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LE MAL DANS LA MUSIQUE
Cette conférence magistrale donnée lors de l’édition 2003 du FestivalManké par Mateo Lucien de GAILLARD, doctor honoris causa de l’Université de SALEM (U.S.A.) était illustrée d’extraits sonores des œuvres citées. Les pochettes des albums évoqués ont circulé dans l’assistance. Il ne s’agit donc ici que du texte de cette conférence.

Une version abrégée et mise à jour de cette conférence fut également au programme de l'édition 2004 du Festival.


Le Mal est partout. C’est le règne de la contre initiation. Quel que soit le domaine d’activité, la discipline artistique, le Mal(in) est partout. Bien évidemment, cela se fait au nez et à la barbe de la plupart de nos concitoyens qui n’y prennent pas garde.

D’autant qu’à l’heure des Lumières, de la rationalité du progrès techniciste, de la République laïque, qui peut encore se soucier du Mal ?

L’exemple du rock illustre parfaitement le thème de notre conférence car les connexions entre ce que les béotiens appellent le « rock » et le satanisme sont étroites. Le satanisme est une adoration diabolique et, par conséquent, une doctrine individualiste, hédoniste dont les principes sont notamment divulgués par Aleister CROWLEY dans ses ouvrages, et plus récemment encore par Anton LAVEY et son Eglise de Satan, fondée en 1966 à San Francisco, et dont MANSON, littéralement le « fils de l’homme », (Marylin, pas Charles…) en serait le Révérend actuel.

Dans la tradition chrétienne, le Démon est un être malin, l’Antéchrist, qui s’oppose à Dieu («non serviam" de la rébellion des anges déchus) qui, pour tromper les hommes et arriver à les retourner contre Dieu, en les ralliant à sa cause, se présente comme le « singe de Dieu », ou avec mille formes et noms (Satan, Lucifer, Belzébuth, Mephistofeles…).

Cette subversion est présente dès les origines du rock, avec le blues. Puis, s’est affirmée dès la naissance du rock, avec Elvis, puis les BEATLES, les STONES, et plus proche de nous avec l’émergence du heavy-metal (Led Zeppelin, Black Sabbath) jusqu’aux groupes black death et goth-indus les plus récents, l’icône de ce mouvement étant Marylin MANSON.
« La plus grande astuce du diable est de nous persuader qu’il n’existe pas » clamait BAUDELAIRE.

Le poète n’a jamais tort. Bien sûr que le Mal existe et il diffuse son poison tout Belzébuth, ou plutôt tout azimut ! Morale, littérature, cinéma, musique… le Mal(in) est insidieusement présent.

En musique, sa présence est ancienne. Pour ne rester qu’au stade de notre histoire locale, je ne citerai que le cas, célèbre, d’un hôte prestigieux de la ville de Nice : Nicolas PAGANINI.

Doté d’une rue à Nice, Nicolas, lors de ses séjours dans notre ville, dans le Vieux-Nice, et notamment, à sa mort, éructa combien il était possédé par le Mal lors de ses prodigieuses démonstrations de violon. Le Diable l’inspirait et il ne s’en cachait pas, lors de ses crises de lucidité.

Le Mal est donc présent dans notre musique, depuis bien longtemps, n’y a-t-il d’ailleurs pas un moment musical connu de tous les musiciens intitulé «Diabolus in musica » ? C’est d’ailleurs le titre éponyme d’un album du groupe SLAYER.

Pour en rester à la musique actuelle, chère aux « MANKÉ », je disséquerai 2 types de mal dans la musique :
1 / L’ostentatoire, hard et soft (U.S.A. et UK)

2 / Le dissimulatoire, la plus sournoise (école française)
Fidèle à l’inversion des valeurs, et à l’ambivalence des symboles, le Mal, à l’exemple de GOG et MAGOG, présente une face exotérique et une face ésotérique, mais ce sont les deux côtés d’une seule et même pièce, celle du denier de Judas.
1/ Le Mal, ostentatoire, en musique
C’est le courant musical sataniste, à ciel ouvert.

Il est largement anglo-saxon.

Les influences sont nombreuses, tout autant que les groupes. Bien sûr il y a des satanistes revendicatifs, (« devil pride ») et les satanistes honteux.

Dans les revendicatifs, il y a plusieurs courants : le blues, puis le rock’n’roll, jusqu’au black metal pur et dur, dark ambient, gothique, indus martial, grindcore, dark folk apocalyptique, doom, death, trash…

Les bacs des disquaires en sont pleins et en vente libre.

La plupart des groupes rendent hommage dans leurs crédits, pour leurs paroles et iconographie à Aleister CROWLEY, célèbre mage noir anglais du XXe siècle, ou bien encore à Anton LAVEY, de l’Eglise de Satan, dont le révérend actuel serait Marylin MANSON.

BLACK SABBATH, VENOM, MERCYFUL FATE, pour les plus anciens, BLACK SABBATH, SLAYER, IMMORTAL, ATHEIST, DIMMU BORGIR, CRADDLE of FILTH, IMPALED NAZARENE, EMPEROR, DARKTHRONE, BURZUM, SATYRICON, DIABOLO’S RISING, ELECTRIC HELLFIRE CLUB pour les plus récents, sans oublier Marylin MANSON qui pour beaucoup est l’(anti)-pape de ce mouvement sataniste.

C’est le plus visible, le plus ostentatoire, le plus prosélyte.

Il y a aussi certains groupes plus prudents où le message subversif est subliminal, crypté, codé.

A)Les débuts



Dès l’origine, le blues, est lié au Diable. C’est une rébellion contre l’ordre établi, la religion établie.

Cette « subversion » se retrouve dans les chansons des premiers bluesmen : ex : Robert JOHNSON, dont la virtuosité était analogue à celle de PAGANINI et liée à un pacte avec le Diable. La plupart de ses titres font référence au « devil ». Il est mort empoisonné, après des années de vision et de propos de possession. En France, Ray VENTURA et son orchestre ont proposé des chansons cryptées particulièrement malsaines (la scarlatine, tout va très bien Mme la Marquise : cf. son « black album » avec un soleil noir en visuel).

B)Le rock’n’roll (années 50)



Ce début du rock’n’roll axé sur une volonté de libérer les moeurs est empreint des valeurs satanistes. C’est la luxure de Satan.

Ex : Jerry Lee LEWIS qui se mis en ménage avec sa cousine de 13 ans ! Surnommé « the killer » (pour son massacre des pianos qui est une allégorie de l’apocalypse et de la destruction de la création).

Ex : Little RICHARD, Buddy HOLLY, Sammy DAVIS JUNIOR (membre de l’Eglise de Satan, comme Jane MANSFIELD, et Marylin MONROE) organisaient des orgies où ils essayaient de recréer l’ambiance des nuits de Sabbat où les femmes dansaient nues en invoquant le Diable, puis copulaient sauvagement avec lui, dès qu’il se manifestait sous la forme d’un bouc. La drogue et l’alcool aidaient aux visions !

Screaming JAY HAWKINS « I put a spell on you », Jack STARR, dans les années 50 et 60 continuent dans cette voie. En France, c’est dans le jazz avec ZANINI : « tu veux ou tu veux pas… » (rejoindre le Démon) que ce courant s’illustre.

C) Les années 60



Dans les années 60, le mysticisme hippy et l’orientalisme furent d’excellents pourvoyeurs/convoyeurs pour le satanisme.

La « contre-culture » (terreau de la subversion) favorisa l’explosion musicale et l’usage des drogues.
A/ Les DOORS sont un bon exemple de cette dérive. Son nom, en lui-même, est ésotérique (il renvoie au poème de William BLAKE …. Sur les « portes (doors) de la perception à traverser… ».

Jim MORRISON a toujours dit qu’il était « possédé » par des esprits d’indiens morts, dès 5 ans, lors d’un accident de voiture dont il fut témoin (une camionnette, remplie d’indiens avait eu un très grave accident, faisant plusieurs morts).

Il évoque cela dans son 5e album « Morrison Hotel » et dans le titre « Dawn’s highway ». D’où son surnom de « chaman électrique », et les crises d’hystérie hypnotique qu’il provoque (cf. le silence du concert live lors des 12 minutes du morceau « the celebration of the lizard » qui se termine par une profession de foi sataniste « I’m the lizard king, I can do anything ! ») : le lézard c’est le serpent de la Genèse.
B/ Les BEATLES
Idole sucrée de la pop naissante, les BEATLES sont en fait le premier grand groupe Sataniste, avec les STONES.

En 1966, ils utilisent pour la première fois une méthode d’enregistrement de messages occultes, en faisant tourner le disque à l’envers.

La secte de Charles MANSON, lors de ses assassinats (7 personnes en 2 jours) lisait les paroles de chansons des Beatles (Helter Skelter). La polémique P.I.D. (Paul Is Dead), avec la disparition de Paul MAC CARTNEY et mise en place d’un sosie, est typique de cet occultisme d’inversion des valeurs.

Paul MAC CARTNEY serait mort le 2 Novembre 1966 à 5h du matin, dans un accident de voiture. Un sosie aurait été mis en place.

La pochette « d’Abbey Road » en livrerait les clefs occultes, et la chanson « a day in a life » raconterait cet accident.

Il n’est pas innocent que cette chanson soit présente dans l’album « Sergent Pepper’s » dont la pochette présente, au sein des personnages, la photo du mage noir le plus célèbre : Aleister CROWLEY.

Dans le « white album » : Revolution n°9, à l’envers donne : number nine : turn me on, dead man (excite-moi, cadavre)

John LENNON ne disait-il pas « le christianisme va disparaître. Il va perdre son influence et partir en fumée. Le temps me donnera raison. Nous (les BEATLES) sommes plus populaires que Jésus, dont les disciples étaient des rustres ».

Curieusement, l’immeuble où fut tué John LENNON passait pour un lieu fréquenté par le passé par des sorciers. En 1968, il fut d’ailleurs le lieu de tournage du « Rosemary’s baby » de POLANSKI, (dont la femme a été tuée par Charles MANSON peu après…), où LAVEY jouait un rôle.
C/ Les STONES
« Their satanic majesties » : leur surnom est évocateur.

`La revendication était même publique, avec leurs premiers et plus célèbres albums de 1967 à 1973 : « their satanic majesties request », « Beggar’s banquet », « Let it bleed », « Sympathy for the devil », « Goat’s head soup ».

En 1981 : « Tattoo you » contient des éléments sataniques.

Les STONES étaient le versant « noir » du côté « blanc » de la pop des BEATLES !

Mick JAGGER serait devenu sataniste, via Marianne FAITHFULL (« pleine de foi ! »… mais en qui ?) et Anita PALLENBERG qui lui présentèrent un cinéaste versé dans le satanisme, Kenneth ANGER. Les Stones, avec Jimmy PAGE (Led ZEPPELIN) composèrent à sa demande la B.O. de son film « Lucifer Rising ».

Dans « Sympathy for the devil », Brian JONES criait « je gagne trop de fric pour mon âge. C’est le Diable en moi qui prend tout. »

Les satanistes saluèrent comme il se doit « Sympathy for the devil » en traitant Mick JAGGER de « Lucifer du rock », d’autant que le livre donné par Faithfull, et dont s’est inspiré Mick JAGGER, est lui-même un livre sataniste : « le Maître et Marguerite » de Mikhaïl BULGAKOV.

Le thème musical s’inspire d’une samba brésilienne, Mick JAGGER ayant consulté un sorcier brésilien. Le chœur de fin se veut un mantra magique, il est effectué par Anita PALLENBERG et un groupe d’amis lucifériens.

Dans « Let it bleed » (album faisant partie de leur « hexalogie » satanique) est évoqué dans « midnight rambler », la figure de Charles MANSON.

Le point d’orgue fut le concert d’Altamont aux U.S.A., sur un circuit, loué par l’avocat de MANSON. Bilan de la soirée 4 morts, 99 blessés, 700 personnes intoxiquées par du L.S.D. frelaté. La sécurité des STONES était assurée par les pires gangs de « Hell’s angels ».

C’est à cette date, avec l’album « sticky fingers » qu’apparût le logo des Stones : une bouche tirant la langue. C’est une allusion claire au péché, la fellation et c’est surtout une allusion à la langue du serpent.

« L’hexalogie » clairement satanique se boucla avec « Goat’s Head Soup » où figure au dos de l’album une tête de bouc noir flottant au-dessus d’une marmite de soupe sanguinolente.

« Dancing with Mister D. » évoque Devil, le Diable.

« Tattoo you », dernier album à invocation satanique, marque le retour à plus de calme : le single « start me up » évoquait par contre toujours le Démon (cf. visuel d’une patte de chèvre, dans une chaussure à talon aiguille).

D) L’influence rayonnante de Charles MANSON sur le rock satanique



Elle est énorme. D’autant que MANSON lui-même a raté une carrière de chanteur. Son premier assassinat fut celui du producteur qui lui avait refusé son disque. Charles MANSON avait placé une chanson auprès des BEACH BOYS, étant proche de Brian WILSON. Il avait contacté les BEATLES, la chanson « I will » du double blanc évoquant une participation ultérieure. MANSON considérait le « double blanc », comme le disque de la révolution, la « Helter Skelter ». En leur hommage, il appela sa maison « le sous-marin jaune ». »Helter Skelter », « Piggies », « Blackbird, Sexy sadie », « Honey pie », autant de titres où Manson pensait que les « Fab Four» (les 4 cavaliers de l’Apocalypse) l’appelaient.

La prégnance MANSON perdure de nos jours : GUN’S and ROSES sur « Spaghetti incident », fait une reprise de sa ballade folk « look at your game, girl ».`

Il est troublant que la femme de POLANSKI, Sharon TATE, fut tuée, enceinte de 8 mois, par MANSON, adepte de LAVEY, le même LAVEY ayant joué le rôle de Lucifer dans le film de POLANSKI, « Rosemary’s baby » !

Tirées du « white album » des BEATLES, « Revolution 1 » et surtout « Revolution 9 » sont des chansons cryptées :

pour MANSON, « 9 » renvoie au 9e chapitre de l’Apocalypse.

MANSON se présenta, à son procès, le crâne rasé, avec une swastika sur le front : « Je suis le Démon et le Démon a le crâne chauve ! ». Il est actuellement toujours incarcéré aux U.S.A.

E) Les pionniers du hard : BLACK SABBATH et LED ZEPPELIN



a/ LED ZEPPELIN
Jimmy PAGE, guitariste, avait une fascination maladive envers Aleister CROWLEY, sataniste né en 1875, qui fut surnommé la Bête 666, par sa propre mère, dès l’âge de 20 ans.

Après avoir fréquenté la secte « Golden dawn », il créa sa propre Ecole, et son enseignement, la « MAGICK », où le rituel sexuel était omniprésent.

Sexe / drogue / satanisme = CROWLEY
1904, rédaction du « livre de la Loi ». Il inspira les fondements de l’Eglise de Satan de LAVEY.

Il fonda ensuite « l’Abbaye de Thélème »

Dès la sortie de Led ZEPPELIN III (et du single « the immigrant song »), dans les intervalles entre les titres, étaient imprimés la loi d’A.C. (comme AntéChrist !), « Do what you will ».

Le satanisme de Led ZEPPELIN fut flagrant dans son Led ZEPPELIN IV (appelé également « Symbols »).

PAGE acheta même un manoir où vécut Aleister (Boleskine) ainsi que des grimoires et objets du mage noir.

Led ZEPPELIN IV : le visuel du vieillard ployant sous le fardeau est celui de l’Ermite du Tarot, mais avec le visage de George PICKINGALE, célèbre sorcier de l’époque victorienne.

Le disque ne présente rien à l’intérieur, sauf 4 symboles, évoquant les membres du groupe.

La chanson la plus célèbre, « Stairway to heaven », lue à l’envers, est totalement sataniste. Après la B.O. du « Lucifer Rising », dans les albums suivants, PAGE continua à distiller des références satanistes. Dans l’immeuble figurant dans l’album « Physical Graffiti » apparaît dans une fenêtre la photo de CROWLEY.

En voyage en Italie, PAGE qui avait baptisé sa fille Scarlet (la femme écarlate démoniaque), alla visiter l’Abbaye de CROWLEY à Cefalu, où l’un des disciples avait péri (Mussolini avait alors expulsé CROWLEY d’Italie). CROWLEY rejoignit alors les U.S.A., l’Angleterre et se rapprocha de Churchill : c’est lui qui inventa le signe de la victoire, le V avec les 2 doigts de la main, signe des cornes du Diable, pour lutter contre le salut fasciste, bras levé.

Dans l’album de la décadence, « Presence » (1976), une chanson évoque le Diable, d’après une composition du bluesman sataniste, JOHNSON (Nobody’s fault but mine) .
b/ BLACK SABBATH
Seul le bassiste, BUTLER se revendique vraiment occultiste. Leur nom « Black Sabbath » viendrait de l’œuvre de l’écrivain occultiste Denis WHEATLEY.

Le Vendredi 13 ( !) Décembre 1970 sort leur 1er vinyle, avec la photo la plus étrange du rock. Au dos figure une croix inversée.

« The Wizard », « N.I.B . », « Paranoïd », « B.S. », sont des singles tous satanistes.

« Electric funeral », « Iron man », « Planet caravan »… aussi.

« After forever » (tiré de l’album « Master of reality »), « Children Of the Grave » également.

Dans Black Sabbath volume 4 : sont sataniques les chansons « cornuscopia » et « Under the sun ».

Le visuel de la pochette « Sabbath Bloody Sabbath » : avec 666 le chiffre de la Bête est exemplaire, comme les titres « S.B.S. », ou Sabbra Cadabra.

F) Autres exemples



EAGLES : Hotel California

(Cet Hotel évoque l’Église de Satan dans la rue California à San Francisco)

Les paroles évoquent un sabbat avec Anton LAVEY ou Charles MANSON comme directeur. (« Le capitaine »).

Bis repetita, dans « Garden of Allah ». Don HENLEY déclarait « Je suis fasciné par le Diable ; le diable dans beaucoup d’ouvrages (ELKIN…) est un personnage humoristique. C’est un type sympathique ».

Le metal des années 80 :

Les vétérans :

  • Juda’s priest : Lucifer est présent dans « Sinner », « Saints in hell », « Savage », « Evil Fantasies »

  • Ozzy OSBOURNE, ex-chanteur de Black Sabbath, ouvrait ses shows, avec « O fortuna » tiré de Carmina Burana de Carl ORFF, ouvrage païen utilisé par les Nazis. Dans son « Blizzard of Oz », « Mr Crowley » et « Suicide solution » sont explicites !

  • Alice COOPER : pseudonyme tiré du nom d’une sorcière morte au bûcher : il lui a été donné lors d’une séance de « ouija »


Les successeurs :

KISS : Kings Knight Kids in Satanic Services ou Kingdom International Sect Of Satan

SLAYER : Satan Laughs As You Eternally …

AC/DC : AntiChrist / Dead Christ

Les titres « Highway to hell », « Night prowler » sont explicites (cf. « Midnight rambler » des Stones) : cette chanson finit d’ailleurs sur des mots ésotériques « Shazbot Num Num»

Iron Maiden : number of the beast (666)

MÖTLEY CRÜE : shoot at the devil contient une reprise énervée du « Helter Skelter » des BEATLES

VENOM :

- in league with Satan

  • possessed

  • at war with Satan

  • Don’t burn the witch

  • Welcome to hell

SLAYER :

  • Hell awaits

  • South of heaven

  • Reign in blood

  • Season in the abyss

  • Show no mercy

Leur Fan Club  s’appelle d’ailleurs « Slatanic Army », en reprenant une imagerie nazie.
« Angel of Death » : valut d’ailleurs à SLAYER quelques problèmes, ce titre évoquant la figure du Dr MENGELE à AUSCHWITZ.
La scène suédoise, finlandaise est très active dans le black metal :

BURZUM dont le leader est emprisonné pour assassinat, ATHEIST, IMPALED NAZARENE, IMMORTAL, EMPEROR, MAYHEM, DIMMU BORGIR, CRADDLE of FILTH.

En France, ANOREXIA NERVOSA, EROS NECROPSIQUE sont à noter.
La scène « indus » est également prolixe.
Ex : Nine Inch Nails :

Son leader, Trent REZNOR a acheté la maison où MANSON massacra Sharon TATE (10 050 Cielo Drive) et composa des chansons à la gloire de MANSON : « Piggy » et « March of Pigs ».

Ex : Marylin MANSON

Son livre d’inspiration est « devil’s notebook » de LAVEY. Une chanson évoque CROWLEY et son abbaye de Thélème « Misery machine »

L’album « AntéChrist superstar » est entièrement à la gloire du démon et une parodie de la religion, tout comme la plupart de ses clips.

La scène gothique


Le groupe le plus typique fut « Christian DEATH » (tout un programme !), dont le leader s’est d’ailleurs suicidé.
2/ Le Mal, crypté, caché, caricatural : l’école dissimulatoire
Le Diable est le singe de Dieu. Le Malin investit, sous couvert le loisirs, de détente, de musique bon enfant, l’ensemble de la variété française la plus populaire, à l’image des U.S.A. où Sammy DAVIS Junior, par exemple, était l’un des membres influents de l’Eglise de Satan de LAVEY. La France n’est pas une terre de rock, mais de variété. Ainsi, les ramifications françaises sont profondes, diverses et surprenantes, mais d’autant plus pernicieuses car elles peuvent séduire le plus large public, et les esprits les plus simples et les moins préparés à un tel choc.

Chantal GOYA, Patrick TOPALOFF, SIM, Licence 4, BEZU et même Jack LANTIER ou encore Yvette HORNER seraient des icônes influentes de la nébuleuse contre initiée, sans remonter à Gene VINCENT (le rocker endiablé, vêtu de cuir noir), ou à Ray VENTURA.

Paroles, musiques, gimmicks sur scènes, tenues vestimentaires sont autant de codes pour les contre initiés.
a/ Chantal GOYA serait l’exemple le plus terrible de perversion des esprits fragiles de ce que nous avons de plus cher, nos enfants.

Ayant craché sa haine lors d’une célèbre émission de « jeu de la vérité », Chantal GOYA aurait jeté le masque. C’est dorénavant l’égérie des soirées gay et sado-masochistes les plus scandaleuses.

Ses tenues d’éternelle petite fille sage seraient une évocation directe de la Lolita de « Kubrick » et lubrique, un appel subliminal à la pédophilie.

C’est la figure de Lilith, de la « femme écarlate », subtile tentatrice, dévorante et castratrice.
« Dans la forêt de l’automne

Ce matin est arrivée
Une chose que personne

N’aurait pu imaginer

Au bois de Morte Fontaine

Où vont à morte saison

Tous les chasseurs de la plaine

C’est une Révolution, car… »
Dans sa chanson, « Ce matin un lapin a tué un chasseur », c’est l’inversion satanique des valeurs : la bête se révoltant contre l’homme, et l’ordre naturel des choses. Le lapin, de par ses longues oreilles, en érection, évoque directement les cornes du démon.

Sa danse avec le lapin lors de cette chanson est une ronde véritablement endiablée, une sarabande infernale où le lapin est entraîné dans une symbolique zoophilique, d’accouplement immonde. Et je n’évoquerai pas sa carotte !

Les autres exemples foisonnent : « le soulier magique », autre diablerie ! Cela évoque le sabot fourchu de la Bête.

« Bécassine » idem. Elle est née de nulle part, n’a pas de nom et présente une absence de nez.
« Elle est née un beau matin, dans un berceau de bois

Son père et sa mère, étonnés, n’en revenaient pas de voir cette enfant,

Bien rose et dodue à la fois, avec un nez qu’on ne voyait pas.

Aussitôt tout le village se préparait pour venir fêter ce beau baptême,

Oui, mais voilà, il fallait trouver un surnom, elle n’en avait pas. »
Étymologiquement, Bécassine est la contraction diabolique de Bé (Belzébuth) et Assassine (secte de tueurs sanguinaires du Moyen Orient) : « Bécassine, c’est ma cousine » est un appel à l’association du public avec le mal qui assassine !

Avec l’ensemble des ligues de vertu nous devons nous mobiliser : « Le Bécassisme ne passera pas ! ».
Les remix techno de GOYA (qui signifierait au passage Great Order of Youth AntéChrist) sont le prétexte à des bacchanales travesties, sacrilège, transgressant tous les interdits. Alliées à la prise d’ecstasy, les ravers seraient en prises à des visions hallucinatoires blasphématoires : copulation entre Bécassine et Babar, gang bang avec fist fucking entre Blanche Neige, les 7 nains et le Chat Botté !

Là encore, le chat noir, renvoie au Diable. « Botté » évoque une dissimulation supplémentaire, éclatante dans les paroles de la chanson où est évoqué les 3 pas de l’initiation maçonnique !
« Monsieur le Chat, le Chat Botté,

Vous n’allez pas me griffer.

J’étais venue faire un petit tour,

Afin de vous dire bonjour.

Vous êtes le chat le plus beau,

De cet étrange château

Avec vos bottes, votre chapeau,

Votre épée et votre beau manteau.
Donnez-moi, donnez-moi le bras,

Pour danser avec moi

Monsieur le Chat, le Chat Botté,

Pour faire trois petits pas. »
L’éternelle longévité de Chantal GOYA qui renaît sans cesse de ses cendres, avec son visage éternellement poupin serait la meilleure preuve d’un pacte avec les puissances les plus infernales : c’est un Dorian Gray ou un Faust moderne !
b/ BEZU est un autre exemple de diablerie masquée sous les oripeaux de la musique franchouillarde la plus débile. D’après la SACEM, BEZU est l’un des auteurs les plus diffusés lors des soirées, qu’il s’agisse de soirées étudiantes, de karaokés ou de mariages !

Son titre « a la queue leu leu » sous ses allures anodines, est une musiquette véritablement satanique.

Sur un phrasé scandé, on peut y déceler une évocation directe à la queue… du démon ! Comme l’est d’ailleurs la Salsa du Démon du Grand Orchestre Satanique ! pardon du Splendid…
« Horreur

Malheur

Aaaah
Oui, je suis Belzébuth

Horreur

Je suis un bouc, je suis en rut

Horreur, malheur

Oui, oui, oui, je vis dans l’ordure

Horreur

Je pue la sueur et la luxure
Je fume je bois, j’ai tous les vices

Et j’ai du poil partout sur les cuisses

Je vous déteste, je vous maudis

J’suis complèt’ment pourri »
Là encore, BEZU serait une allusion directe au démon par une contraction de BELZEBUTH dans sa partie centrale, ZEBU, mais inversée en BEZU. N’oublions pas que la glossolalie, l’inversion des lettres et des mots est l’apanage des possédés : il n’y a qu’à se rappeler des terribles scènes de « l’Exorciste »…

Le reste des paroles « d’à la queue leu leu » parle de lui-même. Il n’y a rien à rapporter, tant ces couplets sont édifiants et sont un véritable appel à la débauche la plus débridée.

c / Autre exemple : SIM



Son faciès est déjà un aveu. Sa laideur, inédite dans le show-biz, constitue une énigme : comment a-t-il pu connaître le succès ? Lui aussi aurait passé un pacte avec le démon.

Son visage, proprement inquiétant, son goût pour le travestissement le plus abject en baronne obscène « de la tronche en biais » en font le personnage le plus énigmatique de la variété française. Pilier des « Grosses têtes », il diffuse, à longueur d’antenne un message subliminal d’inversion, de transgression, de contre initiation. S.I.M. serait d’ailleurs l’inversion de M.I.S. (Master International of Satan).

d/ Jack LANTIER



Crooner du 3e, voire du 4e âge, il est chargé de pervertir la pyramide démographique inversée, celles des personnes âgées, Chantal GOYA s’occupant des plus jeunes. Personne n’y échappe !

Le prénom « Jack » est celui, dans la tradition américaine des démons de Halloween.

LANTIER est la quasi-anagramme, inversé de « RITE-NAL » : rite infernal ou iter nal (chemin infernal). Son chant doucereux, faussement apprêté et maniéré est un véritable travail guttural destiné à masquer la violence des mots, afin de séduire nos aînés.

« Voici des roses blanches » est son succès le plus maléfique.

La rose renvoie aux roses-croix, gnostiques alchimistes pré-maçons qui de DANTE, à CAGLIOSTRO en passant par Christian ROSENKREUZ et le comte de SAINT-GERMAIN, voire BALSAMO, révélant ainsi une filiation magique noire, anti-christique.

La couleur « blanche » est celle du deuil chez les orientaux (cf. pochette d’Abbey Road des BEATLES ou leur double album « blanc »).

La « maman » en question dans la chanson est décédée : l’enfant étant isolé et obligé de rendre un culte démoniaque par cette remise de fleurs à une mère décédée. N’est-ce pas ainsi une transposition du mythe maçonnique du « fils de la Veuve » !

Cette invocation aux morts fait partie intégrante de la nécromancie et de l’appel aux esprits des limbes. Le final insistant sur la disparition de la mère, tombe comme un couperet. Il n’y a pas d’espoir : la mort a triomphé : c’est une version romantique du « no future » des punks nihilistes, ou du « viva la muerte » du fasciste espagnol MILAN ASTRAY qui nous rappelle que les forces occultes avaient choisi le camp des tenues noires.

« I’m an antichrist,

I’m an anarchrist »
(Johnny ROTTEN dans les SEX PISTOLS)
Tout est dit !

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