Jour 02 (samedi 08/01) : arrivée à Ushuaia (Argentine)





télécharger 74.18 Kb.
titreJour 02 (samedi 08/01) : arrivée à Ushuaia (Argentine)
date de publication29.11.2019
taille74.18 Kb.
typeDocumentos
l.20-bal.com > économie > Documentos
Jour 01 (vendredi 07/01) : départ de Paris CDG

Vols Aerolineas Argentinas :

- vol AR 1135 - Paris / Madrid (18H20-20H20)

- vol AR 1135 - Madrid / Buenos Aires (22H20-06H45)






Jour 02 (samedi 08/01) : arrivée à Ushuaia (Argentine)

Vol AR 1892 - Buenos Aires / Ushuaia (08H50-13H58)
Les passagers qui embarquent à Buenos Aires sont en bermuda et chemisette à fleurs, eux …
Hé ! mais au fait, c’est l’été dans l’Hémisphère sud !
Mémo : il faudra que je pense à vérifier que la baignoire du bateau se vide bien en sens inverse !

Troisième escale à Calafate (Argentine) pour débarquer quelques valeureux randonneurs partant faire quelques ascensions dans la Cordillère Andine ou un trek sur les célèbres Glaciers de Paine et Fitz Roy. Ils sont reconnaissables à leur superbe chemise neuve à carreaux rouges.

Peut-être des membres du CAF français ?
Voyage sans incident ni retard mais un peu long : « tout plaisir se mérite, mon fils ! » (Jean Paul II).

Et en plus, nos bagages nous ont fidèlement suivis. Ouf !!
Accueil sympathique à l'aéroport par Mariline et Olivier dit Popof (diminutif de Pauffin, je suppose ?) puis direction le ponton du Club Nautique d’Ushuaia dans leur 4x4 Lada brinquebalant.




Installation des sacs à bord de Kekilistrion et rencontre avec LE BATEAU tant et tant vanté par Chantal.

Rencontre aussi avec Jean (un sympathique Toulousain … con !), quatrième membre de ce valeureux équipage avec Chantal, Yvon et Jean Pierre.
PS : « membre » étant seulement un terme usuel pour désigner un équipier. Ce n’est pas une croisière X.
Premier déjeuner à bord avec d’excellents empanadas au fromage et à la viande (délicieuse spécialité argentine) arrosés de vin rouge argentin et qui laissent assez bien présager d’une croisière culinaire.
Viennent ensuite le café et un joli moment de poésie et d’émotion dans ce monde rude des baroudeurs :
Mariline, grande sentimentale et poète méconnue, écoutant la complainte des amarres du bateau, nous confie alors que si ces amarres grincent doucement, c’est qu’elles sont malheureuses dans les ports.
Beau, non ?? On dirait du Lamartine ou du Verlaine en mieux… ?





L’après-midi, visite d’Ushuaia, la ville qui revendique l’honneur d’être « la plus septentrionale du monde » (mas australe del mundo !).
Elle aligne ses petites maisons colorées au fond d’une large baie cernée de sommets enneigés.
Le ponton du Club Nautique abrite les quelques voiliers en partance pour les Canaux de Terre de Feu, le Cap Horn, les Iles Falklands ou même l’Antartique …. rien que des destinations mythiques qu’on ne voit que dans les livres d’images.

Tandis que le port de commerce accueille, quotidiennement, les paquebots de croisière et leur lot de touristes en goguette …




La rue principale (l’Avenida San Martin) très très animée, regorge d’échoppes d’artisanat, de boutiques à « souvenirs », de restaurants et quelques bars pour tester une bière locale légère : la Quilmès.





NB : cette circulation automobile, tous ces magasins d’informatique et de matériel photo-vidéo, ces cyber-cafés et autres internet-stores, ces enseignes lumineuses, ces grands paquebots de croisière de luxe illuminés et même les minettes vêtues à la dernière mode …

tout çà me surprend un peu.
Naïvement, moi, j’imaginais Ushuaia comme un petit village paumé au bout du monde, avec quelques maisons en bois aux toits un peu de guingois, quelques barques fatiguées, des pêcheurs au visage buriné, un vieux relent de morue sur un quai humide et même, au fond d’une ruelle sombre et mal pavée, un vieux bouge enfumé où se languissent un vieil accordéon désaccordé et quelques tonneaux de rhum frelaté … Hisse et Ho ♫♫♫ Santia…ano  ♫♫♫♫ !!




Mais bon, même pas déçu !!! Heureux d’être ici, au bout du monde.
Fin de la soirée au restaurant «Bodegon Fueguino» pour un délicieux steak de bœuf argentin arrosé de vin argentin tout aussi fameux ! (du Malbec « Aberdeen Angus » probablement ?)
Position Ushuaia : 54° 48’ 73’’ S – 68° 18’ 12’’ W
NB : toutes les latitudes et longitudes ont été relevées et contrôlées par Yvon sur son GPS perso avec la plus extrême précision comme il en a, seul, le secret. Elles ont ensuite été comparées aux relevés effectués l’année précédente exactement au même endroit : elles COÏNCIDENT !
Le fait qu’Ushuaia n’ait pas changée de place depuis un an, tendrait donc à prouver que la terre tourne régulièrement. Ce qui, certains matins, à l’écoute des infos - du genre de la réélection de GWB (exemple pris entièrement au hasard ?) – n’est pas du tout évident.

Il semblerait plutôt que notre pauvre terre ne tourne pas très rond.
NDLR : ces propos humanistes n’engageant que leur auteur.

Jour 03 (dimanche 09/01) : navigation de Ushuaia à Puerto Williams (Chili)
Préalable obligatoire mais rapide, avec les autorités d’Ushuaia, des formalités administratives de sortie d'Argentine.
Larguez les amarres, enfin ! Vamos a la playa ….
Mémo :

- penser à réviser le nœud de chaise, çà peut servir !!,

- réviser « Tricot Vert et Bas si Rouge ». C’est comme en Bretagne, ici, ou pas ?

- au fait, tribord et bâbord, c’est où dans l’hémisphère sud, puisqu’on est la tête en bas ?
Appareillage en fin de matinée pour une première navigation vers l’est, d'environ 5 heures sur ce mythique Canal de Beagle, à destination de Puerto Williams sur l’Ile de Navarino (Chili) sur l’autre rive du Beagle.




Pendant cette première journée (ainsi que pendant les 12 jours de navigation), on pourra observer de nombreuses variétés d’oiseaux (sternes, goélands, albatros à sourcil noir, pétrels géants, pétrels fuligineux, puffins, manchots de Magellan, plusieurs espèces de cormorans dont le cormoran dominicain, oies bernaches ...).

En longeant le chapelet d’îlots capitonnés de guano à l'odeur forte où se dresse le phare rouge et blanc des Eclaireurs, nous admirons des otaries se prélassant en familles sur les rochers. Superbe !

Photos, photos, photos, photos, photos, …





NB : première prise en main du bateau.

Déjà, il faut bien repérer l’avant et l’arrière vu que les deux extrémités de la coque sont arrondies !

Puis apprendre à éviter de se coincer les doigts dans le capot de descente (interdit par le skipper).

De même qu’il nous interdit de tomber à l’eau : pourquoi ??
Autour du bateau, de très longues algues effilochées flottent entre deux eaux dans les canaux et les passes et dérivent au gré des courants en risquant de se prendre dans le safran ou l’hélice : à éviter prudemment  !
Après avoir viré large, la balise rouge d’entrée, arrivée dans la baie de Puerto Williams, sur fond de navires militaires chiliens grisâtres.





Avant de débarquer, corvée interminable et solennelle des formalités administratives, obligatoires et préalables à toute entrée au Chili.

Arrivée en force, à bord de Kekilistrion, des autorités chiliennes en la personne de quatre intervenants : police, marine, douane et un autre dont j’ai oublié la fonction mais qui devait aussi être important …

Ces beaux fonctionnaires débordent de suffisance dans leurs uniformes de parade, leurs galons clinquants, leurs lunettes fumées et leurs attachés-cases.

Ils justifient leur mission apostolique à grands coups de tampons et de paraphes sur de superbes formulaires.
« Gracias señors ! Buenas tardes señors ! Adios señors ! » répond Olivier, hypocritement …

L’autorisation de quitter le navire enfin accordée, visite du village en fin d’après-midi.

En fait, un village sans grands charmes, exceptés ceux de la postière, à qui Jean ferait bien voir sa collection de timbres !
Note politique :

Puerto Williams est avant tout une base navale chilienne qui, face à l'Argentine, contrôle la navigation dans les canaux au sud du Beagle et dans la partie chilienne du Beagle.
Des installations militaires hétéroclites, un énorme groupe électrogène bruyant et éructant une infâme fumée crasseuse, une centaine de petites maisons désordonnées et agrémentées de leur tas de bois, une église, un cimetière, un bureau de poste et sa postière, une place du village en réfection, quelques chiens errants, des gosses aux joues bien rouges chevauchant leurs fiers VTT, quelques magasins poussiéreux, un bel aéroport et 2262 habitants.

L’effectif de la population est indiqué sur un vieux panneau d’accueil inchangé depuis des années ….
Finalement, Puerto Williams ressemblerait plus à l’idée que je me faisais d’un petit port du bout du monde.
Le port de plaisance (c’est un bien grand mot !) est situé dans le joli estuaire bien plus sympathique du Seno Lauta où un navire fatigué - le Micalvi - fait office de ponton d'amarrage et d’installations sanitaires.




Une bonne douzaine de bateaux de toutes nationalités (Danemark, Canada, Brésil, USA, …) sont au mouillage.

Ce soir, nous sommes amarrés en quatrième position sur le Micalvi.
Petit aparté historique :

Le Micalvi est un navire construit en Allemagne en 1925 pour naviguer sur le Rhin. Il a ensuite été racheté par le Chili pour transporter une cargaison d'armes depuis la Grande Bretagne. Il a donc traversé l'Atlantique à 10 nœuds max. avant d'arpenter le Beagle comme support logistique. Réformé en 1976, il est désormais échoué à demi coulé, sa carcasse, assez rongée par la rouille, recouverte de peinture grisâtre, ses cales inondées et son pont submergé aux grandes marées ...
Au niveau du pont principal, on trouve deux douches d'un confort mitigé mais chaudes et appréciées malgré tout et surtout un bar : le célèbre bar Micalvi du Club Naval de Yates (le bar le plus austral du monde !).





NB : le bateau d’Olivier est une petite merveille d’aménagements et d’organisation : une place pour chaque chose, chaque chose à sa place, un petit bout par ci pour éviter à la poulie de taper et un élastique par là pour retenir la cafetière par 30° de gîte !

Tout, à son bord, est parfaitement pensé et fonctionnel.
J’apprécie vraiment, à la juste mesure des heures considérables de boulot (cinq ans, je crois !) pour penser et réaliser ce petit bijou !
Un vrai pro et une fée du logis, notre skipper !!
Distance parcourue : 25 milles

Position Puerto Williams : 54° 56’ 10’’ S – 67° 37’ 12’’ W
PS : position certifiée conforme par Yvon (voir note précédente à ce sujet sur la rotondité de la terre ...)

Jour 04 (lundi 10/01) : randonnée au Cerro de la Bandera
Le bateau reste au mouillage du Micalvi et nous partons sous un ciel radieux, un beau soleil et une température très clémente, pour une balade de six heures qui nous permet de surplomber Puerto Williams après la traversée de la forêt fuégienne composée presque exclusivement de trois essences de hêtres.
Avec leur feuillage d’un vert tendre et leurs ramures en balconnets, ces hêtres ne manquent pas de charmes …
La végétation, comme partout en Terre de Feu, est une végétation primaire, qui occupe copieusement le terrain jusqu’à une altitude de 600 m environ.
Fin d’ascension essoufflée et ventée pour atteindre, à l’altitude de 590 m, le drapeau chilien couronnant le Cerro de la Bandera.
Puis montée dans les pierriers (altitude : 790 m) jusqu’à un petit col pour admirer la succession des sommets acérés des Dientes de Navarino et une série de sept petits lacs étincelants dans la direction du Cap Horn. Ce cap mythique qu’on pourrait presque apercevoir en se hissant sur la pointe des pieds !!
En plus, les longues journées de l’été austral permettent de profiter au mieux de ces randonnées.
Retour pour la soirée au mouillage du Club Naval de Yates, amarrés au Micalvi.
Le soir, foie gras sur toasts grillés et champagne frais pour fêter dignement l’anniversaire de Chantal. Happy Birthday to you !





Jour 05 (mardi 11/01) : navigation de Puerto Williams à Cana Saka
Première confrontation avec les conditions dites « normales » de navigation dans ces contrées australes : vraiment rien à voir avec les mers des Caraïbes à 30° (l’eau pas la gîte !) et ses tièdes alizés !


NDLR : Le truc jaune n’est pas un Canari fuégien mais bien JP notre héros, recroquevillé à la barre, par beau temps austral.






Et c’est parti ! Au près serré avec fort vent d’ouest, pour six heures de navigation cap à l’ouest dans le canal de Beagle en louvoyant entre les îlots verdoyants de la côte nord de l’île de Navarino.





Le soir, arrivée au mouillage sur la côte nord de l'île Hoste dans la petite Caleta Contramaestre Peron (dite Cana Saka ?).
Malgré un temps désespérément couvert, du paysage verdoyant s’étalant devant nos yeux et baignant dans un calme emprunt d’une sérénité immuable, émane un sentiment de douceur et de paix.
Tranquillement, Eugenio s’approche à notre rencontre pour tourner notre aussière au poteau de sa clôture.
Débarquement jusqu’à une petite maison en bois délavé par les embruns et au toit de tôle prolongé d’un tuyau de cheminée agrémenté d’un panache de fumée sentant bon le feu de bois.

Impression du meilleur augure après toutes ces heures ventées.





Accueil chaleureux dans la maison : Olivier y est reçu en ami de longue date.

Cadeau, apprécié du maître de maison, de cartouches de cigarettes qu’il semble consommer sans modération.
Rencontre avec Eugenio Martinez et sa femme Ester.

Ils habitent depuis 25 ans au moins, cette petite estancia isolée, installée sur un ancien site indien.
La visite de leur domaine nous permet de découvrir le style de vie des gauchos, bien loin des habitudes européennes d'autant plus que la famille Martinez est la seule présence humaine permanente sur cette île de plus de 100 kilomètres de long .

Inventaire succinct et non limitatif de leur domaine :

- un troupeau d’une trentaine de vaches et 22 veaux, quelques poules, 2 chevaux, un chien, un chat….

- les 150 moutons ont été bizarrement décimés par des chiens errants ???

- un petit jardin potager avec rhubarbe, pommes de terre, céleri, groseilliers … et une serre récente où poussent, sous bâche plastique : salades, choux, betteraves, fraises, …

De quoi améliorer l’ordinaire de la cuisine !
- leurs sources d’énergie : un tas de bois impressionnant et l’eau courante du ruisseau.

- au fond du jardin, une cabane, faite de planches disjointes en équilibre sur une passerelle en rondins au dessus du ruisseau, fait office de WC rustiques.

- pour le confort moderne : un groupe électrogène, une machine à coudre Singer, une VHF pour garder le contact et une TV.
Faute de supermarché, Eugenio part dans l’île, avec son cheval et son fusil, et ramène (selon arrivage du jour) oies ou porcs sauvages.
Quant aux castors qui ravagent son domaine et coupent son adduction en eau courante, Eugenio ne les apprécie ni vivants ni cuits dans son assiette et leur fait une chasse sans pitié.

Pas facile la vie du gaucho !!
Pendant qu’Eugenio, assez fier, fait visiter sa serre «tropicale» à nos amis et vu l’heure avancée, je me suis permis de rentrer les vaches qui erraient autour de la maison et j’ai fermé la porte de l’enclos.

Toujours çà de plus à faire en moins pour Eugenio !
NDLR : la vache est une vieille réminiscence nostalgique de mes vacances heureuses en Auvergne, dans la ferme de mes grands-parents, où je gardais vaches et chèvres … et batifolais les filles des fermes voisines …
Pour finir en douceur cette soirée au coin du fourneau à bois qui répand sa bonne chaleur, un repas simple et convivial en famille, préparé avec le sourire et les produits de son terroir, par Ester.

Au menu, une salade de savoureux centollas, un gigot d’agneau au four (bien bien cuit ! à la mode locale) avec des pommes de terre, une belle salade verte et une crème dessert.
NB : « centollas » c’est le nom chilien donné à un gros crabe délicieux, pullulant dans cette région, et que l’ami Eugenio, homme polyvalent, va attraper avec son petit bateau et ses casiers.

Ces centollas constituent le principal de la nourriture d’Ester et Eugenio pendant toute la période de pêche.





Manque de chance, la capture est rigoureusement interdite à cette époque de l’année, donc centollas en bocal «maison» pour ce soir.
PS : j’aurais d’ailleurs bien repris un peu de cette succulente salade de centollas mais hélas ! le temps de terminer mon assiette, l’ami Yvon s’était resservi trois fois et avait même léché la cuillère du plat.
« Quand il aime, le Breton ne compte pas ! » (Jean Marie Goisemat, poète celte anonyme).



Après ce repas, Olivier et Eugenio, serrés près du fourneau où ronronne une bouilloire ventrue et luisante, partagent religieusement le «mate» traditionnel et parlent du temps qui passe.




Nous faisons connaissance avec toute la famille, par quelques photos interposées.

Eugenio a rencontré Ester au bal (ou Ester a jeté son dévolu sur Eugenio, selon version). Ils en ont eu trois enfants : une fille et deux garçons, partis à Punta Arenas pour leurs études, je crois ??
Le plus jeune, pas découragé par cette vie rude et l’isolement, veut prendre la succession de son père pour exploiter l’estancia.
Ester, nettement plus bavarde et tout sourire, semble avoir pris Jean en affection (et même plus ?) et en ferait bien son toubib attitré.
Jean résistera-t’il à l’attrait et à la paix de cette douce campagne ?
Et la petite cabane en rondins au fond de la jolie petite crique, vaut-elle une ferme de 400 m² pleine de courants d’air ?
Cruel dilemme pour Jean, venu dans cette croisière éventuellement pour naviguer mais aussi pour régler quelques vieux rêves d’enfance inassouvis, pour faire du ménage dans sa tête, pour conjurer un ou deux naufrages (au propre et surtout au figuré ?) et pour rattraper plein de sommeil en retard….

Mission accomplie, camarade ?
Danke sehr, Herr Doktor Sigmund !!

Après bien d’autres sujets, la conversation s’engage ensuite sur la transformation du lait en fromage. Pratique inconnue ici alors que le fromage est la forme pratique de stockage du lait dans les régions de montagne ??
Me remémorant mes lointains souvenirs d’enfance et mes quelques bribes rudimentaires d’espagnol, je tente de leur expliquer comment fabriquer du fromage : ingrédients, étapes, conditions …

El queso ? si … poquito pressura ? cinquos minutos … muy caldo ….si ! …y frio … tres horas, la acqua finito si ... bueno !
Ester va tenter dès demain !
Dans quelques années, le département de la Haute-Loire pourra peut-être s’enorgueillir d’avoir fait découvrir à toute la Patagonie, ce sublime joyau de la gastronomie : la Tome d’Auvergne.
Une bien belle action humanitaire de rapprochement de nos peuples opprimés sous le joug nationaliste.

Auvergnats et Chiliens : même combat …
Après cette soirée passionnante, retour au mouillage de la Caleta Contramaestre Peron : Kekilistrion repose paisiblement dans le brouillard de la baie.
Distance parcourue : 35 milles

Position Cana Saka : 54° 56’ 41’’ S – 68° 33’ 95’’ W




Jour 06 (mercredi 12/01) : randonnée dans la vallée aux castors
« Météo très mauvaise (vent fort et pluie) rendant la navigation trop difficile donc programme randonnée pour aujourd’hui ! » annonce Olivier.

Bonne idée ! On troque donc les bottes caoutchouc pour les chaussures de rando.
L

ongue balade à travers la forêt de hêtres, les tourbières et les mousses verdoyantes jusqu’à une vallée dans un étonnant paysage d’arbres morts noyés ou tronçonnés proprement par les castors pour en déguster feuillage et jeunes pousses.

Les castors, introduits en Terre de feu en 1946 pour la pelleterie, y ont proliféré.
La vallée est fermée par de nombreux barrages parfaitement étanches établis par les castors. Ces barrages sont ingénieusement construits selon la technique de l’arc-boutant, s’il vous plait !.
Je ne sais pas sur quel logiciel de plan travaillent les architectes castors ? peut-être AUTOCAD 2000 ??

En fait, cette vallée est la version fuégienne de nos Castorama, en quelque sorte.




Observation silencieuse d’un castor de belle taille nageant le museau à l’air.

Quelles belles prouesses un mammifère peut réaliser avec sa queue ! Et quelle leçon de modestie !
On pourrait sûrement écrire plusieurs albums sur les aventures du Père Castor. Mais qui lirait un truc pareil ?

Les jeunes de maintenant ne connaissent plus qu’Harry Potter.
Et voilà pour la leçon de nature.





Retour au bercail en fin d’après-midi.




similaire:

Jour 02 (samedi 08/01) : arrivée à Ushuaia (Argentine) iconCalendrier Exposition du samedi 12 mars au samedi 16 avril 2016
«Objet qu'on ne perçoit qu'en rêve et dont le sort paraît infiniment problématique et troublant»

Jour 02 (samedi 08/01) : arrivée à Ushuaia (Argentine) iconConférence «Les fondements du Judaïsme, source de pérennité ?»
«Saturday Night Fever» (La Fièvre du Samedi Soir) au Palais des Sports. Samedi 11 mars – Tarif : 135 €

Jour 02 (samedi 08/01) : arrivée à Ushuaia (Argentine) iconLe pere marcel grimonpont, (1966-1978)
«curé», IL assure chaque dimanche deux messes à Fuveau et une à la chapelle st Jean à la Barque, le chapelet à l’église le soir....

Jour 02 (samedi 08/01) : arrivée à Ushuaia (Argentine) iconNé en Argentine le 4 mai 1921, José Millas-Martin vient de s'éteindre

Jour 02 (samedi 08/01) : arrivée à Ushuaia (Argentine) iconPartez à la découverte de l’Argentine !
«Nous ne sommes plus les fils de Borges». Télérama, 16 mars 2011, n°3192, p. 40-42

Jour 02 (samedi 08/01) : arrivée à Ushuaia (Argentine) iconSelon l’ordre du jour
«nettoyage de printemps»; elle fournit à cette occasion des sacs et des gants. Cette action qui est soutenue par l'école et qui s'intègre...

Jour 02 (samedi 08/01) : arrivée à Ushuaia (Argentine) iconSelon l’ordre du jour
«Nettoyage de printemps»; elle fournit à cette occasion des sacs et des gants. Cette action qui est soutenue par l'école, et qui...

Jour 02 (samedi 08/01) : arrivée à Ushuaia (Argentine) iconArrivée – Cross cm1-cm2 Filles

Jour 02 (samedi 08/01) : arrivée à Ushuaia (Argentine) iconProgramme 8h30-9h : Arrivée de la navette de Dijon quartier libre

Jour 02 (samedi 08/01) : arrivée à Ushuaia (Argentine) iconA travers la mongolie et la chine
«bouton de cuivre». — Arrivée à Lan-Tcheou. — Affaire de la fourniture du pain





Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
l.20-bal.com