C. Littérature patrimoniale et littérature de jeunesse





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COMPTE RENDU DE LA REUNION DU 21 MARS 2012
Nouveaux programmes du collège et socle commun
MM. Jean-Pierre GROSSET-BOURBANGE,

Gilbert GUINEZ

et Dominique WILLE,

I.A. – I.P.R de Lettres,

M. Christophe Bouchoucha,

chargé de mission

et

Jean-Michel KOCH,

I.A. – I.P.R d’Arts Plastiques.


I. Organisation du cours et nouveaux programmes de français au collège

Ce compte-rendu complète ceux des niveaux 6ème – 5ème et 4ème, disponibles sur le site « Lettres »

A. Le cours de français

1. Progression annuelle

a. Place du théâtre et de la poésie

b. Œuvres intégrales et groupements de textes

c. Littérature patrimoniale et littérature de jeunesse

d. Importance des problématiques

2. Place des Langues et Cultures de l’Antiquité

3. La lecture analytique

a. Les écueils à éviter

b. Déroulement d’une séance de lecture analytique 

c. Place de la langue dans la séance de lecture analytique
B. Les nouveaux programmes de collège.
1. Lecture

2. Ecriture

3. Langue

a. Grammaire

b. Orthographe

c. Lexique

4. Oral
II. Histoire des arts.
A. Textes et BO
B. Objectifs
C. Questions/Réponses

Introduction : de l’importance du professeur de lettres
Le professeur de lettres, précise M. Willé, a un rôle prépondérant. C’est un amoureux et un garant de la langue française ainsi qu’un « passeur de livres » proposant des textes en résonance avec le monde actuel.

Anne Wiazemski1, se rappelant sa scolarité, parlait ainsi à propos de Francis Jeanson :
« Francis Jeanson rendait vivante n’importe quelle pensée abstraite. Des concepts ardus s’incarnaient, devenaient accessibles. Il faisait le lien entre la philosophie, les philosophes et notre vie quotidienne, en 1966. Il s’adressait à moi comme si j’étais intelligente, comme si j’étais son égale. (…) Son enseignement m’ouvrait à ce monde, me donnait le désir d’y trouver ma place.
I. Les nouveaux programmes de français au collège
A. Le cours de français

1. Progression annuelle
La progression annuelle ne saurait être la juxtaposition des « objets d’étude » du programme mais une progression où le choix de telle activité à tel moment se justifie.
a. Place du théâtre et de la poésie.
La tendance est à l’hégémonie du genre romanesque au détriment des autres genres que sont la poésie, le théâtre, l’essai ou l’article de journal. Pour rétablir un équilibre, il serait bon de construire deux séquences sur la poésie, ainsi que sur le théâtre dont l’une pourrait s’appuyer sur une représentation.
b. Œuvres intégrales et groupements de textes
L’alternance groupement de textes / œuvre intégrale est une bonne méthode. Cependant, construire un groupement de textes est plus complexe qu’il n’y paraît, car il suppose une forte cohérence dans le choix des textes ;  les liens entre les extraits retenus doivent être le plus explicite possible. L’on privilégiera l’oeuvre intégrale qui offre une cohérence interne plus grande.

De plus, l’étude de l’œuvre intégrale permet à l’élève de se constituer une bibliothèque personnelle avec des œuvres qui l’accompagneront jusqu’au lycée.
c. littérature patrimoniale et littérature de jeunesse
La littérature dite patrimoniale sera préférée pour une étude en classe. Mais rien n’empêche pour un même genre de construire une séquence à partir d’un texte patrimonial et une seconde à partir d’une œuvre de littérature de jeunesse, à condition toutefois que celle-ci soit pertinente et réponde aux interrogations actuelles des élèves2.

d. Importance des problématiques
Le professeur propose des problématiques pertinentes quand il conçoit des séquences. En voici quelques exemples.
Sur la poésie :


  • Quelle image du poète le topos de la bohème construit-il ?

  • Quelle force le lyrisme insuffle-t-il à l’action politique ?


Sur le théâtre :


  • A propos de Rhinocéros de Ionesco. Théâtre de la dérision et/ou fable politique ?

  • A propos d’Antigone d’Anouilh. Créon, personnage humain, trop humain.


2. Place des Langues et Cultures de l’Antiquité
Dans le socle commun des connaissances et des compétences, une place importante est accordée à la culture humaniste. Le professeur fonde cette culture sur des textes d’auteurs antiques (sous forme de texte écho, par exemple), sur des relations explicites ou ténues aux Langues et Cultures de l’Antiquité, et cela à chaque séance.

Il mettra en évidence de façon systématique les racines grecques et latines des mots.
3. La lecture analytique
a. Les écueils à éviter 


  • Il faut se débarrasser d’une vision caricaturale transformant l’explication de texte en une succession de questions/réponses 4.

  • Il faut éviter de se livrer à une analyse techniciste des textes au détriment du sens.3

  • Il est nécessaire de placer les élèves en situation de réception-production afin de développer leurs compétences de lecteurs-scripteurs tout en améliorant leurs productions orales.4


b. Déroulement d’une séance de lecture analytique : exemple
Le professeur lit le texte avant de recueillir les réactions, nécessairement partielles et inabouties des élèves. Celles-ci sont notées au tableau par lui ou par un élève. Cette activité, durant laquelle le professeur se garde d’intervenir trop tôt, dure au moins cinq minutes. Puis, le professeur propose un bilan, oral et/ou écrit de l’ensemble des propositions faites par les élèves.5 Après quoi, le professeur propose une relecture partielle ou totale du texte qui permet de prolonger, d’approfondir la première réflexion…

La lecture analytique vise donc à construire le sens et l’interprétation du texte ; l’on développe les compétences de lecture. Elle est complétée par des lectures cursives.
Pour rythmer la séance, suggère M. Guinez, on accordera une large place à la production écrite. Ainsi, le professeur pourra faire rédiger les élèves à différents moments du cours :

  • En début d’heure, quelques phrases sur les impressions de lecture à propos du texte étudié (d’ordre affectif et intellectuel).

  • Temps de synthèse au fur et à mesure de l’étude.

  • Bilan en fin d’heure, d’abord rédigé de façon autonome puis repris avec la classe.


c. Place de la langue dans la séance de lecture analytique
A chaque séance, le professeur veille à aborder un point de langue qui contribue à construire le sens du texte

Les points de langue étudiés pourront faire à un moment donné l’objet d’une synthèse. Ils sont complétés par des séances consacrées essentiellement à la grammaire, à l’orthographe et au vocabulaire selon une progression établie par le professeur, en fonction du programme.
B. Les nouveaux programmes de collège.
Introduction
La réforme des programmes de lettres au collège s’achèvera à la rentrée 2012 avec la mise en application des nouveaux programmes de troisième.
M. Grosset souligne les objectifs principaux des programmes de collège :

  • Satisfaire les exigences du socle commun.

  • Articuler et décloisonner les différents domaines de l’enseignement du français.

  • Etablir des correspondances avec les autres disciplines.


N.B : L’examen du brevet ne doit pas surdéterminer les activités de la classe de troisième.
1. Lecture
L’objectif est de développer le plaisir de lire chez l’élève. Pour cela, il faut privilégier l’accès au sens et à la singularité du texte au détriment d’une analyse trop techniciste. Le professeur multiplie et diversifie les lectures, notamment les lectures cursives ; il travaille en relation avec le professeur documentaliste.

2. Ecriture
Le professeur met en place un programme précis et varié des activités d’écriture au sein de sa progression annuelle.

Les élèves produisent un texte abouti toutes les trois semaines.

Le professeur intègre à sa progression annuelle des projets d’écriture longue et suivie : recueils de nouvelles, concours, améliorations successives d’un même texte, échanges avec d’autres classes …
3. Langue
Remarque : De plus en plus de professeurs travaillent avec des TD d’exercices de grammaire, orthographe et vocabulaire. Ces fichiers s’avèrent très souvent inutiles, car les activités sont alors déconnectées de la lecture et de l’écriture. L’heure de langue doit être une fois encore l’occasion de revenir sur ce qui travaillé en écriture - lecture6.
a. Grammaire
L’enseignement de la grammaire est associé aux travaux d’écriture, de lecture et d’oral. Certains points de langue sont traités lors de séances dédiées ; le professeur est attentif à établir un lien entre les objets d’étude et les points de langue.7
b. Orthographe
L’enjeu pour l’élève est de pouvoir orthographier son propre texte comme celui d’autrui.

Le professeur ne se limite pas à la dictée du brevet, il pourra proposer par exemple des dictées argumentées8 ou des dictées ciblées sur certains accords.

L’idéal serait pour ces activités de proposer des exercices différenciés en fonction du niveau de chacun.
c. Lexique
Le lexique est étudié en lien avec les activités de lecture et d’écriture.

Il est nécessaire, comme le soulignent les Inspecteurs, d’enrichir le vocabulaire des élèves. Ainsi, certaines notions demeurent mal connues comme le lexique quotidien (noms des arbres ou des plantes, activités du monde ouvrier ou paysan par exemple), le vocabulaire des sentiments ou bien les termes servant à exprimer de façon nuancée son opinion. Il ne faut pas hésiter à utiliser les schémas heuristiques.

Attention, en classe de troisième, le lexique des figures de style est parfois trop développé. (Est-il essentiel pour les élèves de pouvoir nommer l’anacoluthe ?)

Il faut davantage utiliser les dictionnaires étymologique et historique.


4. Oral
Les compétences d’oral sont à construire au cours des quatre années de collège.
Deux types d’activités :
- Parler devant un public (synthèses de début d’heure, bilans oraux intermédiaires ou de fin de séance9, récitation de poèmes, lecture expressive d’un texte bref, travaillée en amont, comptes rendus d’activités littéraires, culturelles, sportives, par exemple…)

- Parler en interaction avec un ou plusieurs camarades au sein de débats10 par exemple.
II. Histoire des arts
Le cadre de l’histoire des arts au collège est maintenant connu. La discipline concerne majoritairement quatre matières : l’histoire géographie, les arts plastiques, l’éducation musicale ainsi que le français. Cet enseignement a été mis en relation avec le socle commun et un examen a été instauré en fin de troisième.
A. Textes et BO

Quelques références :

- Le BO n° 32 du 28 août 2008 sur l’organisation de l’histoire des arts à l’école primaire, au collège et au lycée.

- Le BO n° 41 du 10 novembre 2011 sur l’évaluation de l’histoire des arts à compter de la session 2012.

- Sur le site de l’académie de Rennes, deux diaporamas : La mise en œuvre de l’histoire des arts et Le suivi et l’évaluation de l’histoire des arts au collège.11
B. Objectifs
- Tenter de construire chez les élèves au fil des ans une culture artistique consistante.

- Travailler sur l’apprentissage d’un regard croisé sur les oeuvres.

- Permettre aux professeurs de travailler ensemble autour de projets communs.
C. Questions/Réponses
1. En cours de français, quel pourcentage de notre temps faut-il consacrer à l’histoire des arts ?

Jean-Michel Koch12 : Le professeur de français étudie naturellement des poèmes, des pièces de théâtre, des romans ainsi que des images (peintures, photographies, séquences filmiques, œuvre cinématographiques... Or, tous ces éléments sont des œuvres qui concernent l’histoire des arts. Ainsi, une bonne part du temps de travail du professeur de français est fondée sur l’étude d’objets artistiques.

On peut intégrer l’histoire des arts dans l’enseignement du français (comme dans toute discipline) de 4 façon différentes au moins : en solo, en duo ou en trio avec d’autres disciplines (c’est déjà une formule interdisciplinaire : la petite équipe choisit une œuvre, ou un corpus, ou une problématique bien cadrée dans les attendus du BO de 2008 comme « objet d’étude »), en « orchestre symphonique » (les 4 disciplines du cœur – français, histoire, arts plastiques, musique + documentations + toutes autres disciplines qui souhaitent participer choisissent une œuvre, un corpus, une problématique), en « séance dédiée » (le professeur de français propose l’étude d’une œuvre – littéraire, de préférence dans ce cas : poème, extrait de pièce …en s’appuyant sur les compétences attendues en fin de troisième et au DNB ; il consacre une séance à cette étude approfondie)

En réalité, chaque séquence comprend une composante « histoire des arts » (comme en arts plastiques ou en musique).

2. En classe de troisième, doit-on limiter le choix des œuvres au seul XXème siècle ?

J-M.K : Non, le programme de français n’est pas calqué sur le programme d’histoire des arts. Sera étudiée en classe toute œuvre jugée intéressante en fonction de l’objet d’étude et de la problématique choisis par le professeur.
3. La richesse de l’histoire des arts est de proposer un regard croisé sur les œuvres, comment y parvenir ?

J-M.K : Le regard croisé sur les œuvres peut être obtenu en travaillant en interdisciplinarité. Chaque professeur de français intègrera à sa progression annuelle l’histoire des arts ; les professeurs des quatre matières majoritairement concernées pourront s’associer à d’autres professeurs pour travailler sur un même objet d’art.
4. Comment mettre en place l’épreuve pour le DNB ?

J-M.K : Chaque élève établit une liste de cinq objets. Il faudra faire preuve de souplesse en acceptant l’intégration aux listes d’un objet non étudié en classe.

Parmi ces cinq objets, trois doivent obligatoirement appartenir au XXème ou au XXIème siècle, les deux autres pouvant être antérieurs et appartenir par exemple à l’Antiquité gréco-romaine.
5. Quelle composition pour le jury ?

J-M.K : Chaque jury sera constitué d’un professeur d’une des quatre disciplines concernées en binôme avec tout autre professeur volontaire.
6. Faut-il organiser un tirage au sort pour choisir parmi les cinq objets de la liste?

J-M.K : Chaque jury choisira l’objet en fonction de ses propres compétences.
7. L’élève a-t-il droit à des notes le jour de l’épreuve ?

J-M.K : Le jury n’aura en sa possession que la liste des cinq objets choisis par l’élève mais pas de dossier sur ces objets. L’épreuve vise avant tout à évaluer une prestation orale. Cependant, le professeur pourra former l’élève à l’élaboration pertinente de notes et à leur utilisation efficace pour le jour de l’épreuve.
8. L’épreuve aura-t-elle lieu pendant une demi-journée banalisée ou pendant les heures de cours ?

J-M.K : Cette question relève de la direction de chaque établissement. Les collèges à forts effectifs auront davantage de facilités à bloquer une demi-journée pour l’organisation des épreuves.
9. Quand doit avoir lieu cette épreuve ?

J-M.K : Certains collèges ont choisi de l’organiser mi-avril alors que d’autres la mettent en place juste avant les épreuves écrites du DNB. Le ministère pose un cadre très souple quant au choix de la date de l’épreuve.
Compte-rendu rédigé par Claire Cakpo



1 Anne Wiazemsky, Une année studieuse, 2012.

2 Dans Le temps des filles, après avoir mis en évidence le rôle toujours plus prononcé des héroïnes féminines dans la littérature de jeunesse actuelle, Isabelle Smadja interroge les œuvres sur le destin de ces jeunes filles. « Le statut de la fille est-il vraiment en train de changer ? Qui sont ces petites filles à qui l'on confie la lourde tâche de changer la face du monde ? Sont-elles si différentes de celles qui se rêvaient encore " Cendrillon " ou " Blanche-Neige " ». Ainsi, dans une première séquence, le professeur pourra s’intéresser à un récit traditionnel avant de proposer l’étude d’une œuvre de jeunesse posant de nouvelles questions.

3 A propos du Petit Chaperon Rouge. Dans l’objectif d’étudier le schéma narratif, les professeurs font parfois le choix de découper le texte, aux élèves de le remettre dans l’ordre en fonction des cinq étapes. Ce type d’approche doit conduire au sens et à l’interprétation du conte ; il est surtout utile pour un travail d’écriture.

4 Patrick Laudet dans son article « Explication de texte littéraire, un exercice à revivifier » http://media.eduscol.education.fr/file/Francais/09/5/LyceeGT_Ressources_Francais_Explication_Laudet_182095.pdf

5 Le professeur pourra par exemple écrire ou faire écrire au tableau les mots-clefs ressortant de ce premier échange et faire reformuler à l’aide de ces mots-clefs.

6 Il est stimulant pour l’élève de retrouver dans ses exercices de langue par exemple les personnages des Métamorphoses qu’il étudie en lecture ou ceux des nouvelles de Maupassant ou de Philippe Claudel.

7 Pour organiser sa progression grammaticale au cours de l’année, le professeur ne tiendra pas compte exclusivement de l’ordre proposé dans les programmes mais construira ses séances en lien avec les textes choisis et sa progression annuelle.

8 Une dictée argumentée est une dictée au cours de laquelle le professeur fait souligner certains mots pour lesquels l’orthographe doit être justifiée : accord d’un adjectif, d’un participe passé, justification d’une double consonne par l’étymologie du mot…

9 Le professeur pourra écrire dix mots au tableau et demander aux élèves de rédiger une synthèse du cours à partir de ces mots.

10 Les débats doivent être en lien avec les textes. Par exemple, en troisième à propos du récit d’enfance : « Etes-vous partisan d’une éducation stricte ou permissive ? », « Le port de l’uniforme à l’école » ou susciter les échanges à partir d’un film ou d’un spectacle… .

12 Jean-Michel Koch, I.A – I.P.R d’Arts plastiques.




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