Paradoxe : genre mal défini (pas répertorié comme genre ds Poétique d’Aristote car échappe au «mimétique» # théâtre, narration) et pourtt hypercodé ( de nombr ss-genres)





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date de publication06.11.2016
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Poésie

sociologie

  • Prestige et marginalité

Sauf: - 1820’s :succès des Méditations de Lamartine et premiers recueils romantiques

- Occupation /libération

pb des médias auj, domination de la narration en prose ds programmes scolaires, pb du manque d’évolution du corpus des œuvres poétiques.

La poésie, domaine réservé aux initiés ?

La popularisation extrême du fait poétique

Histoire du mot poème




MA : ouvrage en vers


Pléiade : nuance : + certaine ampleur et solennité

Classique : tragédie( Corneille, Disc sur le poème dramatique, 1660)

Romantisme : tend d’abord à designer un genre part. à l’intér des formes poétiques.

Vigny : l’épopée mais brève. Mise en scène d’une pensée philosophique.

Leconte de Lisle : recueil Poèmes et poésies 1855 : poème : + grande concentration du thème que poésie.

Puis perd sa spécificité.

Ponge : métamorphose critique, titre ironique Proêmes 1948 : cf. antiquité : l’exorde, prélude musical à la cithare pour commencer le poème en l’honneur des dieux. + métissage prose/poéme.

La poésie comme genre

Paradoxe : genre mal défini (pas répertorié comme genre ds Poétique d’Aristote car échappe au « mimétique » # théâtre, narration) et pourtt hypercodé ( de nombr ss-genres)


  • Pb critère formel, Q du vers : Genette ds Intro à l’architexte : le partage rhétorique aritot. ne fait pas du mètre le signe de l’appartenance à un genre

  • Critère thématique : fiction : disc qui doit être lu ds sa littéralité#non fiction : disc représentatif, mimétique qui évoque un univ d’expérience subjective :
  • critère énonciatif : partir 18es tendance à identif genre poétique et lyrisme critère de relation intime au monde + critère de sincérité supposée. Ms pb Modernité



Q de savoir si la poésie pt se restreindre au seul chp « poétique » : fonction poétique de Jakobson, intransivité : Q de la poésie « pure »
Composantes trad du langage poétique : -rythme ; image ; intransitivité
Q de l’inspiration : renvoie à un indéfinissable propre au genre : Q de l’essence, du mystère de la poésie. Transgression, é-motion, rapport au Sacré

Pouvoirs de la poésie


- Poésie et Sacré. Mythe d’Orphée.

lien avec l’obscurité :

cf Mallarmé « Toute chose sacrée et qui veut demeurer sacrée s’enveloppe de mystère », souhaite « une langue immaculée- des formules hiératiques dont l’étude aride aveugle le profane. »

- svt accent sur le pouvoir agissant du poème : Valéry : « un poème est une sorte de machine à produire l’état poétique au moyen des mots ( « Poésie et pensée abstraite, Variété V)

-deux conceptions du pouvoir poésie :- le poème comme construction, architecture de mots : pouvoir du poème ; idée du poème-objet, poète artisan des mots cf. Malherbes « excellent arrangeur de syllabes ».

- le poète comme démiurge faisant sortir du néant le poème : pouvoir du poète.

- Le lien poésie /Sacré : suspicions ; tradition occident : opposer poésie et pensée rationnelle cf. Platon qui décrit l’enthousiasme poétique comme un délire inquiétant.

18e Vico :incompatibilité pensée /poésie

stéréotype du poète fou, illuminé.

17é encore une poésie didactique cf la poésie de cour qui formule et codifie dt se moque Molière ds Femmes savantes

auj : la prose s’est réservé la transmission des connaissances

poésie didactique reconnue comme poésie qd cesse de simplement vulgariser : recherche du langage : Lucrèce De Natura Rerum, Héraclite,

la poésie : moyen de connaissance : article de foi pour le romantisme européen. Poète : celui qui a accès à un monde autre. Mythe idéaliste du poète. Mais le poète a-t-il un autre pouv que celui du langage ?

Cf . Rimbaud : le poète avant tout à la recherche d’un langage : «  si ce qu’il rapporte de là-bas a forme, il donne forme ; si c’est informe, il donne l’informe. Trouver une langue »
Utilité/ inutilité de la poésie :

- Art pour art : l’o d’art doit pouv se suffire à elle même «  ce qui est utile est laid » ( Gautier, préface de Madem. Maupin, 1835). Poésie sert à rien sinon à créer de la beauté.

Discrédit de cette position mais témoigne d’une mutation des fonctions de la poésie et de l’art en gnral : fossé entre les créateurs et le public potentiel : la poésie cesse peu à peu de chercher son but ailleurs qu‘elle même à partir de l’époque romantique. La poésie dev de plus en plus la poésie.

Baudelaire «  La poésie ne peut pas, sous peine de mort ou de défaillance, s’assimiler à la science ou à la morale ; elle n’a pas la Vérité pour objet, elle n’a qu’elle même » ( Notes nouvelles sur Edgar Poe, 1857)

Tte poésie s’oriente vers qq poésie absolue, « une limite située à l’infini, un idéal de la puissance de beauté du langage » Valéry, commentateur de Mallarmé.
- la poésie moderne tend à masquer son origine utilitaire ( abandon de procédés mnémo comme la versif) Mais oubli js total


Les mots et les choses

La mimésis poétique : tension entre la linéarité naturelle du langage et la volonté de faire du poème une totalité cohérente, comme si tous les mots étaient présents au même instant dans la conscience du lecteur //mimésis picturale




La Poésie établit une relation privilégiée entre les mots et les choses

- elle réactive le langage, elle « dévoile, dans toute la force du terme »(Cocteau, Le Secret professionnel)

  • ne se limite pas à la description ou dénomination : on peut rêver d’une poésie qui produise les mêmes impressions que la chose, sans qu’elle soit désignée< Mallarmé : « la Transposition »(Variations sur un sujet ,1895)

Le refus d’expliciter le lien entre la chose concrète et l’impression faite sur le poète : une des raisons maj des difficultés d‘interprétation ds prod contempor.

Pour les classiques : imitation de la Nature, style harmonieux, fidélité au modèle ou embellissement, donne l’illusion de l’absence d’art, pittoresque.

19è : ère des initiateurs capables d’enseigner les mystères du monde. La poésie dev un mode de connaissance du réel : transfo capitale car passe d’une finalité esthétique à heuristique (recherche de la vérité)

- cf Rimbd « Le poète se fait voyant » « le suprême Savant »car «il arrive à l’inconnu » (lettre dite « du Voyant » du 15 mai 1871 à Paul Demeny).

20e Cette poésie de recherche se veut un mode de perception du monde d’où « le parti pris des choses » contre l’usure des pensées et des sensations.

Cf surréalisme, cf Max jacob « Concrétisez ! » « ayez un style concret » (Conseils à un jeune poète, 1945)

cf Ponge : « une poésie par laquelle le monde envahisse à ce point l’esprit de l’homme qu’il en perde à peu prés la parole, puis réinvente un jargon » « (la poésie) est ce qui ne se donne pas pour poésie. Elle est dans les brouillons de quelques maniaques de la nouvelle étreinte »(Le Grand recueil, 1961)

-Saint-John Perse, Vents, 1946 : « Non point l’écrit, mais la chose même. Prise en son vif et en son tout »
-Blanchot : les mots ne peuvent js atteindre les choses ; le mot n’existe que ds la mesure où il n’est pas la chose, où il est l’absence de la chose.

Le poème « substitue ss cesse à ce qu’il montre ce qui ne pt être montré, à ce qu’il dit, ce qui ne pt être dit » La Part du feu : Vertige

D’où pr lui l’expérience du langage// celle de la mort.
-Mallarmé : la poésie met en œuvre cette absence : « l’absente de tous bouquets »

Cf. « Las de l’amer repos » où propose un nvel art poétque : la poésie vouée à peindre la fin des objets de la nature, ne saurait exprimer que ce vide qui se creuse à l’ombre des mots.

« Imiter le chinois au cœur limpide et fin

« De qui l’extase pure est de peindre la fin

« Sur ces tasses de neige à la lune ravie

« D’une bizarre fleur qui parfume la vie »
- Sartre Qu’est-ce que la litt ? : le poète a choisi »l’attitude poétique qui considère les mots comme des choses et non comme des signes. Mots comme un piège pr attraper une réalité fuyante ; Le langage comme « miroir du monde »

entre le mot et la chose signifiée « un double rapport réciproque de ressemblance magique et de signification »

paradoxalt, la poésie inverse l’arbitraire du signe : cratylisme. Le poète ft comme si les mots , au lieu de les désigner, représentaient les choses. Invente leur pouvoir figuratif

Barthes : »l’ecrivain a tjrs en lui la cryance que les signes ne st pas arbitraires et que le nom est une propriété naturelle des choses.

Valéry : « la vérit poésie tend tjrs à un cert imitation de ce qu’elle signifie au moy de la matière du langage »

Diderot : propriété « emblématique » de la poésie

Cf - effets d’expressivité sonore : harmonie imitative

ex « Booz endormi », Légende de siècles

« Un frais parfum sortait des touffes d’asphodèles

« Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala »

- rapports d’analogies, d’homologies : proportion entre les mots

- étymologie : établit des relations motivées entre les mots

- jeu sur la graphie : ex Claudel : le mot Locomotive : le portrait de l’engin ; Queneau et sa faute d’othographe qui redonne à la « Giraffe » ses deux pattes dans « Mea Culpa »

Le Calligramme pour M. Foucault «  conjure l’invincible absence dt les mots ne parviennt pas à triompher »


Les profondeurs de l’âme
En latin, le « poeta » : poète-artisan du vers/ le « vates » : prophète inspiré par les dieux : figure orphique, représentation mystique de la poésie : pouvoir d’accéder aux profondeurs de l’âme humaine.

Le poète-prophète : - Ronsard Odes ,premier livre « A Joachim du Bellay Angevin » dès 2e vers idée que les poètes sont « les prophètes des dieux ». Ainsi idée qui remonte à la plus haute antiquité : Platon ds Ion et le Phèdre

  • Hugo

19e un savoir du poète plus philosophique que psycho

grâce au pouvoir cristallisateur du langage poétique : Vigny : le poème est symbole, concentration imagée d’idées cf « La Maison du berger », 1844 compare le poème à un « diamant pur »qui conserve les « splendeurs condensées » des « profondes pensées ».ici une élaboration consciente et maîtrisée : l’inspiration est initiale et ne fait pas obstacle au travail artistique.#

La poésie et l’inconscient : Rimbaud, av psychanalyse, finalité de la connaissance de soi : Breton def du surréalisme ds Premier Manifeste  comme « automatisme psychique pur » qui vise à exprimer « le fonctionnement réel de la pensée », « en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de tte préoccupation esthétique ou morale. »

Le dedans et le dehors

Pas de contradiction entre une poésie vouée à l’exploration du sujet et une poésie orientée vers la saisie du réel

Le texte poétique est le lieu où se conjoignent le dedans indiscible de l’auteur et le dehors muet du monde : complicité de la chose et de l’imaginaire. A. Vaillant.

« Le poète voit dans la même mesure qu’il se montre ? Et réciproquement. » Eluard, (Donner à voir, 1939 )

le poète est à « l’intersection de deux plans au tranchant cruellement acéré, celui du rêve et celui de la réalité » Reverdy, Le Gant de crin, 1917
poésie et musique
une métaphore seulement même si rythme.

Pr poètes svt musique du vers comme transcription littéraire de la pulsation primitive, de la vie même.

Cf Claudel : « métronome intérieur », « l’iambe fondamental, un temps faible et un temps fort ». En deçà du langage articulé, un écho aux « vibrations de l’âme # la prose écrite qui a privé le langage de son corps vocal.

Un dessèchement du à l’écrit cf Vigny  « dès qu’elle est imprimée, la poésie perd la moitié de son charme »(Journal d’un poète)

(trouver des ex poètes axés plutôt sur l’écrit : cf rôle de l’espace écriture ; Apollinaire, Calligrammes, etc.).

# Saint-John Perse hostile en principe à tte récitation poétique
Hugo qui notifie sur son testament l’interdiction de mettre ses textes en musique # Prévert et Joseph Kosma, Char pour oratorio de Boulez


  • aussi la poésie comme architecture sonore, qui se rêve libérée de la successivité discursive qui pose pb pour construire un tout cohérent et perceptible ( ici même démarche que pour la simultanéité spatiale)

  • utopie ultime = dissolution dans le silence de la pure contemplation : «  Le silence est la Poésie même pour moi » Vigny , Journal d’un poète .


Au MA : poésie le plus svt assoc à musique : poésie chantée  « canso » ; poésie récitée « le dit »

Passage à poésie litt. 14e-15e
la poésie phonique : «  poésie sonore » des dadaïstes ; poésie lettriste : Hugo Ball, Maurice Lemaître et sa « Ballade des Mordus », pastiche proche du canular de la « Ballade des pendus » de Villon.

Le vers et le poème

Pb de l’essence de la poésie

Se pose surtout dep le relâchement et la disparition des formes métriques



Hors de tout contexte normatif sont poétiques les textes qui se présentent comme tels. Existence d’une versification non poétique(slogan = usage parodique des techniques poétiques)

La poésie non versifiée garderait la trace du vers : cf le blanc dans le vers libre se définit par rapport au blanc plus régulièrement distribué de la poésie versifiée, pas seulement comme signal poétique # prose.

Poésie versifiée/ non versifiée : deux essences distinctes de la poésie ? par conséquent nouveaux critères de poéticité pour la poésie contempor. ou avatars d’une seule et même réalité ? auquel cas l’obsolescence des anciennes techniques aurait permis la révélation d’une nature poétique occultée par la versif trad.?

M. Henry : « Le vers est un accident », pas essentiel

Critiques du vers : - Fénélon ds Projet de poétique, contre la rime qui nuit à la variété, à la facilité, qui fait languir le discours.

-Léon-Paul Fargue, défenseur du vers libre se moque des dictionnaires de rimes ds Suite familière, 1944.
Partisans du vers  deb 20e : invoquent la necessité d’une contrainte formelle. L’Art comme la libre application de règles imposées. # Claudel : absurdité de l’uniformité de la contrainte car les grands poètes : ceux qui parviennent à préserver la liberté créatrice.

-dialectique artistique de la liberté et de la contrainte

Cocteau «  l’excitation vient du petit nombre de moyens » (Le secret professionnel)

Supervielle  se fie à l’inspiration et à la logique de l’œuvre en train de se faire : « Je laisse mon poème lui-même faire son choix »

Claudel : pour la diversité des formes : le vers régulier «  qu’un moyen d’expression parmi d’autres »

Ponge : Proêmes, 1948
Poésie et langage
Le poème : réalisation part. représentative du fait litt., comme la quintessence. (Cf. sens métaphorique de poème pr tt texte litt.) Se propose de manifester l’être-même du langage.

Dicos de la fin 20e def d’abord la poésie comme « art du langage »

La poésie nécessite un usage supérieur du langage.

Cf. Tzvetan Todorov : 3 grandes façons de penser la poésie :

  • le classicisme : conception rhétorique de la poésie comme ornement pour un agrément supérieur. Cf ; poésie galante. essentiellement linéaire ; figure fav : périphrase qui sert une poésie descriptive qui vise à montrer l’unité profonde du monde sous la diversité mouvante des perceptions. Cf. 18e Marmontel Poétique française, 1763 : rêve de vastes poèmes encyclop.

  • la poésie inverse les propriétés rationnelles du langage en faisant passer les sentiments à travers les mots : cherche à communiquer ce que le langage conceptuel ne saurait traduire.

  • Auj et dep Romantisme : accent sur la signification plus que sur le sens, sur le jeu du langage, plus que sur ce qu’il dit. Langage poétique attire l’attention sur lui-même.

Tendance à tendre au max distance entre poésie et langage ordinaire. Refus de l’idéal classique de Voltaire « la poésie est l’éloquence harmonieuse ».
conception ornementale de la poésie qui prévaudra jusqu’au romantisme : au MA, poésie intégrée à la rhétorique, au 15e comme une seconde rhétorique, avec un degré supplémentaire de difficulté à cause des contraintes de versif. Cette conception découle d’une certaine philosophie du langage : l’écrivain est le greffier de l’esprit.

cf Boileau Art poétique, 1674 : « Ce que l’on conçois bien s’énonce clairement,

Et les mots pour le dire arrivent aisément »

Tout ce qui s’ajoute à cette fonction médiatrice du langage : superflu et luxe

  • 19e : idée que la poésie garderait l’essence d’un langage dont l’usage commun plus que la forme dégradée. Le poète seul redonne au mot sa dignité et son opacité

cf Mallarmé

Le lecteur assiste au travail du langage ds la poésie , dev un matériau dont le sens et la structuration sont à réinventer à chaque création.

  • le rêve d’un langage originel : le poète voudrait réaliser l’être idéal du langage mais les mots usés, incapables de symboliser l’idée. Ce rêve va svt de pair avec la nostalgie d’un âge d’or où le mot était la chose. Cf Valéry : le poète véritable « boit encore aux sources du langage »

cf Mallarmé qui voudrait que le livre soit »l’expansion totale de la lettre » mais constate que la lettre ment : ds Crise de vers, 1886-96 dit sa deception devant la « perversité conférant à jour comme à nuit, contradictoirement, des timbres obscurs ici, là clair »

D’où tentation du silence : cf raréfaction du texte sur les pages blanches des recueils poétiques

Pourtant, la faiblesse du mot ne fait-elle pas la grandeur du poème ? :s’agit d’ébaucher les contours d’un au-delà, ni silence ni parole, qui suppléerait aux défaillances de la communication humaine. Si la forme linguistique avait été adéquate, le vers n’existerait pas
« La poésie figure, plutôt qu’une essence improbable du langage, ce vouloir-être que toute la littérature porte en elle, paradis perdu ou à venir. » Alain Vaillant, La poésie
Claudel, Cinq Grandes Odes, 1910

«  Les mots que j’emploie,

Ce sont les mots de tous les jours, et ce ne sont point les mêmes ! »

Octavio Paz L’Arc et la Lyre : »l’expérience poétique est irréductible à la parole et cept seule la parole l’exprime » ; l’image comme recours desespéré ctre le silence.

Valéry Propos sur la poésie : ds langage ordinaire « la forme ne se conserve pas », « elle se dissout ds la clarté »# poésie : »le poème ne meurt pas pour avoir servi ; il est fait expressément pour renaître de ses cendres er redev indéfiniment ce qu’il vient d’être »
La poésie pas réductible à la puissance d’une perception ou sensation qui tenteraient de se dire par le poème : d’abord une aventure du langage. Aventure paradoxale : c’est l’echec du langage qui révèle les pouv du poète.
Saussure : langue :produit social#parole poétique :acte indiv et créateur, s’invente ctre la langue. Thème maj de la reflex mod :Baudel, Mallarmé,Valéry ;Claudel ;Sartre.
Pb du silence Mallarmé : « Evoquer dans une ombre exprés, l’objet tu par des mots allusifs, js directs, se réduisant à du silence égal » Variation sur un sujet, 1893

Sarte, Orphée noir « la poésie est une tentative incantatoire pr suggérer l’être ds et par la disparition vibratoire du mot ».  « en renchérissant sur son impuissance verbale, en rendant les mots fous, le poète ns fait soupçonner[…] d’énormes densités silencieuses : puisque ns ne pouvons pas ns taire, il ft faire du silence av le langage »

But de la poésie mod : »cette auto-dstruction du langage » ; « le poème est une chambre obscure où les mots se cognent en rondes, fous ». « ils s’allument réciproquemt de leurs incendies et tombent en flammes »
Octavio Paz : »Le poème est langage en tension » « montre le revers de la parole :le silence et la non-signification »

Comme si la po »sie ne manifestait que l’impossibilité de dire, comme parole du silence

Blanchot :pr lui, l’exp du langage// celle de la mort puisque les mots ne pvt atteinedre les choses.

Mais on pt resister à ce vertige : poésie, si ne cesse de dire l’irrémédiable échec du langage, transf en même temps cet échec en conquête. : Sarte : le poète suscite un langage au-delà du langage.

Conseq : la poésie est révolutionnaire par sa nature même ; donne la parole à ceux qui ne l’avait pas ; import de la forme poétique
Poésie et roman

La poésie diffère essentiellement de la narration : ds narration, le langage est au service de la constitution d’un univers vraisemblables d’objets et de relations psychos ; la poésie a ce pouvoir étrange de donner ce qu’elle dit en même temps comme irréel et comme réalisé.

Cf. Schlegel, L’Athenaeum, 1798 «  Ce qui arrive dans la poésie n’arrive jamais, ou toujours.[…] Il ne faut pas croire que cela se produit vraiment ».
Poésie et Histoire

Epopée puis à partir de la diffusion massive par imprimerie, poésie se détourne de son rôle de gardienne de la mémoire histor.

Poésie et mythe

Poésie prête sa puissance de nomination, richesse d’organisation et surtt son autorité : Génèse biblique, Hugo : La Fin de Satan, mythe de la liberté ds poésie de la Résistance, mythe de la négritude pour Aimé Césaire ou Leopold Sédar Senghor


Le poème-objet
Dep fin 19e, la dim visuelle et graphique du poème a considérablemt eté réevaluée par rapport à sa nature vocale

La ponctuation : Rimbaud : accumulation de tirets, points de suspension ou exclamation

# Apollinaire 1912 décide de supprimer tous les signes de ponctuation ds Alcools

mise en page : la poésie doit se penser concurremment ds le temps de la diction et ds l’espace d’un texte visible et donc visible.

Cf Calligrammes d’Apollinaire

Typographie expressive (place des mots ds page, espacement des lignes, taille des caractères)cf. Mallarmé « Un coup de dés js  n’abolira le hasard » : se veut la parfaite transcription de la parole poétique et comme une partition vocale.

Liberation spatiale du texte, envahissement de la page par le blanc qui mime le silence infini du monde

En elle-même, la valorisation de la typographie : l’extension du principe poétique qui veut que tous les plans du signifiant participent à la production du sens global : tout signifie à l’intérieur de la structure close du poème.
La question du lyrisme
Poésie et autobiographie

- si seulement le matériau brut du travail poétique, n’a pas à entrer en ligne de compte

  • peut fournir la clé au décodage textuel et être intégré à la stratégie scripturale : jeu rusé et retors avec le lecteur C’est une des particularités de la poésie moderne d’avoir décentré la poésie vers un espace intermédiaire entre la vie et l’écriture.

cf « salut » de Mallarmée avertit par une note bibliographique où précise le contexte du banquet qui donne au texte sa drôlerie qui resterait sans cela imperceptible

Le cryptage par l’autobiographie : une des formes de l’hermétisme.
hermétisme poétique
- par l’hermétisme, la poésie tenue à l’abri des regard profanes, nécessité d’une initiation
par son caractère systématique, l’hermétisme fait passer de la Q « qu’est- ce que cela veut dire à qu’est-ce qu’il veut dire ? : institue une relation complices lecteur/auteur

def : « l’emploi volontaire de codes dont ni la tradition, ni le texte même ne fournit la clé au lecteur »

«  Le poète , semblable au pigeon-voyageur, porte dans sa plume un message, que d’autres devront , pour en extraire le vrai sens , déchiffrer » Reverdy

Breton ds Premier Manifeste sur les poèmes hermétiques de Mont de piété « l’œil fermé sur des opérations de pensée que je croyais dérober au lecteur »par « amour de brusquer » pour obtenir « l’illusion d’une complicité possible »

  • hermétisme intratextuel : un des aspects maj de la poétique moderne, lié à l’esthétique du blanc et de la fragmentation. Oblige le lecteur à construire dialectiquement le sens par un constant aller-retour entre le poème et recueil ; condamne donc l’explic de texte tradi de l’enseignement secondaire. cf Rimbaud : l’obscurité de ses poèmes en prose des Illuminations trouve des éclaircissements partiels ds lecture transversale du recueil

  • hermétisme étymologique Mallarmé, Valéry, Saint-John Perse

  • hermétisme intertextuel


cf. mouvt symboliste : primauté du mystère, contre le positivisme.
Le sens
- Poème : une machine à produire du sens, dont l’activation dépendrait exclusivement du texte et du lecteur.

M. Riffaterre : « signifiance » : pouvoir spécifique grâce auquel tout acquiert une signification ds le poème.

  • conséquence d’une conception quasi religieuse de la poésie : la poésie ne s’expliquerait pas, se ressentirait ds une sorte de communion qui se suffit à elle-même. Le discours critique tenu en suspicion. Cf abbé Brémond et sa conception de la poésie pure// prière : pas neccess de comprendre le sens. Cette idée de poésie « pure » ne renvoyant strictement qu’elle même : qu’une illusion.

  • Ms le référent du texte poétique ne se livre js ss « quelque méprise » Verlaine, Art Poétique : il est parasité, débordé par d’autres possibilités d’organisation du tx ; le poème ne se limite js au sens explicite de son référent : il vit de l’impossibilité de cette réduction.

  • Un poème nait de la tension entre 2 visées contradictoires : -la pulsion de communication ; - le plaisir de jouer avec la matière du langage. Souci efficacité /gratuité

  • Octavio Paz : « le sens de l’image est l’image même » ; « Le poète ne veut pas dire, il dit » L’arc et la Lyre . Un image ne pt pas être expliquée par des mots, pt pas être trad intelligiblement.

  • Tte manip detruit ou du moins transforme l’effet poétique.

  • Cf le colonel Godchot qui s’est efforcé de  « traduire en vers français » le « Cimetière marin » de Valéry, rebuté par son hermétisme

Valéry : « la poésie est l’ambition d’un disc qui soit chargé de plus de sens, et mélé de plus de musique »


  • cert poésies prennent sens ds refus de la signification : ne pas prendre au sérieux la prétention de la langue à rendre compte du monde

  • le poème n’est js la représentation d’un donné mais tension, sens à venir.

  • Octavio Paz : « Né de la parole , le poème débouche sur qqch qui le dépasse »

  • L’ambiguité : à la source même de la poésie ; ds la distance qui se creuse entre les mots et les objets. Ambivalence du message, suspension du sens


Sur la longueur du poème


  • La tentation du poème long : l’épopée : echec

  • Poésie lyrique de Lamartine à Musset : esthétique du poème long qui se déploie selon la vague des passions. Une poésie de l’expression, se déployant ds un disc sur le monde.

  • Baudelaire : condamnation : « tout ce qui dépasse la longueur de l’attention que l’être humain peut prêter à la forme poétique n’est pas poème »

  • Modernité poétique : brieveté. Fulguration d’une parole allusive, ouverte sur le mystère, suggestions, fragmentation. Répudie la discursivité et se rassemble sur son dense noyau verbal.

  • # Saint John Perse, Aimé Césaire : recherche d’un ample souffle poétique.



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Paradoxe : genre mal défini (pas répertorié comme genre ds Poétique d’Aristote car échappe au «mimétique» # théâtre, narration) et pourtt hypercodé ( de nombr ss-genres) iconProgramme des enseignements master «genre(S), pensées de la différence, rapports de sexe»
«composante spécifique» de l’université, rattachée à l’ufr «Histoire, Littératures, Sociologie, Genre»

Paradoxe : genre mal défini (pas répertorié comme genre ds Poétique d’Aristote car échappe au «mimétique» # théâtre, narration) et pourtt hypercodé ( de nombr ss-genres) iconEnvoyé par Myriam. Les Genres littéraires
«épître aux Pisons» = adaptation de ce que Aristote dit de la tragédie : division en acte, nécessité de plaire et d’instruire. Aristote...

Paradoxe : genre mal défini (pas répertorié comme genre ds Poétique d’Aristote car échappe au «mimétique» # théâtre, narration) et pourtt hypercodé ( de nombr ss-genres) iconListe des ouvrages du fonds Genre en Christianisme a la bibliothèque...

Paradoxe : genre mal défini (pas répertorié comme genre ds Poétique d’Aristote car échappe au «mimétique» # théâtre, narration) et pourtt hypercodé ( de nombr ss-genres) iconLes deux genres les plus répandus sont
«catharsis» (du grec κάθαρσις : purification), ou purgation des passions : les spectateurs d'une tragédie sont ainsi censés se purger,...

Paradoxe : genre mal défini (pas répertorié comme genre ds Poétique d’Aristote car échappe au «mimétique» # théâtre, narration) et pourtt hypercodé ( de nombr ss-genres) iconCorrection de la dissertation
«En quoi la poésie vous paraît-il le genre le plus propice à l’expression des sentiments.» On écrira plutôt : on se demandera en...





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