouvoir survivre..



  • Berni réalise cette sculpture ce monstre LA VORACIDAD avec des déchets car elle évoque les cauchemars de son héroine Ramona Montiel. Ce sont des bêtes menaçantes et carnavalesques construits dans l’obsession de l’utilisation d’éléments quotidens qui viennent directement de ce même monde cauchemardesque .



  • Antonio Berni fit connaître Juanito Laguna au public parisien en 1962, dans le cadre de l’exposition « L’art latino-américain à Paris », organisée au musée d’art moderne de la Ville de Paris (MAMVP) par les artistes eux-mêmes, exposition qui réunit quelque cent quatre-vingt-six artistes de la diaspora latino-américaine installés à Paris. Exposition éclectique. Son objectif : relier ses œuvres à la défense des classes défavorisées et fonder le nouveau réalisme.(intérêt certain pour dépeindre la réalité de son pays).



  • . Tout au long de la décennie des années 60, il développe des gravures, des xylo-collages-reliefs assemblés avec des matériaux et déchets.
    C’est à cette époque que Berni crée ses deux personnages qu’ils mettra constamment en scène dans ses œuvres: Juanito Laguna l’enfant des bidonvilles, et Ramona Montiel la  » prostituée au grand cœur « .

.

  • Lors de sa première exposition, il a montré 2 séries « les monstres de l’enfer » dont fait partie La voracidad et les » monstres cosmiques ».






  • L’œuvre :



  • La taille



  • Matériel utilisé

Se trouve à




  • Monstre polimaterico




  • 91 x 56 x 323 cm




  • Bois , aluminium, fer , carton , papier, toile, verre, cuir, cheveux synthétiques, paille et des acryliques sur bois.




  • Musée d’Art Latino américain de Buenos Aires

MALBA




  • Que voit- on ?



  • Composition Plan Couleurs description…)




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  • On voit d’abord un assemblage expressif : un monstre qui ressemble à un crocodile. C’est un monstre qui fait peur : il a une bouche énorme avec des dents qui sont en train de manger d’engloutir le corps d’une femme. Elle se trouve au milieu d’un cauchemar terrible dans lequel elle apparaît mutilée. Des détails tel que les jarretelles et les collants résille nous indiquent qu’il s’agit bien d’une prostituée objet sexuel de consommation. Cette incroyable créature semble émerger d’un monde de cauchemars et notre regard est attiré par les jambes sensuelles d’une femme qui sortent de la gueule d’ un monstre ténébreux..

  • Ses longues jambes sortent de la gueule d’un monstre terrible et épouvantable. Ce crocodile effraie avec ses yeux énormes et le corps rempli de pics saillants et d’ampoules comme s’il sagissait de boutons.



  • A noter : la disproportion qui insiste sur l’immensité de la gueule capable d’engloutir un corps entier.



  • Construction : Berni travaille avec des matériaux de poubelle, avec des déchets de notre société de consommation. Il recycle. Ce monstre est donc conçu avec des cônes de fils des bouchons de bouteille, des crayons, du carton , du papier, des ampoules, des boutons , du fer et du bois. Il construit donc sa création voire toutes ses créations avec les déchets de la société industrielle qu’il a collecté ramassé dans les poubelles autour de villes de misère (vetement usé chiffons reste de jouets…..du plastique des conserves..)

  • Cette exubérance de déchets ajoute à l’œuvre une certaine tension à la narration..L’apparence chaotique ne l’est pas et la violence est explicite par le choix des matériaux . Ces assemblages confèrent une certaine brutalité.







  • Que veut dire l’artiste ?



  • Analyse



  • C’est une vision violente de la société de consommation. A travers ce monstre qui dévore les êtres humains, Berni dénonce les injustices sociales de la société de consommation de son pays l’Argentine.

  • Cette société de consommation engloutit , dévore comme le suggère le titre de l’œuvre les plus pauvres , les plus faibles. D’où sa démarche écologique.



  • Ramona est le symbole des femmes des grandes villes qui se prostituent pour survivre. Elle née bonne mais la société l’avilit. Elle passe d’une province pauvre ou elle était couturière à une grande ville, tentée par une société de luxe et d’aisance elle vend son corps.



  • C’est une critique sociale car en utilisant les déchets de la société industrielle avec comme technique le collage ou le xilocollage il explique que Ramona est aussi mise au rebut, elle est rejetée de par son statut .









  • Qu’apprend t-on sur l’artiste à travers cette œuvre , ?





  • En réutilisant des matériaux recyclés certes sa démarche est écologique et respectueuse de l’environnement mais c’est surtout un Artiste engagé qui dénonce l’injustice sociale, défend les classes défavorisées et la voracité consommatrice de notre société : la prostitution, le pouvoir, le sexe et l’hypocrisie.



  • La construction de ces personnages Juanito et Ramona n’est pas anodine . Ils expriment sa préoccupation pour les exclus et les marginaux du système argentin. Les monstres sont le reflet d’un cauchemar.



  • Une bonne partie d’esthètes lui reproche d’être un artiste social...



  • Pour d’autres au contraire l’impact est tel que ces personnages les inspirent et l’on voit fleurir en Argentine des créations dans le domaine de la chanson et du tango !! (Atahualpa Yupanqui)





  • Liens avec d’autres œuvres du même artiste ou de plusieurs artistes



  • El pajaro amenazador

  • 1965

  • 200x90x185cm

  • Bois bronze fer acier osier paille éponge plastique émail branches.



  • Squalor 1965



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  • Avis personnel :



  • Que penses tu de cette œuvre ?





  • Dans une entrevue quelques jours avant sa mort, il disait « El arte es una respuesta a la vida ». L’art est une réponse à la vie

Oui certaines œuvres peuvent être le symbole d’une réalité sociale.

  • Une de ses femmes dit un jour qu elle s était trompée sur Berni : elle pensait s être mariée avec un artiste et non elle s’était mariée avec un politique.



  • On peut donc confirmer que ces matériaux recyclés sont une belle source d’inspiration car ils servent de prétexte non seulement à dénoncer la société de consommation mais à se proclamer défenseur de l’environnement et surtout défenseur des classes sociales défavorisées.

  • Œuvre colorée qui interpelle par son agressivité. Aucune crainte de l’artiste de faire l’objet de railleries quant à ses créations car sa priorité est de dénoncer l’injustice sous toutes ses formes et être utile à la société, à l’histoire sans rechercher la gloire….

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