Transcription littérale de «Télévision» a pour sources principales : Télévision ( vidéo : avi )





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Télévision

09 et 16 Mars 1974

Ce document de travail - transcription littérale de « Télévision » - a pour sources principales :

  • Télévision (vidéo : .avi ), sur le site de l’I.N.A., (partie I).

  • Télévision (audio : .mp3 ), sur le site de Patrick VALAS.


Jacques LACAN répond aux questions [en italiques] de Jacques-Alain MILLER (initiateur du projet, et éditeur au Seuil d’une version réécrite et développée : Télévision, Seuil, Coll. Le champ freudien, 1974).
Le documentaire réalisé par Benoît JACQUOT en 1973 sous le titre « La psychanalyse (I et II) » a été diffusé en deux parties, les samedi 09 et 16 mars 1974 à 20h 30 sur la « Première chaîne ».
Ce texte nécessite l’installation de la police de caractères spécifique, dite « Lacan », disponible ici :

http://fr.ffonts.net/LACAN.font.download (placer le fichier Lacan.ttf dans le répertoire c:\windows\fonts)

Les références bibliographiques privilégient les éditions les plus récentes. Les schémas sont refaits.

N.B.  Ce qui s’inscrit entre crochets droits [ ] n’est pas de Jacques LACAN.

(Contact)



  • Samedi 09 Mars 1974




  • Samedi 16 Mars 1974


N.B. Ce qui s’inscrit entre crochets droits [ ] n’est pas de Jacques LACAN.

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Questions

Samedi 9 Mars 1974
Question 1 : Vraiment pas de différence ?
Question 2  : « L’inconscient » quel drôle de mot !
Question 3  : Je vous interromps : vous dites que l’animal...
Question 4  : Et quand on vient vous trouver, vous psychanalyste...
Question 5  : la différence de la psychanalyse et de la psychothérapie
Question 6  : c’est Freud qui dit ça, ou Lacan ?
Question 7  : N’est-ce pas enfin éliminer de la découverte de Freud : la sexualité
Question 8  : « Si on jouit si mal c’est qu’il y a répression sur le sexe... »

Question 9  : « Si on jouit si mal c’est qu’il y a répression sur le sexe... »

Question 10 : la famille et la société elle-même, sont pour vous des effets du refoulement
Question 11 : Il y a quand même un certain nombre qui essayent d’en sortir
Question 12 : « le racisme a bien de l’avenir » Pourquoi diable dites-vous ça ?



Samedi 16 Mars 1974
Question 13 : « l’inconscient, ça parle » Mais est-ce qu’on l’écoutait avant que Freud n’invente la psychanalyse ?
Question 14 : Qu’est-ce que vous entendez par « discours analytique » ?
Question 15 : la Société Internationale de Psychanalyse vous a excommunié.
Question 16 : les psychologues, les psychothérapeutes, les psychiatres se coltinent toute la misère du monde
Question 17 : Comment donc situer l’analyste, à votre guise, qui ne collabore pas mais ne proteste pas non plus ?
Question 18 : Qu’est-ce que vous faites des émotions, des affects, par exemple ? 
Question 19 : répondre aux trois questions de Kant, et d’abord « Que puis-je savoir ? »
Question 20 : Est-ce que - oui ou non - vous pouvez enseigner ce que le discours analytique nous apprend sur le rapport des sexes ?
Question 21 : La femme n’ex-siste pas. L’homme, lui, ex-siste.
Question 22 : Que dois-je faire ?
Question 23 : « Que m’est-il permis d’espérer ? »
Question 24 : « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement ». Votre style, etc.
Samedi 9 Mars 1974


Je dis toujours la vérité, [cf. « Moi la vérité, je parle. » in Écrits p. 409] pas toute, parce que toute la dire, on n’y arrive pas.

La dire toute, c’est impossible matériellement : ce sont les mots qui y manquent.

C’est même par cet impossible que la vérité touche au réel.
[Le réel c’est l’impossible cf. « le mur de l’impossible » : les quatre impossibles logiques : Inconsistance (H), incomplétude (M), indémontrable (U), indécidable (A)]


  • Ici on est à la télé…


Il n’y a pas de différence entre la télévision et le public devant lequel je parle depuis longtemps,

ce qu’on appelle mon « séminaire »...


  • Vraiment pas de différence ?


Dans les deux cas il s’agit d’un regard. Un regard à qui je ne m’adresse dans aucun des deux cas, mais au nom de quoi - ce regard - au nom de quoi je parle. Qu’on ne croie pas pour autant que je parle à la cantonade. C’est le cas de le dire.

Je parle à ceux qui s’y connaissent, aux non idiots, aux analystes que je suppose être dans mon assistance.

L’expérience prouve - même à s’en tenir au fait de l’attroupement, car c’est ça mon séminaire : l’attroupement -

l’expérience prouve que ce que je dis intéresse beaucoup plus de gens que ceux que, avec quelque raison,

j’y suppose analystes. Pourquoi dès lors parlerais-je ici d’un autre ton qu’à mon séminaire ?


  • L’inconscient » quel drôle de mot !

[drôle : du néerlandais drolle : « lutin », d’où au figuré : « joyeux compagnon ». Cf. « Freund » : ami, « Freude » : joie]
Oui, je suis d’accord ! Enfin... FREUD n’en a pas trouvé de meilleur, et maintenant c’est fait, y’a pas à y revenir.

Ce mot a l’inconvénient d’être négatif, ce qui permet - et on ne s’en prive pas - d’y supposer n’importe quoi au monde, sans compter le reste. Je n’approuve pas, mais enfin tout de même, à chose jusque là inaperçue, le nom de « partout » convient aussi bien que celui de « nulle part » [cf. « L’étourdit » (1972) : « La topologie, n’est-ce pas ce n’espace »].

C’est pourtant chose fort précise [précis : du latin praecisus part. passé adj. de praecidere : « trancher, abréger »].
Approchons : il n’y a d’inconscient - il faut poser ça - que chez l’être parlant. Chez les autres...

tenons-nous en aux animaux, qui n’ont d’être - à proprement parler - d’être qu’à ce qu’ils soient nommés.

Je ne dis pas qu’ils ne s’imposent pas du réel...

…mais chez les autres il y a de l’instinct par exemple, soit le savoir qu’implique semble-t-il leur survie, c’est ça l’instinct.

Encore après tout peut-on dire que ce n’est là que pour notre pensée, qui peut-être - à appeler ça instinct - est inadéquate.

Restent les animaux en mal d’homme, on dit pour ça « d’hommestiques », et ben ceux-là, et pour cette raison très probablement, ceux-là des séismes les parcourent - au reste, courts - qui sont rapportables à l’inconscient.
Approchons. L’inconscient, ça parle, ce qui le fait dépendre du langage...


  • Je vous interromps : vous dites que l’animal, parce qu’il ne parle pas, n’a pas d’inconscient. Descartes, lui, disait

que l’animal n’avait pas d’âme. Ça tendrait à prouver que l’inconscient ça n’est qu’une hypothèse, une supposition.
L’âme c’est une supposition aussi. Supposition de la somme - ça n’est pas rien qu’on puisse faire la somme,

qu’on le suppose en tous cas - de la somme des fonctions du corps. En quoi c’est une supposition bien plus problématique que celle de l’inconscient. Néanmoins supposons-la, parce qu’après tout c’est raisonnable à supposer.

Ça s’est toujours supposé de la même voie : d’ARISTOTE au nommé Von UEXKÜLL. Retenez ce nom

si vous n’en n’avez jamais entendu parler. Et puis que c’est encore ce que supposent - qu’ils le veuillent ou pas -

les biologistes, les physiologistes. Donc l’âme est là. Bien.
Alors, je dis que le sujet de l’inconscient ne touche à l’âme que par le corps. [le corps « morcelé » des quatre a : anal, oral, scopique, vocal]

Et ce qui est plus raide : d’y introduire - je dis : par le corps - la pensée. En quoi cette fois je contredis ARISTOTE : l’homme ne pense pas avec son âme, comme il l’imagine là, le Philosophe. Comme il l’imagine : y’a qu’à le lire pour s’en apercevoir1. L’homme pense de ce qu’une structure découpe son corps - et en rondelles qui n’ont rien à faire

avec l’anatomie. Témoin : l’hystérique. Je pense que - tout de même ! - ça dit quelque chose à quelques uns.
Cette cisaille certes vient aussi à l’âme, mais c’est en manière de conséquence, ça vient à l’âme avec...

ce dont j’espère que - quand même ! - que quelques uns ont quelque idée

...à savoir le symptôme obsessionnel : ça c’est… c’est quand même là qu’on voit bien la différence entre la pensée et l’âme, parce que l’âme, de cette pensée on ne peut pas dire qu’elle n’en soit pas embarrassée comme un poisson d’une pomme, on ne peut pas dire qu’elle sache qu’en faire.
D’où il résulte - ce qui est stupéfiant - qu’il a fallu attendre pour le dire... ce que tout le monde sait en somme déjà :

la pensée est dysharmonique, dysharmonique quant à l’âme. Et le fameux νοῦς [nouss] des grecs - il y a peut-être là quand même des professeurs qui m’entendent - le νοῦς grec est le mythe d’une complaisance de la pensée à l’âme...

c’est bien ce qui se voit dans la théorie de la θεωρία [théoria : contemplation], que fait ARISTOTE

...d’une complaisance qui serait conforme au monde, au monde Umwelt, pour s’exprimer comme le Von UEXKÜLL dont je vous parlai tout à l’heure, au monde dont l’âme est tenue - dans une certaine supposition de l’âme –

dont l’âme est tenue pour être le reflet. Alors que ce monde, ce monde - je le dis - n’est que le fantasme qui se soutient d’un certain type de pensées. Bien sûr que c’est une réalité, mais dont y’a pas de raison de lui donner un tel privilège

à ce mot « réalité », qui d’ailleurs lui-même présente une certaine ondulation, un tel privilège que nous ne puissions pas le considérer comme une grimace du réel.


  • Et quand on vient vous trouver, vous psychanalyste, c’est pour aller mieux, et dans ce monde que vous réduisez allègrement au fantasme. La guérison, vous considérez que c’est un fantasme aussi ?


La guérison, c’est une demande qui part de la voix du souffrant, d’un qui souffre de son corps ou de sa pensée. L’étonnant est qu’il y ait réponse, et que cette réponse de tout temps dans la médecine, la médecine ancienne

tout au moins, qui de tout temps dans la médecine, ait fait mouche par des mots.

Comme était-ce avant que fût repéré l’inconscient ? Eh ben c’était pareil : la médecine faisait mouche dans une grande part de son champ, avec des mots. Ce qui prouve qu’une pratique n’a pas besoin d’être éclairée pour opérer.


  • Soit ! Mais qu’est-ce qui fait alors précisément la différence de la psychanalyse et de la psychothérapie, qui toutes deux agissent par des mots.


C’est en effet une question à laquelle il faut répondre. Il faut partir du fait de l’inconscient. Dans la mesure où l’inconscient y est intéressé, l’inconscient tel que je le formule, il y a deux versants que nous livre la structure. La structure c’est le langage.

Faites bien attention ici, parce que c’est pas ce à quoi vous vous attendez. Le versant du sens - premier versant -

c’est celui dont on croirait que c’est le versant de l’analyse : l’analyse qui nous déverse du sens à flot, pour le bateau sexuel.
Oui...Y’a un ennui, c’est que ce qui frappe, c’est - et Dieu sait si FREUD y a insisté - c’est que ce sens se réduise

au non-sens : au non-sens du rapport sexuel, lequel est patent, et de toujours, dans rien d’autre que les dits de l’amour,

tout ce qui se dit là, on sait jamais si c’est pas du déconnage, c’en est patent au point d’en être hurlant :

et c’est ce qui donne une haute idée de l’humaine pensée.
En plus y’a du sens qui se fait prendre pour « le bon sens », et par-dessus le marché pour « le sens commun »,

c’est le sommet du comique, à ceci près tout de même que le comique ne va pas sans le savoir - sensible, sensible dans

ce qu’il énonce - le savoir du non-rapport [sexuel] qui est dans le coup, dans le coup du sexe. C’est là que notre dignité prend son relais, voire sa relève : le bon sens représente ce qui opère dans la suggestion, la comédie représente le rire.

Est-ce à dire qu’ils suffisent, outre qu’ils soient peu compatibles ? C’est là que la psychothérapie - quelle qu’elle soit - tourne court. Non qu’elle n’exerce pas quelque bien, mais temporaire et qui ramène au pire.
L’inconscient - soit quoi ? : l’insistance dont se manifeste le désir, ce qui veut dire la répétition de ce qui s’y demande -

l’inconscient nous rappelle qu’au versant du sens - pour conclure - l’étude du langage oppose le versant du signe.

Comment même le symptôme - ce qu’on appelle tel dans l’analyse - n’a-t-il pas là tracé la voie ?

Comment a-t-il fallu FREUD pour que simplement d’être docile à l’hystérique, il en vienne à lire
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