«A la mémoire d’un ami» par Claude Lafaye





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ARMEL GUERNE, vingt-cinq ans après
Les 8 et 9 octobre 2005
Tourtrès

Lot et Garonne   Aquitaine



DOSSIER DE PRESSE


ARMEL GUERNE, vingt-cinq ans après


L’écrivain, poète et traducteur Armel Guerne, né en 1911, nous a quittés voici vingt-cinq ans, le 9 octobre 1980, après avoir vécu les vingt dernières années de sa vie dans un moulin qu’il avait restauré à Tourtrès, dans le Lot et Garonne, non loin d’Agen.
Alors que son œuvre personnelle est actuellement en cours d’édition, ou de réédition, par les éditions Le Capucin, et que nombre de ses traductions, dont la récente réédition de Moby Dick, continuent, à côté de celles des Romantiques allemands et d’auteurs d’autres langues (notamment chez Phébus et Gallimard), d’imposer son important travail de traducteur, l’association des Amis d’Armel Guerne a souhaité saluer de manière vive la mémoire de ce poète et « passeur » à travers deux journées : les samedi 8 et dimanche 9 octobre 2005 dans le lieu-dit où il vécut, à côté du « Vieux moulin » qui surplombe un magnifique site du Lot et Garonne.
Des rencontres en compagnie d’amis ou de lecteurs (Claude Lafaye, Jean-Yves Masson et Jean Moncelon) ; un concert du Quatuor de Bordeaux (Solistes de l’Orchestre National de Bordeaux-Aquitaine), une messe en latin, des lectures avec les comédiens Irène Jacob et Jérôme Kircher, ainsi que des repas « guerniens », permettront de découvrir à nouveau un homme singulier, amoureux de la terre et résistant de premier ordre, un passionné dont le tempérament a nourri une œuvre littéraire d’une hauteur de ton exceptionnelle.


Cette manifestation est organisée par l’association Les Amis d’Armel Guerne
Pour tout renseignement :

Marc Blanchet, chargé de mission, au 06 60 71 84 06

infoguerne@club-internet.fr
Pour tout téléchargement internet de la manifestation,

renseignements sur la vie et l’œuvre d’Armel Guerne

ou téléchargement d’images numériques libres de droit :

www.moncelon.com/armelguerne.htm

ARMEL GUERNE, vingt-cinq ans après

Les 8 et 9 octobre 2005

Tourtrès

Lot et Garonne   Aquitaine
Samedi 8 octobre
15h30

Accueil du public et des intervenants

au lieu-dit Tourtrès
16 – 17 heures

Eglise de Tourtrès

Rencontres

« A la mémoire d’un ami » par Claude Lafaye

« Mounir Hafez & Armel Guerne : « Cette unique amitié où s’alimente ma vie… »

par Jean Moncelon

« Armel Guerne, poète et traducteur » par Jean-Yves Masson

Lectures par les comédiens Irène Jacob & Jérôme Kircher
17h00

Pause collation
18h00

Eglise de Tourtrès

Concert

Quatuor de Bordeaux (Solistes de l’Orchestre National Bordeaux-Aquitaine)

Schubert, quatuor n°14 en ré mineur, « La jeune fille et la mort »

Beethoven, quatuor n°11, op. 95 en fa mineur « Serioso »
19h30

Apéritif
20h00

Salle des fêtes de Tourtrès

Repas Guernien

Chaque table sera présidée par un ami ou un proche d’Armel Guerne
Dimanche 9 octobre
10 heures

Eglise de Tourtrès

Messe en latin, i.m Armel Guerne
11 heures

Eglise de Tourtrès

Lecture-concert

Irène Jacob & Jérôme Kircher

Avec le Quatuor de Bordeaux
12h30

Pause « Floc »

13h00

Buffet plein air
Invités
Comédiens
Irène Jacob

Née près de Paris, Irène Jacob part dès ses trois ans pour Genève et revient en France en 1984, très attirée par le théâtre. Après le Conservatoire de Musique de Genève, elle entre à l'Académie d'Art Dramatique de Paris (Ensatt, anciennement Rue Blanche). Son interprétation dans « La Double Vie de Véronique » de Kieslowski lui vaut le Prix de la meilleure interprétation féminine à Cannes en 1991. Elle tournera aussi « Rouge » avec le metteur en scène polonais. Depuis quinze ans, Irène Jacob enchaîne films et pièces de théâtre, avec un souci constant de création qui n'égale que sa réserve dans le monde du spectacle. « Par-delà les nuages », « Othello », « Mille Millièmes » ont continué, entre autres, à l’imposer au cinéma parallèlement à de nombreuses pièces et lectures au théâtre. En 2002, elle a joué plusieurs mois à Londres « Madame Melville », puis, à Paris, « Berthe Trépat ». Femme de Sade lors d'une lecture au Festival « Les Nuits de la Correspondance » à Manosque, elle a ensuite créé à Genève « L’Ange et la Rose », lecture sur des poèmes de Rilke. Irène Jacob a également joué dans « La Mouette » de Tchékhov (mise en scène de Philippe Calvario) et interprété en 2003 « Jeanne au Bûcher » de Honneger au Teatro Massimo di Palermo, le plus grand théâtre d'Italie. A Rennes, en février 2004, au Théâtre national de Bretagne, « Je sais qu'il existe aussi des amours réciproques… » (adaptation de « Gros-Câlin » de Romain Gary) a été mis en scène, joué, chanté par le trio Irène Jacob - Jérôme Kircher - Benoît Delbecq et a tourné en France et en Suisse avant d’être présenté aux Bouffes du Nord la même année et repris en 2005 pour au moins 60 représentations au théâtre-fétiche d'Irène Jacob : « L'Atelier ».


Jérôme Kircher

Jérôme Kircher a suivi les cours du C.N.S.A.D, puis a travaillé au théâtre, notamment avec Patrice Chéreau, André Engel, Charles Tordjman, François Rancillac, Joël Jouanneau, Gilberte Tsai, Jean-Pierre Vincent, Irina Brook, Anne Torrès, Philippe Calvario, Patrick Pineau... Il a mis en scène au Théâtre des Bouffes du Nord « Berthe Trépat » d’après Julio Cortazar, « Médaille d’or » du Festival Agora et joué récemment dans « Le Jugement dernier » d’Odön von Horvath, mis en scène par André Engel. Au cinéma, il a travaillé notamment avec Jean-Pierre Jeunet (« Un long dimanche de fiançailles »), C. Honoré, J. Foulon et C. Lipinska, ainsi qu’à la télévision avec J.Labrune, M.Favart et P.Triboit.


Remerciements à Alain Martin, responsable du site http://www.irenejacob.net/

Quatuor de Bordeaux
Tasso Adamopoulos

Né à Paris, Tasso Adamopoulos effectue ses études musicales en Israël. Nommé à l’âge de dix-neuf ans alto solo à l’Orchestre Philharmonique de Rotterdam, il est ensuite successivement soliste à l’Orchestre Gulbenkian, à l’Ensemble Orchestral de Paris et à l’Orchestre National de France, sous la direction de Lorin Maazel. En tant que soliste, comme en musique de chambre, il est le partenaire de musiciens tels que W. Sawallisch, I. Stern, J-P. Rampal, M-J. Pires, L. Maazel, E. Krivine, A. Lombard… Il est depuis 1990 soliste à l’Orchestre National Bordeaux-Aquitaine et fait partie du trio Sartory aux cotés de R. Daugareil et E. Péclard. Professeur au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon et au Conservatoire Supérieur de Paris, Tasso Adamopoulos donne des cours magistraux dans le monde entier. En 1998, il a été l’invité de l’Université d’Indiana aux Etats-Unis, et de l’Académie de Kyoto, au Japon, où il retourne tous les deux ans.
Cécile Rouvière

Cécile Rouvière fait ses études au Conservatoire National de Région de Versailles dans la classe de R. Gendre. Elle obtient ses prix de musique de chambre et de violon, avant de suivre une formation au métier d’orchestre auprès de solistes de l’Orchestre de Paris. Elle entre à l’Orchestre de Bordeaux-Aquitaine en 1986 où elle rencontre P. Doukan et R. Daugareil, auprès duquel elle se perfectionne dans le cadre d’un cycle de formation professionnelle au Conservatoire National de Région de Bordeaux. Membre du Quatuor Euterpe jusqu’en 1986, Cécile Rouvière fait actuellement partie du quatuor de l’ONBA aux cotés de Stéphane Rougier, Tasso Adamopoulos et Etienne Péclard. Assistante de R. Daugareil au CNR de Bordeaux jusqu’en 1995, Cécile Rouvière participe à des académies d’été (Arcachon, Narbonne...) en tant que professeur de musique de chambre. Depuis 1999, elle est responsable de la « Formation de chambre Bordeaux-Aquitaine »
Etienne Péclard

Etienne Péclard travaille au Conservatoire National de Paris avec A. Navarra, J. Calvet, J. Février et J. Hubeau. Il y obtient ses premiers prix de violoncelle et de musique de chambre. Lauréat des concours internationaux de Vienne, Munich et Barcelone, il est, de 1977 à 1990, violoncelle solo de l’Orchestre Philharmonique de Radio-France, puis de l’Orchestre de Paris, sous la direction de D. Barenboim. Nommé violoncelle solo de l’Orchestre National Bordeaux-Aquitaine en 1990, il enseigne au Conservatoire National de Région de Bordeaux, et se joint à R. Daugareil et Tasso Adamopoulos pour former le trio Sartory. E. Péclard a enregistré avec l’ONBA, dirigé par Alain Lombard, le Double concerto de Johannes Brahms, la Symphonie concertante de Prokofiev et Schelomo de Bloch. En 1999, il obtient un vif succès en interprétant Tout un monde lointain d’Henri Dutilleux sous la baguette d’Hans Graf.
Stéphane Rougier

Stéphane Rougier débute le violon à Strasbourg, et à 14 ans est reçu au CNSM de Paris où il obtient ses prix dans la classe de Véda Reynolds. Il travaille avec Peter Csaba en cycle de perfectionnement, ainsi qu’en atelier d’études musicales du XXème siècle, où il participe à de nombreux enregistrements et créations à Radio France. Il poursuit ses études avec Roland Daugareil grâce auquel il peut travailler au sein de l’ONBA avec Alain Lombard durant une année, puis il quitte Bordeaux pour l’Orchestre philharmonique de Strasbourg, continuant d’étudier à Stuttgart avec Georg Baynov jusqu’en 1996 où il est nommé soliste de l’Orchestre symphonique et lyrique de Nancy. Il se produit régulièrement en soliste, particulièrement en Hongrie où il participe au festival Bartók aux côtés de Peter Csaba et Zoltan Kocsis durant trois ans, ainsi qu’avec plusieurs orchestres français. Depuis 2002, il est premier soliste de l’ONBA sous la direction de Hans Graf, et enseigne au Conservatoire Henri Duparc de Tarbes.

Intervenants

Claude Lafaye

Claude Lafaye a connu Armel Guerne à la fin des années soixante, et entretenu une correspondance avec lui jusqu’à la fin de ses jours. Légataire universel d’Abel Gance, Claude Lafaye a travaillé dans le monde du cinéma : chef de l’Action culturelle et des contrats d’Etat au CNC, professeur invité au lycée Louis Lumière, au CREAR et au CLCF. Il a également été journaliste à l’Express de l’Ile Maurice.

Jean-Yves MASSON

Né en 1962. Professeur de littérature comparée à Paris 4 Sorbonne.

Ses travaux universitaires portent sur la poésie moderne et contemporaine en France, en Italie en Irlande et dans les pays de langue allemande ; sur la poétique de la traduction et l’histoire des traductions ; sur les relations entre musique et littérature (notamment dans le domaine de l’opéra et du lied).

Traducteur de l’allemand, de l’anglais, de l’italien, a publié une quarantaine de traductions depuis 1989 (Yeats, Rilke, Hofmannsthal, Lasker-Schüler, Mario Luzi, Roberto Mussapi, Leonardo Sinisgalli, Pétrarque…) Conseiller éditorial aux éditions Verdier, directeur de la collection « Der Doppelgänger ».

Producteur à France Culture dans les années 90, collaborateur régulier du « Panorama » aujourd’hui disparu. Tient aujourd’hui la rubrique de poésie dans le Magazine littéraire et collabore régulièrement à la Quinzaine littéraire.

Egalement poète et écrivain : un roman (L’Isolement, éd. Verdier), trois livres de poèmes (dernier paru : Poèmes du Festin céleste, éd. L’Escampette), un livret d’opéra (Salammbô, d’après Flaubert, opéra de Philippe Fénelon créé à la Bastille en 1999), un livre d’aphorismes (Le Chemin de ronde, Voix d’Encre) ; des nouvelles parues dans de nombreuses revues (NRF, Recueil, Europe, L’Animal…) qui seront un jour réunies chez Verdier.

Jean Moncelon

Auteur d’une thèse d’état consacrée à Louis Massignon, et d’une biographie de l’orientaliste (Plon, 1995, rééditée en 2005 aux éditions du Capucin), Jean Moncelon partage son temps entre un établissement d’enseignement supérieur qu’il dirige, des conférences sur le monde islamique, un cours semestriel sur l’ésotérisme occidental, un groupe de recherches « Henry Corbin », à l’Institut Catholique de Toulouse, et une communauté virtuelle qu’il anime sur Internet : « D’Orient et d’Occident ».

Vie et œuvre d’Armel Guerne
La vie et l’œuvre d’Armel Guerne sont méconnues. Nous avons choisi de présenter une biographie détaillée d’Armel Guerne tant sa vie fut riche en publications, rencontres et événements, dont, notamment, toute la période de la résistance. Ce rédactionnel a été fait d’après les travaux de Charles Le Brun et Joël Dury, de l’association Les Amis d’Armel Guerne.

Site Armel Guerne : www.moncelon.com/armelguerne.htm

Armel Guerne est né le 1er avril 1911, en Suisse (près de Lausanne, sur les bords du Léman), dans le canton de Vaud. Son père quitte la Suisse et vient s'installer près de Paris, à Poissy, puis à Saint-Germain-en-Laye. Armel va au collège de Saint-Germain-en-Laye où il sera l'élève de Marcel Roby. Il refuse de faire des études commerciales et se désintéresse de l'usine. Pour cette raison, vers l'âge de 16 ou 17 ans (1928 ?), il est mis à la porte de la demeure familiale par son père.
Il poursuit ses études grâce à l'aide de Madame Zulficar, la mère de Mounir Hafez – son meilleur ami tout au long de sa vie. Après l’obtention de son baccalauréat, il passe 9 mois au collège syrien de Tartous où il est lecteur de français tout en assurant les fonctions de professeur de gymnastique.
A son retour en France (il embarque sur un bateau à bord duquel il travaille) il fonde à la Sorbonne, avec le docteur Roger Frétigny et quelques amis, le "Groupe d'Etudes Psychologiques". Fondation aussi des Editions du Grenier où paraît, en 1934, son premier livre : Oraux.
Il rencontre et se lie d'amitié avec le philosophe Paul-Louis Landsberg et le peintre André Masson. Rencontre aussi Paul Eluard, Georges Bataille, « des hommes de lettres trop légers » et André Breton.
Vers la même époque, il fait la connaissance de Jeanne Gabrielle Berruet, « Pérégrine ».
En 1938 paraît, chez GLM., la traduction des Hymnes à la Nuit de Novalis. Armel Guerne fait la connaissance d'Albert  Béguin.
1938 : Le Livre des quatre éléments toujours chez GLM.
1939 : Le 31 octobre 1939, à Paris, il épouse "Pérégrine" avec qui il vit depuis quelques années. Cette même année, Guerne cherche à s'engager dans l'armée française mais est déclaré inapte à cause d'une triple fracture du bassin contractée à l'âge de quinze ans. Il entreprend alors de faire des causeries antipétainistes auxquelles assiste, entre autres, le professeur Masson-Oursel.
1941 : Guerne commence un « Journal ». On y lit qu'il n'obtint pas la subvention nécessaire à la traduction des œuvres de Paracelse (refus du ministre de la culture d'alors : Jérôme Carcopino) malgré le soutien de Gaston Bachelard et du professeur Bréhier.

Dans Paris, actes de sabotage personnels contre l'armée allemande. Il incendie notamment des camions près de la Bibliothèque Nationale. Parallèlement, il est porteur de colis sur remorque (à bicyclette) à S.V.P. pour protester contre les écrivains qui prêtent leur plume aux Allemands.
1942, décembre : Guerne et sa femme entrent dans la Résistance. D'abord dans le réseau CARTE d'André Girard ; mais, peu de jours après, ils rencontrent au Hot Club de France où donne des cours de maniement d'armes à la barbe des Allemands, le chef du réseau « PROSPER », Francis Suttil, qui les engage aussitôt. Guerne devient alors « Gaspard » (son pseudo ou field name). Le docteur Frétigny fournit des certificats aux membres de l'organisation. PROSPER est l'un des 95 réseaux mis sur pied en France par les Britanniques et plus connus sous le nom de French Section.
1943 : le 1er juillet, Guerne et sa femme sont arrêtés par la Gestapo. Ils sont aussitôt internés à la prison de Fresnes. Guerne y passera « environ 4 mois » avant d'être transféré, vers le 10 novembre 1943, au camp de triage et de transit de Royalieu (périphérie de Compiègne).
1944 : 17 janvier, départ de Compiègne, par train spécial, en direction du camp de concentration de Buchenwald. Tout près d'Amagne-Lucky (Ardennes françaises, non loin de Rethel), Guerne saute du train et réalise une évasion peu ordinaire. Il revient quelques jours après à Paris, déguisé en cheminot. Pendant deux mois, il se cache chez le libraire belge Albert Nizet. Il y devient, par sécurité, « Monsieur Planche ». En mars 44, il prend contact avec une filière d'évasion britannique du MI-9 (Military Intelligence 9), la « ligne Bourgogne ». Georges Broussine, dit « Bourgogne » la dirige. Guerne obtient alors de convoyer vers l'Espagne une dizaine d'aviateurs alliés tombés en territoire occupé.



Pampelune, 30 mars. En avril, séjour en résidence surveillée à Leiza (Navarre). Libéré par les Espagnols fin avril, il passe six jours à l'ambassade de Grande Bretagne de Madrid. Puis il gagne Gibraltar d'où il repart, presque aussitôt, début mai, pour l'Angleterre, en avion spécial. A Londres, il est interné pendant près de 6 mois. Tout d'abord au centre d'interrogation de Patriotic School où il entre le 13 mai ; puis on l'expédie sans explication à Oratory School le 24 juin (camp spécial et secret dit « camp 001 », non officiel évidemment et dont l'existence ne sera révélée que bien des années après la fin des hostilités). Il ne recouvre la liberté que le 27 octobre, grâce à l'intervention de l'ambassade suisse. Il donne des conférences à l'Alliance française (6 décembre 1944) et à l'Institut français du Royaume-Uni ; il y donne aussi lecture de Mythologie de l'Homme, le 1er mars 1945. Toujours à l'Alliance française, il fait la connaissance de Marie-Thérèse Woog pianiste et résistante de la première heure, réfugiée à Londres, dont il s'éprend et dont il aura une fille et un fils.
1945 : Retour en France le 30 mai. Parution de Mythologie de l'homme et de La Cathédrale des douleurs aux éditions de la Jeune Parque. Guerne vit alors dans le Sud-est de la France à Cliousclat, près de Mirmande, dans la Drôme. La ferme où il vit est située à quelque 600 mètres de Cliousclat. Il baptise cette maison « l'Arnaudière » et y demeure sous le nom de « Mr. Arnaud » afin de ne pas être importuné. C'est à cette époque qu'il rencontre Georges Bernanos. Un lien profond se tisse alors qui ne sera interrompu que par la mort du grand romancier en 1948.
1946 : Parution de Danse des Morts à la Jeune Parque.
1947 : Rencontre au café Flore, à Saint-Germain-des-Prés, de Ellen Guillemin Nadel, fille du poète juif-allemand Arno Nadel. Entre-temps, Maïthé l'a quitté.
Vers 1948 : Liens d'amitié avec Jean-Louis Barrault, Madeleine Renaud, Régine Crespin et son mari, le germaniste Lou Bruder.
1949 : Traduction de Europe ou la Chrétienté (Novalis).
1950 : Traduction de Mardi de H. Melville. Traduction des Hymnes et Elégies de Hölderlin. Traduction de Redburn de Melville. Traduction des Hymnes à la Nuit de Novalis. Epoque où Guerne collabore à la revue « Janus » fondée par Daniel Mauroc.
1951 : Traduction de Moi et ma cheminée de Melville. Traduction de White Jacket du même auteur.
1952 : Traduction de Lettres à une musicienne de Rilke ; de Croisière de W. Woolf ; du Cirque Humberto d'Edouard Bass ; du Retour de l'âme prodigue.
1953 : Traduction de Métaphysique du sentiment de Théodore Haecker ; de Je crois en Dieu de Pieper et Raskop ; du Nuage d'inconnaissance d'un moine anonyme anglais du XIII° siècle.
1954 : En août/septembre, Guerne est au château de madame Manceron, à Vimines-par-Cognin (Savoie). Il y travaille (et y achève ?) la traduction de  Moby Dick de Melville. Parution de La Nuit veille chez Desclée de Brouwer. Guerne a-t-il connu le philosophe roumain E.M. Cioran à cette époque ? Une correspondance régulière s'établit entre eux dès cette date.
1955 : Traduction de U.S.A.
1956 : Traduction des Romantiques allemands (Hölderlin, Jean-Paul, Tieck, etc.) ; des Elégies de Duino de Rilke (en fait Guerne avait entamé ce travail bien antérieurement ;  il a dit et écrit qu'il y avait passé dix ans) ; de l'Histoire des peuples de langue anglaise de Sir W. Churchill (4 vol.).
1957 : Parution du Temps des Signes chez Plon. Traduction de Réalités et Vérité de Friedrich Heer ; du Rêve dans le pavillon rouge de Ts'ao Siue-kin (2 volumes).
1958 : Traduction de Afrique d'Emil Schultess (2 volumes) ; de La Panne de Friedrich. Dürenmatt. Préface pour Ronchamp d'Urs von Balthasar. Vers octobre : séjour à l'abbaye bénédictine Sainte-Marie de la Pierre-qui-Vire, dans l'Yonne, où sont installées les Editions du Zodiaque. Il y fait la connaissance de Dom Claude Jean-Nesmy avec qui il correspondra jusqu'à sa mort.
1959 : Traduction de Confession créatrice (Klee) ;  de La Promesse de Dürenmatt ; de Konjaku de Minamoto no Takakuni ; de Emaki (rouleaux peints japonais).
1960 : Achat d'un moulin à vent dans le Lot-et-Garonne pour 100.000 francs de l'époque (150 euros aujourd’hui) et le restaure. Traduction de Interférences (Kandinski) ; de L'Invention du monde d'Albert Bettex ; de Pays de neige et de Une nuée d'oiseaux blancs de Kawabata.



1961 : 14 février : « jour qu'on place le chapeau du moulin ». La Dépêche du Midi y consacrera toute une page avec photographies. Guerne commence à habiter sa nouvelle « demeure » tout en gardant son logement parisien. Les travaux de restauration du moulin avancent. Parution du Testament de la Perdition chez Desclée de Brouwer ; des Vierges romanes au Zodiaque. Traduction du Juge et son bourreau et Soupçon de Dürenmatt.
1963 : Traduction des Récits hassidiques de Martin Buber ; du Tao Te King de Lao Tseu ; de En personne de Wols ; de La Nuit autour de ma maison de Karlheinz Deschner.
1964 : Le 1er avril, Guerne quitte définitivement son appartement de la rue de la Montagne Sainte-Geneviève. Il en est chassé. Traduction de Poèmes et Sonnets de Shakespeare.
1965 : Traduction de Picasso à l'œuvre d'E. Quinn et R. Penrose. Mise en chantier des Jours de l'Apocalypse en août.
1966 : Nerval (choix de textes, présentation et notes). Traduction des Mille et une nuits (6 volumes) ; du Chant sacré des heures (hymnes du bréviaire monastique en appendice de : Il y eut un soir il y eut un matin d'Æmiliana Löhr).
1967 : Parution des Jours de l'Apocalypse aux éditions du Zodiaque. Des Mille et une Nuits (6 volumes). Traduction des Contes de Grimm (2 volumes) ; de Florence sans soleil de Karlheinz Deschner.
1968 : Mort de son grand ami – son aîné d'une dizaine d'années – le docteur Jacques-Emile Emerit (éminent acupuncteur et homéopathe, auteur d'une série d'ouvrages remarquables sur l'art des aiguilles) qu'il semble avoir connu pendant la guerre. Emerit est probablement l'homme qui lui a fait découvrir Paracelse.
1969 : Traduction de Docteur Jekyll et Mr. Hyde (et autres nouvelles) de Stevenson.
1970 : Traduction de Pensées et Aphorismes d'Henri Nouveau.
1971 : En avril, il commence à souffrir d'un ulcère à l'estomac.
1972 : Séjour de deux mois à l'hôpital de Marmande (début janvier à début mars). Une grippe sur une crise d'emphysème, séquelles des prisons allemandes et du bain forcé dans une rivière, en janvier 44, lors de son évasion, afin d'échapper aux SS ; puis opération d'une hernie. Mort de sa mère en mars. Suicide de Kawabata en mai. Nouvelle édition des Elégies de Duino de Rilke auxquelles on demande à Guerne de joindre les Sonnets à Orphée ; traduction de Méditation et action du Tibétain Chogyam Trungpa. En octobre, édification d'un château d'eau sur le magnifique site où s'élève le moulin : "Une tache sur le tapis magique" (in Lettre à Pérégrine).
1973 : Traduction de Fragments de Novalis. Guerne souffre toujours de son ulcère à l'estomac. Remise du prix Mac Orlan.
1975 : Traduction des Œuvres complètes de Novalis (2 volumes) chez Gallimard. Grand prix de la traduction Halpérine Kaminsky.
1976 : Traduction de La Marquise d'O de H. von Kleist. En décembre, visite de Dom Claude au moulin.
1977 : En début d'année, il va passer deux mois chez sa sœur, en Normandie, à cause du froid et de sa santé qui décline. Parution du Jardin Colérique, de Rhapsodie des fins dernières et de L'Ame insurgée (recueil de préfaces) chez Phébus. Juillet : nouveau séjour à l'hôpital de Marmande. Septembre : il se rend au Centre de Cambo-les-Bains pour tenter d'améliorer sa respiration. Un mois de soins. Fin d'année, Guerne s'installe au presbytère de Tourtrès (où il avait déjà son bureau) à cause de son emphysème, le moulin étant trop humide et l'accès à sa chambre (par échelle de meunier) difficile. C'est aussi cette année-là que paraît The Prosper Double Cross qui raconte l'histoire du réseau PROSPER avec de très nombreux témoignages de Guerne. L'auteur, John Vader, un Australien, ancien de la RAF, avait rencontré Guerne dès 1972, date du début de son enquête. La traduction de l’ouvrage paraît en 2005 aux éditions du Capucin : Nous n’avons pas joué, L’effondrement du Réseau Prosper (traduction de Charles Le Brun).
1978 : Traduction du Territoire de l'homme d'Elias Canetti.
1979 : Parution de A Contre-Monde chez Privat. Nouvelle visite du Père Claude au moulin (automne).
1980 : Le 27 septembre, Guerne est une nouvelle fois transporté à l'hôpital : rupture de l'aorte. A son médecin accouru chez lui et qui recommande ce transport, il a la force de dire qu'il ne le souhaite pas. Et comme le médecin le presse, il articule, dans un tout dernier effort de lucidité : « Non ! » Ce sera son dernier mot. Et la signature de toute une vie de combat et de somptueux refus. Il meurt à l'hôpital de Marmande, le 9 octobre, entre 7 et 8 heures du matin après un coma de 13 jours. Il est enterré au cimetière du petit village de Tourtrès, dans le Lot-et-Garonne, à quelques pas de son moulin. Le 5 janvier 1988, Ellen Guillemin-Nadel meurt à son tour (rupture d'anévrisme au cerveau suivie d'une hémiplégie avec suspension de la parole) à l'hôpital de Tonneins. Elle est aussi enterrée au cimetière de Tourtrès.

Extraits d’œuvres d’Armel Guerne

« La vérité que j'expérimente péniblement, parfois, c'est qu'un poème ne commence en réalité qu'avec le lecteur, pas du tout avec le poète qui n'est là que pour transmettre. Un poème écrit, fût-il le plus beau du monde, n'est rien de rien tant qu'il n'est pas aimé par d'autres; il ne commence à exister qu'à partir du moment où il entre dans la chaleur d'un coeur et sourdement habite son silence. Tout son mystère est là. Je le sais. »

10 septembre 1973

Extraits des Lettres à Dom Claude Jean-Nesmy, éditions Le Capucin, 2005

LUI
Il nous parle interdit à grands mots de silence

Et parfois il se tait, le feu.

Il nous chante immobile une danse sans pas.

Tout ce qu’il prend il nous le donne

Ce dévorant. Qui le connaît ?

Il est le doucereux et le splendide,

L’éveil et le sommeil d’un même bond.

Le sauvage, c’est lui ; le féroce, c’est lui, le mortel

Ennemi et la source éternelle des ombres.

Plus magnifiquement que tous, il vit sa mort.
Le Temps des signes, éditions Le Capucin, réédition, 2005

«   Messieurs de la réalité, ô plantes vénéneuses, vivant dans la réalité ainsi que dans une serre attiédie, le temps présent, qui n’est présent qu’à vos mémoires et jamais sous vos yeux, votre temps a passé. Il a passé sur nous. Et les hommes sont en retard, qui n’acceptent pas de souffrir à mort. »
Mythologie de l’homme, éditions Le Capucin, réédition, 2005

Salutation
«  A ceux qui ne sont pas allés chercher leur risque à hauteur de visage, faisant à d’autres qu’à eux-mêmes un devoir absolu d’aller prendre tout à leur place ;
A ceux qui ont cultivé dans les jardins de leurs entrailles les fleurs et les fruits monstrueux de la Peur,   et que voici possédés : devenus la très-basse terre, le fumier de cette Peur ;
A ceux qui se sont exilés, triomphants, aux mystérieux domaines du non-amour ; aux subtils inventeurs du double-jeu de la survie et du profit ; aux fourmis de la honte ;
Les amoureux furieux et doux du jeu très simple de la Mort, à jamais cependant font leur SALUT muet.

Juin 1940-juin 1945
Danse des morts, réédition, Le Capucin, 2005

Lettre à Cioran, 1966
« Au Vieux Moulin, le 16 janvier 1966 »

Mon cher Mongol extérieur,
Je ne voulais pas lever le nez des Contes de Grimm avant d’en avoir fini avec le deuxième volume. Ce soir, dans la neige d’hiver qui fond, c’est la fête mouillée de ce terminus. Encore un, et basta ! […]

La vie ici a un sens, et j’entends avec ahurissement des nouvelles du monde, désespéré de ne pas avoir les formidables fortunes de mépris qui conviendraient. Il y a toujours un côté par lequel on en fait partie puisqu’on y vit – et c’est honteux. Ceux qui n’ont pas de Dieu à qui donner tout cet immense surcroît d’amour qu’on ne peut décidément pas donner aux hommes, à nos contemporains, qu’en font-ils ? Je me le demande. Plus j’avance, et plus j’aime Dieu. Le silence de Dieu.

Je n’ai sorti mon manteau que le 15 janvier. Est-ce imaginable ? Nous avons sur la table des anémones cueillies dimanche dernier, en pleine terre. Mais depuis, c’est l’hiver : la neige hier, et aujourd’hui l’affreux dégel, gloupch, glapch, sur une terre déjà saturée d’eau. Si je vous dis que l’existence est plus facile ici qu’en ville, vous ne me croirez pas, et pourtant c’est vrai : il y a encore beaucoup de choses qui sont à leur vraie place, et vivre avec elles est une harmonie. J’ai fait hier, dans la neige, de nuit, une promenade sur notre route : c’était une leçon de splendeur et de définitive humilité. Je voudrais si souvent que vous soyez ici, tous les deux, pour partager le trop !

Vôtre : A. Guerne »
Lettres de Guerne à Cioran, 1955-1978, éditions Le Capucin, 2001

« 1er janvier 1942.

Jour sans feu et sans pain. Il nous reste le gîte – comme pour tant d’autres qui n’en seront que malheureux. Je ne parviens pas à exprimer l’intime sentiment de réconfort, cette chose inconnue qui me rassure, quand les misères se font visibles, les difficultés et les souffrances évidentes et venant des circonstances. C’est comme si quelqu’un me confirmait, disant : Vois, toutes ces choses sont extérieures, le mal est en dehors, et vient à toi du dehors. Et je m’en sens inexplicablement préservé. »
Journal 1941-1942 et autres textes, éditions Le Capucin, 2000
Bibliographie

* actuellement disponibles

Titres des éditions du capucin

Rééditions et inédits
*Les Veilles du prochain livre. Lectoure, Éditions Le Capucin, 2000

*Journal 1941-1942. Lectoure, Éditions Le Capucin, 2000

*Lettres de Guerne À Cioran 1955-1978. Lectoure, Éditions Le Capucin, 2001

*Le livre des quatre élements, Lectoure, Éditions Le Capucin, 2001

*Mythologie de l'homme, Lectoure, Éditions Le Capucin, 2005

*Danse des morts, Lectoure, Éditions Le Capucin, 2005

*Le temps des signes, Lectoure, Éditions Le Capucin, 2005

*Lettres de Guerne À dom claude jean-nesmy, Lectoure, Éditions Le Capucin, 2005
*
Oraux, Paris. Éditions du Grenier, 1934.

Le Livre des quatre éléments. Paris, GLM., 1938

Mythologie de l'Homme. Paris, La Jeune Parque, 1945 ; Neuchâtel, La Baconnière, 1946

La Cathédrale des douleurs. Édition de luxe, Paris, La Jeune Parque, 1945.

Danse des morts. Paris, La Jeune Parque, 1946

La Nuit veille. Paris-Bruges, Desclée de Brouwer, 1954.

Le Temps des signes. Paris, Librairie Plon, 1957 ; Paris, Granit, coll. De la Clef, 1977.

Testament de la perdition. Paris-Bruges, Desclée de Brouwer, coll. "Les Carnets" 1961.

Gérard de Nerval. Choix des œuvres, préface et notices. Paris, Club français du livre, 1966.

Les Jours de l'Apocalypse, poèmes et proses. La Pierre-Qui-Vire, Éditions du Zodiaque, 1967.

Le Jardin colérique. Paris, Phébus, 1977

Rhapsodie des fins dernières. Paris, Phébus, 1977

*L'Âme insurgée. Écrits sur le Romantisme. Paris, Phébus, 1977

Temps coupable. Issirac, Solaire, 1978

Au bout du temps. Huit dessins originaux de Denise Esteban. Issirac, Solaire, coll. "Vérité intérieure", 1981

Le Poids vivant de la parole. Issirac, Solaire, coll. "Vérité intérieure", 1983

*Fragments. Lyon, Solaire/Fédérop, coll. "Vérité intérieure", 1985

Traductions disponibles


Novalis

Œuvres complètes. Gallimard (coll. Du monde entier). 2 volumes

Henri d’Ofterdingen. Gallimard (coll. l’Etrangère).

Les disciples à Saïs, Hymnes à la nuit, Chants religieux. Gallimard (coll. Poésie).

Journal intime après la mort de Sophie. Mercure de France (coll. Le Petit Mercure).
Rainer Maria Rilke

Les Élégies de Duino. Le Seuil (coll. Points Essais).

Œuvres 2 - poésies. Le Seuil (édition brochée).

Œuvres 2 - poésies. Le Seuil (édition reliée).
Heinrich von Kleist

La Marquise d'O… et autres nouvelles. Phébus.

La Marquise d'O… et autres nouvelles. Phébus (coll. Libretto).

Michel Kohlhaas et autres textes. Phébus.
Herman Melville

Mardi. Ivrea.

Moby Dick. Phébus.

Moi et ma cheminée. Illustr. Natali Fortier. L’Ampoule.

Redburn. Gallimard (coll. du Monde entier).

Redburn. Gallimard (coll. Folio).

White Jacket. Julliard (coll. Parages).
Robert-Louis Stevenson

Dr. Jekyll et Mr Hyde (suivi de "Allola", "Le voleur de cadavre", "Janet la déjetée", "Markheim"). Phébus.
Yasunari Kawabata

Pays de neige. Le Livre de poche (Biblio).
Anonyme

Le Nuage d’inconnaissance. Le Seuil (coll. Points/Sagesses).
Chögyam Trungpa

Méditation et action. Librairie Arthème Fayard.
Elias Canetti

Le territoire de l’Homme. Albin Michel.

Le territoire de l’Homme. Le Livre de poche (Biblio).
Friedrich Dürenmatt

La Promesse. Albin Michel.

La Promesse. Le Livre de poche (Biblio).

La Panne. Le Livre de poche (Biblio).

Le Juge et son bourreau. Le Livre de poche (Biblio).

Romans (La Panne, Le Juge et son bourreau, Le Soupçon). Albin Michel.
Jakob et Wilhelm Grimm   Contes

Flammarion. Coll. Castor poche. Plusieurs titres

Gründ. Coll. Contes et fables de toujours. Plusieurs titres

Gallimard. Coll. Folio junior. Hans mon hérisson. Trois plumes.

Le Seuil. 2 volumes. Illustrations de Nikolaus Heidelbach

Éditions Corentin. Blanche comme neige et rose pompon. Le Petit chaperon rouge.Le Petit gnome.

collection « contes des freres grimm » aux éditions du capucin
Le Roitelet, illustré par Eva Vincze, Lectoure, Éditions Le Capucin, 2005

Le Roitelet et l’ours, illustré par Eva Vincze, Lectoure, Éditions Le Capucin, 2005

Les sept corbeaux, illustré par Myriam Heinzel, Lectoure, Éditions Le Capucin, 2005

Le petit chaperon rouge, illustré par Myriam Heinzel, Lectoure, Éditions Le Capucin, 2005


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