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1967 LACAN proposition du 9 octobre 1967 SUR LA PASSE

Seconde version de la proposition du 9 octobre 1967 sur le psychanalyste de l’école, d’après Scilicet n° 1, 1er trimestre 1968, Champ Freudien, Seuil, Paris, pp. 14-30.

 

(14)Avant de la lire, je souligne qu’il faut l’entendre sur le fonds de la lecture, à faire ou à refaire, de mon article : « Situation de la psychanalyse et formation du psychanalyste en 1956 ». (Pages 419-486 de mes Écrits).

 

Il va s’agir de structures assurées dans la psychanalyse et de garantir leur effectuation chez le psychanalyste.

Ceci s’offre à notre École, après durée suffisante d’organes ébauchés sur des principes limitatifs. Nous n’instituons du nouveau que dans le fonctionnement. Il est vrai que de là apparaît la solution du problème de la Société psychanalytique.

Laquelle se trouve dans la distinction de la hiérarchie et du gradus.

Je vais produire au début de cette année ce pas constructif :

1) le produire – vous le montrer ;

2) vous mettre en fait à en produire l’appareil, lequel doit reproduire ce pas en ces deux sens.

Rappelons chez nous l’existant.

D’abord un principe : le psychanalyste ne s’autorise que de lui-même, ce principe est inscrit aux textes originels de l’École et décide de sa position.

Ceci n’exclut pas que l’École garantisse qu’un analyste relève de sa formation.

Elle le peut de son chef.

Et l’analyste peut vouloir cette garantie, ce qui dès lors ne peut qu’aller au-delà : devenir responsable du progrès de l’École, devenir psychanalyste de son expérience même.

(15)À y regarder de cette vue, on reconnaît que dès maintenant c’est à ces deux formes que répondent :

I. l’A.M.E., ou analyste membre de l’École, constitué simplement par le fait que l’École le reconnaît comme psychanalyste ayant fait ses preuves.

C’est là ce qui constitue la garantie venant de l’École, distinguée d’abord. L’initiative en revient à l’École, où l’on est admis à la base que dans le projet d’un travail et sans égard de provenance ni de qualifications. Un analyste-praticien n’y est enregistré au départ qu’au même titre où on l’y inscrit médecin, ethnologue, et tutti quanti.

II. l’A.E, ou analyste de l’École, auquel on impute d’être de ceux qui peuvent témoigner des problèmes cruciaux aux points vifs où ils en sont pour l’analyse, spécialement en tant qu’eux-mêmes sont à la tâche ou du moins sur la brèche de les résoudre.

Cette place implique qu’on veuille l’occuper : on ne peut y être qu’à l’avoir demandé de fait, sinon de forme.

Que l’École puisse garantir le rapport de l’analyste à la formation qu’elle dispense, est donc établi.

Elle le peut, et le doit dès lors.

C’est ici qu’apparaît le défaut, le manque d’invention, pour remplir un office (soit celui dont se targuent les sociétés existantes) en y trouvant des voies différentes, qui évitent les inconvénients (et les méfaits) du régime de ces sociétés.

L’idée que le maintien d’un régime semblable est nécessaire à régler le gradus, est à relever dans ses effets de malaise. Ce malaise ne suffit pas à justifier la maintenance de l’idée. Encore moins son retour pratique.

Qu’il y ait une règle du gradus est impliqué dans une École, encore plus certainement que dans une société. Car après tout dans une société, nul besoin de cela, quand une société n’a d’intérêts que scientifiques.

Mais il y a un réel en jeu dans la formation même du psychanalyste. Nous tenons que les sociétés existantes se fondent sur ce réel.

Nous partons aussi du fait qui a pour lui toute apparence, que Freud les a voulues telles qu’elles sont.

Le fait est pas moins patent – et pour nous concevable – (16)que ce réel provoque sa propre méconnaissance, voire produise sa négation systématique.

Il est donc clair que Freud a pris le risque d’un certain arrêt. Peut-être plus : qu’il y a vu le seul abri possible pour éviter l’extinction de l’expérience.

Que nous nous affrontions à la question ainsi posée, n’est pas mon privilège. C’est la suite même, disons-le au moins pour les analystes de l’École, du choix qu’ils ont fait de l’École.

Ils s’y trouvent groupés de n’avoir pas voulu par un vote accepter ce qu’il emportait : la pure et simple survivance d’un enseignement, celui de Lacan.

Quiconque ailleurs reste à dire qu’il s’agissait de la formation des analystes, en a menti. Car il a suffi qu’on vote dans le sens souhaité par l’I.P.A., pour y obtenir son entrée toutes voiles dehors, à l’ablution reçue près pour un court temps d’un sigle made in English (on n’oubliera le french group). Mes analysés, comme on dit, y furent même particulièrement bien venus, et le seraient encore si le résultat pouvait être de me faire taire.

On le rappelle tous les jours à qui veut bien l’entendre. C’est donc à un groupe à qui mon enseignement était assez précieux, voire assez essentiel, pour que chacun délibérant ait marqué préférer son maintien à l’avantage offert, – ceci sans voir plus loin, de même que sans voir plus loin, j’interrompais mon séminaire à la suite dudit vote –, c’est à ce groupe en mal d’issue que j’ai offert la fondation de l’École.

À ce choix décisif pour ceux qui sont ici, se marque la valeur de l’enjeu. Il peut y avoir un enjeu, qui pour certains vaille au point de leur être essentiel, et c’est mon enseignement.

Si ledit enseignement est sans rival pour eux, il l’est pour tous, comme le prouvent ceux qui s’y pressent sans en avoir payé le prix, la question étant suspendue pour eux du profit qui leur en reste permis.

Sans rival ici ne veut pas dire une estimation, mais un fait : nul enseignement ne parle de ce qu’est la psychanalyse. Ailleurs, et de façon avouée, on ne se soucie que de ce qu’elle soit conforme.

Il y a solidarité entre la panne, voire les déviations que montre la psychanalyse et la hiérarchie qui y règne, – et que nous désignons, (17)bienveillamment on nous l’accordera, comme celui d’une cooptation de sages.

La raison en est que cette cooptation promeut un retour à un statut de la prestance, conjoignant la prégnance narcissique à la ruse compétitive. Retour qui restaure des renforcements du relaps ce que la psychanalyse didactique a pour fin de liquider.

C’est l’effet qui porte son ombre sur la pratique de la psychanalyse, – dont la terminaison, l’objet, le but même s’avèrent inarticulables après un demi-siècle au moins d’expérience suivie.

Y porter remède chez nous doit se faire de la constatation du défaut dont j’ai fait état, loin de songer à le voiler.

Mais c’est pour prendre en ce défaut, l’articulation qui manque.

Elle ne fait que recouper ce qu’on trouvera partout, et qui est su depuis toujours, c’est qu’il ne suffit pas de l’évidence d’un devoir pour le remplir. C’est par le biais de sa béance, qu’il peut être mis en action, et il l’est chaque fois qu’on trouve le moyen d’en user.

Pour vous y introduire, je m’appuierai sur les deux moments du raccord de ce que j’appellerai respectivement dans ce déduit la psychanalyse en extension, soit tout ce que résume la fonction de notre École en tant qu’elle présentifie la psychanalyse au monde, et la psychanalyse en intension, soit la didactique, en tant qu’elle ne fait pas que d’y préparer des opérateurs.

On oublie en effet sa raison d’être prégnante, qui est de constituer la psychanalyse comme expérience originale, de la pousser au point qui en figure la finitude pour en permettre l’après-coup, effet de temps, on le sait, qui lui est radical.

Cette expérience est essentielle à l’isoler de la thérapeutique, qui ne distord pas la psychanalyse seulement de relâcher sa rigueur.

Observerai-je en effet qu’il n’y a aucune définition possible de la thérapeutique si ce n’est la restitution d’un état premier. Définition justement impossible à poser dans la psychanalyse.

Pour le primum non nocere, n’en parlons pas, car il est mouvant de ne pouvoir être déterminé primum au départ : à quoi choisir de ne pas nuire ! Essayez. Il est trop facile dans cette condition de mettre à l’actif d’une cure quelconque le fait de n’avoir pas nui à quelque chose. Ce trait forcé n’a d’intérêt que de tenir sans doute d’un indécidable logique.

On peut trouver le temps révolu où ce à quoi il s’agissait de ne (18)pas nuire, c’était à l’entité morbide. Mais le temps du médecin est plus intéressé qu’on ne croit dans cette révolution, – en tout cas l’exigence devenue plus précaire de ce qui rend ou non médical un enseignement. Digression.

Nos points de raccord, où ont à fonctionner nos organes de garantie, sont connus : c’est le début et la fin de la psychanalyse, comme aux échecs. Par chance, ce sont les plus exemplaires pour sa structure. Cette chance doit tenir de ce que nous appelons la rencontre.

 

Au commencement de la psychanalyse est le transfert. Il l’est par la grâce de celui que nous appellerons à l’orée de ce propos : le psychanalysant[1]. Nous n’avons pas à rendre compte de ce qui le conditionne. Au moins ici. Il est au départ, Mais qu’est-ce que c’est ?

Je suis étonné que personne n’ait jamais songé à m’opposer, vu certains termes de ma doctrine, que le transfert fait à lui seul objection à l’intersubjectivité. Je le regrette même, vu que rien n’est plus vrai : il la réfute, il est sa pierre d’achoppement. Aussi bien est-ce pour établir le fond où l’on puisse en apercevoir le contraste, que j’ai promu d’abord ce que d’intersubjectivité implique l’usage de la parole. Ce terme fut donc une façon, façon comme une autre, dirais-je, si elle ne s’était pas imposée à moi, de circonscrire la portée du transfert.

Là-dessus, là où il faut bien qu’on justifie son lot universitaire, on s’empare dudit terme, supposé, sans doute parce que j’en ai usé, être lévitatoire. Mais qui me lit, peut remarquer l’« en réserve » dont je fais jouer cette référence pour la conception de la psychanalyse. Cela fait partie des concessions éducatives à quoi j’ai dû me livrer pour le contexte d’ignorantisme fabuleux où j’ai dû proférer mes premiers séminaires.

Peut-on maintenant douter qu’à rapporter au sujet du cogito ce que l’inconscient nous découvre, qu’à en avoir défini la distinction de l’autre imaginaire, dit familièrement, petit autre, du lieu d’opération du langage, posé comme étant le grand Autre, j’indique assez qu’aucun sujet n’est supposable par un autre sujet, – si ce terme doit bien être pris du coté de Descartes. Qu’il lui faille Dieu(19)ou plutôt la vérité dont il le crédite, pour que le sujet vienne se loger sous cette même cape qui habille de trompeuses ombres humaines, – que Hegel à le reprendre pose l’impossibilité de la coexistence des consciences, en tant qu’il s’agit du sujet promis au savoir, – n’est-ce pas assez pour pointer la difficulté, dont précisément notre impasse, celle du sujet de l’inconscient, offre la solution –, à qui sait la former.

Il est vrai qu’ici Jean-Paul Sartre, fort capable de s’apercevoir que la lutte à mort n’est pas cette solution, puisqu’on ne saurait détruire un sujet, et qu’aussi bien elle est dans Hegel à sa naissance préposée, en prononce à huis clos la sentence phénoménologique : c’est l’enfer. Mais comme c’est faux, et de façon justiciable de la structure, le phénomène montrant bien que le lâche, s’il n’est pas fou, peut fort bien s’arranger du regard qui le fixe, cette sentence prouve aussi que l’obscurantisme a son couvert mis pas seulement aux agapes de droite.

Le sujet supposé savoir est pour nous le pivot d’où s’articule tout ce qu’il en est du transfert. Dont les effets échappent, à faire pince pour les saisir du pun assez maladroit à s’établir du besoin de la répétition à la répétition du besoin.

Ici le lévitant de l’intersubjectivité montrera sa finesse à interroger : sujet supposé par qui ? sinon par un autre sujet.

Un souvenir d’Aristote, une goutte des catégories, prions-nous, pour décrotter ce sujet du subjectif. Un sujet ne suppose rien, il est supposé.

Supposé, enseignons-nous, par le signifiant qui le représente pour un autre signifiant.

Écrivons comme il convient le supposé de ce sujet en mettant le savoir à sa place d’attenance de la supposition :
 

On reconnaît à la première ligne le signifiant S du transfert, c’est-à-dire d’un sujet, avec son implication d’un signifiant que nous dirons quelconque, c’est-à-dire qui ne suppose que la particularité au sens d’Aristote (toujours bien venu), qui de ce fait suppose encore d’autres choses. S’il est nommable d’un nom propre, (20)ce n’est pas qu’il se distingue par le savoir, comme nous allons le voir.

Sous la barre, mais réduite à l’empan supposant du premier signifiant : le s représente le sujet qui en résulte impliquant dans la parenthèse le savoir, supposé présent, des signifiants dans l’inconscient, signification qui tient la place du référent encore latent dans ce rapport tiers qui l’adjoint au couple signifiant-signifié.

On voit que si la psychanalyse consiste dans le maintien d’une situation convenue entre deux partenaires, qui s’y posent comme le psychanalysant et le psychanalyste, elle ne saurait se développer qu’au prix du constituant ternaire qu’est le signifiant introduit dans le discours qui s’en instaure, celui qui a nom : le sujet supposé savoir, formation, elle, non d’artifice mais de veine, comme détachée du psychanalysant.

Nous avons à voir ce qui qualifie le psychanalyste à répondre à cette situation dont on voit qu’elle n’enveloppe pas sa personne. Non seulement le sujet supposé savoir n’est pas réel en effet, mais il n’est nullement nécessaire que le sujet en activité dans la conjoncture, le psychanalysant (seul à parler d’abord), lui en fasse l’imposition.

C’est même si peu nécessaire que ce n’est pas vrai d’ordinaire : ce que démontre dans les premiers temps du discours, une façon de s’assurer que le costume ne va pas au psychanalyste, – assurance contre la crainte qu’il n’y mette, si je puis dire, trop tôt ses plis.

Ce qui nous importe ici c’est le psychanalyste, dans sa relation au savoir du sujet supposé, non pas seconde mais directe.

Il est clair que du savoir supposé, il ne sait rien. Le Sq de la première ligne n’a rien à faire avec les S en chaîne de la seconde et ne peut s’y trouver que par rencontre. Pointons ce fait pour y réduire l’étrangeté de l’insistance que met Freud à nous recommander d’aborder chaque cas nouveau comme si nous n’avions rien acquis de ses premiers déchiffrements.

Ceci n’autorise nullement le psychanalyste à se suffire de savoir qu’il ne sait rien, car ce dont il s’agit, c’est de ce qu’il a à savoir.

Ce qu’il a à savoir, peut être tracé du même rapport « en réserve » selon lequel opère toute logique digne de ce nom. Ça ne veut rien dire de « particulier », mais ça s’articule en chaîne de lettres si(21)rigoureuses qu’à la condition de n’en pas rater une, le non-su s’ordonne comme le cadre du savoir.

L’étonnant est qu’avec ça on trouve quelque chose, les nombres transfinis par exemple. Qu’était-il d’eux, avant ? J’indique ici leur rapport au désir qui leur a donné consistance. Il est utile de penser à l’aventure d’un Cantor, aventure qui ne fut pas précisément gratuite, pour suggérer l’ordre, ne fut-il pas, lui, transfini, où le désir du psychanalyste se situe.

Cette situation rend compte à l’inverse, de l’aise apparente dont s’installent aux positions de direction dans les sociétés existantes ce qu’il faut bien appeler des néants. Entendez-moi : l’important n’est pas la façon dont ces néants se meublent (discours sur la bonté ?) pour le dehors, ni la discipline que suppose le vide soutenu à l’intérieur (il ne s’agit pas de sottise), c’est que ce néant (du savoir) est reconnu de tous, objet usuel si l’on peut dire, pour les subordonnés et monnaie courante de leur appréciation des Supérieurs.

La raison s’en trouve dans la confusion sur le zéro, où l’on reste en un champ où elle est pas de mise. Personne qui se soucie dans le gradus d’enseigner ce qui distingue le vide du rien, ce qui pourtant n’est pas pareil, – ni le trait repère pour la mesure, de l’élément neutre impliqué dans le groupe logique, non plus que la nullité de l’incompétence, du non-marqué de la naïveté, d’où tant de choses prendraient leur place.

C’est pour parer à ce défaut, que j’ai produit le huit intérieur et généralement la topologie dont le sujet se soutient.

Ce qui doit disposer un membre de l’École à pareilles études est la prévalence que vous pouvez saisir dans l’algorithme plus haut produit, mais qui n’en demeure pas moins pour ce qu’on l’ignore, la prévalence manifeste où que ce soit : dans la psychanalyse en extension comme dans celle en intension, de ce que j’appellerai savoir textuel pour l’opposer à la notion référentielle qui la masque.

De tous les objets que le langage ne propose pas seulement au savoir, mais qu’il a d’abord mis au monde de la réalité, de la réalité de l’exploitation interhumaine, on ne peut dire que le psychanalyste soit expert. Ça vaudrait mieux, mais c’est de fait plutôt court.

Le savoir textuel n’était pas parasite à avoir animé une logique dont la nôtre trouve leçon à sa surprise (je parle de celle du Moyen (22)Âge), et ce n’est pas à ses dépens qu’elle a su faire face au rapport du sujet à la Révélation.

Ce n’est pas de ce que la valeur religieuse de celle-ci nous est devenue indifférente, que son effet dans la structure doit être négligé. La psychanalyse a consistance des textes de Freud, c’est là un fait irréfutable. On sait ce que, de Shakespeare à Lewis Carroll, les textes apportent à son génie et à ses praticiens.

Voilà le champ où se discerne qui admettre à son étude. C’est celui dont le sophiste et le talmudiste, le colporteur de contes et l’aède ont pris la force, qu’à chaque instant nous récupérons plus ou moins maladroitement pour notre usage.

Qu’un Lévi-Strauss en ses mythologiques, lui donne son statut scientifique, est bien pour nous faciliter d’en faire seuil à notre sélection.

Rappelons le guide que donne mon graphe à l’analyse et l’articulation qui s’en isole du désir dans les instances du sujet.

C’est pour noter l’identité de l’algorithme ici précisé, avec ce qui est connoté dans Le Banquet comme galma.

Où est mieux dit que ne l’y fait Alcibiade, que les embûches d’amour du transfert n’ont de fin que d’obtenir ce dont il pense que Socrate est le contenant ingrat ?

Mais qui sait mieux que Socrate qu’il ne détient que la signification qu’il engendre à retenir ce rien, ce qui lui permet de renvoyer Alcibiade au destinataire présent de son discours, Agathon (comme par hasard) : ceci pour vous apprendre qu’à vous obséder de ce qui dans le discours du psychanalysant vous concerne, vous n’y êtes pas encore.

Mais est-ce là tout ? quand ici le psychanalysant est identique à l’galma la merveille à nous éblouir, nous tiers, en Alcibiade.

N’est-ce pas pour nous occasion d’y voir s’isoler le pur biais du sujet comme rapport libre au signifiant, celui dont s’isole le désir du savoir comme désir de l’Autre.

Comme tous ces cas particuliers qui font le miracle grec, celui-ci ne nous présente que fermée la boîte de Pandore.

Ouverte, c’est la psychanalyse, dont Alcibiade n’avait pas besoin.

 

 

Avec ce que j’ai appelé la fin de partie, nous sommes – enfin – (23)à l’os de notre propos de ce soir. La terminaison de la psychanalyse dite superfétatoirement didactique, c’est le passage en effet du psychanalysant au psychanalyste.

Notre propos est d’en poser une équation dont la constante est l’ galma.

Le désir du psychanalyste, c’est son énonciation, laquelle ne saurait s’opérer qu’à ce qu’il y vienne en position de l’x :

de cet x même, dont la solution au psychanalysant livre son être et dont la valeur se note (– f), la béance que l’on désigne comme la fonction du phallus à l’isoler dans le complexe de castration, ou (
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