Chapitre 1 des théories de l’apprentissage (social)





télécharger 0.76 Mb.
titreChapitre 1 des théories de l’apprentissage (social)
page1/15
date de publication29.11.2019
taille0.76 Mb.
typeDocumentos
l.20-bal.com > documents > Documentos
  1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   15

CHAPITRE 1 DES THÉORIES DE L’APPRENTISSAGE (SOCIAL) 1

CHAPITRE 2 DÉVELOPPEMENT ET USAGES DES TIC DANS LES FOYERS FRANÇAIS 16

CHAPITRE 3 : LES TIC DANS L’ENSEIGNEMENT : LES ATTENTES DU SYSTÈME ÉDUCATIF  32

Tentatives de définitions des TIC 32

apports des TIC pour l’enseignement et l’apprentissage 34

TIC 34

CHAPITRE 4 : LA MISE EN ŒUVRE DES TIC À L'ÉCOLE 52

CHAPITRE 4 LES POLITIQUES PUBLIQUES EN TIC DANS LE PREMIER DEGRÉ EN FRANCE  DE 1997 À 2008 84

Chapitre 6 le travail de terrain et résultats 106

2- Les technologies de l’information et de la communication 124

3- Le Brevet informatique et Internet ( B2i)  135

4 L’utilisation des outils logiciels concernés par notre recherche 138


NB : Question : quels sont les effets positifs des dispositifs TICE sur l’acquisition des connaissances et compétences des élèves  en tic?

L’apport de notre travail est de montrer s’il y a des effets positifs ou non des politiques TICE sur l’appropriation des TICE par les élèves

PLAN THÈSE

Introduction générale

Il y a un peu plus d’une vingtaine d’années, les TICE faisaient véritablement leur entrée dans l’enseignement élémentaire en France avec le plan Informatique Pour Tous(IPT).
Première partie : appuis théoriques

CHAPITRE 1 DES THÉORIES DE L’APPRENTISSAGE (SOCIAL)


Introduction
1 des modes d'acquisition (de construction, d’appropriation) des connaissances

2 l'inégalité devant l'école

BOURDIEU, Pierre. et PASSERON Jean Claude (1966). Les héritiers. Les étudiants et la culture, Paris Édition de Minuit, 192P

Théorie du capital culturel, ils dénoncent l'idéologie des dons.

Ils montrent la place de l'Université dans la reproduction ; à travers l'école chaque individu hérite de la classe sociale de son père

Ils montrent que la réussite ou l'échec scolaire est déterminé par l'origine sociale des élèves et étudiants (déterminisme culturel)

Les enfants provenant de milieu favorisé ont plus de chance d'accéder à l'université que les fils et filles d'ouvriers

-le fonctionnement de l'université favorisaient les favorisés et défavorisaient les défavorisés

car les critères implicites du jugement universitaire, l'ensemble des savoirs, savoir-faire et savoir-dire qu'ils exigeaient, sanctionnaient plus les aptitudes acquises par familiarité dans les familles bourgeoises que les savoirs transmis ou acquis à l'université.

Montrent la place de l’Université dans la reproduction ; à travers l'école chaque individu hérite de la classe sociale de son père

«Un calcul approximatif des chances d'accéder à l'université selon la profession du père fait apparaître que celle-ci vont de moins d'une chance sur cent pour les fils de salariés agricoles à près de Soixante- dix pour les fils d'industriels et à plus de quatre- vingt pour les fils de membres de professions libérales. Cette statistique montre à l'évidence que le système scolaire opère, objectivement, une élimination d'autant plus totale que l'on va vers les classes les plus défavorisées » 11

les chances scolaires(d'accéder aux études Universitaires) selon l'origine socio- professionnelle en 1961-1962: étudiants de parents salariés agricoles 0,7%, agriculteurs3,6%, personnel de service 2,4%, ouviers1,4%, employés9,5%, patrons de l'industrie et du coimmerce16,4%, cadres moyens29,6%, professions libérales et cadres supérieurs58,5(tableau page 13)rien«de tous les facteurs de différenciation, l'origine sociale est sans doute celui dont l'influence s'exerce le plus fortement sur le milieu étudiant, plus fortement en tout cas que le sexe ou l'âge et surtout plus que tel ou tel facteur clairement aperçu, l'affiliation religieuse par exemple »

«  Définissant des chances, des conditions de vie ou de travail tout à fait différentes, l'origine sociale est, de tous les déterminants, le seul qui étende son influence à tous les domaines et à tous les niveaux de l'expérience des étudiants, et en premier lieu aux conditions d'existence. L'habitat et le type de vie quotidienne qui lui est associé, le montant des ressources et leur répartition entre les différents postes budgétaires, l’intensité et la modalité du sentiment de dépendance, variable selon l'origine des ressources comme la nature des expérience et les valeurs associées à leur acquisition, dépendent directement et fortement de l'origine sociale en même temps qu'il en relaient l'efficacité »

-l'aide de la famille fait vivre seulemnt14% étudiants provenant de milieu défavorisé alors qu'ils sont 57% dans les familles aisées

Les premiers sont 36% contraints à un travail en dehors de leurs études, et seulement 11% des seconds (23, 24)

L’influence de l'origine sociale s'exerce tout au long de la scolarité et particulièrement lors des grands tournants de la carrière scolaire (le coût élevé de certaines études, inégalités d'information, sur les études et les débouchés, choix de certaines disciplines), tout ceci peut expliquer les réussites et l’échec des étudiants

« Les originaires basses classes, qui ont survécue à l'élimination, les désavantages initiaux ont évolué, le passé social se transformant en passif scolaire par le jeu de mécanisme de relais tel que les orientations précoces, et souvent mal informées, le choix forcé ou le piétinement

L’exemple d'un groupe d'étudiants de la faculté des lettres, 41% ayant fait du latin proviennent du milieu peu aisés contre 83% de milieu riche sachant que cette discipline est importante dans une filière littéraire, les auteurs observent aussi que la part des étudiants qui disent avoir demandé conseil à leurs parents pour opérer un choix décisif dans leur carrière scolaire croît en même temps que s'élève l'origine sociale

héritage des savoirs et savoir-faire, des goûts qui seront rentables à l'école

Cet héritage se transmet de façon discrète et la plus indirecte possible et même en l'absence de tout effort méthodique et de toutes actions manifestes, nous percevons souvent que sous ses formes les plus brutales (aides aux devoirs, recommandations, enseignement supplémentaire...) 34

« La fréquentation des ciné-clubs, pratique à la fois économique, compensatoire et quasi- scolaire, semble être surtout le fait d'étudiants de classes moyennes. Pour les individus des couches les plus défavorisées, l'école reste la seule et unique voie d'accès à la culture, et cela à tous les niveaux de l'enseignement; partant elle serait la voie royale de la démocratisation de la culture, si elle ne consacrait, en les ignorant, les inégalités devant la culture et si elle n'allait souvent- en reprochant par exemple à un travail scolaire d'être trop « scolaire »- jusqu'à dévaloriser la culture qu'elle transmet au profit de la culture héritée qui ne porte pas la marque roturière de l'effort et a, de ce fait, toutes, les apparences de la facilité et de la grâce. »35

Partant du constat que certains ont des prédispositions et présavoirs qu'ils doivent à leur milieu les auteurs concluent que les étudiants ne sont pas égaux devant le savoir savant
Ils réfutent l'idée de l'inégalité des dons individuels pour expliquer la réussite scolaire des uns et l'échec des autres

«  Les cécités aux inégalités sociales condamne et autorise à expliquer toutes les inégalités, particulièrement en matière de réussite scolaire, comme inégalités naturelles, inégalités de dons. Pareille attitude est dans la logique d'un système qui, repose sur le postulat de l'égalité formelle de tous les enseignés, condition de son fonctionnement, ne peut reconnaître d'autres inégalités que celles qui tiennent aux dons individuels. Qu'il s'agisse de l'enseignement proprement dit ou de la sélection, le professeurs ne connaît que des enseignés égaux en droits et en devoirs; si au cours de l'année scolaire, il lui arrive d'adapter son enseignement à certains, c'est « aux moins doués », et non aux plus défavorisés par leur origine sociale...) »103

Cette idéologie du don repose avant tout sur la cécité des inégalités sociales devant l'école et la culture

« En l'état actuel de la société et des traditions pédagogiques, la transmission des techniques de pensée exigées par l'école revient primordialement au milieu familial. Toute démocratisation réelle suppose qu'on les enseigne là où les plus défavorisés peuvent les acquérir c'est à dire à l'école; que l'on élargisse le domaine de ce qui peut être rationnellement et techniquement être acquis par un apprentissage méthodique au dépens de ce qui est abandonné irréductiblement aux hasard des talents individuels, c'est à dire en fait à la logique des privilèges sociaux...) 111

BOURDIEU, Pierre et PASSERON Jean-Claude (1970). La reproduction, éléments pour une théorie du système d'enseignement, les Éditions de minuit, 279 P.

théorie de la reproduction

Les examens et concours sont des formes habiles de perpétuation des structures de classes et du maintien de l'ordre établi

Le langage de communication entre enseignants et élèves constitue un obstacle à la réussite scolaire des enfants issus des milieux défavorisés parce qu'ils n'ont pas les moyens de décoder le message de l'enseignant
BAUDELAUT, Christian. et ESTABLET Roger(1971). L'école capitaliste en France, Edition François Maspero, 336 P.

Théorie marxiste du capital économique

Pour ces auteurs, l'école unique est une illusion, un leurre

L’école n'est ni démocratique ni unique, elle divise, c'est un instrument idéologique au service de la bourgeoisie. L’école inculque les valeurs, la vision du monde de la bourgeoisie.

L’origine de cette division est à rechercher dans la division de la société en classe (classe bourgeoise versus classe ouvrière)

La division des élèves s'opère dès l’école primaire (les bons et les mauvais élèves)

« la représentation idéologique de l'école: l'école représente le lieu privilégié où, devant l'objectivité du savoir et de la culture, les différences dues à l'origine familiale, professionnelle, donc à l'origine de classe, disparaissent ou doivent disparaître. Pour l'école, pour le «maître» dans ses fonctions, tous les enfants sont nécessairement semblables: écoliers, élèves, étudiant sont un droit égal à recevoir son enseignement et à en profiter; tenant à tous un seul et même discours qu'ils reçoivent en commun, il le leur transmet nécessairement de la même façon. »15

Les différences qu'on observe à propos de ceux-ci sont expliquées par le don individuel,

« Matériellement, l'école n'est pas la même pour tous: elle divise, au contraire, ceux qui la fréquentent. Le premier effet de cette division consiste à repartir rigoureusement la population scolarisée en deux masses inégales et à les distribuer en deux types de scolarité: une scolarité longue réservée à la minorité, une scolarité courte ou écourtée, lot de la majorité »

Les auteurs montrent que cette division a sa source dans l'histoire de l'appareil éducatif Français qui était constitué de deux «réseaux de scolarisation, l'école primaire d'un côté réservé au pauvre et l'enseignement secondaire des lycées (comportant ses propres classes primaires) et débouchant sur l'enseignement supérieur, réservé à la bourgeoisie des villes »

Aujourd’hui les élèves ne sont plus distribués dans deux écoles matériellement séparées mais cette ségrégation persiste sous une autre forme

Pour les auteurs il y a deux réseaux de scolarisation

Le réseau secondaire- supérieur (le réseau S.S.)

Le réseau primaire- professionnel (réseau P.P.)

Ces deux réseaux constituent l'appareil scolaire capitaliste qui contribuent à la reproduction de la société en classes

« L’école primaire, qui se présente volontiers comme la réalisation la plus pure de l’école unique est en réalité elle-même divisée. ou plutôt c'est elle qui assure, sous les dehors de l'unité, la fonction essentielle de la division »

À l'issu de la scolarité primaire, les enfants arrivent au CM2 en ordre décalé en fonction en fonction de leur appartenance sociale (l’âge moyen des enfants d'ouvriers agricoles12, 57 ans, pourcentage de ces enfants à l'heure ou en avance 27%, pourcentage d'élèves en retard 73%, pour les enfants de cadres supérieurs: l'âge moyen 11,52 ans à l'heure ou en avance 76%, en retard 24%(p196, années1962)

La majorité des enfants d'ouvriers ont des retards de scolarité alors que l'on observe le contraire chez les enfants de cadres supérieurs, c'est la première division.

La deuxième division est liée à leurs résultats scolaire au terme de leur scolarité primaire qui sont opposés, le tableau « réussite scolaire et retard scolaire selon la catégorie socio- professionnelle montre que pour les fils d'ouvrier agricoles, le pourcentage arrivé à l'heure ou en avance ayant des résultats moyens, bons, ou excellents est de 22,6% alors que le pourcentage des enfants de cadres supérieurs est de 71,2% (P197)

Une autre division vient de l'apprentissage de la lecture et de l'écriture  «... l'apprentissage de la lecture et de l'écriture remplit, au cours préparatoire, une fonction objective de division puisqu'elle répartit la population scolaire en deux parties distinctes: ceux qui savent lire et ceux qui ne le savent pas. C’est sur cette division initiale que s'édifiera tout le système des division ultérieures ...l'école se sert au contraire de cet apprentissage comme un obstacle pour produire ces différences en divisant la population qu'elle convoque. Divisant dès la première année les enfants en bons et en mauvais élèves, le cours préparatoire constitue le premier obstacle; sa fonction proclamée d'apprentissage de la lecture et de l'écriture est, dans les faits, dominée par sa fonction sociale de division. Il s'agit bien de diviser d' abord, d'apprendre ensuite ou plutôt et simultanément de diviser par l'apprentissage »224
Les auteurs expliquent les inégalités devant l'école non pas par l'héritage social mais par les rapports sociaux de production, la séparation de la société en classe, le maintien, la reproduction et la séparation en deux classes entre la classe prolétaire et la classe capitaliste.

L’école a elle même sa part dans la reproduction des rapports sociaux de production par son action de formation, d'inculcation de l'idéologie bourgeoise

Au lieu de dire que chaque individu hérite de la classe sociale de ses parents, les auteurs estiment qu'il faut plutôt parler de la reproduction de deux classes opposées.


GEORGES Snyders (1976). École, classe et lutte des classes
Cet auteur fait une relecture critique de Baudelot-Establet, Bourdieu-passeron et Illich et prône une théorie marxiste pour l'égalité à l'école qui passe par l'égalité des classes
Il estime que ces auteurs n'ont fait qu'incriminer l'école sans y accorder aucun aspect positif.

Les inégalités scolaires proviennent avant tout des inégalités sociales, elle est le reflet de la société, une école juste suppose une société juste, s'il y a des inégalités à l'école, ce n'est pas la faute à l'école.

L’école n'est pas une si mauvaise chose, elle doit être un lieu de lutte pour l'acquisition des savoirs, nous pouvons dénoncer sa situation actuelle tout en reconnaissant sa valeur, ce qu'il y a à faire, c'est de continuer à révolutionner l'école.


LAHIRE, Bernard (2001). L'homme pluriel, Edition Armand Colin/Nathan, 392P
théorie dispositionnaliste

Chaque enfant avant l'entrée à l'école possède, dispose de connaissances plus ou moins importantes en fonction de son milieu de provenance

et se propose d'expliquer, de décrire le processus de la constitution de habitus, de transmission culturelle (de la famille vers ses progénitures) P 300

l'incorporation ou l'intériorisation des manières de faire, de penser, de dire, de sentir se fait de façon progressive lorsqu'on rentre en interaction avec d'autres, par la médiation d'autres personnes, des relation avec des objet dont ils apprennent le ou les modes d'usage, le ou les modes d'appropriation

-l'exemple de l'apprentissage de la construction de puzzle par l'enfant sous la tutelle de sa mère (301,302)

-construction de goût pour la lecture, l'exemple de Marion (303)
-le capital culturel ne se transmet toujours pas à l'identique ou ne se transmet pas du tout (les dispositions ne sont pas à disposition du fait de la profession des parents, des situation familiales difficiles (éclatement de la cellule familiale, exercice insuffisant de l'autorité familiale (305)

On doit pouvoir susciter l'envie chez la personne à qui l'on veut transmettre, l'exemple du métier de berger (306), le programme musico affectif de Léopold Mozart pour son fils (306)

L’apprentissage non formel de métier, l'exemple de l'appropriation des postes de travail par des ouvriers peu qualifiés  « lorsque les savoirs et savoir faire ne sont pas objectivés mais, au contraire, indissociables des hommes (des corps) qui les mettent en œuvre, l'apprentissage se fait que sous une forme mimétique (voir-faire/faire comme) et dans une situation d'interpersonnelle » (308)

Les dispositions culturelles et morales indésirables aussi se transmettent sans qu'on le souhaite

Recherches effectuées auprès de familles socialement différenciées (économiquement et culturellement) portant sur des enfants scolarisés (8-11ans) et qui consistaient à essayer d'appréhender les modalités des rapports intergénérationnels susciter par l'écrit (écriture et lecture)

Les enfants rentrent dans l'écrit de différentes manières

Incitations et sollicitations parentales expresses et quasi pédagogiques (enseignement presque scolaire de la lecture, apprentissage de techniques intellectuelles...) 313

Par collaborations- participations directes à des pratiques d'écriture et de lecture auxquelles sont conviés (et parfois forcés) les enfants (constitution de listes de commissions soit même sous la dictée des parents, lire avec leurs parents des bandes dessiner ... 314

Par imprégnation indirecte et diffuse c'est à dire à travers tout un climat familial (styles de parole explicites, lexicalement et syntaxiquement articulés à des habitudes de discours écrits, types de discussions sémantiques (sur le sens des mots), grammaticales (sur la correction syntaxique, littéraires ou philosophiques (qui donnent à ceux qui les écoutent l'évidence des modes herméneutiques de lecture.... 316)

Un univers familial pédagogiquement incitateur, la participation des enfants aux activités faisant appel à la lecture et à l'écriture, un tel climat leur donnent des conditions idéales pour la lecture et l'écriture

La combinaison de ces ingrédient ne se rencontre que dans les familles dont la culture de l'école est élevées (317)

Dans les familles défavorisées, l'enfant perçoit la lecture et l'écriture comme un travail scolaire, qu'il n'a pas envie de faire

La solution pour les parents de ce milieu est de concentrer leur attention et leur énergie sur les pratiques scolaires (318)

Les parents dans les familles cultivées constituent des intermédiaires et des modèles d'identification en matière de culture de l'écrit, tout ce qui fait l'univers scolaire est déjà incorporé dans l'univers familial sous forme d'habitude de vie, de goûts, de styles de conversation.

L'univers familial peut être pauvre en culture de l'écrit et de lecture (l'exemple de la famille de Damien, 321)

Il ne suffit pas de demander à l'enfant de lire ou d'écrire, les parents doivent donner l'exemple pour que leurs injonctions aient du poids (322)
DUBET, François (1997). Ecole, familles, le malentendu, les éditions Textuel, 167 P.

Dubet

jusqu'en 1960, l 'école républicaine reposait sur un fort principe de sélection sociale: le peuple allait à l'école primaire pour une formation élémentaire la bourgeoisie au lycée pour effectuer des études prestigieuses, à la culture générale, le lycée étaient destiné aux héritiers

À partir des années 60, les règles ne sont plus exactement les mêmes, tous les enfants sont accueillis dans les mêmes écoles collèges et lycées mais le phénomène de classe n'a cependant pas disparu puisque tous les établissements ne se valent pas (voir aussi p 32), la réussite scolaire dépend aussi très souvent du contexte social

Dubet

L’auteur parle de pédagogisation de la vie quotidienne dans les familles aisées (ressources mises à la disposition des enfants de la familles pour les aider à réussir leurs études: cours particuliers, les membre de la famille, activités récréatives concourant à la réussite scolaire: piano, ordinateur, vacances linguistiques...) ces familles pensent que l'école ne suffit plus pour réussir (P21-22)

Les familles et la société placent trop d'espoir en l'école qui ne peut les assumer

Les familles attribuent la responsabilité de l'échec de leurs enfants à l'école et l'école, à son tour, à travers les enseignants, accusent les parents des classes populaires de ne rien faire pour aider leurs enfants à réussir, ils parlent de démission de ces parents

Charlot pense que les parents de milieu défavorisé sont plutôt des victimes (p 70)
Meirieu

Corrélation entre certains comportements familiaux et réussites scolaire (p89 90 91, 92)

Les fondements de l'école unique viennent fait que l'école en France était vu comme une institution, une école nation (p82 83 84)
Philippe, Meirieu montre à partir de statistique que le passage en classe de seconde est fonction de la classe sociale (P107)

Importante investissement scolaire des cadres par rapport aux ouvriers
SINGLY, François. La mobilisation familiale pour le capital scolaire, in Ecole, familles, le malentendu, François DUBET (1997) P43-58
CHARLOT, Bernard. Pour le savoir, contre la stratégie, in Ecole, familles, le malentendu, François DUBET (1997) P59-78)
MEIRIEU, Philippe. Vers un nouveau contrat parents- enseignants, in Ecole, familles, le malentendu, François DUBET (1997) P79-100)
Rapport du haut conseil de l’éducation, L’école primaire, bilan des résultats de l’école-2007
« Les enfants qui bénéficient à la maison d’un environnement favorable aux premiers apprentissages réussissent nettement mieux que les autres. La scolarité préélémentaire ne compense pas ces disparités sociales : l’institution scolaire semble ainsi valider des acquis préalablement transmis au lieu de rendre possible la réussite de tous. »P8

« depuis cinquante ans( à la fin du CM2, on est passé de plus de 50%d’élèves ayant rédoublé à moins de 20%) »
«  La corrélation forte qui existe entre le redoublement précoce et l’origine sociale suggère en outre qu’i est contraire à l’égalité des chance des enfants devant l’école. Alors que3%des enfants d’enseignants et 7%des enfants de cadre entrés au CP en 21997ont redoublé à l’école primaire, les tau s’élèvent à 25%pour les enfants d’ouvriers et à 41%pour le enfants d’inactifs. Sept ans après l’entrée au CP, 93%des enfants de cadres et d’enseignants accèdent en classe de quatrième sans avoir redoublé, mais seulement 64% des enfants d’ouvriers, et moins un enfant d’inactifs sur deux. Le redoublement précoce entérine donc largement les disparités sociales. » P15

« Depuis la loi de 1833, la commune à l’obligation d’entretenir une école « organiquement incluse dans sa structure communale et entièrement placée sous sa dépendance ». Les lois de décentralisation de 1982-1983 lui ont confié «  l’initiative de la création des écoles, la possibilité d’utiliser les locaux scolaires en dehors des heures de classe, d’organiser en dehors du temps scolaire des activités complémentaires…, de modifier le heures d’entrée et de sortie… ». La répartition entre l’état (recrutement, formation, et nomination des maîtres) et cette collectivité territoriale (affectation de élèves, locaux, fonctionnement et entretien) est clairement définie par ce statut. » P29
« La France comptait 56000 écoles maternelles et élémentaires à la rentrée 2006, pour 62000 dans les années 80. 50% des écoles ont moins de cinq classes ; 7000 écoles à classe unique, un peu moins de 3000 écoles atteignent ou dépassent 11classes, moins de 300 d’entre elles parviennent au seuil des 15 classes ou le dépassent. L’effectif moyen par école est un peu plus de 100 élèves ; il peut varier de 3 à 4 élèves pour une école à classe unique, à plus de 600 pour les plus grandes. »P29

Jean-Paul CAILLE et Fabienne ROSENWALD, Les inégalités de réussite à l’école élémentaire : construction et évolution, France, portail social, édition 2006, P115à 137
Baisse des redoublements à l’école élémentaire grâce à la politique du cycle mise en place à la rentrée 1991 P115

Deux fois moins d’élèves qu’il y a vingt ans redoublent à l’école élémentaire

« 83% des élèves entrées au cours préparatoire en 1997 sont parvenus en sixième à l’heures ou en avance, c'est-à-dire sans redoubler ou en avance à la suite d’un saut de classe, contre seulement 66%des écoliers qui avaient commencé leurs études élémentaires en 1978 »

En comparant les panels 78 et 97, on constate qu’on redouble moins aujourd’hui quelque soit le milieu social. L’écart entre les milieux sociaux se réduit mais persiste

« les deux tiers des enfants d’ouvriers non qualifiés atteignent aujourd’hui la sixième à l’heures ou en avance alors que, parmi les élèves entrés au CP en 1978, moins de la moitié ont connu un tel parcours. »

« Mais les disparités sociales demeurent toujours, dans le panel 1978, la proportion d’enfants d’enseignants qui parviennent en sixième sans redoubler étaient supérieurs de 46points à celle des enfants d’ouvriers non qualifiés ; elle l’est de 31point dans la panel de 1997 » voir tableau 1 P117

Réussite de la scolarité élémentaire dépend avant tout du niveau de compétences à l’entrée au CP

Raisons

- niveau d’étude de la mère

- de la taille de la famille

- nationalité de l’élève

- attitudes personnelles de l’élève vis-à-vis des domaines enseignés à l’école (influencé par le milieu social, de l’école c'est-à-dire de la scolarité préélémentaire
«  À niveau initial comparable, les enfants originaires de milieux sociaux les plus favorisés ou ceux dont les parents sont les plus diplômés progressent davantage, si bien que les inégalités sociales se creusent au fur et à mesure de l’avancée dans la scolarité élémentaire » tableau 8 P128

Beaucoup de chose se joue à l’école élémentaire, il difficile de remédier aux difficultés, de corriger les inégalités de réussite au-delà à cause du caractère cumulatif des apprentissages P129


Thème: théorie de l'apprentissage
BRUNER, Jérôme (1983). Le développement de l'enfant, savoir faire, savoir dire, Presse universitaire de France, 313 P.

L’apprentissage par l'observation: exemple de mammifère qui peuvent tirer profit d'un autre animal accomplissant une tâche (P47) ou un animal (singe) imitant une personne (P48, 80)

L’apprentissage par le jeu : minimisation des conséquences de ses propres actes et par conséquent, d'apprendre dans une situation comportant moins de risque (P52, 53, 58)

L’utilisation de l'outil dans des contextes différents (genèse instrumentale de rabardel) P56

Pédagogie non intentionnelle (P60)

apprentissage avec les pairs (P61)

définition de la notion de compétence (P

interaction de tutelle ou tutorat, processus d’étayage (P 62,63, 288, 289,290)

VIGOTSKY (1985, traduction de Françoise Sève). Pensée et langage, Messidor/Editions sociales, Paris, 419 P.

détermine trois mode d'apprentissage

l'apprentissage scolaire

La collaboration permet de passer d'un stade de développement à un stade supérieur ( zpd, 269,270,271,272,273,274

l'imitation p281

L’enfant acquiert des connaissances en dehors de l'école, l'apprentissage scolaire doit élever ces connaissances à un niveau supérieur

les représentations

concept (connaissance)quotidien quant à Piaget il parle de concept spontané ou non conscient

opposé à concept scientifique p284, 285

interaction entre pensée quotidien et pensée scientifique (P 209, 210,211, 221, 222,223à 259, 286, 287, 289,291)

GASTON, Bachelard(2004). La formation de l'esprit scientifique, librairie philosophique J. Vrin, édition de poche, 305P.
La connaissance est une construction et reconstruction du réel, de la vérité, elle comporte toujours une partie d’ombre (15,16)
-la science (connaissance scientifique) s'oppose à l'opinion (16)

Pour l'auteur les représentations (connaissance empiriques) constituent un obstacle épistémologique qu'il faut corriger avant toute action d’apprentissage (21,22), représentations= expérience première, obstacle pour une formation de l'esprit scientifique (23)

VIGNAUD, Gérard (1994). Apprentissages et didactiques, où en est-on? hachette éducation, 205 P.
ASTOLFI, Jean-Pierre (1994). L'école pour apprendre, ESF éditeur, Paris, 3e édition
Savoir pratique appris sur le tas sont plus vivant que les savoirs scolaires(37)

Définit la connaissance comme le résultat intériorisé de l’expérience individuelle de chacun (69), en terme piagétien de l'assimilation accommodation

représentations peut faire obstacle à l’apprentissage (69, 78, 79à 91,203)
l'apprentissage est construit sur deux pôles

-l'autostructuration de la connaissance (l'élève construit lui même son savoir à partir de ses activités(114)

L’hétérostructuration des connaissances (apports extérieurs) 114

étayage ( intervention décisif mais non substitutif au près de l'apprenant par l'adule 118)

voir résumé p119
DEVELEY, Michel(1995). De l'apprentissage à l'enseignement, pour une épistémologie scolaire, ESF édition, 163 P.
Les objectifs de l’éducation (transmission d'une culture, des valeurs d'une société) (17)

le contenu des disciplines

connaissance procédurale (suite d'action pour aboutir au résultat souhaité (41)

représentations peut faire obstacle à l'apprentissage, concept qui permet de comprendre l'activité cognitive d'un apprenant, son rapport au monde (76, 77,78 à 82)

deux écoles de pensée philosophique sur l'apprentissage, les connaissances

les psychologues de l'apprentissage ont été au départ des philosophes

les idéalistes comme Platon, Descartes pensent que la connaissance est innée (psychologie de sujet) tout comme les psychologues de la gestalt qui valorisent l'insight correspondant à la découverte, l'invention, à l'illumination, c'est à dire l'importance de la pensée créatrice( importance des idées innées) (102, 103,

La seconde tradition psychologique (philosophique); Aristote contrairement à Platon pense que la connaissance est extérieure à l’individu (psychologie de l'objet)

L’idéalisme: connaissance nous vient d'idées innées (dont nous sommes porteur), (théorie endogène, pédagogie du sujet, un maître accoucheur)

Empirisme: la connaissance nous vient du monde extérieur (par l'expérience), théorie de l'exogène; une pédagogie du sujet un maître organisateur (104)

Le Behaviorisme se situe dans la tradition empiriste et dit que le comportement humain est conditionné par l’environnement (Thorndike Skinner,), la connaissance nous vient de l'expérience (105)
- les idéalistes allemands (la gestalt)

Les empiristes anglais (le Behaviorisme) (106)

Face à ses deux traditions théoriques, Piaget ne prend position ni pour l'une ni pour l'autre mais une position médiane et propose le constructivisme, le sujet se construit en construisant ses objets
Idéalisme+ empirisme = constructivisme (théorie de la dialectique sujet/objet (109)

Pour Piaget c'est l'individu même qui construit donc ses connaissances (épistémologie individualiste)

Quant à vygotsky et wallon, ils insistent sur l'apport du milieu social, la médiation humaine

Pour vygotsky il y a deux voies pour la formation des concepts (connaissances)

L’une naturelle, quotidienne ou spontanée (les représentations)

L 'autre, la voie socialement organisée, la voie des disciplines) (114) voir vyg P311)
Sens de l’apprentissage (120,122

Transfert de l’apprentissage (133, 134,135

Peut-il avoir une théorie de l'apprentissage? (140)
BANDURA, Albert (1976). L'apprentissage social, Pierre Marlaga, éditeur, 206P.

Théorie de l'apprentissage social

Apprentissage par les conséquences des réponses (effets positifs et négatifs produits par ses actions=expériences) P24

-l'apprentissage par modelage (à partir d’observation d'autrui) P29à34)
TRICOT André, BOUBÉE Nicole, L’usage des tic comme situation d’apprentissage implicite, le cas des compétences documentaires, P149à158
 Apprendre, c’est rendre accessible dans sa propre mémoire une connaissance qui sera (probablement) utile ultérieurement, apprendre a lieu dans des conditions différentes, on peut en distingué deux : implicite et institué ou explicite

Apprentissage implicite possible en TIC ?

Les auteurs ont conduit auprès d’adolescents une recherche sur la recherche documentaire ont conclut que les lycéens du secondaire semblent acquérir sans enseignement certaines compétences documentaire mais les auteurs montrent que les compétences acquises sans enseignement sont insuffisantes et qu’en enseignement est nécessaire pour améliorer ces compétences et en acquérir d’autres.

- complément entre compétences implicites et enseignées

- séquence d’enseignement passant par une étape de prise de conscience de la connaissance implicite puis par une étape d’amélioration de celle-ci.

VERGNIOUX, Alain (1991). Pédagogie et théorie de la connaissance, Platon contre Piaget?, Peter Lang, Editions scientifiques européennes, Berne, 198 P.
Prise en compte des représentations par la pédagogie pour avancer (P118, 119,)

Connaissance : auto développement personnel par l'expérience du vécu, confrontation de son expérience 122

WITTORSKI, Richard (1997). Analyse du travail et production de compétences collectives, L’harmattan, 239P.

-représentation cognitive, traitement et appropriation de l'information, c’est aussi un état(détention de représentations)44,97, 98

passage de la notion de qualification à celle de compétence

définitions des postes de travail plus flou et les descriptions des activités plus larges, on s'adresse à des salariés pouvant faire face à l'imprévu mais pas seulement à une tâche prédéfinie, P183,184

définition de la notion de compétenceP184,185,186,187

compétence méthode et processus

Conclusion

  1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   15

similaire:

Chapitre 1 des théories de l’apprentissage (social) iconChapitre I/ : Penser, apprendre, écrire autour des albums
...

Chapitre 1 des théories de l’apprentissage (social) iconBien que relevant d'un épanouissement culturel et social, l'amour...

Chapitre 1 des théories de l’apprentissage (social) iconChapitre I. La sociocritique comme outil d'analyse litteraire : approche methodologique
«Méthode de critique littéraire née au cours des années soixante, issue de la sociologie. Elle apparaît comme une tentative pour...

Chapitre 1 des théories de l’apprentissage (social) iconLecture analytique d’un extrait du chapitre 17
«C'était maintenant des troupeaux de loufiats qui surgissaient de toutes parts» à «Maintenant, je me taperais bien un café-crème»...

Chapitre 1 des théories de l’apprentissage (social) icon…Bruxelles… Rabat, chapitre 1 Fès, chapitre 1

Chapitre 1 des théories de l’apprentissage (social) iconIntroduction A. Le problème du lien social
L’individu est conduit par une main invisible à remplir une fin qui n’entre nullement dans ses intentions Dans ce paradigme économique,...

Chapitre 1 des théories de l’apprentissage (social) iconRésumé La plupart des théories sur la motivation onomastique ne mentionnent...
«transfert connotatif» dans la motivation des noms propres : processus de subjectivation en communication télévisuelle

Chapitre 1 des théories de l’apprentissage (social) iconChapitre I aristote définit l’objet de la poétique qui est l’imitation (mimésis). Chapitre II
«poésie», genre littéraire et non mode de production littéraire. C’est pourquoi un «art poétique» désigne une œuvre décrivant la...

Chapitre 1 des théories de l’apprentissage (social) iconUne approche anti-éliminativiste des théories folk
«folk» ou, d’ailleurs, par tout autre adjectif stabilisé dans le domaine comme

Chapitre 1 des théories de l’apprentissage (social) iconCours passionnant sur «Les Correspondances»
«Les Correspondances», exactement «Théories des correspondances : de l’audition colorée à une grammaire des formes.»





Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
l.20-bal.com