On retrouve le souffrance de Baudelaire de la partie





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date de publication22.04.2017
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« Recueillement »

Baudelaire

Hypothèse de lecture :

On retrouve le souffrance de Baudelaire de la partie Spleen et idéal mais avec un certain paradoxe : l’auteur trouve de l’apaisement, du réconfort grâce à sa douleur qu’il veut à la fois apaiser et nourrir et c’est la plaisir qui le fait souffrir. Baudelaire fait en fait une expérience du spleen, de la souffrance, une expérience proche qui va aboutir à la confrontation avec sa douleur qui, elle, lui apportera un certain apaisement, l’isolement du monde.  Masochisme. Il arrive à lui parler, à la domestiquer et grâce à elle, il réussit à voir tout ce que les autres ne voient pas, son imagination lui permet ainsi de sortir des limites de la vie quotidienne.

 Fonction de voyant

Baudelaire semble se moquer des plaisirs qui le font souffrir, ils se contentent de la solitude, de la douleur et de la conscience du temps qui passe qu’il connaît grâce à son imaginaire. L’apaisement vient avec la prise de conscience du temps qui passe et le poète le démontre avec l’utilisation de vers longs, lents suivis d’autres beaucoup plus saccadés.

Il se retrouve seul et donc pense et se parle. Avec sa douleur, l’auteur ne sent donc plus seul  Phénomène de dédoublement : d’un côté la douleur et de l’autre le poète alors qu’ils forment un seul être.

Quand on se confronte à soi-même, les souvenirs, les vérités sont révélées ; des associations d’idées, des images, des sons apparaissent. En réalité, un être vivant est peuplé de fantômes, de souvenirs et il est ainsi constitué d’images mais aussi d’imaginaire. Cet imaginaire qui est fondamental au poète pour s’isoler des autres s’appuie sur un axe essentiel de la vie, les temps qui passe et ses effets sur les individus.
Axes :

  1. le poète et les hommes :

    1. La nécessité de la solitude :

 L’évocation dans ce poème d’un moment de solitude : le Soir qui se voit personnifié.

« Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici » « Entends, ma chère, entends la douce nuit

qui marche »

 Rythme du poème : il traduit le moment de solitude

_ Le Soir semble descendre un escalier : « Tu réclamais le Soir ; il descend ; le

voici » : 6-3-3

_ L’Obscurité semble monter sur la ville : « Une atmosphère obscure enveloppe la

ville » La montée de la nuit est traduite par l’amplitude de ce vers qui s’oppose au

vers précédent haché qui lui évoque son arrivée.

_ Ambivalence de ce moment de solitude : « Aux uns portant la paix, aux autres le

souci » Antithèse paix/souci + équilibre du vers 6-6


    1. Le rejet des autres :

« Pendant que des mortels la multitude vile… »  Ce rejet s’explique par le comportement de cette multitude qui va commettre des péchés et qui part à la recherche du plaisir qui, selon l’auteur, n’apporte aux hommes que des remords. « Sous le fouet du Plaisir…va cueillir des remords dans la fête servile »

 On peut aussi mettre en relation l’expression « cueillir des remords » avec le titre du recueillement « Les Fleurs du Mal ».

 Personnification du bourreau « ce bourreau sans merci » = sert à renforcer l’idée que le plaisir n’apporte que des souffrances. Servile = esclave de ces plaisirs.



    1. L’isolement :

 Le rejet du vers 9 « Loin d’eux » exprime le rejet des autres par le poète et met en valeur

cet isolement. Il veut se couper du monde, s’isoler. Cette attitude traduit un sentiment de

dégoût, de mépris mais surtout de supériorité. Il veut se distinguer du peuple.



  1. Le poète et lui-même :

    1. Le dialogue avec soi-même et le dédoublement :

 Paroles sous forme de dialogue rapporté :

« Sois sage, ô ma Douleur, et tiens toi tranquille » « Tu réclamais le Soir… » « Ma Douleur, donne moi la main… » « Vois se pencher les défuntes Années… » « Entends ma chère… » 

  • Apostrophes : « Ô ma Douleur… » « Ma Douleur… »

  • Utilisation de la 2e personne : « tiens toi plus tranquille » «Tu réclamais le Soir »

  • Utilisation de l’impératif : « Sois sage… » «…donne-moi la main » « viens par ici… »




    1. Les personnifications :

 Les poètes sont caractérisés par leur langage irrationnel, métaphorique, imaginaire

La douleur du poète devient femme ou enfant. Elle se voit représentée comme un être imaginaire et ainsi le poète parle de sentiments réels à travers des choses imaginaires. On retrouve en effet à travers la personnification de sa Douleur, des fantasmes, des fantômes sur lesquels d’autres images font se greffer comme celles du Regret, de la Nuit, de la Mort ou du Plaisir.

« Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici

« Sous le fouet du Plaisir

« Ma Douleur, donne-moi la main… »

« …se pencher les défuntes Années… »

« …le Regret souriant… »

« …le Soleil moribond s’endormir… »

« …la douce Nuit qui marche. »

   

    1. Les enjeux de ce dédoublement :

 Maîtrise de la douleur, apaisement, recherche de l’équilibre.

Cet équilibre se trouve grâce à la confrontation avec la Douleur qu’il faut domestiquer. Il a besoin de sa Douleur pour écrire  Romantisme. ( plaisir à se faire souffrir)

Parmi les effets de la douleur, un est plus important : c’est ce qu’elle peut nous apprendre sur l’expérience du temps. Le dédoublement est donc nécessaire pour que la douleur livre tous ses effets.


  1. Le poète et le temps :

 Le rapport au temps n’est pas réel, le poète évoque un temps vécu comme il a abordé la douleur avec une dimension imaginaire.


    1. L’appel aux sens :

 Evocation du temps de façon sensible : utilisation des verbes voir et entendre. « Vois se pencher les défuntes Années… » « Entends ma chère… » On peut ressentir le temps, il n’est pas abstrait.

 Construction à travers des tableaux vivants, fantasmatiques, visuels et sonores.

« …il descend le voici… » « …va cueillir des remords… » « …viens par ici… » « vois se

pencher… » «…surgir du fond des eaux… » « …s’endormir sous une arche…» « un long

linceul traînant… » «… entends la douce Nuit qui marche. »

 Souci de s’adresser à tous les sens


    1. Le rapport au passé :

 Premier tercet

Après l’évocation du passé à travers la personnification, sous la forme de femmes fantasmatiques, de la mort : « …les défuntes années sur les balcons du Ciel… », on retrouve une évocation douce du passé, c’est ce qui est mort sans être forcément douloureux. On a donc une image apaisante, nostalgique du passé derrière laquelle se retrouve la Mort et le Regret.  Ambivalence. « Regret souriant »

 Passé agréable et présent douloureux


    1. Le rapport au présent et au temps qui passe :

 Images du soleil et de la Nuit ( 2e tercet )

 Rapport à un moment précis où le soleil se couche, à mettre en relation avec le début du

poème : « Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici… » = « …Le Soleil moribond

s’endormir sous une arche… » Avec le temps, le soleil semble mourir (thèmes du temps

et de la mort)

 Sentiment qu’on tire du temps qui passe : le regret Paradoxe car ce regret est souriant.

 Prise de conscience du temps qui passe avec un fantôme familier : l’évocation de la nuit

qui avance avec bruit. « …un long linceul traînant à l’orient…la douce Nuit qui

marche. » On remarquera que cette image est tout de même accompagnée de celle de la 

mort (comparaisons mortifères). Le drap noir se lève à l’Orient tout comme le soleil.
Conclusion :

 Paradoxes avec le temps : il passe mais on aimerait qu’il s’arrête, entre la douleur et

l’apaisement du poète.

 Expérience du temps qui passe auquel on n’échappe pas et qui se trouve au cœur de la

souffrance des hommes.

 Parler de sentiments réels à travers des choses imaginaires.

 Expérience de la voyance qui est au sein de la poésie symboliste : Baudelaire nous invite

à aller voir ailleurs, à sortir de la vision académique des choses et ceci grâce à

l’imaginaire.

ENTRETIEN : _ Rimbaud : l’expérience du poète est de voir par l’imaginaire

_ Romantisme

_ Poésie surréaliste qui met en avant les fantasmes

_ Art moderne qui consiste à sortir de la vision académique des choses.

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