Bibliographie sélective





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BIBLIOGRAPHIE SÉLECTIVE

Ouvrages généraux et théoriques :

  • Bensoussan, Albert, Confessions d’un traître, Essai sur la traduction, Presses Universitaires de Rennes, 1995. Réflexion (d’un ancien Pr de Rennes 2) au départ d’une pratique de traducteur de l’hispano-américain.

  • Berman, Antoine, L’épreuve de l’étranger, Gallimard, coll. Tel, 1984. Une référence

  • Ladmiral, Jean-rené, Traduire : théorèmes pour la traduction, Gallimard, coll. Tel, 1994.

  • Larbaud, Valéry, Sous l’invocation de saint Jérôme, Gallimard, coll. Tel, 1997 (1946). LE classique (le premier du genre) en matière de réflexion sur la trad.

  • Leyris, Pierre : La Chambre du traducteur, ed. José Corti, Collection "Les Essais", 2007

  • Leys, Simon, L’ange et le cachalot (essais), Paris, Seuil, 1998.

Leys est spécialiste de la Chine, ses essais sont plus philosophiques que pratiques.

  • Meschonnic, Henri, Pour la poétique II, Epistémologie de l’écriture, Poétique de la traduction, Gallimard, 1973

  • Mounin, Georges, Les problèmes théoriques de la traduction, Gallimard, coll. Tel, 1963. Un classique, même s’il est un peu daté.

  • Collectif Littérature et traduction, Institut Culturel de Bretagne, 1993.

Plusieurs langues & passages de langues sont scrutées (russe, breton, allemand, catalan)
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Ci-dessous, quelques extraits d’une bibliographie de Master 2 (en traductologie, mémoire encadré par moi-même. Il s’agissait d’une excellente étudiante, aujourd’hui traductrice professionnelle).
BASSNETT, Susan et LEFEVERE André (eds.), Translation, History and Culture, Pinter

Publishers, New York, 1990.

Ce recueil d’essais propose d’analyser la traduction à partir de la problématique du pouvoir telle que l’a développée Michel Foucault. Cet axe théorique ancre l’ouvrage dans une perspective résolument « culturelle » en cela qu’il permet de penser la traduction comme acte mais aussi les traductions comme textes du point de vue global des relations de pouvoir en jeu dans une société.
BERMAN, Antoine, L’épreuve de l’étranger, Gallimard, coll. Tel, Paris, 1984.

Cet essai sur la traduction, par un linguiste lui-même traducteur de littératures allemande et latino-américaine, est un ouvrage clé qui pose les questions cruciales : qu’est-ce que traduire ? Quelle place occupe la traduction dans une culture ? En quoi consiste l’opération de translation d’une langue dans une autre ?

----- Pour une critique des traductions : John Donne, Gallimard, Paris, 1995.

Auteur d’un ouvrage central pour la pensée contemporaine de la traduction (voir ci-dessus), Antoine Berman propose ici une démarche analytique claire et s’efforce dans la deuxième partie du livre d’appliquer cette démarche à ses propres analyses des traductions françaises de John Donne. Par son écriture enthousiaste qui évite tout jargon et son recours à tous les domaines des sciences humaines, cet ouvrage dépasse la seule critique de traduction et a sa place, plus largement, parmi les ouvrages de critique littéraire.
BONNEFOY, Yves, La communauté des traducteurs, Strasbourg, Presses Universitaires de Strasbourg, 2000.

Ce livre compile les différents entretiens et articles épars d’Yves Bonnefoy sur la traduction. Ne constituant pas pour autant une théorie à proprement parler, ces réflexions qui se fondent sur la pratique de traducteur de Bonnefoy abordent des questions épineuses et passionnantes dans lesquelles tout lecteur peut piocher à loisir.
MOUNIN, Georges, Les problèmes théoriques de la traduction, Gallimard, coll. Tel, Paris, 1963

Dans la lignée linguistique et sémiologique de Berman, même si Georges Mounin est son aîné. « Lexique et traduction », « Vision du monde et traduction » : tels sont deux des chapitres de cet essai plus pragmatique que véritablement théorique.
Manuels de traduction :

BALLARD, Michel, La traduction de l’anglais au français, Nathan Université, 1992 (1987)
---- Versus : la version réfléchie, Ophrys, Paris, 2003.
CHUQUET, Hélène et BALLARD, Michel, Approche linguistique des problèmes de traduction, Anglais-Français, Ophrys, Paris, 1989.

Comme l’indique son titre, cet ouvrage est une étude linguistique des rapports entre l’anglais et le français. Sa lecture requiert donc quelques connaissances de bases en la matière. Sous un aspect austère et très spécialisé, l’analyse des deux auteurs est en réalité claire et très structurée. Découpé en chapitres qui reproduisent les grandes catégories grammaticales, c’est une lecture enrichissante qui, de plus, offre une série de textes à traduire avec proposition de traduction et des commentaires riches d’enseignements.
GRELLET, Françoise, Initiation à la version anglaise, The Word against the Word, Hachette Supérieur, 1993.

Si cet ouvrage se présente comme un manuel universitaire de version, les connaissances et les exemples pertinents de Françoise Grellet forment une mine d’informations pour le traducteur. L’auteur aborde les grands traits grammaticaux et linguistiques des langue française et anglaise en s’appuyant sur de nombreux exemples littéraires ou journalistiques et en offrant une série de textes à traduire.
VINAY, J.P. et DARBELNET, J., Stylistique comparée du français et de l’anglais, Paris, Didier, 1977.

Premier manuel à nommer et classifier les procédés de traduction, il reste un ouvrage de référence pour l’enseignement et l’apprentissage de la traduction. Les auteurs appliquent leur système aux trois grandes parties du discours : le lexique, la syntaxe et le message.
ANNEXE

MILAN KUNDERA
Le texte ci-dessous, qui est loin d’être le seul ‘morceau de bravoure’ d’un écrivain réfléchissant sur les questions de traduction (pour cela voir les ouvrages sélectionnés dans la bibliographie commentée qui fait l’objet de l’annexe 2) est de Milan Kundera. Il est extrait de son essai, l’Art du Roman, paru en 1986. Kundera y disait à propos de la notion de synonyme par exemple: « Je récuse la notion même de synonyme : chaque mot a son sens propre et il est sémantiquement irremplaçable. » Et de rappeler Pascal : « Quand dans un discours se trouvent des mots répétés et qu’essayant de les corriger on les trouve si propres qu’on gâterait le discours, il faut les laisser, c’en est la marque. »

Dans Les Testaments Trahis (1993) Milan Kundera développe l’idée précédente, notamment dans un chapitre intitulé « Une Phrase », chapitre consacré à une étude comparative de plusieurs traductions de Kafka - un de ses grands sujets d’analyse. En voici quelques paragraphes :
REMARQUE SUR LA SYNONYMISATION SYSTEMATIQUE
Le besoin d’employer un autre mot à la place du plus évident, du plus simple, du plus neutre (être - s’enfoncer ; aller-marcher ; passer-fouailler) pourrait s’appeler réflexe de synonymisation - réflexe de presque tous les traducteurs. Avoir une grande réserve de synonymes, cela fait partie de la virtuosité de ‘ beau style’ ; si dans le même paragraphe du texte original il y a deux fois le mot ‘ tristesse’, le traducteur, offusqué de la répétition (considérée comme une atteinte à l’élégance stylistique obligatoire) , sera tenté, la deuxième fois, de traduire par «  mélancolie ». Mais il y a plus : ce besoin de synonymiser s’est incrusté si profondément dans l’âme du traducteur qu’il choisira tout de suite un synonyme : il traduira ‘ mélancolie’ si dans le texte original il y a ‘ tristesse’, il traduira ‘ tristesse’ là où i l y a ‘mélancolie’.

Admettons sans ironie aucune : la situation du traducteur est extrêmement délicate : il doit être fidèle à l’auteur et en même temps rester lui-même ; comment faire ? Il veut (consciemment ou inconsciemment) investir le texte de sa propre créativité ; comme pour s’encourager, il choisit un mot qui apparemment ne trahit pas l’auteur mais pourtant relève de sa propre initiative. Je le constate en ce moment où je revois la traduction d’un petit texte de moi : j’écris ‘auteur’, le traducteur traduit ‘ écrivain’ ; j’écris ‘écrivain’, il traduit ‘ romancier’ ; j’écris ‘ romancier’, il traduit ‘ auteur’ ; quand je dis ‘vers’, il traduit ‘poésie’ ; quand je dis ‘ poésie’, il traduit ‘ poèmes’. Kafka dit ‘aller’, les traducteurs ‘marcher’. Kafka dit ‘ aucun élément’, les traducteurs : ‘rien des éléments’, ‘rien de commun’, ‘ pas un seul élément’. Kafka dit ‘ avoir le sentiment de s’égarer’, deux traducteurs disent ‘ éprouver l’impression...’ tandis que le troisième traduit ( à juste titre ) mot à mot et prouve ainsi que la substitution de ‘ sentiment’ par ‘ impression ‘ n’est nullement nécessaire. Cette pratique synonymisatrice a l’air innocente, mais son caractère systématique émousse inévitablement la pensée originale. Et puis, pourquoi, diable ? Pourquoi ne pas dire ‘ aller’ si l’auteur a dit ‘ gehen’ ? O messieurs les traducteurs, ne nous sodonymisez pas ! (...)
REMARQUE GENERALE SUR LE PROBLEME DE L’AUTORITE
L’autorité suprême, pour un traducteur, devrait être le style personnel de l’auteur. Mais la plupart des traducteurs obéissent à une autre autorité : à celle du style commun du ‘ beau français’ ( du bel allemand, du bel anglais ... ) à savoir du français ( de allemand, de l’anglais ...) tel qu’on l’apprend au lycée. Le traducteur se considère comme l’ambassadeur de cette autorité auprès de l’auteur étranger. Voilà l’erreur : tout auteur d’une certaine valeur transgresse le ‘beau style’ et c’est dans cette transgression que se trouve l’originalité (et partant, la raison d’être) de son art. Le premier effort du traducteur devrait être la compréhension de cette transgression. Ce n’est pas difficile lorsque celle-ci est évidente, comme, par exemple, chez Rabelais, chez Joyce, chez Céline. Mais il y a des auteurs dont la transgressions du ‘ beau style’ est délicate, à peine visible, cachée, secrète ; en ce cas, il n’est pas facile de la saisir. N’empêche que c’est d’autant plus important.(...)
AUTRE REMARQUE SUR LA NECESSITE DE GARDER LA REPETITION
Un peu plus loin dans la même page du Château : «  ... Stimme nach Frieda gerufen wurde. ‘Frieda’, sagte K. in Friedas Ohr und gab so den Ruf weiter. »

Ce qui veut dire mot à mot : «  une voix a appelé Frieda.’ Frieda’, dit K. à l’oreille de Frieda, transmettant ainsi l’appel. »

Les traducteurs veulent éviter la triple répétition du nom Frieda :

Vialatte : « ‘ Frieda !’ dit-il à l’oreille de la bonne, transmettant ainsi ... »

Et David : » ‘Frieda’, dit K. à l’oreille de sa compagne, en lui transmettant ... »

Comme les mots replaçant le nom Frieda sonnent faux ! Remarquez bien que K., dans le texte du Château, n’est jamais que K. Dans le dialogue, les autres peuvent l’appeler « arpenteur » et peut-être même autrement encore, mais Kafka lui-même, le narrateur, ne désigne jamais K. par les mots : étranger, nouveau venu, jeune homme ou je ne sais quoi. K. n’est que K. Et non seulement lui mais tous les personnages, chez Kafka, ont toujours un seul nom, une seule désignation. Frieda est donc Frieda ; pas amante, pas maîtresse, pas compagne, pas bonne, pas serveuse, pas putain, pas jeune fille, pas jeune femme, pas amie, pas petite amie. Frieda. (...)

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