Plume par Michel Crespy : Simplisme, à ceux qui prennent une frontière pour un horizon





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La Gazette de Montpellier

Numéro 1188 du 24 au 30 mars 2011

Sommaire


Plume par Michel Crespy

La chronique éco par Jean Matouk, économiste

Vidéo porno sur Internet : le cauchemar d'une instit d'ici

Les 7 infos clés de la semaine, sur de n’avoir rien loupé !

Nuage radioactif "C'est 10000 fois moins que Tchernobyl !'

Alcoolisme : la région est 2e de France

Rapidos

Jun :"La tranquillité d'Osaka me dérange"

Pesticides : les fruits et légumes à éviter

Rapidos

La culture gratuite a du plomb dans l'aile

Petite reine Montpellier veut sa maison du vélo

Hybrides : un festival de théâtre-réalité

Culture

Plages: c'est le grand nettoyage de printemps

Business : on va vendre nos zezettes aux chinois

Après 14 ans de prison, ils sont innocentés

Faits divers

Otages : des cerfs-volants contre l'oubli

Cantonales : trois ou quatre choses que je sais d'elles

Tendance : la folie des bars à vin

Mes bons plans : Florence Solsona, médecin nutritionniste, auteur de "La Soupe minceur"

Rumeurs et chuchotements

La maison de la presse

Plume par Michel Crespy : Simplisme, à ceux qui prennent une frontière pour un horizon


Les régimes autoritaires sont désormais pris dans une grave contradiction. D'une part, le monde entier est entré dans la knowledge economy, l'économie de la connaissance où le développement passe nécessairement par l'innovation et l'invention. Ce type d'économie a un besoin indispensable d'une population globalement très bien formée, à haut niveau d'études, sauf à se laisser très vite dépasser. Mais d'autre part on ne peut apprendre aux gens à réfléchir en leur interdisant de le faire aussi sur les sujets moins techniques; il n'y a pas de créativité sans liberté de penser en général. La conséquence en est qu'on ne peut à la fois se développer et priver la population de liberté : c'est l'un ou c'est l'autre. Pour cette raison, les régimes autoritaires sont tous à terme condamnés, dans les pays arabes comme ailleurs, la Chine est en train de s'en apercevoir. Cela prendra du temps -et sans doute beaucoup de sang - mais l'issue finale est inévitable. Dans l'économie mondialisée basée sur l'innovation, le système éducatif est la clef à la fois du développement et de la démocratie. Un nouveau clivage oppose partout ceux, en priorité les jeunes, qui ont été formés pour faire face aux défis du monde moderne (et qui, du coup, n'acceptent plus les lourdeurs de traditions contre-productives ni l'incompétence et la corruption) à une population moins éduquée empêtrée dans un passé qui ne peut plus persister. D'un côté ceux qui ont appris qu'il n'y a pas de solution simple à des problèmes complexes, de l'autre ceux qui prennent un slogan pour une politique et une frontière pour un horizon. Heureusement, dans une démocratie ce sont les urnes qui tranchent la question.

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La chronique éco par Jean Matouk, économiste


Sortir du nucléaire? Possible! Mais à quelles conditions ?

Notre stratégie énergétique a été fixée lors des chocs pétroliers de 1973. Choix central : l'électricité nucléaire. Aujourd'hui, l'électricité c'est 42 % de notre consommation totale d'énergie, dont 78 % nucléaire. EDF, le CEA et Areva, restent évidemment d'ardents partisans de ce primat du nucléaire socle de leur pouvoir technique. Rester à ce "presque tout" nucléaire électrique est possible, avec des risques incertains, qu'il faut clairement exposer aux Français. On peut, en effet, prolonger les centrales actuelles à 60 ans en les révisant toutes, et construire désormais des EPR, plus sûrs. Ces investissements, s'ajoutant au coût des futurs démantèlements, du traitement des déchets et de l'enfouissement des déchets ultimes, bonjour le prix du courant! Et y aura-t-il assez d'uranium dans le monde, pour les 300 centrales mondiales après 2040 ? Pour pallier ce manque éventuel, peut-on croire en des réacteurs sûrs de 4e génération au sodium liquide? Deux questions sans réponse certaine... L'alternative - sortir du nucléaire - est possible, mais en trente ans, et aux conditions suivantes :

1) Réduire drastiquement la consommation d'énergie, ce qui sera plus facile avec notre faible taux de croissance actuel, lequel n'est cependant supportable qu'avec une beaucoup plus forte redistribution des revenus;

2) Dans ce but d'économie, viser à terme les deux principes: produire le plus près d'où l'on consomme, (notamment son courant) et vivre le plus près d'où l'on travaille. Immense chantier de réaménagement économique du territoire et de repeuplement de villages aujourd'hui désertés, grâce notamment à un maillage informatique gros débit;

3) Dans ce cadre, développer, hors EDF, les éoliennes (contre tous les faux arguments), le photovoltaïque, l'hydraulien, et les biomasses (hors biocarburants).

Le "presque tout" nucléaire ou sortir du nucléaire : tel est le grand choix que les Français devront trancher.

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