Cours de Sabine lardon, octobre 1996-février 1997





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2) Ceux qui cherchent à plaire et enseigner.
En particulier La Fontaine, qui dit, en parlant de ses Fables :
« Une morale nue apporte de l’ennui

Le conte fait passer le précepte avec lui »
et
« En ces sortes de feintes, il faut instruire et plaire

Et conter pour conter me semble peu d’affaire ».
Dans les Fables, il faut faire attention au rôle et à la mise en scène de l’animal. Il y a des traces de philosophie épicurienne dans beaucoup de fables, qui comprend l’acceptation de la Providence divine et de l’heure de la mort, la recherche d’un bonheur simple au sein de la nature, le refus de la quête des honneurs ou des richesses. Il peint la société sous toutes ses formes (la campagne comme la ville), et les différents milieux et classes sociales. Il est conscient de la loi naturelle (la raison du plus fort et la force du trompeur). Il faut également faire attention au caractère pittoresque du récit et du décor, au plan rigoureux du texte, à l’utilisation du vers libre, et, dans certaines fables, au ton plutôt lyrique.

III - MÉMORIALISTES ET ÉPISTOLIERS
1) Les mémorialistes.
Les Mémoires de Saint-Simon s’étalent sur trois siècles. Projetées en 1694, écrites au milieu du XVIII° siècle (1743-1752), elles sont finalement publiées au XIX° siècle (1829-1830). L’auteur raconte la partie de sa vie qui se passe pendant le règne de louis XIV. Il a un orgueil égocentré et il a un mépris pour ce qui n’est pas lui, en particulier ceux qui ne sont pas nobles ; il a donc une certaine étroitesse d’esprit.
2) les épistoliers.
a) Mme de Sévigné.

En 1644, elle se marie, et demeure veuve dès 1651 avec deux enfants, Françoise Marguerite et Charles. Elle revient à Paris après s’être retirée de la cour, et elle fréquente les salons précieux (surtout l’hôtel de Rambouillet).

En 1669, sa fille épouse le comte de Grignon (dans ses lettres, elle appelle sa fille « ma bonne »). En 1671, elle part le rejoindre en Provence, où il est lieutenant-général. Cette séparation va être très cruelle pour Mme de Sévigné (l’intensité de ses sentiments maternels est caractéristique de ses lettres).

Ses lettres ont également une dimension sociale, car elles sont la chronique de la société (vie de cour) de l’époque. Il y a beaucoup de spontanéité et d’esprit dans sa manière d’écrire.

Elle a été une amie proche de Mme de La Fayette et de La Rochefoucauld.

Elle a gardé un moment avec elle sa petite-fille Marie-Blanche.
b) Guez de Balzac.

Il passe pour le plus éloquent épistolier de son temps, selon ses contemporains.

En 1624, il publie un recueil de lettres qu’il avait écrites pendant ses voyages, et qui ont donné lieu à des polémiques.
c) Le cardinal de Retz.

Il complote contre Mazarin pendant la Fronde. Il connaîtra une gloire littéraire posthume, à la fois pour ses mémoires (rédigées de 1670 à 1675) et pour sa correspondance.

Son œuvre se caractérise par son point de vue partial, mais aussi par son intérêt historique et par sa réflexion.


LE SECOND XVII° SIÈCLE


I - INTRODUCTION
C’est le siècle de Louis XIV, appelé aussi « le grand siècle », ou encore « l’âge classique ».

On assimile le XVII° siècle tout entier à cette seconde moitié du siècle (tout comme l’on assimile le XVI° siècle à sa première moitié).

L’influence de cette période a été déterminante. Les classiques (c’est ainsi que l’on nomme les auteurs) sont parmi les plus grands de la littérature française (Racine, Boileau, La Fontaine...).

Cette période ne recouvre en fait que le règne de Louis XIV, qui s’étend tout de même sur 61 ans, de 1654 à 1715. Dans les arts, le classicisme correspond à la période 1660-1680

II - LE RÈGNE DE LOUIS XIV
1) L’absolutisme politique.
Le siècle de Louis XIV se caractérise sur le plan politique et social par une monarchie absolue et totalitaire, dont les prédécesseurs de Louis XIV avaient préparé le terrain. Le roi devient l’incarnation même de la France. Bossuet : « Tout l’État est en lui. La volonté de tout le peuple est enfermée dans la sienne ». Louis XIV : « La Nation ne fait pas corps en France, elle réside toute entière dans la personne du roi ».

Le moyen et la conséquence de cette monarchie absolue sont la mise au pas des seigneurs de province et du clergé (Richelieu et Mazarin avaient déjà affaibli leurs pouvoirs) :

— les gouverneurs sont privés de troupes personnelles. Ils n’ont plus qu’une charge honorifique pour 3 ans, et ils résident à la cour.

— les Assemblées du clergé sont subordonnées au roi à partir de 1661 ; ils ne peuvent plus prendre de décision sans en référer au roi.

— les cours souveraines de justice sont subordonnées à partir de 1665. Il leur est interdit de délibérer sur les édits du roi.
Le gouvernement réel va être exercé à deux niveaux :

— mise en place d’un système bureaucratique (caractéristique de ce gouvernement), composé essentiellement de bourgeois étroitement subordonnés au roi et surimposés aux organes nobiliaires et cléricaux. Ces membres sont choisis sur mérite personnel, et ils sont à la merci d’une disgrâce (ils ont donc tout intérêt à satisfaire le roi).

— le vrai gouvernement est dirigé par le Conseil du Roi, appelé également le Conseil d’État secret ou Conseil d’En-Haut. Il est convoqué et dirigé uniquement par le roi (deux à trois fois par semaine) et décide toute la politique intérieure et extérieure.

L’absolutisme s’étend également à l’économie et aux finances. Cela est nécessaire, étant donné que le programme du roi pour financer le prestige de la France est coûteux (guerres pour l’hégémonie de la France en Europe). On peut noter les efforts de Colbert, ministre du roi, pour organiser le commerce, d’une part en limitant l’importation par le protectionnisme, et d’autre part en développant l’exportation par la politique coloniale, les efforts maritimes et la création de compagnies chargées d’organiser les exportations sur un secteur donné du monde. La seule à avoir connu le succès est la Compagnie des Indes Orientales (1664).
2) Le culte du roi-soleil.
L’absolutisme passe par la divinisation de la monarchie, avec l’organisation du culte du roi-soleil. Ce culte est mis en scène :

— dans les fêtes mythologiques de la cour (où le roi incarnait Apollon) ; les emblèmes apolliniens ornent les appartements et le parc

— par l’agencement de la galerie des glaces, afin de refléter le coucher du soleil.

— par des rituels organisés autour de la journée du roi, avec une organisation rigide de cette journée.
Une des caractéristiques fondamentales est l’existence d’une cour de plus en plus nombreuse, sédentarisée et centralisée d’abord au Louvre, puis à Versailles, ce qui permet la surveillance et l’asservissement de la noblesse. Les nobles vont être éloignés de leur fief de province et réduits à l’état de vils courtisans. Pour les réduire, Louis XIV proportionne l’estime qu’il a des gens à leur assiduité à remplir auprès de lui leur fonction de courtisan. Il va exploiter la vanité humaine en multipliant les faveurs vaines (ex : tenir le bougeoir à son coucher, obtenir plusieurs entrées successives pour le lever et le coucher du roi, ou le droit d’obtenir un justaucorps à brevet, c’est-à-dire le droit d’assister aux promenades du roi ; et pour les dames, de participer au cercle de la reine).

La vie de cour se caractérise par des appartements sans intimité, confort ou hygiène à l’intérieur; et à l’extérieur, par le luxe des fêtes de cour. C’est l’époque des comédies-ballets, écrites par Molière, des opéras de Lully et des ballets mythologiques auxquels participait le roi dans le rôle du roi-soleil.

Le roi eut de nombreuses conquêtes. De 1662 à 1671 : Louise de La Vallière. De 1667 à 1677 : la marquise de Montespan. Ensuite, Mme de Maintenon (qu’il épouse secrètement en 1683), connue pour sa piété et sa dévotion, et qui a eu une très grande influence sur Louis XIV.
La construction du château de Versailles :

De 1624 à 1626, Louis XIII s’était fait élever un « petit château de cartes » de style français pour ses rendez-vous de chasse. En 1651, Louis XIV vient y chasser et trouve l’endroit charmant. Il ordonne en 1661 des travaux d’agrandissement selon les plans du château de Vau-le-Vicomte (qui appartient à Fouquet). Colbert réquisitionne l’équipe artistique de Fouquet (Le Nôtre pour les jardins, Le Vau pour l’architecture, et Le Brun pour la peinture). En 1664, de grandes fêtes sont données à Versailles sous le titre des « plaisirs de l’île enchantée », qui comprennent des jeux, des concerts, des illuminations et des feux d’artifices, des comédies-ballets (dont Les Fâcheux de Molière), un ballet où va danser le roi, et les trois premiers actes de Tartuffe.

III - LE CLASSICISME
1) L’idéal de l’honnête homme.
Avant le règne de Louis XIV, c’était les salons qui décidaient du bon goût ; à partir de Louis XIV, c’est la cour (et donc le roi).

Un nouvel idéal humain et social est fixé : celui de l’honnête homme. Celui-ci doit être :

— distingué, élégant, poli et galant, mais cela, sans ostentation ni préciosité.

— cultivé, avoir du goût, être ouvert aux arts et savoir écrire un sonnet ou une lettre.

— discret, mesuré et raisonnable, sachant se maîtriser et dominer ses passions.

— sur le plan social, il doit être conservateur et brave ; il doit maintenir l’ordre et remplir ses devoirs militaires.

Bussy-Rabutin le définit comme un « homme poli qui sait vivre ».

2) L’idéal esthétique.
a) L’emprise de l’État.

Pendant toute cette période, l’État va diriger les arts. On a donc un absolutisme intellectuel autant que politique.

Le mécénat est dirigé par Colbert, chargé d’allouer une somme aux artistes selon une liste dressée en 1663 par Chapelain. Les spectacles et l’art à la cour sont très importants. Étant donné que le roi est le premier client, il ne faut pas le mécontenter, et c’est ainsi que va naître un style officiel Louis-quatorzien, assez pompeux.

L’Académie Française (qui va donner ce que l’on appelle « l’académisme »), fondée en 1635 par Richelieu, est importante. Elle traduit la volonté de l’État de discipliner les arts pour consacrer leurs rôles officiels. Louis XIV nomme le chancelier Séguier comme protecteur de l’Académie, et Colbert comme vice-protecteur.

L’Académie va fixer les règles du bon usage de la langue et de la grammaire, avec le travail de Vaugelas. Elle va travailler à un dictionnaire qui paraîtra en 1694, et dont Colbert fait hâter le travail.

Dans le domaine des beaux-arts, Colbert va charger Le Brun, premier peintre du roi, de diriger les Gobelins, l’École de Rome, les Académies. Le Brun a la main mise sur tout ce qui est beaux-arts, ornements, peintures, meubles, statues, tapisseries, etc. On le surnomme le « Louis XIV des beaux-arts », et il va imposer le style pompeux de Louis XIV. Il distribue aux artistes des idées et des croquis en s’occupant absolument de tout.


b) Le moi est haïssable.

L’individu doit s’effacer devant l’humain, en faisant preuve pour tout ce qui le concerne de réserve et de discrétion. Il faut donc bannir tout épanchement lyrique ou toute confidence personnelle. L’homme doit être animé de la volonté de comprendre et de juger les faiblesses humaines. Paul Valéry (Variétés, II) : « classique est un écrivain qui porte un critique en soi-même et qui l’associe intimement à ses travaux ».

Au XVII° siècle, lorsqu’un écrivain écrivait ses mémoires, ce n’était pas pour faire des confidences, mais pour réfléchir à l’homme à travers soi.

La sensualité, les passions et l’imagination ne sont pas bannies, mais elles sont soumises à la raison.
c) Le respect des règles.

Pour la poésie, ces règles ont été établies dès le début du siècle par Malherbe, puis pendant l’âge classique par Boileau (Art poétique, 1674) et par Chapelain.

Pour la dramaturgie, ces règles vont être établies entre autres par l’abbé d’Aubignac, par Molière et par Boileau. Ces règles concernent essentiellement quatre points :

Le respect des bienséances. On ne doit pas choquer. Rien de violent ne doit être montré sur scène (ni cadavres, ni meurtres, ni duels, ni suicide, ni viol, caractéristiques du baroque). Les actions violentes ont lieu en coulisses et sont racontées par un personnage venant sur scène. On peut cependant montrer sur scène l’objet de la violence, l’instrument du meurtre.

Le respect de la vraisemblance. Le théâtre ne peut représenter que des actions vraisemblables. Racine (préface de Bérénice) : « Il n’y a que le vraisemblable qui touche dans la tragédie », mais comme il le constate, ainsi que Boileau (Art Poétique) : « Le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable ».

Le respect des trois unités. Cette règle découle de celle de la vraisemblance.

Unité de lieu. Elle impose que la pièce se déroule dans un espace limité, qui s’est resserré au fil du siècle. Au début du siècle, on essaie de limiter le lieu à une ville toute entière, à un tout petit pays, quelquefois à une maison (Poétique, de La Ménardière, en 1639). À partir de 1939-1940, la règle se fait plus stricte. La pièce doit alors se dérouler en un seul lieu, ce qui fait qu’on va choisir un lieu très fréquenté : une rue où donnent les maisons de tous les protagonistes (comédies) ou places de palais (tragédies). À la fin du siècle, on choisit pour le lieu une seule pièce. Le problème (comme dans Britannicus ou Andromaque), c’est que tous les protagonistes conspirent les uns contre les autres dans la même pièce !

Unité de temps. Dans sa forme souple, la durée de l’action ne doit pas trop dépasser celle de la représentation. Dans sa forme stricte et idéale, il y a concordance entre la durée de l’action et la durée de la représentation.

Unité d’action. On a plusieurs actions, mais qui se rapportent toutes à un problème unique (on a un faisceau d’actions nouées entre elles). Il y a plusieurs contraintes : d’abord, les actions accessoires doivent prendre naissance dès l’exposition et être résolues au dénouement. Aucun événement ne doit être dû au hasard. Tous les personnages et toutes les actions doivent être justifiés par rapport à l’action principale. Tout personnage doit être actif par rapport à cette action principale. C’est à ce titre que le personnage de l’infante dans le Cid ou celui de Sabine dans Horace sont des personnages qui nuisent à l’unité d’action (ils sont passifs et ne font pas progresser l’action). Corneille a ramené l’unité d’action à l’unité d’intrigue ou d’obstacle dans la comédie, à l’unité de péril dans la tragédie, ou encore unité d’intérêt.

Respect de la distinction des genres. Il ne faut pas mêler le comique au tragique, comme c’était le cas au début du siècle dans la tragi-comédie, et comme ce sera le cas à la fin du XVIII° et au début du XIX° siècle avec le drame.
d) Qu’est-ce qu’un classique ?

La notion de classique existe depuis l’antiquité, pour désigner essentiellement trois choses :

— un auteur qu’on lit en classe et qui fait donc autorité.

— (selon la définition de l’Académie) : un ouvrage qui a soutenu l’épreuve du temps et que les hommes de goût regardent comme un modèle.

— une certaine catégorie d’auteurs : soit des auteurs de l’Antiquité, soit des auteurs du XVII° siècle, qui seront imités dans les siècles qui suivent.
On a opposé par la suite le classicisme au romantisme. L’opposition est entre un art de la mesure et de la lucidité, d’ordre et de santé, et un art au contraire excessif, violent, obscur et malade. Goethe : « Je nomme classique le genre sain, et le genre romantique le genre malade ».
Les auteurs classiques, cependant, ne respectaient pas toujours la doctrine classique à la lettre. Boileau a attaqué les auteurs trop puristes et doctrinaires. Molière n’a pas toujours respecté les règles de la dramaturgie dans ses pièces, et a été condamné comme libertin par l’Église. La Fontaine, lui, a écrit des contes grivois et il a fréquenté des cercles précieux et libertins ; il a aussi pratiqué le vers libre.

Les auteurs classiques ont en partie remis en cause les règles en les soumettant à une exigence première : plaire. Racine (préface de Bérénice) : « La principale règle est de plaire et de toucher. Toutes les autres ne sont faites que pour parvenir à cette première ». Molière (Critique de l’École des femmes, réplique de Dorante) : « Vous êtes de plaisantes gens avec vos règles, dont vous embarrassez les ignorants. Laissons-nous aller de bonne foi aux choses qui nous prennent par les entrailles, et ne cherchons pas de raisonnement pour nous empêcher d’avoir du plaisir ». (La Critique de l’École des femmes et L’Impromptu de Versailles sont deux pièces très intéressantes de Molière, réflexions sur l’art théâtral).
e) La querelle des Anciens et des Modernes.

Elle s’amorce dès le début du siècle avec d’une part des scientifiques comme Descartes et Pascal, qui se placent du côté du progrès et de la raison. Pascal (Traité du Vide) : « Ceux que nous appelons Anciens étaient véritablement nouveaux en toutes choses et formaient l’enfance de l’homme proprement, et comme nous avons joint à leur connaissance l’expérience des siècles qui ont suivi, c’est en nous que l’on peut trouver cette antiquité que nous révérons en d’autres ».

Certains déclarent la supériorité du merveilleux chrétien sur le merveilleux païen. Au début du siècle, il y a donc deux thèses qui permettent de défendre les Modernes.

À partir de 1680, la querelle va se durcir. Charpentier rédige pour des tableaux de Versailles des inscriptions en français, et non en latin, et proclame en 1683 l’excellence de la langue française. Fontenelle va attaquer les Anciens dans Le Dialogue des Morts, et Saint-Évremond conteste la nécessité d’imiter sans cesse les Anciens dans un essai qu’il rédige en 1685 : Sur les poèmes des Anciens.

En 1687, la querelle éclate à proprement parler. Charles Perrault, en 1687, présente à l’Académie un long poème qui s’intitule Le Siècle de Louis XIV, où il critique les Anciens, loue les contemporains, et proclame la supériorité du siècle de Louis XIV sur celui d’Auguste. Il est soutenu par l’Académie. Par contre, il va être attaqué par les partisans des Anciens (notamment La Fontaine, dans son Épître à Huet ; Boileau, dans deux épigrammes ; La Bruyère, dans son Discours sur Théophraste, et dans la première partie des Caractères).

Face à cette riposte, les Modernes vont réaffirmer leurs thèses (Perrault, dans ses Parallèles des Anciens et des Modernes en 1688 ; et Fontenelle, dans sa Digression des Anciens et des Modernes, en 1688 également).

La querelle s’apaise en 1694, grâce à Arnault, qui apaise les deux parties adverses (Boileau et Perrault atténuent un peu leurs thèses).

Cette querelle va pourtant renaître en 1713, vingt ans plus tard, autour de la traduction de l’Iliade d’Homère. Elle sera apaisée par Fénelon, qui concilie les deux parties dans sa Lettre à l’Académie, où il loue les Modernes tout en admirant les Anciens, mais sa thèse reste tout de même favorable aux Modernes (il leur souhaite de dépasser les Anciens, qui garderaient quant à eux le mérite d’avoir été les premiers ; il ajoute qu’on ne doit pas juger un ouvrage sur sa date ; les Anciens les plus parfaits ont de plus des imperfections, à preuve leur religion ; il faut donc suivre l’idée des Anciens de suivre la nature).
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