Les lettres du lycéE À L’université





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LES LETTRES DU LYCÉE À L’UNIVERSITÉ
Compte-rendu de la réunion du mardi 15 mars 2016

à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis
Compte rendu réalisé par Etienne Gomez et Florence Mauger

Ont participé à la réunion :
. Pour le rectorat de Créteil et les lycées de l’académie :

Daniel Guillaume, IA-IPR de Lettres

Florence Mauger, professeure agrégée de Lettres au lycée Olympe de Gouges à Noisy-le-Sec

Etienne Gomez, professeur agrégé de Lettres au lycée F. Rabelais de Dugny
. Pour l’Université Paris 8 :

Anne Herschberg-Perrot, Professeure

Olivia Rosenthal, Maître de conférences

Gérard Dessons, Professeur

Martine Créac’h, Maître de conférences

Martin Mégevand, Maître de conférences

Sylvain Garnier, ATER

Jean-Nicolas Illouz, Professeur

Bruno Clément, Professeur

Vincent Message, Maître de conférences

Patrick Brasard, Maître de conférences

Françoise Simsotchi-Bronès, Maître de conférences HDR

Christopher Lucken, Maître de conférences

Michel Costantini, Professeur

Mathias Verger, Maître de conférences

Dans le cadre du projet « Bac -3/+3 », des enseignants de lettres en lycée ont été accueillis par le département de lettres de l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis le mardi 15 mars 2016.
À quoi ressemble le « lycéen-type de Seine-Saint-Denis » ? Quels sont pour lui les enjeux des études à l’université ? Que faire pour limiter les risques d’échec et de décrochage, notamment en première année de licence ? Telles étaient les questions à l’ordre du jour dans cette réunion dont l’objectif était de repenser la continuité des apprentissages entre le secondaire et le supérieur.
La réunion met tout d’abord en lumière un constat commun : si les jeunes d’aujourd’hui ont souvent de grandes difficultés – à lire, à écrire, à se concentrer, à prendre des notes, ou plus généralement à faire preuve d’autonomie, surtout à l’université où ils arrivent alors qu’ils ont toujours été habitués à travailler en classe, encadrés par leurs professeurs – ils sont aussi étonnants de curiosité intellectuelle, de souplesse et de polyvalence, et ils manifestent d’excellentes qualités d’adaptation. À la question : « Comment faire pour les amener à prendre des notes pendant les cours ? », un professeur d’université répond ainsi philosophiquement que certains étudiants qui ne notent rien sont parfois plus capables de restituer leurs connaissances et de s’en resservir de façon originale que d’autres qui notent tout scrupuleusement.
Des exemples de copies choisies par les enseignants et analysées sur place illustrent ce curieux mélange de lacunes et de réussites. « Peut-on écrire des romans sans amour ? » La meilleure dissertation, admirablement écrite, ne donne après tout qu’une typologie, tandis qu’une autre s’égare aussitôt dans le hors-sujet en évoquant des « romans sur l’amitié ou sur l’amitié entre les peuples », avant de problématiser dans la dernière phrase de conclusion, en manière d’« ouverture ». Dans un commentaire sur « L’inconnue » de Claude Roy, une élève donne dans un vocabulaire mal maîtrisé une analyse qui s’avère particulièrement personnelle et pertinente. Enfin, quelle note attribuer à un candidat qui détourne facétieusement un sujet d’écriture d’invention sous la forme d’un poème truffé de références à l’univers de la Renaissance ?
Face à ce public renouvelé, les pratiques d’enseignement et d’évaluation évoluent dans le secondaire comme dans le supérieur, dans le sens d’une plus grande diversité – des supports d’analyse, des travaux et des activités demandés, ou encore des méthodes et des techniques d’évaluation – mais aussi dans le sens de la créativité et de l’interactivité.
L’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis s’illustre notamment par son mastère d’écriture créative (l’un des deux seuls en France à l’heure actuelle). Si les bacheliers sont nombreux à avoir choisi le « sujet d’invention » à l’épreuve anticipée de français, c’est aussi qu’ils manifestent parfois un talent pour l’écriture et une volonté de l’exploiter dans un sens littéraire.
Mais d’une façon plus générale, la réunion fait apparaître l’inventivité des enseignants et des universitaires qui, convaincus que l’objectif des cours de lettres à tous les niveaux est de « convertir » les jeunes à la littérature, de les faire entrer dans l’univers littéraire, cherchent à offrir aux jeunes de Seine-Saint-Denis les meilleurs conditions à leur formation.
Au lycée, à côté des traditionnels exposés et travaux collectifs et/ou interdisciplinaires, les sorties pédagogiques au théâtre ou ailleurs, les échanges avec les auteurs, la confrontation des lycéens avec des textes universitaires pour éclairer la lecture d’une œuvre, peuvent stimuler la réflexion et préparer les jeunes aux études dans le supérieur. À l’université, des remaniements dans la maquette peuvent permettre d’intégrer des cours de méthodologie, d’introduction aux études littéraires, d’expression critique et d’argumentation dans le but de permettre aux étudiants de combler leurs éventuelles lacunes, tandis qu’un accompagnement personnalisé, ne serait-ce que sous la forme d’un suivi des lectures et du travail individuel, peut limiter la démotivation ou le décrochage.
D’un côté comme de l’autre, une note de participation orale – qui tienne compte du caractère individuel, introverti ou extraverti – peut également dynamiser la classe et stimuler l’analyse. Pourquoi ne pas concevoir aussi des travaux en collaboration, par exemple dans le domaine de la création littéraire ?
Richesse pédagogique, personnalisation de la relation et souplesse d’évaluation apparaissent ainsi comme les trois clés principales de la réussite face aux jeunes de Seine-Saint-Denis pour qui faire des études est encore trop souvent loin d’être une évidence.

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