Manuels utilisés au lycée





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CORPUS SAINT-REMI - Fiche de français n° 2 SUJET : Les textes poétiques

Les numéros de pages renvoient aux manuels utilisés au lycée :
- L.2° = Littérature seconde, Hatier, 2000 ; Bordas 1° = Français-Première, Bordas, 2001 ;
FMH = Français.Méthodes 2de-1re, Hachette, 2004. Autres références : Jean Mazaleyrat, Eléments de métrique française, A. Colin, 1965 ; Michèle Aquien, La Versification, Que sais-je n° 1377, PUF, 1995.
FMT = Français, Méthodes et techniques, cl. des lycées, Nathan, éd. 2001 (M&T = éd.1992) ; NPF = Les Nouvelles pratiques du français, Hatier, 2000 ; S.L. = Savoir Lire , Didier, 1982 ; P.A.E. = Procédés annexes d'expression , Magnard, 1981 ; Org.1 = Organibac T. 1, Magnard. Magnard = Méthodes et pratiques du français au lycée, 2000.
*******************************************************************************
On appelle « PROSODIE » l’ensemble des ressources rythmiques et musicales du vers. (FMH, p. 426b)

§ 1 LE VERS FRANCAIS (FMH, p. 300 ; L.2°, p. 504)

Remarques préliminaires (FMH, p. 300a) :

1) On emploie le mot "syllabe" de préférence au mot "pied" pour désigner les unités du vers français.
2) On emploie le mot "mètre" pour désigner le vers français, fondé sur le décompte des syllabes prononcées. (FMH, p. 424b)

I Les différents METRES ou types de vers (FMH, p. 300 ; L.2°, p. 504 ; Bordas 1°, p. 178 a)


1° L'alexandrin : 12 syllabes (FMH, p. 419b)
- "Hémistiche" : demi-vers
- "Césure" : coupe principale du vers (FMH, p. 420c)

2° L'octosyllabe (8 syllabes) et le décasyllabe (10 syllabes)

3° Les vers impairs (ex. : FMH, p. 302a) :
L'heptasyllabe (7 syllabes) ; les vers de 9 et 11 syllabes.

Rem. : On appelle "vers blanc" un vers dissimulé dans la prose (FMH, p. 310b ; Org. T.1, p.333 ; M&T p. 116).

II LES STROPHES (FMH, p. 301a, 428a ; Bordas 1°, p. 179 ; NPF, p. 143 ; L.2°, p.)

1° Les principales strophes :

- Distique (groupement de 2 vers pourvu d’un sens complet) FMH, p. 305a, 421c .

- Tercet (3 vers) FMH, p. 303b ; Quatrain (4 vers)

- Quintil (5 vers) ; Sizain, septain, huitain, dizain (FMH, p. 303, 421c), douzain.


2° Le Refrain (FMH, p. 301b)



III LES VERS LIBRES ET LE VERSET (FMH, p. 300, 303a, ex. p. 302b ; Bordas 1°, p.198 a ; L.2°, p.504)

1° Le vers libre : marqué par un retour à la ligne, il ne se définit que par son rythme propre. Les accents en sont variables et la rime n’est pas obligatoire (FMH, p. 300).

2° Le verset : ensemble de longueur variable , marqué par un alinéa et dont l’unité est à chercher plus dans le rythme que dans la syntaxe (FMH, p.428).


§ 2 LE RYTHME

I Définition du "rythme" : On appelle "rythme" le retour d'un même phénomène à intervalles régu­liers (FMT, p. 185 ).

II La mesure du rythme (FMH, p. 300b ; Bordas 1°, p. 178)

1° L'"accentuation"
A. Définition de l' "accent tonique" ou "accent d'intensité" (FMH, p. 419a)
Les syllabes d'un mot ne sont pas toutes prononcées avec la même intensité sonore ; certaines sont "accentuées", c'est-à-dire qu'elles reçoivent une inflexion de voix particulièrement appuyée.

  B. Règles de l'accentuation. La langue française connaît trois "accents" principaux (S.L. p.137) :

a) L'accent "tonique", qui porte sur la dernière syllabe accentuée d'un mot (apoloGIE) ou d'un groupe de mots grammaticalement indissociables (un acTEUR). Quand un mot se termine par un "e" muet, l'accent tonique porte sur l'avant dernière syllabe (apoLOGU[e]).

b) L'accent "d'intonation", qui devient essentiel dans les tours excla­matifs (pour marquer l'étonnement, la peur, la joie) ou interrogatifs. Ex.: "Quel temps !" ; "Et Tartuffe ?" ...

c) L'accent "affectif", qui donne une insistance à un mot que l'énonciation veut souligner, et change la place normale de l'accent tonique. Ex.: "Un souvenir merveilleux"

2° Les "coupes" (ou "pauses") et les "groupes rythmiques" (ou « mesures) (FMH, p. 300b ; L.2°, p. 504)
La « coupe » est un point de séparation entre deux groupes rythmiques, qui peut être placé à l’intérieur d’un mot. (FMH, p. 421a)

A. Les coupes obligatoires et les coupes libres (FMH, p. 300b)
Dans un alexandrin, les accents de la 6° ("césure" à l'"hémistiche") et de la 12° syllabe sont obligatoires ; les autres sont en nombre libre et placés librement. (P.A.E. p. 182)
Dans le décasyllabe, la césure est souvent située entre deux  séquences de 4 et 6 syllabes.
La coupe libre n'est pas obligatoirement, comme la césure, une coupe de mot.

B. La coupe "lyrique" et la coupe "enjambante" (Mazaleyrat, p. 175 sq ; Aquien, p. 84 ; P.A.E. p. 182-3)
1° ex.: "J'ai longtemps habi sous de vastes portiques"
2° ex.: "Tremble, m'a-t-elle dit, fille digne de moi."

Dans le 1° exemple, le mot "vastes" est coupé après la première syllabe: "vas / tes"; la syllabe "-tes" constitue la 10° syllabe, point de départ d'un groupe rythmique. Le mot "vastes" "enjambe" donc la coupe. On parle dans ce cas de "coupe enjambante".
Dans le 2° exemple, la pause obligatoire après le mot "tremble" empêche qu'on fasse de sa finale muette le début d'un groupe rythmique ; on doit donc couper le premier hémistiche en 2 + 4 et non en 1 + 5. On appelle cette coupe la "coupe lyrique".
« La coupe enjambante est la coupe normale ». Le choix de la coupe lyrique « reste un fait d’exception. Tantôt elle est imposée par la grammaire, tantôt elle reste soumise à la seule interprétation.» (Mazaleyrat, p. 180). Ce changement de coupe peut être lié, en l’absence de toute obligation syntaxique, à un détachement expressif du mot intéressé. » (p. 176).
« La coupe lyrique est souvent soumise à un choix de lecture et d’interprétation qui la fait préférer à une coupe enjambante. On la trouve fréquemment dans les vers classiques ; ainsi dans Racine :
« Ariane, / ma sœur, // de quel amour / blessée … »
Il arrive qu’une ponctuation forte vienne trancher nettement. » (Aquien, p. 84-85)

C. Le "groupe rythmique" ou "mesure" ou "groupe de souffle" (FMH, p. 421a)
      
3° Le compte des syllabes (FMH, p. 300 a ; Bordas 1°, p. 178 a ; L.2°, p. 504 ; FMT, p. 184 ; NPF, p. 143)

A. Cas du "e" muet : il est élidé (non prononcé) devant une voyelle, et ne compte jamais à la fin d’un vers.
B. Diérèse et synérèse
Dans le décompte des syllabes, il peut y avoir hésitation sur les trois semi-consonnes (Wé, ué, yod).
Il y a "synérèse" si la semi-consonne ne compte que pour une syllabe. Ex. : Au-da-cieux
Il y a "diérèse" si cette semi-consonne compte pour deux syllabes. Ex. : Au-da-ci-eux

III L'étude des rythmes (Bordas 1°, p.178)

1° Le rythme "binaire" (FMH, p. 419 b, cf. alexandrin) et le rythme "ternaire" (NPF, p. 143 b)

 2° Le "trimètre" et le "tétramètre" ( M&T p. 117)

3° Le rythme "croissant" (crescendo) et le rythme "décroissant" (decrescendo) ; le rythme "régulier"; le rythme "symétrique" (NPF, p. 144 a)

4° Le rythme accumulatif (FMH, p. 419 a ; NPF, p. 144 a)

5° Le "Tempo"
* Dans la musique de jazz, le mot "tempo" désigne la vitesse d'exécution.
* En littérature, ce terme désigne l'allure, le rythme qu'un auteur donne au déroulement d'une action. (Pt Rob).
* En poésie, le "tempo" concerne la répartition des groupes de souffle (FR p.67).
"Cadence" et vitesse : La syntaxe ou le ton général du texte obligent à des accélérations ou ralentissements qui font varier la régularité rythmique. (S.L. p.137)

6° L'intonation ascendante ou descendante (F.R. p.67)

IV Le rapport entre la phrase et le vers (FMH, p. 301 a ; L.2°, p. 504)
La discordance entre rythme et syntaxe, entre phrase et vers, est porteuse de sens. (FMH, p. 306 a)
L'enjambement : « Simple débordement des groupements de la phrase par rapport à ceux du mètre, sans mise en vedette d’aucun élément particulier.» (Mazaleyrat, p. 126-7). L’enjambement supprime la coupe à la fin du vers. (FMH, p. 300, 422 a)
2° Le rejet :
(FMH, p. 427a) Consiste à « rejeter » au début du vers suivant un mot ou un groupe de mots court (inférieur à l’hémistiche) pour le mettre en valeur et à déplacer la coupe au début du vers suivant.
3° Le contre-rejet :
Consiste à placer un court élément d’une phrase à la fin du vers précédent.

§ 3 LES SONS ET LA MUSICALITE DU TEXTE ( FR p. 66)

I Les 37 sons ou « phonèmes » du français (P.F. p.172-173)


Les CONSONNES

Occlusives

Constrictives ou fricatives

Sourdes (sans vibration des cordes vocales)

p, t, k

f, s, ch

Sonores (avec vibration)

b, d, g

v, z, j

l, r

Autres appellations dues aux effets auditifs : les soufflantes (f, v) ; les sifflantes (s, z) ; les chuintantes (ch, j) ; les vibrantes ou liquides (l, r). Les dentales : t, d.

Les Nasales : consonnes (m, n , gn, -ing) et voyelles (un, on, in, an). Ex. : un bon vin blanc.

II Les effets de sonorités (FMH, p. 301a ; Bordas, p. 178 ; FMT, p. 186 ; Magnard, p. 93)
L'harmonie imitative : Certains sons, par leur répétition, imitent le bruit de ce qui est évoqué
Ex. : "Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?" (Racine, Andromaque, V, 4). FMT, p. 186.
L'harmonie suggestive : D'autres sons semblent suggérer un sentiment ou une sensation (FMT, p. 186)
Dans un cas comme dans l'autre, établir avec prudence le rapport entre la combinaison des sonorités et le sens de la phrase. (Magnard, p. 93)
2° L'assonance (répétition d’un son vocalique ; FMH, p. 420a)
et l'allitération
(répétition d’un son consonantique ; FMH, p. 419b) Un frais parfum sortait des touffes d'asphodèles ; / Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala (V. Hugo, Lég. des siècles, Booz endormi)

3° L'hiatus (Bordas 1°, p. 178 a ; Org. I p.328)
 On appelle "hiatus" la rencontre d'une voyelle sonore finale (qui  n'est donc pas un "e" muet) avec une voyelle sonore initiale d'un mot.(P.A.E. p.189)
Ex.: "Après bien des efforts, le coche arrive au haut" (La Font.)
4° La paronomase (Bordas, p. 537a ; L. 2, p. 505a ; Magnard, p. 93)
Consiste à rapprocher deux mots de sens différents mais de sonorités voisines. Ex. : "Et la mer et l'amour ont l'amer en partage, / Et la mer est amère, et l'amour est amer …" (Pierre de Marbeuf) (Magnard, p. 93) ;
"Je prêterais aussi volontiers mon sang que mon soin" (Montaigne).

III Les rimes (FMH, p. 301b ; Bordas, p. 178 ; L.2°, p. 504)

1° Qualité de la rime
- Rime pauvre : un élément vocalique en homophonie ;
- Rime suffisante : un élément vocalique et une consonne en homophonie ;
- Rime riche : trois éléments ou plus en homophonie.
2° Disposition des rimes
- Rimes plates ou suivies : AABB ; rimes croisées ou alternées : ABAB ; rimes embrassées : ABBA
Remarque: Rime "intérieure"
3° Genre ou « nature » des rimes
On distingue les rimes féminines, terminées par un e muet et les rimes masculines (toutes les autres) ; jusqu’au XIX° siècle, la règle les faisait alterner.


§ 4 LES FORMES POETIQUES (FMH, p.301b ; NPF, p.142 ; Bordas, p.179 et 198 ; FMT, p.232 ; L.2°, p.138, 504)
A. Les poèmes de formes régulières et fixes : le sonnet (L.2°, p. 138 ; ex. FMH, p. 304, 307), la ballade (L.2°, p. 138 ; FMH, p. 420a), le rondeau (L.2°, p. 138 ; FMH, p. 427, ex. p. 304), l'ode (FMH, p. 425), les

stances. Rem. : On appelle « pointe » ou « chute » le dernier vers du sonnet (FMH, p. 426a).
B. Les poèmes de formes plus libres : le madrigal, l'élégie (FMH, p. 421), la complainte (FMH, p. 421a), l'épigramme (FMH, p.422), la satire (FMH, p.427), la fable (FMH, p. 422 ; Bordas1°, p. 179 b), l’idylle

(FMH, p. 423b), le blason (FMH, p. 420b), l’hymne (FMH, p. 423a).
C. Le poème en prose (lire FMH, page 310 ; Bordas, p. 199 ; NPF, p. 142 a)
D. Le poème en vers libres (ex. FMH, p. 305b, 307a ; Bordas, p.198)
E. Le calligramme : Poème dont les mots sont disposés de façon à dessiner l’objet dont parle le texte (FMH, p. 420b)
F. Le poème ouvert (FMT, p. 233 ; ex. de Jaccottet, Guillevic, Reverdy, p. 236) : Aujourd’hui, la poésie se veut une forme ouverte qui permet à chaque poète d’affirmer une écriture personnelle.
- poème graphique : Il joue avec la taille, la forme, la disposition ou la couleur des lettres et des mots.
- poème déconstruit : Il abandonne la disposition des vers en colonne et introduit des blancs qui mettent chaque mot en valeur.
- poème concentré : Il prend l’apparence d’un fragment, qui transcrit une impression, une idée fugitive. Il peut se rapprocher du poème japonais, le haïku, qui décrit un paysage en trois vers.

Un RECUEIL poétique est une oeuvre dans laquelle un poète rassemble certains poèmes selon une architecture déterminée. Ex. : Les Contemplations de V. Hugo, Les Fleurs du mal de Baudelaire.

N.B. : Voir fiche 5, Lire une image en littérature ; fiche 6, Les registres ; fiche 7, Les genres (en particulier, l’épopée ; FMH, p. 422b)

Fiche n° 2, poésie, avril 2005 page / 4


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